J'étais arrivée devant une petite maison désaffectée et abandonnée. Elle avait l'air petite mais assez accueillante. Le soleil commençait à se lever et la pluie allait s'installer, même si je voulais continuer à marcher pour m'éloigner le plus possible de tous cela, je pense qu'il aurait été difficile de continuer dans la pluie

La pluie tombait à torrent et la maison fuyait de tous les recoins mais rien de bien méchant. Je devais réfléchir à un plan, ma principale préoccupation était de récolter l'argent que je devais et le reste je m'en fichais un peu.

Le premier jour, je n'avais pas bougé de la vieille bâtisse, le jour suivant j'avais frappé de porte en porte proposant mes services à tout le monde. En une journée j'avais à peine récolté 20£ à ce stade, je devrais travailler toute ma vie avant d'être capable de le rembourser.

Le troisième jour, je désespérais un peu. Personne n'avait besoin d'aide ou plutôt personne ne voulait me payer. Il était midi et mon estomac criait famine. Je m'étais assise dans le parc attendant une idée lumineuse.

Je désespérais vraiment, alors que je repris ma route en quête d'argent je vis le professeur regarder en ma direction. Je profitais du monde qui grouillait pour partir et vite même.

En y réfléchissant bien, je ne pensais pas qu'il allait me ramener chez lui alors que j'étais la cause de ses problèmes mais me demander l'argent que je lui devais, ça c'était faisable. Ma journée se solda par un échec complet.

En fin de semaine, je n'étais pas plus avancée, je n'avais réussi à récolter que 123£, j'en avais retiré 10£ pour manger. Ce n'était pas avec 113£ que j'allais lui rembourser ma dette.

Je commençais sérieusement à me demander si le retour chez ma tante ne serait pas préférable, j'acceptais de me faire marquer et elle m'avançait l'argent. Non ! Cela serait du suicide pur et simple. On était dimanche et les rues ne grouillaient pas vraiment de gens alors je m'aventurais dans une sorte de ruelle qui était en faites un raccourcie vers la vieille maison j'entendis un truc intéressant.

Je savais maintenant comment gagner de l'argent. Ce que j'allais faire été de la pure folie mais c'était aussi ma seule solution.

Le soir même, je me rendis dans le parc, il y avait des gens qui combattaient et d'autre qui pariaient. A la fin du premier combat, je les vis ramasser l'argent. Je ne savais pas où j'avais mis les pieds et franchement je ne voulais pas le savoir.

- Eh ! Petite, tu fais quoi ? Demanda-t-il en venant vers moi, c'est privé

- Je suis venue parier mon argent, dis-je en sortant les 100£ qu'il me restait

Il me regarda un moment avant d'éclater de rire et d'appeler ses confrères pour entendre la nouvelle de l'année. Ils se mirent à rire en cœur alors que j'étais sérieuse.

- Ce n'est pas pour les gamins ! Dégage ! Dit-il en me poussant en dehors du parc

- Mais j'ai besoin d'argent, je ferais tous ce que vous voudrez ! Dis-je désespérée ne sachant plus quoi faire

- J'ai dit dégage ! Dit-il en montrant les dents

Je repartis bredouille, je rentrais à la maison me demandant comment j'allais faire pour tous récolter. Je mettais allongée sur le parquet fixant le sinistre toit. J'allais devoir redoubler d'effort si je voulais avoir au moins de quoi lui rembourser une partie des dépenses effectuées. Je sentais que j'allais devoir m'improviser menteuse.

Le jour suivant je décidais de prendre le taureau par les cornes et de foncer tête baissé. Je sonnais à une porte où une vieille dame m'ouvrit tenant une tasse de thé à la main

- Bonjour madame, je récolte des fonds pour mon école afin que nous puissions avoir une nouvelle bibliothèque, dis-je avec un sourire

J'avais dit la première chose qui me passait par la tête, mon mensonge était minable, je n'avais pas une tête à récolter des fonds. La vieille femme me regarda un moment, me trouvant peut-être suspecte ou un truc du genre.

- Pour la bibliothèque ? Demanda-t-elle en tremblant légèrement à cause de la brise matinale

- Oui madame, et je propose mes services si vous voulez, dis-je avec un faux sourire

- J'ai … j'ai tout mon potager à désherber, dit-elle doucement

- Je me ferais une joie de le désherber, si cela peut nous aider à sauver notre bibliothèque, dis-je d'un air jovial

Sans plus tarder, la vieille femme m'invita à rentrer, j'avais beaucoup de remord d'escroquer les gens mais bon. J'avais de la chance, son potager n'était pas grand, après une demi-journée de dur labeur, j'avais tous fait. J'étais pleine de terre mais en la voyant me donner 50£ je me dis que cela en valait la peine.

J'avais fait plusieurs maisons qui me donnèrent du travail à ma plus grande surprise, ils avaient les mains assez généreuses. Le soir même, après avoir récolté près de 200£, je partis au parc près du lac.

J'étais tellement sale que même un cochon serait plus propre que moi. Je profitais pour laver le seul vêtement que j'avais. Il était 23h00 et le parc était généralement désert, je pouvais donc prendre une douche rapide, remettre ma robe mouillé et la faire sécher à la vieille maison.

Le vent commençait à se lever et moi je commençais à avoir froid. J'avais tellement froid que je ne trouvais pas le courage d'enlever la robe. J'étais tellement fatiguée le lendemain que je n'avais pas bougé d'un pouce au contraire.

Il me fallut deux jours pour me remettre d'aplomb … enfin que je sois assez motiver pour aller bosser. La journée avait été longue et douloureuse, une femme assez aisée m'avait refilé 500£ rien que pour débarrasser son grenier.

Malgré mes courbatures, j'étais contente, cela prouvait que j'allais atteindre mon but bientôt. En me regardant d'un peu plus près, je constatais qu'il fallait que j'aille me décrasser un peu si je voulais être présentable. Je sautais difficilement le portail qui me paraissait un peu plus haut que les autres fois.

Je respirais difficilement ses derniers jours et la rencontre de l'air frais avec mes poumons me brulaient énormément. Je m'assieds à un arbre où je m'endormis comme une souche, ce n'est qu'en entendant un craquement que je me réveillais soudainement.

S'assoupir dans un tel endroit franchement quelle conne. Je m'appuyais contre le tronc de l'arbre pour me lever, je cassais la première branche qui était à ma portée avant de me mettre en garde.

Alors que j'entendais des pas se rapprocher, je commençais à flipper grave. Les paris et autres trucs scandaleux se faisaient à l'opposés du parc moi j'étais dans un coin assez reculé et sombre mais jamais personne ne s'aventurer là.

Plein de choses hallucinantes commencèrent à me traverser l'esprit comme le complot d'un gang qui déciderait de jeter le corps de leur ennemi dans le lac. S'il me voyait, je serais la prochaine. Ou pire encore, une horde de toxicomane qui vienne planquer leurs drogues ici et comme la police les suivaient, ils allaient m'arrêter aussi ou sinon ils me tueraient avant que je ne dise la vérité.

J'avais une si soudaine monté d'adrénaline que j'en oubliais ma douleur, je me mise à quatre pattes avant de ramper d'arbre en arbre. Essayant de trouver une sortie assez proche, mon cœur battait à cent à l'heure tellement j'avais peur. En arrivant derrière un arbre, les pas se faisaient plus sonores, donc plus proches. Je me figeais, regardant de droit à gauche s'il n'y avait aucun danger. J'aperçus une petite lumière comme une luciole s'avancer vers moi

Je priais le ciel qu'il m'épargne, la lumière s'était volatilisée comme par enchantement. J'avais l'impression que mon imagination me jouait pas mal de tour ou peut-être était-ce dû à la fatigue. Une chose était sûre, je n'allais pas rester là, à attendre que l'on me tombe dessus pour le savoir. Je m'étais mise à détaler vers la sortie, alors que j'y étais presque, je me cognais contre quelqu'un. Je ne distinguais rien dans l'obscurité et franchement je ne le voulais pas. Je me mise à reculer jusqu'à me heurter à un arbre.

Je tâtais le terrain, essayant trouver quelque chose d'utile, alors que la silhouette s'avançait vers moi, la petite lumière réapparut. J'écarquillais les yeux d'effroi, cherchant un truc qui pourrait me servir d'arme. C'est dans ses moments que l'on ne trouvait rien.

Que quelques mètres nous séparaient, je fermais les yeux le plus fort possible avec un peu de chance, cela sera assez rapide et sans douleur. En sentant la petite lumière se rapprocher de moi, mon cœur s'arrêta littéralement de battre, je me sentais mourir à petit feu.

- Evans, dit une voix qui m'était familière


Encore plein de surprise. Que va-t-il arriver a Lily? Qui est la voix famillière qui l'appelle?

N'oubliez pas de donner vos avis et vos hypothèses.