-Qu'est-ce que vous voulez ? Demandai-je.
-La vérité, lança un homme qui entrait dans la pièce, taille moyenne, cheveux noirs, qu'est-ce que tu es ?
-Je suis une Sirène, et tu ferais mieux de ne pas me chercher, quoi que tu sois toi aussi, répliquai-je sèchement.
-Une Sirène ? Je n'ai jamais entendu parler de ce genre de Créature, prouve-le.
Je le fixai dans les yeux, et lançai :
-Assis.
Il s'assit à même le sol, comme un petit chien.
-Stupéfiant… chuchota Isaac.
Il me dévorait des yeux, apparemment, mon Charme naturel l'influençait. Peut-être que je pouvais y mettre un terme.
Je m'approchai de lui et le giflai.
-Eh pourquoi tu m'as giflé ? Cracha-t-il.
-Tu étais sous mon Charme, je ne contrôle pas mes Dons entièrement, c'est comme un pouvoir passif si tu préfères, c'est naturel, je t'en ai sorti, et je le ferai à chaque fois que tu me regardes comme tu l'avais fait.
Il baissa les yeux, gêné.
-Est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi vous me regardez tous comme ça ? Vous n'avez jamais vu d'autres créatures surnaturelles que les loups garous ?
-Techniquement si, lâcha Lydia perplexe.
-C'est une Banshee, elle prévoit et trouve des morts, sympa comme Don hein ? lança un garçon, la mine ironique comme jamais.
-Excuse-moi, tu t'appelles ?
-Stiles.
-Enchantée.
-Moi de même.
La sonnerie retentit.
-Time to school les gens, je vous laisse.
Et je sortis de la salle, sauvée par le gong. Aiden me lança en regard noir depuis la porte de l'infirmerie, mais je fis mine de ne pas l'avoir remarqué.
Après les cours, je retrouvai mon cher scooter et le démarrai, enfin, pour rentrer chez moi.
-Meredith ! fit une voix en arrière.
-Qu'est-ce qu'il y a encore ! Soupirai-je.
C'était une fille, grande, brune, en uniforme de Cheerios. (pom-pom girl)
-Tiens, on m'a demandé de t'apporter ça.
Elle me tendit un formulaire d'inscription, et ajouta.
-Notre coach te veut absolument avec nous, elle t'a remarqué dans les couloirs et en cours de gym.
Je la remerciai et mis le formulaire dans mon sac.
Arrivée chez moi, je claquai la porte pour faire comprendre à ma mère que j'étais rentrée.
-Salut Meredith ! fit une voix masculine dans la cuisine.
-C'est quoi cette voix maman ? Tu ne vas pas me la jouer Loup du Petit Chaperon Rouge tout de même ? Dis-je en balançant mon sac sur le canapé et en allumant la télé.
-Je ne crois pas, dit la voix en sortant de la cuisine.
C'était un homme, brun, la trentaine, il sortait de ma cuisine comme s'il était chez lui.
-Qui êtes-vous ? Lançai-je froidement les mains en avant, pour lui montrer qu'il ne devait pas approcher.
-Je m'appelle Peter, j'ai flairé une odeur délicieuse qui m'a menée jusqu'ici, cette odeur porte le nom d'Aurelia Fells, l'aurais-tu croisée ? C'est une amie d'enfance.
-Va te faire voir, loup.
Comment savais-je qu'il était un loup ? Aucune idée, mon instinct de Sirène sûrement.
-Voyons, ce ne sont pas des manières ! Ta mère ne t'as appris le respect ?
-Elle m'a aussi appris à me défendre !
Je plaçai mes mains devant moi et une orbe lumineuse jaillit d'entre mes paumes et fusa sur le torse de Peter, qui fut propulsé par la fenêtre. Il atterrit sur le parking. Heureusement que personne ne pouvait voir cet endroit, à moins de le surveiller. Ma mère allait me tuer, j'avais détruit une fenêtre.
-Bon voyage ! Criai-je depuis le deuxième étage.
Je m'assieds sur mon lit. Mon dieu, qu'est-ce que j'avais fait ? Je prenais trop à cœur mon statut de Sirène, que j'agressai la première personne venue. Si ça se trouve, c'était vraiment un ami de ma mère.
D'ailleurs, elle rentrait à l'instant, et je l'entendis crier :
-Meredith ! Dans le salon MAINTENANT !
Oups.
J'allai dans le salon, la tête basse, et je m'assieds sur le fauteuil.
-Ça ne va pas d'envoyer des boules de lumières sur les premières personnes que tu croises ? Je dois te rappeler qu'à chaque fois que tu uses de tes Dons, tu attires les créatures surnaturelles ? Tu es un aimant à créatures Meredith, tout comme moi, tu ne peux pas t'amuser à faire des boules de lumière toutes les dix minutes pour le plaisir, et je veux que tu t'excuses !
Peter entra, une blessure profonde à l'endroit où je lui avais balancé ma boule de lumière.
-Je suis désolée, dis-je.
-Peter est un très vieil ami, il m'a aidé à m'enfuir de Beacon Hills il y a longtemps, alors qu'il n'était qu'un adolescent et que j'étais enceinte.
-J'ai compris ! Je suis désolée ! Dis-je en la regardant dans les yeux.
-N'essaie même pas, ça ne marche pas entre Sirène, de plus, je suis plus âgée que toi.
Au moins, j'avais essayé.
-C'est sympa de voir que la petite que j'ai sauvé il y a presque vingt ans est devenue une puissante Sirène.
-Elle n'est pas une puissante sirène, dit ma mère en sortant des conserves de son sac thermo, elle n'a que 17 ans.
-17 ans ! dit-il en riant, ça en fait des années maintenant.
-Elle n'a appris qu'hier qu'elle était… Enfin tu vois, une Sirène.
-Une Sirène ? demanda Peter en regardant ma mère.
-Oui ! Une Sirène ! Lança ma mère en fixant Peter.
-OK, tu es une Sirène ma belle, dit-il en sortant une bière du frigo.
-Fais comme chez toi Peter, lança ma mère, tu es le bienvenu, sauf pour dormir, j'ai une ado à charge et dieu seul sait que les loups aiment les Sirènes, ou que les Sirènes aiment les loups.
-Ne te fais pas de bile Aurélia, je connais les limites, de toute façon la nuit, je suis dehors, tu me connais.
-Allô je suis ici ! Lançai-je soudain vexée de leur trop grande complicité prématurée.
-Comment se sont passés les cours ? demanda ma mère.
-Super, dis-je sans rien ajouter.
-Ta fille embrasse bien à ce que j'ai pu voir.
-Pardon ? demanda ma mère en se retournant vers Peter.
-Elle a bien emballé un Alpha.
-Peter ! Criai-je en même temps que ma mère.
Elle se retourna vers moi.
-Qu'est-ce que cette histoire ? Tu fricotes avec l'ennemi ?
-Ennemi ? Ce n'est pas parce-qu'il est au lycée et que je l'ai embrassé que c'est un ennemi maman ! Criai-je.
-Oh je me fiche éperdument qu'il soit au lycée, tu peux embrasser tous les garçons que tu veux ma fille, mais il fallait que tu choisisses un Alpha de cette meute ! S'énerva ma mère.
-Si tu veux je prends Jackson, dis-je pour défense.
-Je rêve, vous les Sirènes parlez de nous les hommes comme d'un sac à main haute couture… lança Peter en sirotant sa bière.
-Peter ! s'exclama ma mère.
-Je me tais, continuez vos affaires mère-fille, je retourne me chercher une bière.
-Tu ne dois pas fréquenter ces jumeaux, tu te rappelles d'avant-hier ?
-Je ne les fréquente pas ! Je l'ai juste embrassé parce-que j'en avais envie et qu'il était sexy ! Et puis d'ailleurs tiens, je lui tendis le formulaire d'inscription qui se trouvait dans mon sac.
Cela apaisa les tensions le temps qu'elle le lise et qu'elle le signe.
-Bon, ça va pour cette fois, j'espère que cette option te fera avoir une bourse, et arrête de fricoter avec n'importe qui, sois stable, ne deviens pas une pimbêche par pitié, finit-t-elle en rejoignant Peter dans la cuisine.
-Oui, maman, t'inquiètes, dis-je en retournant dans ma chambre.
