Envers et contre tout, je continuerais à publier les chapitres. Disons plutôt, je continuerais à affronter la flemme pour éditer les chapitres...
Bref ! Comme notre première coécriture, Le miroir de l'âme, a encore du succès (si vous ne l'avez pas lue, allez-y tout de suite ! Vous ne le regretterez pas), je me suis rappelée de cette histoire. Oui, j'ai une mémoire de poisson rouge ^^

RaR !

hanahime : Terminer le chapitre avec un gros suspense est notre spécialité u_u Nous faisons d'ailleurs de notre mieux pour garder le suspense entier ! Et dès la fin de ce chapitre-ci, les choses vont bouger extrêmement vite ;)

Lili-l'cake : Je comprend ta flemme, je suis également atteinte par ce mal u_u La pâté arrivera dès la quatrième journée, crois-moi ;)

A. n'onyme : Death fic ? Ce n'est pas vraiment notre genre ^^ Mais bon, nous avons toujours aimé innover ! XD

Quoiqu'il en soit, je vous présente la troisième journée ! ^^


Troisième Jour
Le calme avant la tempête n'est pas toujours aussi calme qu'on le croit

La nuit passa lentement, Sawada Tsunayoshi dormait sur le canapé quasi défoncé de la salle d'attente et dut gigoter pour trouver une position suffisamment confortable pour s'endormir. Lorsque le soleil se leva, il ouvrit difficilement les yeux et bailla largement tout en sortant de son lit de fortune pour ensuite tituber vers la salle de bain. Après s'être arrangé du mieux qu'il le pouvait, le petit châtain quitta le bureau pour se rendre au café du coin pour prendre son petit-déjeuner. Heureusement pour lui, il lui restait encore quelques pièces de ses maigres économies et le châtain put payer son repas avant de retourner aux bureaux de la Fondation en toute insouciance.
Il eut d'ailleurs la grande surprise de remarquer que Hibari Kyoya était déjà devant son ordinateur, ses doigts tapant à toute vitesse sur le clavier des chiffres que le jeune novice ne comprenait absolument pas.

- Que faites-vous ? demanda-t-il avec curiosité.

- Traduction des codes de la disquette, marmonna vaguement l'alouette en buvant une tasse de thé chaud.

Tsunayoshi alla se poser dans un coin, sans gêner et but son café. Peu de temps après, Takeshi pénétra à son tour dans le bureau, apportant au passage une atmosphère plus détendue. Le petit squatteur lui tendit un verre et il fut récompensé par un grand sourire.

- Herbivore.

Tsuna releva la tête d'un coup, surpris. Avait-il fait quelque chose qui ne fallait pas? Cependant, avant d'esquisser le moindre mouvement, ce fut Takeshi qui se dirigea vers le bureau. Celui-ci lui lança un clin d'œil afin de confirmer que l'apostrophé était bien lui et prit appui sur le dossier du fauteuil de son patron. Un coup d'œil à l'écran et le secrétaire fronça les sourcils, prenant une mine grave qui contrastait avec son sourire bienveillant habituel. Il termina rapidement son café en deux gorgées et changea de pièce.

- Herbivore.

La voix d'Hibari cingla de nouveau dans l'atmosphère jusqu'alors paisible du bureau de la Fondation. Le jeune Sawada se retourna pour croiser le regard du carnivore. Cette fois, c'était pour lui. Il ne put s'empêcher de trembler légèrement sous ce dernier.

- 'Y a un traceur dans la disquette.

L'inculte en informatique se tendit, sachant ce que cela voulait dire. Ses doigts effleurèrent brièvement le rebord de la poche de son pantalon en toile brun et il retint sa respiration. Il pouvait sentir chaque battement de son cœur cogner contre sa fine poitrine et résonner dans ses oreilles.

- Je l'ai supprimé, mais ils connaissent sans doute déjà notre position.

La victime baissa ses yeux remplis de culpabilité ainsi que sa main, n'osant affronter son regard. Il ne vit donc pas le sourire de Kyoya.

- C'est une bonne compensation.

Tsuna releva la tête, surpris. Encore une fois.


Pendant ce temps, Byakuran était avachi sur son bureau, dévorant avec gourmandise ses merveilleux marshmallows tout en créant des haïkus dignes de ce nom. Il vit soudain une petite lumière clignoter sur son bureau. Il appuya dessus en soupirant, fit craquer ses épaules douloureusement raides à force de rester immobile et pénétra dans le bureau de son boss, un énorme sourire aux lèvres.

- Que se passe-t-il ? demanda Giotto sans même se tourner vers le nouveau venu.

Byakuran ne répondit pas, se contentant de fredonner une comptine enfantine, et marcha en sautillant jusqu'au bureau de son supérieur pour ensuite s'asseoir dessus et sortir un paquet de marshmallows de nulle part, ne se préoccupant pas de gêner la lecture de certains documents laissé à l'abandon sur la surface plane.
Puis, battant gaiement des jambes, il ignora le léger froncement de sourcils du blond, regardant les différentes scènes que retransmettaient les écrans plats hautes définitions.

- Ooh~ s'exclama-t-il en montrant de l'index un écran qui affichait une fenêtre d'où il pouvait apercevoir un certain châtain en compagnie de deux hommes aux cheveux noirs, Tsu-kun a l'air en forme~ Sa peau parait plus belle, non?

- Que se passe-t-il ? répéta Giotto en continuant à regarder la scène sans adresser un seul regard à son associé.

- Ils ont trouvé le traceur, gloussa Byakuran en avalant un énième marshmallow, nullement courroucé de la découverte.

- Enfin, souffla le blond en secouant doucement sa tête. Ils ont pris leur temps. Ils ont d'abord liquidé le paiement en nature avant ou quoi? Je me demande si nous avons bien fait de nous concentrer sur eux... Ils m'ont l'air bien trop faibles...

- Ne t'inquiète pas, Gio-tan, rit le second en regardant avec amusement les cheveux châtains qui apparaissaient au bord de la fenêtre sur l'écran plasma. Tsu-kun a plus d'un tour dans son sac~


Le fameux Tsu-kun couina en croisant le regard incendiaire du secrétaire de voisin d'en face qui venait d'arriver dans la pièce et se recroquevilla sur son lit de fortune pour éviter d'être fusillé plus longtemps par les yeux verts de Gokudera.
Ce dernier souffla avec exaspération et se tourna vers Hibari tout en croisant ostensiblement ses bras sur son torse.

- Alors ? grogna-t-il.

- Haha, rit gaiement Yamamoto en enlaçant son amant. Un traceur était caché sous un virus plutôt retors. Si nous n'avions pas prévu le coup, on aurait perdu toutes nos données !

- Hn, marmonna Kyoya en déposant calmement ses fines lunettes rectangulaires devant son clavier. Herbivore.

Tsuna se raidit et attendit avec crainte ce qui allait suivre.

- Où as-tu trouvé cette disquette.

- Je... hésita le châtain en se tordant les mains nerveusement. Mon père me l'a donnée le matin de sa mort...

Le patron de la Fondation ferma brièvement ses yeux et se leva subitement. Ignorant toutes les personnes présentes qui le regardaient avec curiosité, il saisit une veste qu'il mit nonchalamment sur ses épaules avant de sortir de la pièce pullulante d'herbivores.

- Haha, finit par rire Yamamoto après le petit silence qui suivit la sortie de son supérieur. Je prends ça pour un congé surprise !

- Kufufu~ Dans ce cas, moi aussi j'y vais, glissa langoureusement Mukuro tout en joignant le geste à la parole.

- Quoi ? Mais ça va pas ?

Gokudera avait beau crier, Rokudo s'en alla, laissant les deux amants avec Tsunayoshi seuls dans la salle. Le jeune homme à l'apparence juvénile se tortilla sur place. Ses doigts étaient à la limite du déboîtement. Puis il se mordilla les lèvres avant de poser la question bête qui lui brûlait intérieurement.

- Et ils en ont le droit ?

- Ahah~ C'est leur entreprise après tout, alors oui. Et de toute façon, on n'a pas d'heure d'ouverture!

- Tch! Déjà que l'ananas ne travaille jamais...

- C-C'est à cause de moi?

Tsuna avait une mine dépitée. Tout était de sa faute. Il baissa sa tête et les deux amants échangèrent un regard paniqué en réalisant que leur client était sur le point de fondre en larmes.

- Ne t'en fait pas, tu t'es fait manipuler, le rassura immédiatement Takeshi en posant une main consolatrice sur l'épaule du jeune.

- Si ça se trouve, ton père l'avait installé pour empêcher tout vol, grommela ensuite Hayato en haussant ses épaules. C'est tout.

Sawada hocha la tête lentement et resta assis tandis que Yamamoto essayait de s'occuper de son copain qui s'y refusait devant le client.


Au même moment, un peu plus loin, le couple des patrons, dont un ananas qui avait décidé de suivre une certaine alouette pour l'embêter, arriva devant un bar fermé. Kyoya poussa la porte sans un regard envers le panneau accroché à la poignée.

- Nous sommes fermés, annonça une voix glaciale depuis le fond du bar.

- C'est moi, déclara simplement le hacker en s'avançant dans l'établissement.

Le barman se retourna, dévoilant de ce fait sa ressemblance avec le brun, et hocha la tête. Le carnivore s'installa et l'autre homme lui offrit un café.

- Alaude, salua calmement le créateur de la Fondation en s'asseyant sur l'une des chaises hautes situées en faire du comptoir.

- Tonton, insista le barman en gardant son visage inexpressif.

- Alaude, répéta le neveu sans céder. Dis-moi tout ce que tu sais sur Sawada Iemitsu et les Vongola.

- Nufufu~ Toi qui demande des renseignements?

Daemon arriva derrière et salua son neveu à la coupe exotique assis à côté de son carnivore.

- Nous avons recueilli un mignon petit animal, déclara justement celui-ci avec un sourire entendu.

Quelques minutes plus tard, après avoir fini son café, l'animal se leva, suivi de son stalker fruité, pour rentrer à l'agence. Mais en arrivant devant leur immeuble, ils virent une explosion à leur étage. Les deux adversaires grimpèrent les étages à une vitesse folle après avoir échangé un regard lourd de sens et pénétrèrent dans l'appartement du brun.

Tsunayoshi était au sol, dans une position assez bizarre, avec Takeshi et Hayato qui essayaient de le relever tout en toussant, crachant presque leurs poumons à cause de la poussière qui régnait dans le minuscule appartement. Le petit châtain n'était également pas loin de l'asphyxie.

- Herbivores.

Trois têtes se relevèrent avec difficulté et blanchirent à l'entente de la voix glaciale du propriétaire des lieux. Mukuro ouvrit les fenêtres. Après quelques minutes, le calme revint. Les trois furent assis en position de dogeza, subissant le regard pénétrant et accusateur du patron de la Fondation. Ne supportant plus la pression, le petit Tsuna, les yeux rivés au sol, dit d'une petite voix :

- J'a...J'avais dit que...je me rendrais utile... mais...

- Comment t'a fait pour péter le sac de l'aspirateur ? S'énerva Gokudera tout en évitant de peu le coup de tonfa quasi invisible qui suivit.

- Ahah~ Je crois que ça s'est fait après avoir reçu un coup de balai dans la tête, répondit gaiement Yamamoto avec un large sourire.

- Et c'était avant ou après qu'il se soit prit les pieds dans le câble de l'aspirateur ? tenta le gris de restituer les événements.

- Hum… Ça, c'était avant qu'il ne tombe sur les magazines porno de Mukuro.

- Quoi? Qu'ai-je avoir avec l'explosion de l'aspirateur ? se plaignit l'auteur présumé de toute cette histoire.

Kyoya sortit clairement une étrange arme de ses manches, ne prenant même plus la peine de faire des attaques furtives, les menaçant avec son regard meurtrier.

- Je vais vous mordre à mort...

- Hiiiiiiiiieeeeeee!


Hibari réprima un grognement agacé et se retourna dans son lit deux places, ses draps en soie se froissant avec un susurrement inaudible. Il porta une main à son front, écartant plusieurs mèches folles qui s'y étaient collées suite à la chaleur inhabituelle qu'il ressentait.
Il faisait chaud. Plus qu'il ne le devrait en ce mois d'octobre.

Le jeune homme fronça ses sourcils et se décida à sortir de son lit, sentant un frisson de mauvais augure parcourir son échine alors qu'il s'extirpait de la couche. Ses pieds nus touchèrent le parquet de sa chambre et il siffla doucement entre ses dents serrées pour éviter de pousser un cri de douleur.
Le sol était brûlant.

Soudain, son esprit embrumé par le sommeil se remit réellement en marche et il réalisa que sa chambre était remplie d'une fumée quasi invisible. L'air paraissait presque vibrer devant ses yeux et il écarquilla faiblement ses yeux avant de se ressaisir. Kyoya enfila rapidement ses chaussures, saisit un petit ordinateur portable qui était en veille sur sa table de chevet et sortit de sa chambre pour ensuite se figer en remarquant que son bureau était également enfumé.
Il parvint à rejoindre le canapé où dormait l'herbivore, ce dernier n'ayant rien remarqué, et le secoua sans ménagement.
Les yeux bruns s'entrouvrirent brièvement avant de s'ouvrir largement tandis que l'herbivore poussait un cri strident.

- REBORN !

Le carnivore accrut son froncement de sourcils. N'écoutant pas les balbutiements de l'herbivore encore à moitié endormi, il prit le col de la chemise du petit châtain et le prit comme un sac à patate sur l'une de ses épaules. Ensuite, sans prêter attention au fait qu'il se trouvait au troisième étage d'un immeuble, le jeune japonais sauta par une fenêtre et chuta.

Heureusement pour eux deux, Hibari Kyoya ne faisait jamais rien sans une idée derrière la tête et leur chute fut brusquement arrêtée lorsqu'il saisit, sans grand effort, le rideau de l'appartement du premier étage qui flottait au vent.
Tsuna laissa échapper un soupir de soulagement lorsqu'il remarqua que leur chute s'était finie sans que la mort ne soit au tournant et il leva ses grands yeux bruns vers la fenêtre qu'ils venaient de franchir, pour ensuite les écarquiller lorsqu'il remarqua une tête portant un chapeau bien familier.

- Reborn, murmura-t-il.

Kyoya leva sa tête à son tour et croisa le regard sombre d'un homme qui avait passé sa tête par l'ouverture de la fenêtre du siège de la Fondation.

L'homme porta deux doigts au rebord de son chapeau noir en une parodie de salutation distinguée pendant qu'un léger sourire narquois recourbait ses lèvres sensuelles.

"À la prochaine" articula l'homme.

Le patron ne put que le fusiller des yeux, souhaitant avoir les mains libres, sans ordinateur portable et sans herbivore, pour ainsi pouvoir mordre à mort cet inconnu qui osait le narguer.
Alors qu'il lâchait peu à peu prise sur le rideau pour atterrir souplement sur le balcon du premier étage, le jeune homme ne put que se rappeler des avertissements de son oncle Alaude.

Les Vongola ne sont pas des personnes avec qui l'on peut jouer et espérer s'en sortir.

Un sourire digne d'un prédateur naquit sur ses lèvres pâles et il se mit à trembler d'impatience.

La chasse promettait d'être distrayante.


Et la chasse sera distrayante !

Techniquement, le prochain chapitre sera publié dans peu de temps, je n'attends plus que le feu vert d'inukag9 pour le faire ^^

Sinon, comme le dit si bien inukag9, lâchez les reviews ! Faites-le pour nous donner suffisamment d'énergie afin de terminer les corrections pour les chapitres ! ;)