Je suis vraiment très heureuse de voir que cette fictions vous plaît, j'espère vraiment que ça continuera à être le cas ! Donnez-moi vos avis, bon ou mauvais, je veux vraiment savoir ce que vous en pensez. Voilà un nouveau chapitre, bonne lecture !
« Bella ! Bella est-ce que ça va ?
Ma tête ! Aïe ! J'ouvrai les yeux. Jasper se tenait au dessus de moi, inquiet. Je ne compris pas tout de suite ce qu'il venait de se passait. Je sortais des toilettes quand j'ai bousculé :
-Edward ! M'écriai-je.
-Calme-toi ! Me rassura Jasper.
Je m'assis et regardai autour de moi, aucune trace de lui :
-Ou est-il passé ?
-Qui Bella ?
-Le garçon que j'ai bousculé.
-Bella, tu as pris un coup sur la tête. Il faut que tu ailles voir un docteur.
-Je…non ! Contrai-je.
Je me levai, un peu trop vite, ma vision se troubla et je faillis retomber. Jasper me retint, aidé par un autre homme, qui n'était pas Edward. Ou était-il ? Sortir de ce restaurant, courir pour le retrouver, lui demander pourquoi n'avait-il donné aucuns signes de vie, j'aurai put le faire. Mais je préférai rester raisonnable :
-D'accord, acceptai-je malgré moi.
Je le retrouverai.
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-Il vous faudra beaucoup de repos, me conseilla le docteur Richard. Vous n'avez aucunes blessures graves, mais vous devez faire plus attention à l'avenir. Vous avez une toute petite bosse, je vais vous l'enlever. Je reviens tout de suite.
Il sortit de son bureau et je regardai enfin Jasper. Celui-ci se gratta la tête :
-Je suis désolée, m'excusai-je. J'ai tout gâché.
-Absolument pas ! Contredit-il. J'ai vraiment passé une bonne soirée.
-Jasper, il faut que je sache, l'homme que j'ai bousculé, qu'a-t-il fait lorsque je me suis évanouie ?
Jasper se racla la gorge :
-Eh bien, rien de particulier. Il m'a juste laissé faire, et est parti rejoindre la fille avec qui il était.
La fille ? Pourquoi Edward était-il avec une fille ? Etait-il déjà passé à autre chose ?
-Tu le connais ?
-A vrai dire, je n'ai pas seulement perdu mes parents. Je sortais avec un garçon, que j'aimais beaucoup, Edward. On m'a dit qu'il était mort, mais ils se sont trompés. Il n'est pas mort, c'est lui que j'ai bousculé ce soir. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il est parti. Peut-être a-t-il perdu la mémoire, supposai-je pour moi-même.
Jasper racla une nouvelle fois sa gorge :
-Bella, c'est impossible.
Je ne compris pas :
-Cet homme…n'était pas humain. Ces yeux étaient pareils aux yeux des Xérionnens.
Le docteur entra dans la pièce, et s'avança vers moi. C'est alors que j'étais encore en état de choc qu'il aspergea ma bosse d'un spray. Je sentis aussitôt l'effet qu'il avait eut sur ma tête, plus aucune bosse, plus aucune douleur. Jasper me raccompagna chez moi, dans un silence de plomb. C'était impossible, j'étais sure de ce que j'avais vu. C'était Edward ! Je me promis de le retrouver. Jasper avait surement dut se tromper. C'est dans cet espoir que je m'endormis cette nuit-là. Le lendemain matin je m'habillai très rapidement, ne déjeunai pas et me dépêchai de sortir de l'appartement. Rosalie entra au moment ou j'allais sortir :
-Ce footing m'a épuisé, fit-elle essoufflée. Tu allais sortir ? Me demanda-t-elle curieuse.
-Oui, j'ai quelque chose à faire.
-Non, non ! D'abord tu vas m'expliquer comment s'est passé ce rencard.
-Bien. On est allé à ce concert et ensuite il m'a invité à diner dans un petit restaurant très sympa.
J'en restais là, il fallait vraiment que je parte :
-Tu ne crois tout de même pas t'en tirer ainsi ? Me demanda-t-elle. Vous vous êtes…embrassé ? Hésita-t-elle.
-Non, m'offusquai-je. Je suis pressée Rose.
Elle fronça les sourcils :
-Bella Swan, qu'est-ce qu'il se passe ?
-Rien, laisse-moi passer, ordonnai-je en la poussant légèrement de devant la porte d'entrée.
Elle ne se laissa pas faire et se dressa droite devant la porte :
-Rose ! Laisse-moi passer ! M'emportai-je.
-Oh ! Tu te calmes ! S'énerva-t-elle à son tour. Tu m'expliques !
Je soupirai :
-Bella je te préviens si tu…
-Edward est vivant ! M'écriai-je.
Les épaules de Rosalie s'affaissèrent. Elle me regarda visiblement choquée :
-Mais…mais…
-Je l'ai bousculé hier au restaurant. Mais ensuite je me suis évanouie, et lorsque je me suis réveillée il n'était plus là.
-Pourquoi ?
-Je ne sais pas ! J'ai des tas de questions qui tournent dans ma tête, et il me faut des réponses, c'est pourquoi je repars au restaurant d'hier et j'attendrai jusqu'à qu'il montre le bout de son nez.
-Mais enfin, il est sept heures du matin, tu peux attendre.
-Non, je n'attendrai pas.
J'agrippai la poignée de la porte et sortit. Sur le trajet, une boule se forma dans mon estomac. Et si les réponses qu'il me donnait ne me convenaient pas ? Et s'il ne m'aimait plus ? Il n'avait même pas cherché à me retrouver. Pourquoi personne ne m'avait informé qu'il était encore vivant ? Lorsque j'arrivai au restaurant je pris une place au fond de la salle. Une dame vint me proposer de prendre quelque chose. Je refusai gentiment son offre. Elle me laissa alors tranquille. Mais je la rappelai quelques minutes plus tard :
-Que puis-je faire pour vous, Mademoiselle ?
-Je voulais savoir…un homme que j'ai repéré hier soir… à vrai dire il me plaît beaucoup.
Je fis mine de rougir :
-Ah l'amour ! Ca paraît être un sentiment tellement beau lorsque vous en parlez.
Cette dame était une habitante de Primon. Elle ne connaissait donc aucun des sentiments qui pouvaient nous animaient nous les terriens :
-Il est assez grand, et mince, a des cheveux châtains avec des reflets cuivrés, de beaux yeux verts.
-Oh ! Vous voulez parlez d'Alec, comprit-elle. Il vient chercher son café tous les matins, ici, bien sur que je le connais !
-Heu…
J'hésitai :
-Non, je crois avoir entendu quelqu'un l'appeler Edward.
-Edward ?
Elle fronça les sourcils :
-Je ne connais aucun Edward, je suis désolée mademoiselle.
-Merci tout de même pour votre aide, la remerciai-je.
-Je vous en prie.
La dame repartit à ses occupations. Je regardai autour de moi. Seul un homme sirotait un soda tout en lisant un livre. Je ne réussis à lire de quel livre il s'agissait. Cela me fit penser à mon grand-père, qui adorait lire. Il avait une immense bibliothèque dans son bureau composée de toutes sortes de livres, en passant par du thriller, de la romance ou même de la science fiction. Aujourd'hui les livres ou même les films de thriller étaient strictement interdits. De toute façon, les autres espèces n'appréciaient pas l'imagination humaine et ce qu'elle était capable de faire. Tuer quelqu'un était inconcevable pour eux. Ils recherchaient encore quelle partie de notre cerveau si complexe autrefois, et désormais si simple pour eux, pouvait nous pousser à avoir de telles envies ou impulsions. Toutes les autres espèces baignaient dans un amour infini pour l'autre, aucune jalousie, aucune rancœur, aucuns conflits. Ce monde était devenu prospère et étonnamment parfait. Penser à mon grand-père me fit sourire. Plus aucuns anciens n'étaient encore vivants dans ce monde, et la transplantation des âmes des autres espèces n'avaient jamais encore été essayée sur un hôte d'âge aussi avancé. Comme la société de mon ancien temps, la jeunesse et la santé étaient prônées. J'allais finalement commander un chocolat chaud lorsqu'Edward entra dans le restaurant…Toujours accompagné d'une fille. Son hôte devait avoir mon âge, elle était assez belle, avait de jolis cheveux couleur or. Contrairement aux espèces autour de moi je ressentis de la jalousie pour elle. Elle avait eut Edward pour elle durant tout ce temps. La boule dans mon estomac s'intensifia, mais je me risquai à aller lui parler. Je m'avançai vers lui :
-Edward ?
Celui-ci ne broncha pas. Je lui mis une petite tape dans le dos :
-Edward ? Recommençai-je.
Celui-ci se retourna cette fois-ci :
-Bella ?
-Oh Edward ! Fis-je en me jetant dans ses bras. Je suis tellement heureuse que tu sois vivant.
Je le sentis alors me repousser légèrement :
-Vous…vous devez faire erreur. Je ne vous connais pas.
-Mais…
Il ôta ses lunettes de soleil et je reculai prête à m'évanouir une nouvelle fois. Ses yeux ! Ses beaux yeux verts enchanteurs qui vous faisaient voyager à travers le monde lorsque vous les regardiez avaient laissé place à des yeux rouges…Les mêmes yeux qu'un Xérionnen :
-Qu'avez-vous fait d'Edward ? M'écriai-je hors de moi.
Je le poussai soudainement prise d'une violente colère :
-On m'a transféré dans son corps, se défendit-il.
Les gens autour de moi étaient tous choqués devant une telle violence. Transférer ? Jasper avait donc raison. La traqueuse ! Il fallait que je la vois. Je me dépêchai de sortir de cet endroit et courrai à en perdre haleine jusqu'à l'immeuble des Bureaux. Tous les gens qui s'occupaient de faire régner la paix et de faire tourner la machine comme elle le devait se trouvaient dans cet immeuble, dont la traqueuse, Jane Burton. Je ne l'avais pas revu depuis mon réveil, et la revoir ne m'enchantait guère, mais elle savait. Elle pourrait répondre. J'entrai en trombe dans son bureau :
-Que lui avez-vous fait ? M'exclamai-je telle une furie.
La traqueuse prit peur. Elle se leva rapidement :
-Bella, calmez-vous, m'ordonna-t-elle.
-J'ai vu Edward ! M'exclamai-je aussitôt refusant d'obtempérer cette fois-ci.
La traqueuse soupira, semblant comprendre :
-Ca n'est plus Edward.
-Bien sur que si !
-Bella, Alec a été implanté dans son corps. Edward n'est plus là ! Il est mort, seul Alec permet de garder le corps d'Edward animé. Mais vous savez bien que l'âme d'Edward n'est plus là.
-Son corps ne vous appartient pas !
-Bella ! Vous savez comme moi que nous voulons un monde en paix. Permettre à toutes les âmes de voyager à travers l'univers me paraît juste. Nous utilisons seulement des corps, des corps qui seront inutiles s'ils ne sont pas utilisés par nous. C'est vraiment ce que vous voulez ? Que nous les laissions pourrir sous terre ? Je trouve cette hypothèse réellement injuste.
-J'aurai préféré enterré Edward plutôt que de voir cette chose à l'intérieur de lui.
La traqueuse tiqua, elle lissa son blazer blanc et croisa les bras :
-Votre comportement est plus qu'inquiétant Isabella. Cette manière que vous avez d'appeler ma propre espèce par le mot chose, m'apparaît clairement comme un acte de terrorisme.
Ces mots eurent le don de me calmer, et je compris tout à coup, ce que je venais de faire. Les autres espèces avaient beau vouloir vivre dans la paix, lorsqu'un être se mettait en travers du chemin qu'il voulait garder, ils n'hésitaient pas à devenir un peu moins pacifistes :
-Vous ne comprenez pas. Je respecte toutes les espèces qui sont présentes sur Terre. Vous savez bien que je m'intéresse de très prêt à vos particularités. Je n'ai jamais eu de problèmes avec l'une d'elles. Ce qu'il y a, c'est que j'aime Edward. J'ai énormément de mal à le laisser partir, alors lorsque je l'ai vu, l'espoir de le retrouver s'est multiplié. Je crois que je dois juste faire le point dans mes sentiments, et je dois accepter de le laisser partir.
Jane se décrispa et adopta une mine compatissante :
-Je comprends Bella. Voulez-vous que nous renforcions vos heures avec le docteur Samuels ?
-Non, m'empressai-je de refuser.
Je l'avais dis peut-être un peu trop vite, j'affichai alors un grand sourire :
-Je préfère m'investir dans mon travail à l'université.
-Vous avez raison, si j'en crois vos professeurs vous êtes un très bon élément.
Je souris et m'avançai vers la porte :
-Bonne continuation Isabella, me salua-t-elle.
Je sortis de la salle complètement usée. Je rentrai à l'appartement lentement réfléchissant à ce qu'il s'était passé. Edward n'était plus là d'après la traqueuse. Celle-ci m'aurait désormais à l'œil. Elle ne laisserait pas ce petit incident sans conséquences. Elle se dépêcherait forcément d'en avertir ma psy, qui chercherait par tous les moyens de vérifier qu'aucun sentiment de rébellion ne restait encore en moi. Je ne serais pas allée jusqu'à me qualifier de terroriste, mais il est vrai que ce jour là, une rage certaine et dévastatrice m'avait emparé. J'avais alors détesté tout le système autour de moi. Je ne les avais plus vu comme les sauveurs de ce monde perdu, mais plutôt comme des envahisseurs, comme l'ennemi. Je savais bien que de telles pensées ne seraient pas prises à la légère, c'est pourquoi je les avais aussitôt réprimé. Aussi, durant des mois, je m'évertuai à rester la plus exemplaire des personnes sur cette terre. J'allai même jusqu'à créer des amitiés avec différentes espèces, qui étaient parfois très difficiles à suivre, mais restaient tout de même attachantes. Je sentis l'œil de Jane sur moi, s'atténuer avec le temps, jusqu'à que le docteur Samuels abaisse même le nombre d'heures de consultation. Tout se passait réellement bien, dans le meilleur des mondes, jusqu'au soir ou on sonna à ma porte alors que j'étais tranquillement allongé sur le sofa, regardant une émission sur une espèce d'insecte présente sur la planète Primon. Rosalie était sortie avec un garçon qu'elle avait rencontré un peu auparavant. Ils semblaient bien s'entendre, au plus grand bonheur de mon amie. J'envoyai un signal à la télévision qui s'éteint et me roulai dans ma couverture, ce que j'avais toujours adoré faire et allai ouvrir. Il était tard, qui pouvait venir me déranger à une heure si tardive ? Sachant qu'il pleuvait des cordes dehors, ce qui était vraiment peu ordinaire. Je pensai à mon ami Odec qui avait oublié son manteau chez moi deux jours avant. J'eus un hoquet de stupeur lorsque j'ouvris la porte à un Edward trempé jusqu'aux os. Il me regarda de son regard perçant, adossé au chambranle de la porte et m'offrit un faible sourire :
-Bonsoir, souffla-t-il. »
