Disclaimer : Je ne suis pas la détentrice d'Hetalia. Son propriétaire est et reste Hidekaz Himaruya.

Genre : Angst, Romance.

Personnages/Pairings :Angleterre/Arthur,France/Francis,Espagne/Antonio, /Romano/Lovino, Prusse/Gilbert + autres...

Raiting : Peut être K+ pour un petit peu de violence mais ce chapitre ne contient rien de choquant en vrai.

Note(s) : Tout d'abord Bonne année et bonne santé à tous ! Avec beaucoup de retard, désolé, j'ai souffert du syndrome de la page blanche. (C'est pas une excuse, j'en suis bien consciente...)

Ce chapitre ne contient rien de vraiment intéressant mais il me permet surtout de faire la transition avec la suite et d'y placer des événements importants.

On ma fait la remarque que Prusse était juste un personnage de figuration. Pour l'instant, oui, on peut le dire mais Gilbert est awesome et comme tout personnage awesome il se doit d'avoir un rôle important dans l'histoire. Ça va venir, j'y travaille. Et je n'oublie pas les RuUS, le JaponXGrece et les autres couples que j'avais promis^^

Ha et Merci encore à tous les revieweurs ! Ça fait super plaisir !

Sur ce, bonne lecture à tous !


Chapitre 4 - Iron Woman


« - On est vraiment obligé d'en arriver là ?

- A toi de voir Gilbert. Mais tu vois bien que ça ne marche plus, non ?

- Mais je peux...

- Non, c'est trop tard, bien trop tard...

- Hey ! Tu fais quoi ? Où tu vas ?

- Je m'en vais. C'est inutile de discuter plus longtemps avec toi...

- …

- Tu ne comprends jamais rien.

- Ha...

- Tu pleures ?

- Non..

- Désolé j'avais cru...»

« Oui je pleure et excuse moi d'être faible. Excuse-moi de pleurer quand je te vois t'en aller.»

«Putain, je suis en train de virer dans le mélodramatique là... Fais chier...»


Les deux pays arrivèrent enfin à l'étage. Ils avaient pris l'ascenseur pour ne pas relancer les douleurs du brun. Arrivé devant la chambre de la nation britannique, Prusse se retourna vers Espagne.

« On y va ? Romano doit déjà y être.

- Oui, entrons.»

L'albinos poussa délicatement la porte et sourit en apercevant le visage du français. Espagne entra à son tour et s'apprêta à parler quand le blond posa un doigt sur ses lèvres et montra l'anglais endormi.

« - Ha !»

Espagne prit une chaise et alla s'asseoir à côté d'un Romano boudeur qui détourna la tête en le voyant. Prusse s'installa aussi. Ensemble, ils observaient calmement le corps du britannique endormi. Ils avaient tous eu très peur quand on leur avait annoncé l'overdose et le voir reposer comme cela les rassurait quelque peu.

L'anglais avait reprit des couleurs depuis son hospitalisation et il semblait moins maigre... Prusse nota que France l'observait avec un regard empli de tendresse. Cela le fit sourire. Il posa une main sur l'épaule du blond qui se retourna vers lui. L'albinos lui chuchota :

« Viens, il faut qu'on parle.

- Oui...»

Il suivit son ami en prenant soin de fermer la porte silencieusement. Espagne et Romano restèrent donc seuls avec Angleterre.

«- Roma~ Tu boudes toujours ?»

L'italien émit un bruit étrange entre le grognement et le soupire. Antonio prit sa pour un «oui» et se laissa tomber sur sa chaise.

« Tu sais, si tu ne demandes pas à France, je devrais le faire moi même et j'ai peur qu'il ne me retienne ici...

- C'est pas vrai, France n'est pas comme ça.

- C'est exact, je voulais juste voir si tu boudais encore.» Il se retourna vers le plus jeune en souriant de toutes ses dents. Romano le regardait avec un air de psychopathe prêt à l'étrangler dans la seconde qui suivit son intervention.

- Tu n'es vraiment qu'un sale...» Il soupira à nouveau et croisa les bras en détournant le regard. « C'est pas comme si je voulais que tu rentres avec moi de toute façon, je te déteste !»


Prusse s'appuya contre le mur et attendit que son ami soit prêt à l'écouter. Quand se fût le cas, il commença :

« Bon, et bien... je pense que je dois m'excuser pour ce que j'ai fait. Enfin, c'est pas comme si c'était moi qui t'avais frappé...» Il passa une main derrière sa nuque. Gilbird dormait sagement sur son épaule. « Ho, je sais que je suis en grande partie responsable de ce qui nous arrive... Je n'aurais pas dû te poser un tel ultimatum et j'en suis désolé... Mais tu vois, on a tous nos problèmes et j'étais particulièrement de mauvaise humeur ce jour-là alors... quoi ?» Il remarqua enfin que le français le regardait en souriant malicieusement.

« Ho rien, tu me fais rire, c'est tout !

- Je te fais...

- … rire oui ! Ne t'inquiète pas, tu es pardonné mon chou !» L'albinos rougit légèrement à cette appellation. Le blond continua :

- Cependant, je trouve étrange que tu viennes t'excuser de ta propre volonté, ce n'est pas ton genre...» Le prussien hésita.

« Des événement récents m'ont fait comprendre que je ne devais pas attendre qu'on fasse le premier pas à ma place.

- Tu veux en parler ?» Demanda Francis, inquiet. « C'est à propos de lui ?

- Non, je ne veux pas en parler, de toute façon, ça ne servirait à rien...» L'albinos haussa les épaules puis passa son bras autour des épaules du blond avant de l'inviter à entrer dans la pièce.


Un matin comme les autres, Francis entra dans la chambre de l'Anglais pour lui apporter son petit déjeuner. Arthur déjà réveillé lisait un livre que lui avait prêter le français.

«Comment te sens-tu aujourd'hui ?.» Lui demanda le blond aux yeux bleus. L'Anglais leva lentement la tête de son ouvrage et Francis pu constater avec un enchantement à peine dissimulé les joues et les deux lèvres anglaises redevenues candides durant la nuit.

- Un peu mieux.» Avoua-t-il. «C'est aujourd'hui que je sors non ?»

- En effet, confirma le français. Mais ça ira pour toi ?» Arthur soupira alors que Francis lui caressait la joue avec le dos de la main. « Oui ne t'inquiète pas...» Encore et toujours ces «brusques» accès de tendresses pour le rassurer dans les moments comme celui-ci. Il n'était plus lui même. Les yeux bleus ciel ne reflétaient plus que de l'inquiétude que le Britannique interprétait comme étant un mélange de peur et de pitié. Néanmoins, il n'en était rien. Les sentiments du Français était vrais, on ne peut plus vrais. Juste... Il ne souhaitait pas contrarier Arthur avec les sous-entendus salaces qu'il glissait de temps à autre dans une conversation qui était tout ce qu'il y a de plus basique.

Alors, qu'ils méditaient tous les deux silencieusement dans la chambre, un violent bruit de pas se rapprochaient dans le couloir. Ils crurent même discerner quelques insultes entre deux coups de talons dans le sol. En entendant cela, Arthur pâlit brusquement.

«- Ho my God...

- … Arthur ?»

Le blond aux cheveux sables commença à descendre du lit, tremblant.

« 'faut que... que...» Francis le retînt sur le lit par le poignet. « Arthy, tu ne peux pas sortir maintenant ! Il faut que tu te reposes !» Le dit Arthy le regarda avec des yeux affolés. « Il faut que je sorte ! Right now !» La peur qui se lisait dans les yeux du plus jeune lui donna presque envie de le laisser faire mais il se ravisa. «Je ne sais pas qui est-ce que tu as entendu mais personne ne te fera de mal ! Crois-moi !»

Arthur agrippa sa chemise et le regarda gravement. Sa voix monta dans les aigus démontrant ainsi l'hystérie qui montait progressivement en lui.

«Franciiis !» Le cœur du Français se brisa devant le visage si terrifié. Il croyait bien ne l'avoir jamais vu dans un état pareil. Tout son corps était parcouru de violents spasmes électriques.

Soudain, la porte s'ouvrit d'un coup, renversant au passage l'étagère sur sa droite ainsi que toutes les serviettes posées dessus. Arthur se cacha derrière France et resserra la prise sur sa chemise, à son plus grand étonnement.

«- Is Arthur Kirkland Here ?» Demanda une voix de femme au timbre clair et menaçant dans un fort accent britannique. L'anglais émit un gémissement dans le dos de Francis qui cherchait à identifier l'identité de la femme qui venait d'entrer dans la pièce. Elle portait un tailleur à carreau avec une jupe. Deux hommes entièrement vêtus de noir et à l'air menaçant l'encadrait. Ils se tenaient sobrement, un peu en regret dans le couloir, les mains croisées dans le dos. Francis déglutit difficilement. Les yeux de la britannique lançaient des éclairs. Où avait-il déjà vu ce visage ? Qui pouvait être assez puissant pour terrifier ainsi l'ancien Empire britannique ?

Ho... Ca y est...

« - Madame Thatcher..» La salua poliment le continental tout en restant sur ses gardes. Derrière lui, l'Anglais s'était collé contre son dos.

La femme fit un pas en avant bientôt imité par France qui vînt lui baiser la main, laissant Arthur seul sur le lit. Marguerite Thatcher considéra suffisamment le blond avant de porter sa noble attention la nation qu'elle dirigeait depuis maintenant cinq ans.

« Hélas... on ne m'avait pas menti. La belle Angleterre a... fait une... overdose.» Finit-elle avec un petit sourire satisfait. Sa vois laissait penser qu'elle n'arrivait pas à admettre ce qu'elle même venait de dire. Puis elle reprit sur un ton froid et cassant : « Vous n'êtes jamais tombé aussi bas Mister Kirkland

Une demi seconde et deux pas plus tard, elle était près du lui pour gifler la dite Angleterre. Francis écarquilla les yeux, n'ayant même pas eu le temps de placer un mot. Pris de panique il se précipita sur le britannique pour le rasseoir sur le lit. Celui-ci se mordait la lèvre, humilié par son propre gouverneur devant son ennemi juré. Il regardait la première ministre droit dans les yeux. Dieu, que cette femme pouvait lui faire peur. Depuis qu'elle était arrivé au pouvoir, il se sentait toujours étouffé. Ses moindres faits et gestes étaient épiés en permanence et il avait de plus en plus de mal à se livrer à ses activités illégales. Elle hurla presque :

« - Comment en êtes-vous arrivé là ? Un tel comportement est indigne du parfait aristocrate que vous étiez il y a moins d'un siècle ! Le pays est au fond du gouffre !» France passa sa main sur la joue rouge. Arthur baissa la tête au bord des larmes. « Don't cry ! Don't cry » Se répétait-il à lui même, persuadé que s'il se laissait aller, se serait vraiment la fin.

La femme remonta ses lunettes d'un geste rapide et reprit plus doucement mais tout aussi durement : «Cependant vous pouvez me croire mon ami : Je vais tout mettre en œuvre pour que cela change ! Nous sommes la risée du monde entier ! Mais vous rendez-vous compte ? La noble Angleterre est comparé à un simple pays en voie de développement ! A un roturier ! Oui, vous allez changer...» Elle fixa France un moment comme remarquant enfin sa présence et ce, malgré qu'il se soit levé pour la saluer à peine cinq minutes plus tôt. Elle secoua la tête fatalement et tourna les talons avant de claquer la porte derrière elle.

Dans les bras de France, Arthur pleurait à chaude larmes maintenant... Il se haïssait. Non pas parce qu'il s'était littéralement transformé jour après jour depuis dix ans, non pas parce qu'il venait de se rendre compte que son peuple subissait les conséquences de sa décadence, non pas parce qu'il était au plus mal ou qu'il pensait que sa chef de gouvernement le méprisait mais seulement parce qu'il n'avait pu retenir ses larmes – une fois de plus – dans un moment pareil, et en présence de France. Oui, pour cela il se haïssait, et ça ne faisait que redoubler l'intensité de ses sanglots.


«- Et ça j'en fais quoi ?

- Ben t'as qu'à les foutre dans le carton là.» Lui répondit Arthur en enlevant lui même les porcelaines chinoises sur une étagère, de peur que Francis, par maladresse , – dont il ne faisait jamais preuve – ne les brise. Le Français rangea les grands disques de musiques dans la grande boîte. Il resta observer avec un léger sourire taquin les Cds des Beattles ou autres groupes de rock que Angleterre affectionnait tant et dont il se moquait rien que pour l'énerver. Il posa le dernier carton rempli de livres dans le couloir et dépoussiéra les manches de son gilet.

« Bon, on dirait que cette fois c'est bon.» Déclara l'Anglais en posant ses mains sur ses hanches fines. Il observa à nouveau le continu de chaque carton d'un air critiques pour vérifier que chaque objet était bien à sa place.

« Ouais... Ça m'a l'air pas mal. Les déménageurs ne vont pas tarder.

- Oui.»

Arthur était sorti de l'hôpital depuis maintenant une semaine et la relation qu'ils entretenaient en temps normal avait commencer à se réinstaller progressivement. Mais trop lentement pour le français qui se retenait depuis plus d'un mois de sauter sur son amant pour lui arracher ses vêtements et... Il se surprit à rougir.

Arthur déménageait. Il quittait son petit appartement de vingt mètres carrés en plein down-town Londonien pour aller s'installer dans le manoir qu'il avait déjà habiter un demi siècle plus tôt. Francis se demandait encore comment il avait pu récupérer la bâtisse qui avait été vendu à de riches américains. Comme si un certains premier ministre était passé par là. Il n'avait même pas entendu l'opinion de l'Anglais à ce sujet mais il était presque sûr qu'il était heureux de retrouver son foyer un peu à l'écart de l'agitation du centre ville.

Tout deux espérait sincèrement que ce serait le début d'une nouvelle vie. Il n'aurait pas le choix de tout manière. La dame de fer avait été très claire à ce sujet...

Et puis une gifle ça lui suffisait...

Mais ce dont Arthur tentait le plus de se débarrasser, c'était les nombreux dealers qu'il avait sur le dos et qu'il n'avait pas encore tout à fait réglé...


A suivre... (Fin)


Margaret Thatcher, C'est la première femme à occuper le poste de premier ministre au Royaume-uni. Son mandat débutera le 4 Mai 1979 pour se terminer 28 Novembre 1990 ( Soit plus de onze ans.) Lorsqu'elle est arrivée au pouvoir la Grande Bretagne était dans une grande situation d'instabilité ( que j'ai traduit dans la fic par la décadence progressive d'Arthur.) Elle va prendre des mesures radicales pour redresser l'économie du pays. Ainsi, on va la nommer la Dame de Fer.