AN: Hey hey, me revoilà. Un immense merci pour les reviews, j'en ai eu beaucoup plus que d'habitude et j'espère que cela continuera sur cette voix.

klaro : Merci, heureuse que ça te plaise. C'est justement mon but de changer un peu de la série tout en gardant les mêmes personnages, je trouve que cela permet plus de liberté et de fantaisie. J'espère que ce chapitre te plaira ).

Marina : Merci, ça me fait plaisir que tu m'aies laissé une review, je ne demande que ça . Et le changement était mon but, donc je suis heureuse qu'il soit atteint. J'espère que l'histoire t'intéressera toujours autant.

Aurlia : Merci :D et voilà la suite, ça fait pas mal de temps je sais, désolée ^^. J'espère que tu liras quand même et que ça te plaira.

Manouchka931 : Merci et ne t'inquiète pas, je n'arrêterai pas ma fic tant que les gens la liront et l'apprécieront. Je suis super contente que ça te plaise et tu vas être servi pour le Klaroline dans ce chapitre. Bonne lecture, j'espère que le chapitre te plaira .

SweetyK : Encore merci pour tes reviews :D et il est impossible de résister à Caroline ). J'espère que l'histoire te plaira toujours autant, bonne lecture.

estelle : Merci, voilà la suite ) J'espère que tu aimeras toujours, bonne lecture.

Et désolée pour le délai, comme je l'ai dit sur mes autres fics (j'ai juste écrit trois fois la même chose aujourd'hui, rien de grave ^^) j'avais pas mal de truc à réviser (et j'avais la flem d'ailleurs) et mon frère a passé le week-end chez moi, donc j'étais à la bourre pour poster. Voilà, j'ai fini de radoter : sur ce, bonne lecture :D.

Après avoir surpris Nik dans la salle de bain, Caroline était redescendu précipitamment, en oubliant même son envie pressante qui était la raison de sa venue à l'étage. Elle reprit sa place auprès de Rebekah, comme si de rien était et se remit à parler chaussures, allant des escarpins aux bottines, et des sandalettes aux mocassins. En bref, rien de bien passionnant, hormis pour les deux jeunes femmes.

Nik descendit à son tour, après avoir laissé s'écouler un peu de temps, en espérant que cela ferait oublier à Caroline ce qu'elle venait de voir. Autant vous le dire tout de suite, cela n'avait absolument pas marché, ce qui n'est pas très étonnant, puisque ce n'est pas tous les jours que ce genre de choses arrive (pour la majorité des gens, en tout cas).

Caroline devint rouge écarlate à la vue du beau jeune homme et souhaita une bonne nuit à tout le monde avant de monter hâtivement dans sa chambre provisoire. Nik comprit que la conversation que la blonde avait eu avec sa sœur ne lui avait rien fait oublier… du tout. Et Rebekah trouva l'attitude de sa nouvelle amie bien singulière. La jeune femme, curieuse de nature, avait déjà prévu de mener l'enquête pour découvrir ce qui se passait entre eux.

Elle observa son grand frère quelques minutes, celui-ci avait l'air tracassé et se tenait la tête entre les mains. Bekah, s'imaginant d'ores et déjà des centaines de scénarios, demanda avec un sourire malicieux (lourd de sous-entendus) :

« Que s'est-il passé entre vous Nik ? »

Elle fut bien déçue lorsqu'il lui raconta l'histoire. Elle qui voyait un nouveau couple se former, une histoire d'amour interdit, de la passion… et tout un tas de choses et d'autres. Il est vrai que la jeune femme était pour le moins romanesque, cela était la conséquence de vivre entourée de garçons qui ne pensaient qu'à leurs 'affaires'. Elle ne demandait qu'un peu de piment, était-ce vraiment si compliqué ?

Oh, si seulement elle connaissait l'existence du conflit intérieur qui rongeait Nik, elle en aurait du romanesque, et même plus que ce qu'elle n'en demandait.

Il ne dit cependant rien, n'étant pas de ceux qui parlent de leurs sentiments (ni avec sa sœur, ni avec qui que ce soit d'autre). Il lui fit remarquer, voyant qu'elle était étonnée de son tourment, que de le voir torse nu impliquait qu'elle ait vu sa cicatrice.

« Cela n'annonce rien de bon pour notre couverture, Bek. » Annonça-t-il simplement à sa sœur.

Elle acquiesça alors, se sentant un tantinet coupable de ne pas s'intéresser au business autant que ses frères. Elle faisait sa part du travail en séduisant les pigeons pendant qu'ils se faisaient déplumés, mais cela venait plutôt du fait qu'elle trouvait cela divertissant. C'était une joueuse et elle était également une experte pour déchiffrer les expressions faciales (elle était née au milieu de la mafia, après tout, si on peut dire ça comme cela). C'est pourquoi elle comprit qu'il y avait plus dans cette histoire que ce que son frère ne voulait bien lui laisser savoir.

Elle décida donc de garder une œil sur lui, sachant très bien qu'il ne répondrait à aucune question qu'elle lui poserait, ou qu'il y répondrait (dans le meilleur des cas) bien trop vaguement pour lui donner la moindre information.

La fin de soirée se passa sans plus d'encombrement, et les Mikaelson allèrent se coucher. Toute la maisonnée s'endormit bien vite, mis à part Caroline et Nik qui restaient éveillés pour la même raison. Ce dernier se leva après des heures d'insomnie, passées à se retourner et à réfléchir : il avait besoin d'air.

Il sortit dans leur immense jardin et s'assit dans l'herbe verte. Il allait être mouillé par la rosée matinale qui commençait à se former, mais ce n'était pas sa préoccupation première pour le moment, cela va sans dire.

Après une bonne heure de réflexion, le soleil pointait à l'horizon et il décida de rentrer avant que les habitants du manoir ne se réveillent. Quand il arriva dans la cuisine, il aperçut Caroline, un verre d'eau à la main. C'est à croire qu'ils avaient eu la même idée, était-il maudit ? Une puissance divine essayait-elle de mettre fin aux occupations douteuses de sa famille en envoyant un messager semer le trouble. Aussi étrange que cette pensée puisse paraître, Nik n'aurait pas été surpris de découvrir que Caroline était un ange. Pouvait-il encore devenir plus pathétique ? Il se le demandait à présent.

Il aurait voulu reculer et repartir de là où il venait avant d'être vu, il n'en eut cependant pas le temps : Caroline le vit et planta son regard dans le sien. Et, c'était bien sa veine, Nik était (encore) torse-nu. Note à lui-même : dorénavant, toujours porter un T-shirt.

La blonde se leva gracieusement du canapé et s'approcha doucement de lui. Elle s'arrêta à quelques centimètres à peine du jeune homme et, comme hypnotisée, elle amena sa main à l'endroit où la cicatrice marquée sa peau et la toucha délicatement. Nik frissonna à son contact et ferma les yeux pour essayer de contrôler le désir qui s'emparait de lui. Son visage était si proche que s'il se penchait, ses lèvres toucheraient les siennes. Malheureusement, il ne pouvait se le permettre, même s'il n'avait jamais eu plus envie de quoi que ce soit.

Il ne pouvait pas s'attacher à elle, impliquer des sentiments dans toute cette histoire était la dernière chose à faire, alors il rassembla tout son courage et arrêta sa main en la prenant dans la sienne. C'était manifestement une erreur, puisqu'il ne se sentait plus la force de la lâcher. Les deux jeunes gens restèrent donc comme cela, dieu sait combien de temps. Caroline fixait toujours sa cicatrice et chuchota d'une voix chevrotante, à peine audible :

« Qu'est ce qui t'es arrivé, Nik ? »

La tension entre eux était à couper au couteau. Il tenait toujours sa main et ouvrit la bouche, essayant de penser à une réponse.

Sentant venir un mensonge, elle empêcha sa tentative en déclarant :

« Et ce n'est pas la peine de mentir, je suis flic, je sais reconnaître une cicatrice faite par une balle quand j'en vois une. »

Il était fichu, pense Nik, pense ! Et là, il lui vint une excuse idiote, qu'il espérait qu'elle pourrait croire :

« C'est une blessure de chasse. »

Voyant le scepticisme même envahir son visage, il ajouta :

« Quand je vivais en Angleterre, notre père nous amener souvent chasser, et un jour je me suis malencontreusement fait tirer dessus par un autre chasseur. J'ai eu de la chance, la balle n'est pas passée loin. »

Certes, il était bien né au Royaume-Uni, d'où son accent à tomber, cependant Mikael n'était certainement pas du genre à emmener ses enfants chasser, ou pêcher, ou faire quoi que ce soit à part faire son sale boulot. Soit, peu importait puisque ce mensonge avait l'air de faire l'affaire… pour l'instant.

Il se sentit instantanément coupable d'avoir menti de la sorte à la jeune femme, mais il n'y avait pas d'autre option. Heureusement qu'il mentait bien.

Caroline quant à elle, compatissait déjà avec Nik pour ce qu'il lui était arrivé, si elle connaissait la véritable histoire, elle fonderait probablement en larme.

Elle abaissa alors sa main, la faisant lentement glissait le long de son corps. Voulait-elle dont sa mort à ce point ? Il se crispa, résister devenant de plus en plus infaisable. La blonde, elle, se demandait ce qu'il lui prenait de faire cela, c'était si peu convenable ! De plus, c'était contraire à la notion même du professionnalisme, mais bon, vu où elle en était…

Au moment même où le jeune homme allait perdre le contrôle de lui-même et l'embrasser furieusement jusqu'à ce que ses lèvres n'en puissent plus, Rebekah descendit et interrompit leur moment. Faisant, par la même occasion, s'évaporer la tension sexuelle.

Nik, apercevant sa sœur, s'éloigna de Caroline aussi vite qu'il le put pour ne pas attirer ses soupçons (sachant très bien que Bekah était une fouineuse patentée). Il est vrai que le jeune femme trouvait cela de plus en plus intriguant et prévoyait de s'esquiver durant le petit déjeuner, pour visiter la chambre de son cher grand frère. Peut-être trouverait-elle des mots doux ou, qui sait, des sous-vêtements féminins.

Ils déjeunèrent tous comme ils en avaient l'habitude, Kol toujours aussi agaçant, Finn toujours aussi silencieux, et Elijah toujours aussi… comment dire… Elijah. Nik ne disait mot, à l'instar de Caroline, aucun des deux ne s'étant remis de leur brûlant tête-à-tête.

Rebekah, sous prétexte d'aller aux toilettes, s'excusa et monta mettre son plan à exécution. Au bout d'un certain temps, Nik commença à trouver l'absence de sa sœur inhabituellement longue. D'ailleurs, maintenant qu'il y repensait, elle ne donnait jamais de raison pour quitter la table… ce qui l'amenait à suspecter la jeune blonde. Il monta et les toilettes vides confirmèrent ses soupçons. Il eut des craintes lorsqu'il trouva la salle de bain et la chambre de Bekah tout aussi vide.

Ensuite, il entendit des bruits dans SA chambre. Elle n'aurait pas osé ? Eh bien si, elle avait osé. Il ouvrit alors sa porte à toute volé et demanda à Rebekah ce qu'elle faisait dans sa chambre avec une colère à peine contenue.

La blonde se retourna triomphalement avec un dessin à la main : celui que Nik avait fait de Caroline lorsqu'il essayait de se changer les idées.

« Rends-moi ça Rebekah. » Ordonna-t-il d'un ton menaçant, les dents serrées.

« Oh, je peux te rendre ton dessin si tu le désires frérot, mais cela ne changera rien. Maintenant, mon hypothèse est confirmée : tu as des sentiments pour notre chère Caroline ». Taquina sa sœur, sachant qu'aussi en colère qu'il puisse être, il ne lèverait jamais la main sur elle. Nik refusait de devenir un lâche comme son beau-père. De plus, il savait ce que c'était que d'être maltraité, c'est pourquoi il ne souhaiterait jamais cela pour sa sœur même s'il était furieux à cet instant.

Alors il lui demanda juste, presque suppliant : « S'il te plaît Rebekah, vas-t-en, je t'en prie. »

Il avait l'air tellement vulnérable et abattu à cet instant, que la jeune femme s'en voulut presque de s'être jouée de lui de la sorte. Elle lui déclara alors :

« D'accord Nik, je vais m'en aller, mais avant ça : n'oublie pas que tu as le droit d'avoir des sentiments toi aussi, ne laisse pas Mikael te prendre ce droit. »

Et elle partit. Nik resta pétrifié un moment, choqué par les paroles de sa sœur. Ils parlaient très rarement (pour ainsi dire jamais) des dommages que Mikael avait infligés à Nik. Et par dommages, j'entends le côté psychologique et non physique de la chose. A cause de lui, Nik n'accordait que très difficilement sa confiance, et ne laissait personne se rapprocher de lui, mis à part ses frères et sœur.

Et il comprit que sa sœur avait raison, le business n'était pas la seule raison pour laquelle il évitait Caroline. Il l'évitait parce qu'il avait peur d'être rejeté, d'être trahi de nouveau. Il avait peur de ses sentiments, les sentiments étaient quelque chose d'instable et de dangereux. Mais parfois, il faut prendre des risques pour trouver le bonheur.

Pendant qu'ils s'étaient disputés, aucun d'eux, ni Nik ni Rebekah, n'avait entendu Caroline monter dans sa chambre à la fin du petit déjeuner. Et la blonde, elle, avait tout entendu. Son cœur avait d'abord fait un bon quand elle avait compris que Nik l'avait dessiné, elle était tellement sous son emprise que s'en était agaçant. Ensuite, elle avait entendu Nik supplier sa sœur de s'en aller et elle avait constaté à quel point le concept des sentiments était nouveau pour le jeune homme.

Puis, son cœur s'était serré quand elle avait entendu ce que Rebekah avait dit à propos d'un certain Mikael. Accident de chasse son œil ! Elle se doutait qu'il y avait plus que ça derrière cette satanée cicatrice. Et cela la rendit soudainement triste, lorsqu'elle imagina tout ce que Nik avait dut traverser, tout ce que cet homme avait dut lui faire subir.

Oh elle comptait bien découvrir le fin mot de l'histoire, mais elle ne le questionnerait pas tout de suite, vu l'accueil qu'il avait réservé à sa propre sœur. Cela n'était plus à confirmer : Niklaus Mikaelson n'aimait pas parler de sa vie privée, d'ailleurs il n'était pas quelqu'un de bavard en général.

Cela tombait bien, c'était le contraire pour Caroline, elle était bien décidée à lui extirper quelques informations, cependant, elle commencerait l'enquête de son côté.

Les cambrioleurs étaient depuis bien longtemps oubliés. A présent, les choses sérieuses commençaient.

AN : Alors, c'était comment ? Si vous êtes pressés d'avoir une suite, laissez-moi une review, ça stimulera mon inspiration, s'il vous plaît ).