L'ART DE L'AMOUR

Fiction courte (comme ma… hein, quoi ?) sur… Hem… *hésitation de « j'assume moyen »* du Sydi (SysyTheHotdog/DidiChandouidoui).

Ouaip, y a pas des masses de fics sur ce ship. M'enfin, si ça vous dit rien, ce serait bizarre de lire quand même XD Bon, vous faites ce que vous voulez ;) Mais pour info, deux références: « 5 Théories » et « Dimanche Pluvieux ».

Bref, petite fiction dans un univers alternatif (mais pas trop). Et pour les besoins de l'histoire, je les vieillis un peu. Pas beaucoup, hein. Disons la trentaine.

Nota Beignet (haha lolilol quel humour) :

Les deux personnes réelles qui inspirent cette histoire ne m'appartiennent évidemment pas, j'ai inventé une grande partie de leurs personnalités et histoires pour les besoins de cette fiction. Voilà, ça tombe sous le sens mais je le précise pour la forme.

Et les gars, dans le cas (peu probable) où vous verriez ça… Pardon. x) Sérieusement, ne lisez pas, c'est très la gêne ^^

Bonne lecture, les gens ! :)

Arcs-en-ciel, pandas et licornes x3


Chapitre 4 : L'art de l'aveu


Le moment à la fois tant attendu et tant redouté pour moi approche à grand pas. Le cours est terminé, tout le monde est en train de partir, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que Dylan et moi dans la pièce. Bon, déjà, nous sommes tous les deux au calme, loin des regards, de bonnes conditions préalables, en somme.

« - Tu m'as dit que t'avais besoin de moi pour un truc.

- Euh… Oui, exact.

- J'avoue que ça me surprend un peu, mais dis-moi, qu'est-ce que je peux faire ? »

Bonne question. Parce que, finalement, il n'a rien à faire, fondamentalement. C'est à moi d'agir, de faire le premier pas, sinon ça ne se fera peut-être jamais, et de toute façon, je l'ai promis à Rosie et à moi-même.

« - Eh ben… T'as pas vraiment quoi que ce soit à faire, en fait. C'est juste que… Il faut que je t'explique un truc.

- Oh… Merde, j'ai fait quelque chose qu'il fallait pas ?

- Ah non, pas du tout, t'inquiète pas ! Assieds-toi... »

Soulagé et en même temps toujours intrigué, il s'installe sur une chaise, et je l'imite en me mettant en face de lui. Je suis en train d'essayer de gagner du temps bêtement, et en même temps je m'en rends compte. Bon et puis zut, quand faut y aller, faut y aller !

« - T'as une mine déconfite, qu'est-ce qui se passe ?

- Justement… Je suis un peu embêté. Mais c'est pas ta faute, hein ! »

Nom d'un chien, et voilà que je balance des phrases totalement convenues et ridicules. En plus de cela, mon cœur palpite comme un fou, une vive chaleur se propage partout en moi et me monte au visage, ma respiration se hâte de plus en plus au point que j'en ai du mal à la dissimuler, des frissons me parcourent et me hérissent le poil. Mes mains sont moites, mon aise naturelle m'a totalement abandonné, je suis complètement troublé.

« - Putain ! Je sais vraiment pas comment faire…

- Mais, comment faire quoi ? Je te suis plus du tout, là. »

Je reste silencieux, ne sachant que dire. Ma tête me dit de me taire, mon cœur me dit de tout avouer. J'ai déjà connu cette situation, alors pourquoi est-ce toujours si difficile ?

Une main se pose sur mon épaule. D'abord simplement, puis de façon plus insistante. Je relève les yeux et mon regard croise de nouveau celui de Dylan. Un regard perplexe mais aussi encourageant. Il veut que je lui parle, et je sais qu'il ne lâchera pas l'affaire jusqu'à ce que je lui dise ce qui ne va pas. Alors autant dire la vérité.

Mais comment ? De quelle manière puis-je tourner la chose ? C'est tout de même assez délicat ! Ce n'est pas quelque chose qui s'annonce comme ça. Oh bon sang, et ce regard qui ne me lâche plus. Cette main qui reste solidement sur moi. Cette proximité… Bordel, Sylvain, t'as plus seize ans, contrôle-toi un peu !

« - Dis-moi… »

Mais je veux le faire, mon pauvre, ce n'est pas le problème ! Ou peut-être que la solution n'est pas de le dire, mais de le montrer. Oui, je sais, ce n'est pas très subtil. Mais au moins, ça aurait le mérite d'être clair. On dit souvent que les actes valent plus que les mots…

Ne trouvant aucune alternative, je viens poser ma main sur la sienne et me décide à le regarder pour de bon. Il est un peu surpris, mais il ne bouge pas. Ma main se rapproche de lui et se pose sur son épaule. Il est toujours étonné, mais il me laisse faire. Je m'avance vers lui d'un mouvement décidé. Ses yeux s'ouvrent encore un peu plus, mais il ne recule pas.

Et puis, finalement, en à peine deux secondes, je me rapproche de son visage, contourne son nez et viens poser mes lèvres contre les siennes. Il tressaille légèrement, mais ne me repousse pas. Le contact est bref, chaste mais bien réel. Mon cœur se déchaîne dans ma cage thoracique comme s'il voulait en sortir, et un volcan semble éclater depuis le plus profond de mes entrailles pour diffuser sa lave partout en moi.

Je me recule et baisse les yeux, appréhendant sa réaction. Je me sens quelque peu soulagé, mais en même temps très gêné. Lui ne bouge pas, ne prononce pas un mot, c'est limite s'il s'est arrêté de respirer.

Devant son mutisme, je me décide à le regarder timidement, et bredouille quelques mots.

« - Je… Je veux pas que tu croies que… Enfin, je sais que t'es pas du genre à aller dans le sens des clichés, mais…

- Non… »

Bon, au moins il a compris ce que je voulais dire. Je ne me suis pas entiché de lui juste parce que nous sommes artistes et donc potentiellement bi – parce que les clichés, hein, n'est-ce pas – et donc juste parce que c'est un homme. Dans le fond, je me doutais qu'il le saurait, mais je préférais le lui assurer moi-même. Pour me donner bonne conscience, oui, j'avoue, mais aussi parce que je ne voudrais pas qu'il me croit comme ça.

« - J'ai pas réussi à t'en parler directement, j'aurais dû, mais… Sur le moment, j'ai préféré agir, je trouvais rien à dire.

- Je comprends. »

Le pauvre, il a l'air complètement déboussolé ! Tu m'étonnes, il y a de quoi. Tout est normal, presque banal depuis ces quelques mois, et là, tout d'un coup, je l'embrasse, comme ça, sans aucun réel signe préalable.

Ne voulant pas qu'il se sente sous pression, je me contente de dire les choses telles qu'elles sont, sans qu'il se sente pour autant obligé d'aller dans mon sens. Même si je sais qu'il a bien conscience que c'est à lui de décider de ce qu'il veut ou non.

« - Je te considère pas strictement comme un ami, encore moins comme un simple apprenant. Je… Je ressens une attirance pour toi. Pas que physique, tu vois… Enfin, tu… Euh…

- Je te plais, c'est ça ?

- Uhm… Oui… C'est ça. »

Je baisse la tête et me pince les lèvres, gêné par cet aveu et en même temps surpris de son attitude. Malgré tout, il reste calme, posé, acceptant simplement ce que je lui ai avoué. Il ne sourit pas, ne se moque pas, ne me rejette pas. C'en est presque inquiétant, en fait !

« - S'il te plaît, dis quelque chose…

- J'ai pas grand-chose à dire, tu sais. »

Je soupire et acquiesce d'un vague mouvement de tête, un peu déçu. Mais, en même temps, que pourrait-il bien ajouter à cela ?

Une main qui se pose sur mon épaule me fait réagir. En tous sens du terme. Je relève mes yeux vers lui, perplexe. Je me sens tout remué par ce contact et par son regard insistant. Mais à quoi est-ce qu'il joue ? Est-ce qu'il a conscience de l'effet que cela peut avoir… ?

Au bout de quelques secondes, avant même que j'aie le temps de me poser la moindre question, il se rapproche et m'embrasse à son tour, sans la moindre hésitation. Le baiser est plus long, plus poussé, et surtout il est partagé. S'il le fait, c'est qu'il en a envie, alors je m'y adonne volontiers. Posant mes mains sur sa taille, je le suis complètement dans cet acte très inattendu mais qui a déclenché toute une fiesta dans mon corps et dans ma tête.

Je me sens bien, soulagé, compris. J'avais peur qu'il me rejette, qu'il m'assène de reproches, qu'il parte en courant, ou simplement qu'il me dise que ce n'était pas ce que lui voulait. Mais non. Il est là, près de moi, une main dans mes cheveux, l'autre sur ma cuisse, me montrant ainsi ce qu'il ressent. Car il y a tant de choses qui passent dans ce baiser. Le soulagement, l'enthousiasme, la passion. Comme si lui aussi s'était d'une certaine façon retenu de faire ça depuis un moment. Comme si lui aussi avait eu quelque chose à cacher. Comme si lui aussi ne disait pas non à l'idée de dépasser la limite implicitement fixée jusqu'alors.

« - Sylvain… »

Il s'est légèrement reculé, son front restant toutefois contre le mien. Il semble quelque peu perturbé et soudainement hésitant. Mais non, je ne veux pas qu'il se sente mal à l'aise ! Même si c'est une situation affreusement convenue, même si j'avais cette désagréable impression de confirmer tous les clichés en m'entichant de lui, il a l'air de ressentir la même chose, alors je ne veux pas laisser passer l'occasion.

Je pose une main sur son épaule, lui adressant un regard doux et un sourire qui se veut rassurant. Il n'y a ni gêne, ni honte à avoir. Il n'y a plus lieu de tergiverser.

« - Ne te prends pas la tête. »

Sur ces mots, je capture à nouveau ses lèvres des miennes et le serre un peu plus contre moi, comme s'il allait s'évaporer à tout moment. Mes mots semblent avoir eu leur effet, puisqu'il approfondit ce baiser tout en répondant fermement à mon étreinte. C'est fou le bien que ça me fait, vraiment. Au-delà du soulagement de ne pas avoir été repoussé, de la joie de voir qu'il me rejoint dans le délire, du sentiment d'avoir une chance de dingue que le hasard – ou n'importe quoi d'autre – ait fait que je lui plaise aussi, je me sens totalement à l'aise avec lui, j'ai l'impression que c'est naturel, comme si c'était une évidence alors que je n'y aurais pas cru il y a seulement quelques minutes.

Alors qu'il se recule légèrement, ses mains viennent caresser mon cou et mes épaules d'un mouvement léger et attentionné, qui m'apaise et m'attendrit. Il m'adresse un sourire timide et en même temps fébrile, le souffle saccadé, les joues un brin rougies.

« - Tu peux pas imaginer à quel point ça me soulage que tu me l'aies dit.

- Oh… A ce point ?

- Ouais… Je suis pas sûr que j'aurais eu le cran de le faire. Je pensais tellement pas que… Que je te plaisais…

- C'est marrant, parce que je me disais exactement la même chose, tu vois.

- Comme quoi, t'as été plus courageux que moi. »

Mais arrête de me sourire comme ça, pauvre dingo ! Tu veux que j'implose, c'est ça ? Et voilà, ça y est, maintenant que je sais que mes sentiments sont partagés, me voilà parti pour une montagne de réactions exagérées. Bon, après tout, c'est normal, c'est l'euphorie du moment. On vient tout de même de s'avouer qu'on se plaît mutuellement alors qu'il suit mes cours depuis plusieurs semaines sans que la moindre ambiguïté n'ait été perceptible.

« - Je sais pas si c'est une question de courage… Faut bien que quelqu'un commence. »

Amusé, il approuve cette remarque d'un hochement de tête, sans relâcher sa prise sur mes épaules. Puis, il se rapproche pour me serrer contre lui et revient taquiner mes lèvres des siennes. Je le sens plus assuré, de plus en plus confiant, voyant qu'il saute à pieds joints dans le délire. Ses mains commencent à se promener sur moi et je lui rends volontiers ces attentions. Nous nous embrassons avec une passion et une fougue grandissante, tels des assoiffés, comme pour rattraper le temps perdu.

Quand je pense que, tout à l'heure, je me faisais des tas de films dans ma tête. Quand je pense que je n'osais pas le lui dire. Quand je pense que j'hésitais encore, malgré ma promesse. Quand je pense que j'ai eu peur qu'il ne partage pas mon ressenti. Et finalement, on a eu besoin de si peu… Tout a basculé tellement vite, il a suffi de quelques mots, d'un regard, d'un chaste baiser pour tout déclencher.


Et voilà pour ce chapitre ! Alors, votre avis ? Dites-moi tout :D

Comment se profile la suite, selon vous ? A vos claviers, nom de Zeus !

Nouveau petit message pour Ayesham : OMG ce méga pavé que tu m'as mis, mais j'adore *_* ça me fait TELLEMENT plaisir, tu peux pas savoir ! En plus, tu m'as fait une interprétation de ouf au sujet du passage mineur/majeur… J'ai même pas fait exprès, en effet XD J'ai un peu extrapolé la manière de décrire la musique, mais contente que ça t'ait parlé :D Merci encore pour tes reviews-pavé comme je les aime 3