Une semaine de passée et voilà enfin un nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira tout autant que les précédents !
Chapitre 4
Why do you do this to me ?
You penetrate right through me
Every time I wind up back at your door
(Pourquoi me fais-tu ça ?
Tu me pénètres
Chaque fois que je me retrouves à ta porte)
-Back at Your Door by Maroon 5-
Où étaient passé ces quatre années ?
Kurt était assis sur les marches de son immeuble, contemplant cette question. Il pouvait encore se souvenir de cette journée d'août chaude et collante, quand lui et Blaine s'était arrêté devant cet immeuble. Maintenant, il était presque temps qu'il parte.
Et aille à Paris.
Kurt sourit. Depuis deux semainnes, il souriait. Il pouvait à peine contenir son excitation. C'était bon. C'est ce dont il avait rêvé pendant des années.
Paris.
Kurt rit à voix haute. Il ne pouvait s'en empêcher.
« Les gens vont penser que tu es fou si tu restes assis seul et ris comme ça. »
Lake s'arrêta devant Kurt, la main sur la hanche, à sourire.
« Lake ! Salut ! » Kurt sursauta et fit un câlin à Lake.
Pendant trois ans, Lake avait essayé sans succès de faire en sorte que Blaine couche avec lui. Au lieu d'être énervé contre Lake de chasser son petit-ami, Kurt trouvait tout ça hilarant. Le flirt de Lake rendait Blaine ennuyé, frustré et même un peu agacé. C'était l'une des quelques fois où Kurt voyait Blaine moins que confiant et en contrôle. Lake ne s'embêtait jamais à chasser Kurt. Il avait dit à Kurt qu'il ne voulait pas que Warren le tabasse. Kurt avait semblé confus.
« Warren ? Tu ne veux pas dire Blaine ? » Lake sourit juste.
Lake avait eu son diplôme il y a un an et avait réussi à trouver un travail comme un plannificateur associé à Barneys New York. « C'est un paradis d'hommes gays, Kurt. Le job est fantastique et les hommes. Oh. Mon. Dieu. Les hommes qui passent ces portes. Miam-miam. Des beaux gosses qui ont tous de charmantes grandes sucettes entre leurs jambes que j'adore juste... »
« Lake ! Qu'est-ce que tu fais là ? » interrompit Kurt rapidement, son visage devenant rouge.
Lake le regarda et rit. « Honnêtement Kurt. Quel âge as-tu ? 22 ans ? Tu es toujours aussi innocent qu'un gamin de 12 ans. En fait... les gamins de 12 ans ne sont pas si innocent ces jours-ci. En fait, quand j'avais 12 ans, il y avait ce garçon dans la rue... »
« Lake... s'il te plait arrête. »
Lake gloussa. « Je suis là pour te féliciter pour avoir obtenu la position à Paris et pour t'inviter à ta soirée pour fêter la remise de diplôme. »
« Une soirée ? Quelle soirée ? »
« La soirée que je vous organise pour toi et Warren et Drew et quelques autres amis proches à Boys of the Bar. »
Kurt le regarda suspicieusement. « Tu nous organises une soirée de remise de diplôme ? Est-ce que ça ne coûte pas de l'argent ? J'économise tout mon argent pour Paris. »
« Tut, tut, Kurt. Tu ne dois pas payer pour ta propre soirée. Je couche avec le propriétaire et son associé, donc c'est tout bon. »
Kurt soupira et secoua la tête. Lake lui rappelait toujours d'une version plus forte, plus confiante et en contrôle de Tyler. Lake ne couchait pas pour trouver l'amour. Lake aimait juste être baisé.
« Alors, quand est-ce que se passe cette soirée ? »
« Samedi à 21h. Sois là et amène Blaine avec toi. Le regarder me manque. »
Kurt sourit. Cela allait aussi lui manquer de regarder Blaine. « Mais Lake, nous n'avons pas encore notre diplôme. C'est genre dans un mois. Nous avons encore les examens avant. »
« Encore plus de raison pour avoir la soirée maintenant. Le week-end de remise de diplôme est toujours une affaire familiale. En plus, tu seras occupé à faire ta valise, faire du shopping pour Paris et baiser Blaine sans arrêt avant de partir. Nous aurons la soirée maintenant pendant que tout le monde est encore là et a du temps. »
Tandis que Lake continuait de parler de la soirée, les pensées de Kurt dérivèrent sur Blaine.
La culpabilité ne semblait pas être un mot assez adéquat pour ce que Kurt ressentait pour Blaine.
Depuis que Blaine avait dit oui, quelque chose à l'intérieur de Kurt avait changé. Il n'était pas sûr de ce que c'était, mais chaque fois qu'il regardait à Blaine, des vagues de culpabilité le traversaient avec la sensation qu'il était irresponsable. Il était l'esclave de Blaine, pourtant il abandonnait son maitre, le laissant pour maintenir le contrôle de son côté. Et puis il y avait tout le problème de la force de Blaine. Le sexe rendait l'obscurité plus forte. À quel point deviendrait-elle faible pour Blaine sans Kurt à baiser ? Faible au moment où Blaine avait besoin d'être fort. Blaine n'avait jamais rien dit, mais Kurt était sûr qu'il y pensait aussi. Changerait-il d'avis pour le laisser partir ?
« Kurt ? Oh, Kurt ? Reviens sur terre, mon chou. Tu rêves de baiser Blaine ? »
Kurt sourit. « Non. Je rêve que Blaine me baise. »
« Aha ! J'ai toujours supposé que tu étais en bas. Je suppose que c'est une bonne chose que nous n'ayons jamais couché ensemble. Je vais seulement en-dessous. Je n'ai aucun désir d'être au-dessus. Nous n'aurions jamais fait un bon couple. »
Kurt leva les yeux au ciel. Vraiment ? Est-ce que Lake devait tout partager ? Chaque fichue chose ?
Lake continua. « Maintenant Warren… il m'a l'air d'un type de gars ''prenons un tour chacun''. Il est très sensible et prévenant et toutes ces conneries. » Lake baissa la voix et jeta un regard espiègle à Kurt. « Est-ce que tu l'as déjà découvert ? »
« Découvert quoi ? »
« Qu'est-ce que Warren préfère ? »
« Hein ? »
Lake poussa un soupir ennuyé. « Oh, pour l'amour de Dieu, Kurt ! Est-ce que toi et Warren avez déjà couché ensemble ? Fait l'amour ? Baiser ? Dieu sait qu'il a le béguin pour toi depuis ta première année. »
« Non ! Bien sûr que non ! Warren et moi sommes juste amis. »
« Seulement parce que tu ne feras pas plus. Non pas que je te blâme. Blaine est délicieux. Tellement sexy. Avec lui qui te baise, de quoi d'autre est-ce que tu as besoin ? »
Kurt regarda par terre.
Apparemment, il avait besoin de Paris.
Blaine entra dans le loft, jeta son sac par terre et s'effondra sur le lit. Il était épuisé.
L'obscurité le gardait éveillé.
Depuis deux semaines, depuis que Blaine avait donné à Kurt la permission d'aller à Paris, l'obscurité avait été en colère. Elle attendait la nuit pour exprimer son mécontentement. À moins que Kurt ne dorme avec Blaine, l'obscurité remuait violemment dans sa poitrine. Elle lui criait dessus. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu le laisses partir ? Certaines nuits étaient tellement horribles que Blaine commençait à répondre.
« Qu'est-ce que tu veux de moi ? Je suis supposé l'aimer ! L'amour avant le contrôle ! Il veut vraiment ça ! Laisse le faire cette dernière chose et puis il sera à la maison pour de bon ! Laisse-moi tranquille ! »
Blaine avait l'impression qu'il perdait lentement la tête. Il était aussi inquiet. Maintenant, l'obscurité bougeait juste avec colère. Qu'est-ce qui arriverait quand Kurt partirait et que plus d'un mois se passait sans sexe ? Blaine avait le sentiment que l'obscurité allait lui botter le cul. En supposant qu'elle n'était pas trop faible.
Pourquoi diable avait-il dit à Kurt qu'il pouvait partir ?
Le samedi, certains des hommes gays les mieux habillés et stylés de New York se rassemblèrent à Boys of the Bar. Malgré le fait que personne n'avait en fait eu leur diplôme, la foule était bruyante et heureuse. Tout le monde semblait reconnaissait d'avoir une chance de s'amuser avant de se mettre au travail pour le sprint final vers le diplôme. Blaine resta à côté de Kurt, écoutant et le regardant tandis qu'il discutait avec excitation avec quelques personnes de son départ à Paris. Tandis qu'il regardait Kurt, Blaine savait qu'il avait pris la bonne décision. Kurt le voulait vraiment. Il était tellement excité et heureux. Blaine voulait que Kurt soit heureux.
Blaine regarda dans le bar. Quelqu'un le regardait. Il pouvait le sentir.
Des cheveux bruns. Des yeux verts.
Il était adossé contre le mur, ses yeux fixés sur Blaine. Lake se tenait à côté de lui, parlant et le regardant de façon séduisante, mais il ignorait complètement Lake.
Ils se regardèrent. Comme avant, Blaine sentit un courant électrique le traverser tandis que l'obscurité flottait furieusement à travers son corps.
Il était dur comme fer.
Une attirance forte prenait le dessus sur ses sens. Il avait chaud et respirait un peu plus vite. Ils continuèrent de se regarder. Les yeux verts devinrent noirs.
« Blaine ? Blaine ? Hey ! Blaine ! »
Blaine se força à se tourner vers Kurt.
« Chéri, est-ce que ça va ? »
« Euh... ouais... ouais. Je vais bien. J'ai juste... j'ai besoin d'aller prendre l'air. Je reviens. »
Blaine se tourna et regarda le mur.
Il était parti.
Putain.
Blaine avança dans la foule jusqu'à ce qu'il aperçoit Lake.
« Hey, Lake... » Lake sourit avec un regard lubrique, tandis qu'il regardait Blaine de haut en bas.
« Eh bien, bonsoir Blaine. Je suis tellement content que tu ais pû venir. Je voulais te parler. Écoute, je sais que ton mignon Kurt va te manquer pendant qu'il fais le gay dans le Paris gay. Alors, je voulais juste te faire savoir que si tu te sens seul ou excité ou... mince, juste complètement excité, tu peux m'appeler. À n'importe quelle heure. Du jour ou de la nuit. Kurt m'a dit que tu préfères être au-dessus et c'est très bien pour moi. Tu peux me baiser toute la journée et toute la nuit. Je peux le supporter. En fait, je le préfère. Aussi, je peux sucer comme un... »
« Lake ! La ferme ! Ecoute ! Qui était le gars à qui tu parlais ? »
Lake haussa un sourcil. « Tu es sérieux ? J'ai parlé à genre 25 gars ce soir. Plusieurs d'entre eux que je prévois totalment de laisser me baiser avant le 4 juillet. Cependant, si tu es intérêssé, je te ferai mon seul et unique. »
« Putain de merde ! Lake, arrête ! Je ne vais pas te baiser ! Jamais ! Jamais ! Maintenant, qui était ce gars à qui tu viens de parler ? Genre, i minutes. Il avait des cheveux bruns et des yeux verts. Comment s'appelle-t-il ? »
Lake soupira. « Je n'en ai aucune idée. Je ne l'ai pas invité, je ne le connais pas et il ne m'a pas dit un mot. Il semblait préoccupé tout le temps où je lui parlais. Tant pis pour lui. Il avait l'air d'avoir une bite immense et je suce comme un pute à 3000$ la nuit. J'aurais été content de... »
Blaine s'éloigna de Lake et alla dehors. Il regarda dans la rue, mais ne vit personne. Il retourna à l'intérieur et s'assit au bar.
« Hey Blaine. »
Warren. Génial.
« Salut. »
Warren s'assit et regarda nerveusement Blaine. Il se demandait si Kurt avait dit à Blaine que Warren connaissait maintenant leurs... arrangements. Il supposait que non. Warren était sûr que ce n'était pas quelque chose que Blaine voudrait que quelqu'un le sâche. Surtout lui.
« Euh, Blaine... je, euh... voulait te dire... merci. Merci de laisser Kurt aller à Paris. »
Blaine le regarda. Sa tête était toujours perdue dans des yeux verts intenses.
« Quoi ? »
« Je pense que c'est génial que tu laisses Kurt aller à Paris. C'était vraiment important pour lui. Je suis content que tu comprennes ça et lui ait dit qu'il pouvait y aller. »
Ouais. Kurt. Paris.
« Merci. Je suppose. » Ce n'est vraiment pas tes affaires comment je m'occupe de mon esclave.
« Alors, qu'est-ce que tu vas faire pendant que Kurt sera parti ? »
Blaine était de retour dans la réalité. « Je travaille cet été et puis fac de droit. Et attendre que décembre arrive. » Blaine se sentit soudain déprimé.
« Eh bien, écoute. Je sais que nous n'avons pas exactement été... amis, mais j'ai trouvé un travail ici dans la ville avec Creative Lighting Designs. Je serai là si jamais tu... tu sais... veux traîner ou qulque chose comme ça. »
Blaine le regarda. Était-il sérieux ?
« Comme je l'ai dit, je sais que nous n'avons jamais été amis, mais... nous tenons tous les deux à Kurt et Kurt tient à nous. Bon... il t'aime. Il... tient juste à moi. Comme un ami. Juste un ami. Alors, je suppose que... nous devrions essayer de nous entendre. Je ne prévois pas d'arrêter d'être amis avec Kurt juste parce que nous avons notre diplôme. »
« Très bien. »
« Okay. » Warren s'éloigna.
Garde tes amis proches et tes ennemis plus proches.
Blaine passa le reste de la soirée à essayer de ne plus penser à des yeux verts et des cheveux bruns. Il était putain d'excité et n'était pas sûr si c'était à cause de Kurt ou à cause de...
Il ne voulait pas penser à lui.
Quand ils quittèrent le bar et arrivèrent au loft de Blaine, Blaine tira Kurt à l'intérieur et le poussa contre la porte, l'embrassant jusqu'à ce que ses lèvres soient gonflées. Kurt gémit tandis que Blaine commençait à sucer son cou et déboutonner son pantalon.
« Oh, Blaine... ralentis... cette tenue... est une partie de ma collection pour le... oh... oh... dernière... défilé... de mode... ne... oh... oh mon... Blaine... oh... ne le déchire pas. »
Blaine recula. Ses yeux étaient noirs et brûlaient de désir.
« Déshabille-toi. Maintenant. »
Kurt le regarda. Mince. Il pouvait sentir la chaleur rouler hors du corps de Blaine. Kurt fit exprès de prendre son temps pour enlever ses vêtements. Il regarda Blaine devenir plus chaud et plus impatient.
« Qu'est-ce qui t'a si excité ce soir ? » Kurt se retourna, penché complètement et enleva son boxer d'un air séducteur, agitant son cul.
Blaine oublia tout des yeux verts.
« Toi. Tu m'as excité. »
« Oh, vraiment ? » Kurt débouttonna lentement sa chemise. Il l'enleva et se retourna pour prendre un cintre dans le placard de Blaine. Il marcha lentement, agitant les hanches. Une fois qu'il eut accroché sa chemise, il marcha vers le mur de briques exposées et passa ses doigts de haut en bas des briques. Il fit un sourire sexy à Blaine.
« Pourquoi est-ce que tu ne viens pas ici et me montre juste combien je t'excite ? »
Blaine secoua la tête. Non, pas contre ce mur. Pas ce soir. Kurt serait blessé. Blaine était trop dangereux ce soir. Il était plus chaud que l'enfer, tout comme l'obscurité.
Kurt fit la moue. « S'il te plaît ? » Il se mit à genoux et rampa lentement sur le sol vers Blaine. Il s'agenouilla devant lui et commença à le lécher lentement. Juste de petits coups de langues et un baiser occasionnel sur le gland.
Blaine ferma les yeux. L'obscurité voulait le mur.
« Kurt... j'ai trop chaud et je suis bien trop excité. Je vais te faire mal. »
Kurt fit au membre de Blaine une longue et forte suçon avant de se lever et de regarder Blaine directement dans les yeux. Les yeux de Kurt étaient plein de désir sombre et obscène. Sa voix était basse, sexy et soumise.
« Oh s'il te plaît, fais-moi mal maître. Fais-moi mal. »
Oui.
Eh bien.
D'accord.
Kurt sauta dans les bras de Blaine, enroulant fermement ses jambes autour de sa taille. Il saisit les cheveux de Blaine avec les deux mains et tira sa bouche contre la sienne, l'embrassant avec passion. Blaine porta Kurt vers le mur et le poussa contre celui-ci. Kurt cria tandis que la brique rude coupait sa peau. Blaine recula juste assez pour aligner sa queue contre le cul de Kurt. Il relâcha l'obscurité et bougea encore en avant. Kurt laissa échapper un cri aigu tandis que l'obscurité pressait Blaine contre lui avec une intensité torride. Kurt enfonça ses ongles dans le dos de Blaine et sentit le sang de minuscules coupures passer sous ses doigts. Ça faisait longtemps que Blaine avait permis à l'obscurité d'être libérée quand ils couchaient ensemble, donc elle était contente d'être invitée. Ils crièrent tous les deux tandis que l'obscurité envahissait leurs corps, les traversant, forte et chaude. Elle s'enroula autour d'eux et les pressa l'un contre l'autre. Kurt posa son front sur l'épaule de Blaine et s'y tint fermement tandis que Blaine bougeait les hanches, grognant à chaque poussée. Des larmes coulaient le long du visage de Kurt avec les sensations incroyables du membre de Blaine. C'était tellement incroyable, Kurt ignorait les coupures et bleus douloureux, marquant son dos avec chaque coup sauvage dans son cul. Soudain, l'obscurité devint encore plus chaude et commença à tournoyer, les rapprochant plus que possible, les resserrant. Ils criaient tous les deux de la sensation vive, répétant leur nom encore et encore. Leur orgasme fut simultané, dévorante et chaude. Tellement chaude, que Blaine se sentit perdre conscience. Il resserra sa prise sur Kurt et ils tombèrent par terre. Ils restèrent allongés là, évanoui de trop-plein de chaleur passionnée. L'obscurité s'installa à l'intérieur de Blaine et murmura doucement.
Ne le laisse pas partir. Nous avons besoin de ça. Nous avons besoin de lui.
Le lendemain matin, Blaine sortit du lit et alla se regarder dans le miroir. Il sourit. La violence de la baise de la veille avait laissé sa peau légèrement plus sombre. Il prit une profonde respiration. Il se sentait plus fort aussi. Mais, son sourire s'effaça tandis qu'il se rappelait qu'il avait Kurt pour seulement un mois de plus, et les choses étaient sur le point de devenir mouvementée. Ils avaient tous les deux des examens, puis la remise de diplôme. Kurt devait faire ses valises et déménager du dortoir. Le 10 juin se pointait à l'horizon. Ils n'auraient pas beaucoup de temps ensemble et puis Kurt serait parti. Blaine sentit la vague de dépression familière le traverser. Il détestait la sensation.
Il regrimpa dans le lit et regarda Kurt, allongé sur le ventre, sa tête posée sur ses bras croisés. Les yeux de Blaine se posèrent sur son dos.
Merde.
Il y avait de profonds bleus violets sur tout le dos de Kurt. Les bleus étaient plus sombres que d'habitude. Par-dessus les bleus, il y avait de légères égratignures mélangées avec de plus profondes, laissant de fraiches cicatrices rouges vives sur toute la peau de Kurt. Mais, ce qui horrifiait vraiment Blaine étaient les coupures, avec toujours du sang séché.
Blaine se sentit affreux. Bien sûr, Kurt avait insisté pour le mur, malgré les avertissements de Blaine, mais c'était horrible. On aurait dit que quelqu'un l'avait fouetté.
« Kurt, réveille-toi. Magnifique, réveille-toi. »
Kurt gémit et ouvrit un œil. « Qu'est-ce que tu pourrais possiblement vouloir ? » S'il te plait, dis que tu veux encore me baiser.
« Kurt, ton dos est une épave. »
« Et ? »
« Et je pense que nous devrions te nettoyer et utiliser du péroxide pour s'assurer que tes coupures ne s'infectent pas. »
« Des coupures ? » Kurt roula sur le côté et descendit du lit. Il regarda par-dessus son épaule devant le miroir.
« Wow. »
Blaine se tint à côté de lui et soupira. « Je te l'ai dit. Plus de murs en brique. »
« Mais, j'ai bien aimé. J'aime que tu sois heures de contrôle. Et l'obscurité rend ça encore mieux. »
Blaine le regarda et secoua la tête. Qu'était arrivé au doux et innocent Kurt ? Le magnifique garçon qui ressemblait au paradis. Qui n'avait jamais couché, n'avait jamais sucé de bite et ne pouvait pas avaler. Maintenant, il était un homme magnifique. Confiant, fort, déterminé et apparemment, aimant le sexe rude. La création de Blaine. L'esclave de Blaine. Blaine lui sourit. « Allez, allons prendre une douche et nettoyons ton dos. »
Après leur douche, Kurt commença à faire le petit-déjeuner. Du pain perdu, du bacon et des saucisses. Tandis que Blaine le regardait, il décida d'aborder le seul sujet dont ils n'avaient pas parlé depuis des mois. En fait, cela faisait presque un an.
« Kurt, quand est-ce que tu veux te marier ? »
Kurt lâcha le bol qu'il tenait. Il était vide et ne se cassa pas. Il prit son temps pour le ramasser et le poser sur le comptoir. Il avait pensé à ça, mais il n'était pas sûr que Blaine allait aimer sa réponse.
« Eh bien, je serai parti pendant un an et quand je reviendrai, tu auras encore deux ans de fac à passer. Je travaillerai pendant que tu finis et puis, une fois ton diplôme obtenu, j'ouvrirai ma propre maison de mode. J'aurai besoin de la faire marcher, et tu devras t'établir dans le cabinet d'avocat donc... je pensais que peut-être... dans quatre ans. »
Quatre ans ? Quatre putain d'années ? Est-ce que Kurt était fou ?
Blaine secoua la tête. « Non. Absolument pas. Je n'attend pas quatre ans. Il n'y a aucune raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous marier quand tu seras de retour de Paris. »
« Mais Blaine, tu seras toujours en cours ! Nous n'aurons pas d'argent. Comment paierons-nous pour un mariage ? Et plus important, est-ce que tu veux vraiment cette distraction pendant que tu étudies ? »
« Kurt, t'épouser ne sera pas une distraction. S'il y a autre chose, ce sera une motivation pour que je travaille plus dur. Je veux pouvoir donner à mon mari tout ce qu'il veut. Tu m'inspires, Kurt. »
Kurt sourit. « Je t'inspire ? »
Blaine avança vers lui et glissa ses droits autour de sa taille. « Oui. Tu m'inspires. Je veux pouvoir m'occuper de toi et tout te donner. Tout. Je ferais n'importe quoi pour toi. Tu ne le sais pas ? Est-ce que tu ne sais pas combien te laisser partir à Paris est dur pour moi ? Ça me tue, Kurt. Mais, je sais combien tu le veux donc... je veux bien accepter. Je veux que tu sois heureux. Je veux faire mieux que mon grand-père. Je veux être un bon maître pour toi. »
Kurt enroula ses bras autour de Blaine et le tint fermement. Il aimait ce qu'il disait, mais cela apportait aussi des vagues de culpabilité et la sensation d'être irresponsable. Blaine essayait d'être un bon maître et Kurt le quittait. Il était plutôt sûr qu'un bon esclave ne laisserait pas son maître seul pendant une année entière.
« Okay. Nous nous marierons quand je reviendrai de Paris et avant que les cours ne commencent. Bien sûr, je ne suis pas sûr de pouvoir planifier un mariage si rapidement. Je ne serai pas de retour avant juin. Peut-être un mariage de septembre. Nous pourrions faire des couleurs d'automne et... »
Blaine écoutait à moitié Kurt commencer à planifier à voix haute. Blaine se sentit mieux. Mieux que ce qu'il avait ressenti depuis avoir dit oui pour Paris. Oui, Kurt était à lui et il le possédait, mais un mariage améliorerait tout. Rendrait tout complet. Permanent. Les choses iraient mieux quand Kurt serait à la maison avec Blaine tous les soirs. Leur lien et le contrôle de Blaine sur Kurt, se renforçaient plus ils étaient ensemble. Malgré le désir fort de Kurt de rester l'esclave de Blaine, Blaine ressentait encore que leur lien s'était affaibli pendant les quatre dernières années, et il n'aimait pas du tout ça. Il avait besoin de renforcer la connexion. Il avait besoin de Kurt avec lui tout le temps. Il ne pouvait pas y avoir plus de séparation.
Blaine interrompit le bla-bla de Kurt en avançant et posant sa main sur sa poitrine. Il concentra ses yeux sur ceux de Kurt, le piégeant.
« Qui es-tu, Kurt ? »
« Je suis ton esclave. »
« Qui suis-je ? »
« Tu es mon maître. »
« A qui appartiens-tu ? »
« Toi Blaine. Je t'appartiens. »
« Pour toujours ? »
« Pour toujours. »
Kurt et Warren étaient assis sur un banc, dans le parc en face de leur rue. Kurt regardait droit devant, tandis que Warren regardait Kurt. En attendant.
Kurt essayait de trouver comment commencer. Il avait promis à Warren qu'il exprimerait complètement sa relation avec Blaine, mais il ne savait pas comment faire. Devrait-il lui parler de l'obscurité ? De quoi Blaine était capable ? Ou devrait-il se tenir aux bases de leur engagement l'un envers l'autre ?
Warren attendait patiemment. Il ne voulait pas pousser, mais il mourait d'envie d'en apprendre plus. Il était intrigué et fasciné par l'idée de Kurt en esclave. Fasciné d'une façon qui le faisait se sentir un peu honteux. Depuis leur première conversation sur le sujet, Warren s'était branlé avec l'image de Kurt portant un collier, à genoux, les mains attachées derrière lui, suçant Warren. Il se sentait toujours coupable le lendemain matin, mais cela ne l'arrêtait pas de répêter le processus chaque soir.
Kurt prit une profonde respiration.
« Dans... tu connais les bases. Je suis l'esclave de Blaine et il est mon maître. Qu'est-ce que tu veux savoir d'autre ? »
« Pourquoi ? Pourquoi es-tu son esclave ? Tu as dit que ce n'est pas de la soumission et domination, alors qu'est-ce que c'est ? »
« Blaine a... des pouvoirs. Des pouvoirs spéciaux. Ils sont très forts et peuvent être dangereux. Donc il a besoin de quelqu'un pour... aider à les garder sous contrôle. Un esclave. C'est moi. »
« Mais pourquoi est-ce que tu dois être un esclave ? »
« Parce que les pouvoirs le veulent comme ça. Ils permettront seulement à un esclave d'aider.
Warren essayait de comprendre cela. Il regarda Kurt. Il savait que Kurt n'était pas stupide. Kurt était très, très intelligent. Comment diable Blaine lui avait fait avaler ces conneries ?
« Kurt... est-ce que Blaine t'a dit que tu devais être un esclave afin de... l'aider ? »
« Non, pas exactement. O l'a expliqué. »
« O ? »
Kurt soupira. Okay. Il ne voulait vraiment pas aller si loin.
« Ecoute, les pouvoirs sont quelque chose que Blaine a hérité. Il ne l'a pas choisi, mais il m'a choisi et je l'aime et je savais exactement dans quoi je me mettais quand j'ai accepté d'être avec lui. Je sais que ça a l'air totalement dingue, mais je l'aime, Warren. Je l'aime vraiment, vraiment. Plus que n'importe quoi. Et cela me va la façon dont les choses fonctionnent et les obligations de notre relation. Je sais que c'est dur pour toi de comprendre, mais... c'est ce que c'est, et c'est comme ça. »
Warren ne dit rien. Il réfléchissait.
« Quel genre de pouvoir est-ce que Blaine a ? » A part le pouvoir de te faire croire toutes ces conneries.
Kurt remua nerveusement. Il n'avait pas dit à Blaine qu'il prévoyait d'avoir cette conversation. Il savait qu'il ne l'aurait pas autorisé. Maintenant Kurt n'était pas sûr de combien de détail il devrait partager sur ce que Blaine pouvait faire. Il décida d'être vague.
« Il peut... faire faire des choses aux gens. Il peux avoir le contrôle sur les situations. »
« Comme quoi ? Comment ? »
« Il peut faire dire la vérité aux gens. »
« Et tu l'as vu faire ça ? »
« Oui. »
« Quoi d'autre ? »
« Je préférerais ne pas dire. Je te dis déjà plus que je ne devrais. » Devrais-je mentionner qu'il a assassiné quelqu'un ?
Warren semblait sceptique. Il regardait Kurt de près. Est-ce qu'il le croyait ? Il n'était pas sûr. Peut-être que Kurt aimait juste vraiment l'esclavage et le contrôle et était trop embarrassé pour le dire.
« Okay. Alors, Blaine a ces pouvoirs, il a besoin d'un esclave pour aider à les garder en ligne et... attend une minute ? S'il a besoin d'un esclave pour garder ces... pouvoirs sous contrôle, comment est-ce que tu vas partir pendant un an ? »
Kurt sentit les sensations de culpabilité et d'irresponsabilité revenir.
« Il va faire très attention pendant que je serai parti. »
« Alors pourquoi est-ce qu'il ne peut pas le faire tout le temps ? Pourquoi est-ce qu'il a besoin d'un esclave ? »
Kurt laissa sa tête retomber sur le banc. C'était impossible. Il ne pouvait pas expliquer les choses sans tout expliquer et il ne voulait pas tout expliquer.
« Warren... tout ça est vraiment dur à expliquer. Est-ce que tu ne peux pas juste accepter que je suis heureux ? »
Warren décida qu'il n'y croyait pas. Rien de ça. Il commença à être furieux. D'une certaine façon, Blaine avait tourné l'esprit de Kurt pour accepter cette connerie. Kurt avait apparemment eut un lavage de cerveau. Warren devait le secourir.
Devrait-il lui dire qu'il était amoureux de lui ?
« Kurt, je sais que tu aimes Blaine, mais tu mérites mieux. Quelqu'un... de moins compliqué. Quelqu'un qui n'essaiera pas de t'asservir et te contrôler. » Quelqu'un comme moi.
Kurt secoua la tête. « Warren, je sais que ça te semble fou. Si je ne le vivrais pas, je penserais que c'est fou, mais j'aime Blaine. Je suis fiancé à lui. Je ne veux personne d'autre. »
« Mais est-ce que tu veux vraiment être un esclave ? »
« Dans ce cas particulier, avec cet homme particulier, oui. »
Warren prit la main de Kurt. Sa peau était toujours tellement douce et lisse.
« Kurt... si ce... truc de maitre et esclave est ton... truc, c'est okay. Je ne te juge pas. Mais, je pense que tu mérites quelqu'un qui... »
« Ce n'est pas un truc, Warren. »
« Kurt... je... »
Le portable de Kurt sonna.
« Salut Papa ! »
Warren lâcha la main de Kurt tandis que Kurt commençait à discuter avec son père. Comment allait-il secourir Kurt de Blaine ? Surtout puisque Kurt ne pensait pas qu'il avait besoin d'être secouru. Mince. Pourquoi avait-il attendu si longtemps ? Il avait eu trois ans et demi pour faire ça et maintenant, il n'avait plus qu'un mois.
Un mois pour dire à Kurt qu'il était amoureux de lui.
Un mois pour l'éloigner de Blaine.
