Disclaimer :

Les personnages de Harry Potter ainsi que les « décors, mots et créatures » sont la propriété exclusive de J.K. Rowling. Il n'y a aucune intention de contre-façon ou de violation de ses droits d'auteur. Cette histoire est écrite pour le plaisir de l'écriture et ne rapportera aucun centime à son auteur.

Cette fanfic se déroule pendant la sixième année de Harry à Poudlard mais ne prend absolument pas en compte le tome 6 de Harry Potter.

Couple : Draco / Hermione, pas de slash !

Pense-bête de l'auteur : Draco a la main droite collée à la main gauche de Hermione.


Je vous remercie pour toutes vos fantastiques reviews ! Je suis désolée de ne pas avoir updaté plus tôt. Mais si vous êtes passés par ma bio, vous savez pourquoi.

J'ai passé beaucoup de temps sur ce chapitre pour qu'il soit le meilleur possible. Ishtar205 m'a aidé à chasser les fautes de ce chapitre. Ce chapitre est long, comme cette fic. Avec ce chapitre, je dépasse les18 000 mots pour seulement 4 chapitres : je ne poste pas souvent certes, mais à défaut, j'essaie de poster des chapitres conséquents.

Pour tous les lecteurs sans compte ou mail et qui m'ont laissé une review, (merci à Amoricitia (ton adresse mail n'apparaissait pas dans la review), Johanna, Flo (ta review a été coupée, hélas), Miss Botter, Jay, Shérazade, My-story07, Hermionegranger06, Lil'lily, Todoto), vous trouverez les réponses ici :

http : Melindra(.)livejournal(.)com/16095(.)html

Ah oui, j'oubliais. Le chapitre devait comprendre la scène sur les toilettes... mais avec il aurait été trop long. Ce sera pour la prochaine fois avec le bisou, normalement... !

MERCI A TOUS !


Chapitre 4

Draco et Hermione sortaient des appartements des préfets de Serpentard... lorsqu'une vive lueur les aveugla. Juste après, ils entendirent un cri presque extatique :

- Ouiiiiiii ! J'ai la première photo des Collés de la Saint Valentin !

Colin Crivey, jeune sorcier toujours à la recherche d'un scoop, les contempla d'un air heureux avant d'ajouter, ravi :

- Grâce à vous deux, mes économies vont exploser !

Et il s'enfuit en courant avant que Draco n'ait eu le temps de se saisir de sa baguette pour exploser son appareil photo.

- Sale petit nabot ! Je vais le tuer ! Oser me prendre en photo comme ça, siffla-t-il avec fureur.

La réaction d'Hermione était radicalement différente. Une expression peinée s'était peinte sur son visage :

- Ron..., murmura-t-elle.

Elle semblait désolée.

- Quoi encore, avec lui ? », demanda Draco.

Tout en imaginant avec une effrayante facilité un certain nombre de supplices qui conviendraient parfaitement au photographe en herbe.

- Il ne sait pas encore... pour le sortilège. Et je n'ai aucune envie qu'il l'apprenne par une photo..., expliqua-t-elle sur un air d'évidence.

Draco eut un geste excédé :

- Et c'est tout ce qui t'importe ?

Elle se tourna vers lui :

- Tu voudrais que comme toi, j'imagine, j'ai honte d'être à tes côtés ? Ce n'est pas que ça me remplit de fierté mais bon, je n'ai aucun moyen de l'empêcher, conclut-elle avec un haussement d'épaule.

- Je ne te comprends pas...

- N'essaie même pas, je préfère. Enfin, peut-être que Harry le lui a dit..., essaya de se rassurer la jeune fille.

Ses pensées à nouveau tournées vers Ron, tout en sachant qu'elle ne pouvait rien y faire pour le moment. Car il serait forcément blessé par la situation actuelle : ce maudit sortilège avait choisi Malfoy, pas lui...

- Bon et si au lieu de parler de Saint Potter, on allait à la bibliothèque ? Comme ça nous serons rapidement libéré tous les deux et tu pourras dire ce que tu voudras à Weasley. Ou faire ce que tu voudras, ajouta-t-il après un instant de réflexion.

Il fit quelques pas.

- Comment ça faire ? », demanda-t-elle en lui emboîtant le pas pour ne pas tomber.

- Lui sauter dessus. Parce que sans ça, il ne comprendra jamais que tu veux sortir avec lui, lui expliqua charitablement Draco.

Pour une fois qu'il pouvait apprendre quelque chose à la jeune fille...

- Et pourquoi je ferais ça ?

- Qui sait ? Pour éviter que ce soit encore toi qui te retrouves collée l'année prochaine ? Ou alors parce que c'est la seule façon de lui faire comprendre ? Il ne se bougera jamais... trop mort de trouille.

- Tu l'as déjà dit tout à l'heure, lui fit remarquer la jeune fille.

- Parce que tu ne comprends pas que pour un homme, seules les actions comptent.

- Tiens donc, murmura Hermione d'un ton neutre.

- Parfaitement. Les filles passent toujours leur temps à chercher des explications vaseuses ou à se prendre la tête. Les hommes se comprendront toujours parfaitement. Alors qu'il est impossible de vous comprendre !

- C'est marrant, ça. Je n'aurais jamais cru que tu sois gay, répliqua Hermione.

Comme si elle avait attendu le bon moment pour lancer sa flèche de Parthe... Draco s'arrêta net :

- Comment ça gay ?

- Ben tu parles avec tellement de passion des relations entre hommes, et tout ça, fit Hermione qui retenait difficilement un sourire amusé.

Draco s'arrêta net et ses yeux gris prirent un éclat métallique.

- Vois-tu, il y a des sujets sur lesquels il vaut mieux ne pas plaisanter avec moi...

Notamment parce que Blaise lui avait fait quelques propositions insistantes par le passé qu'il avait très mal vécues. Il n'aimait que la gente féminine et avait eu beaucoup de difficultés à le lui faire comprendre...

- Quoi, tu me tuerais ? », répliqua-t-elle amusée.

- C'est moi ou tu essaies de me pousser à bout, amour ? Parce que tu es sur la bonne voie, fit Draco dans un murmure soyeux.

A la fois froid et dangereux. Hermione eut un frisson qu'elle réprima.

- Et pourquoi donc ferais-je quelque chose de si stupide ? », répondit-elle avec la sensation de jouer avec le feu.

- Je ne sais pas justement. Tu es supposée être intelligente. Ou alors ce n'était qu'une rumeur... C'est ça ou alors tu n'as pas aimé ce que j'ai dit sur ton Weasley.

- Et toi tu es furieux que je n'ai pas peur de toi et que je te parle comme ça ! », répliqua-t-elle aussitôt.

Un sourire froid effleura les lèvres du Serpentard.

- Tu te surestimes.

Il écarta de sa main libre une mèche échappée de son catogan :

- Je te propose ceci : et si on arrêtait de parler ? », suggéra Draco. On va faire ces satanées recherches, se décoller et tout sera fini. Là j'irai trucider le misérable nabot pour m'avoir pris en photo. Tout sera comme avant à cet infime détail près...

- Je suis pour, répondit Hermione.

Soulagée que Draco soit redevenu comme avant. Quand il était froid et cynique comme à l'instant... elle ne voyait en lui qu'un sorcier dangereux et l'ennemi de Harry. Et cela faisait déjà deux fois qu'il agissait ainsi. Deux fois qu'il semblait se couper de toute émotion comme un tueur aurait pu le faire. Elle chassa sa peur, se demandant plutôt qui était le véritable Draco. Celui qui l'affrontait avec verve ou celui qui semblait capable de tuer sans regret ?

Ils se remirent à marcher dans les couloirs déserts. Hermione ne parvenait pas à calquer son pas sur celui, trop rapide, de Draco. Elle trébuchait sans arrêt, se retenant au jeune homme pour ne pas tomber. Ce dernier semblait ignorer avec dédain ses difficultés : il était visiblement pressé de se débarrasser d'elle.

- Mais enfin arrête de faire exprès et attends-moi au lieu de faire des grandes enjambées comme ça ! Tu veux que je tombe ou quoi ? », finit-elle par protester.

- Je croyais que tu étais pressée ! », fut la réplique agacée.

- Pas au point de m'étaler dans le couloir. Et je te rappelle que si je tombe, toi aussi.

Ils s'arrêtèrent pour se faire face, énervé pour l'un de cet arrêt inutile, agacée pour l'autre de cette indifférence vexante. Draco soupira :

- Très bien. Je vais marcher plus lentement...

Il s'appliqua pour marcher du même pas qu'elle. Et ce fut main dans la main et marchant d'un pas - presque - uni qu'ils arrivèrent à la bibliothèque de l'école.

Madame Pince les regarda entrer avec un sourire froid, presque cruel.

- Miss Granger. Monsieur Malfoy... Ainsi cette année c'est vous deux qui avez été choisis, fit-elle sous-entendant bien des choses.

Hermione n'avait jamais apprécié la bibliothécaire. Madame Pince regardait méchamment quiconque touchait les ouvrages, comme si ceux-ci étaient sa propriété privée. Et rabrouait vertement ceux qui avaient le malheur de laisser tomber un livre... Or cela était arrivé nombre de fois à Hermione puisqu'elle prenait les livres sur les étagères par dizaine : ceux du haut de la pile avaient hélas, la fâcheuse tendance à glisser malgré tous ses efforts.

- J'ai l'impression que vous êtes jalouse, répliqua Draco avec ironie.

- Ah, fit-elle d'un ton dédaigneux, vous vous méprenez Monsieur Malfoy. Je suis simplement... étonnée.

- De nous voir tous les deux collés ? », fit Hermione.

- Disons que je pensais vous voir avec Monsieur Weasley. Mais peut-être éprouvez-vous plus d'affection pour Monsieur Malfoy...? Peut-être préférez-vous ses longs cheveux ?

Sans en avoir conscience, Hermione serra plus fort la main de Draco, hésitant à dire le fond de sa pensée à cette vieille perruche célibataire.

- Cela ne vous regarde pas, intervint Draco. D'ailleurs, vous ignorez tout de ce sortilège puisque vous n'en avez jamais été victime, n'est-ce pas ?

L'expression outrée de Madame Pince ne montrait que trop bien qu'il avait deviné juste.

- Par conséquent, reprit-il d'un ton plus sec, j'imagine que ce sortilège choisit des personnes qui ont un coeur, répliqua Draco comme en écho à la conversation passée avec Hermione.

Hermione l'observa quelque peu surprise, mais sans rien dire : c'était étrange qu'il n'ait pas oublié sa remarque. Après tout, il s'agissait d'une remarque comme une autre. Et pendant toutes ces années, Merlin savait combien ils avaient pu s'insulter. Alors une simple remarque... Etrange, oui.

- Vraiment ? », fit la bibliothécaire sans répondre à l'insulte déguisée. Alors dites-moi pourquoi vous êtes là ? Parce que vous n'êtes pas les premiers à chercher un livre de la Bibliothèque... pour se séparer, fit-elle avec une ironie acide. Mais vous ne trouverez rien.

- J'ai l'impression que cela vous amuse, répondit Draco.

Il posa dans un geste brusque l'autorisation du Professeur Snape sur le bureau de la bibliothécaire. Madame Pince le lut attentivement, les lèvres pincées.

- La... Réserve ? », fit-elle comme choquée.

- Oui.

L'intonation de sa voix était telle qu'Hermione avait le sentiment que si la bibliothécaire ne s'exécutait pas dans l'instant, Malfoy ferait sauter lui-même la chaîne qui interdisait l'accès de la Réserve. Elle lui jeta un coup d'oeil pour se rendre compte de ce qu'elle savait déjà : elle avait à nouveau devant elle l'individu de tout à l'heure...

La bibliothécaire le considérait avec attention, nullement démontée par ce jeune homme à la voix impérieuse...

- Pour vos devoirs de potions , insista-t-elle. p

- Dois-je demander au Professeur Snape de venir vous le dire lui-même ? », fit Draco d'un ton cinglant.

- Vous passez trop de temps dans la Réserve, objecta la bibliothécaire. Bien trop pour un étudiant en 6ème année.

Draco reprit le mot du professeur pour le ranger avec soin sans se donner la peine de polémiquer. Il suivit Madame Pince, Hermione toujours sur ses pas.

La jeune fille restait silencieuse. Il était loin l'humour dont elle avait fait preuve. Car elle le voyait, ce Mangemort en devenir, passionné de magie noire. Capable de tuer comme elle lui en avait fait la réflexion tantôt. Il n'avait pas nié et ses yeux gris n'avaient rien exprimé. Comme si la possibilité était plus que réelle : évidente.

Oui, il semblait être le digne successeur de son père. Sauf que ses cheveux longs, loin d'avoir le lissage policé de ceux de son père, ondulaient souplement... Sauf aussi qu'il avait nié être pareil à son père le matin même. Hermione ne savait que croire.

A cet instant, avant de plonger dans la Réserve, une seule chose était certaine : elle souhaitait que Malfoy reste celui avec lequel elle se disputait depuis le matin. Pas cet adolescent presque homme, sûr de lui, comme arrogant dans sa puissance... Pas cet inconnu à la voix dangereuse, comme en imitation de son futur maître. Pas cet individu froid comme indifférent.

Arrivée devant la Réserve, Madame Pince ôta la chaîne qui la protégeait puis les laissa sans un mot. Tout dans son attitude indiquait combien elle condamnait leurs recherches. Ou combien elle espérait les voir échouer...

OOOoooOOOooo

Ils se retrouvèrent seuls dans la Réserve. Hermione avait l'impression étrange que les ombres de la Bibliothèque se réunissaient ici, comme attirées par la noirceur des ouvrages. Cette partie de la Bibliothèque était différente. Il y avait quelque chose dans l'air, comme une tension pesante. Une sensation de danger, peut-être.

- Cherche dans les livres en rapport avec les sortilèges, suggéra le jeune homme avant de chercher dans un étagère.

Il semblait à l'aise, comme si ce lieu ne provoquait aucun malaise en lui. Hermione voulait suivre ce conseil évident, mais se plonger dans des livres de magie noire... Cela avait quelque chose d'effrayant. Elle laissa glisser une main légère et tremblante sur les tranches des livres, osant à peine les toucher.

- Quoi ? », demanda Draco ayant vu son geste.

L'ayant perçu comme de la peur, de l'appréhension. Mais il choisit de ne pas se moquer : il avait besoin d'elle et de son intelligence pour les aider à sortir de cette situation intenable.

- Ce sont des ouvrages de magie noire... Le sortilège qui nous lie n'en est pas un et...

- Ne les considère pas comme ça. Ces livres comme tous les autres ne contiennent qu'un savoir. Leur usage ne dépend que du lecteur et je doute que toi, tu le ferais à mauvais escient, expliqua-t-il un peu énervé par son hésitation.

- Mais toi si, osa chuchoter Hermione.

Ses yeux semblaient plus grands, peut-être parce que la lumière était plus faible ici. Le jeune homme ne savait si c'était la peur ou la colère qui faisait parler la jeune fille. Il soupira :

- Quelle importance ? Je n'ai pas de compte à te rendre, non ? Alors arrête de chercher à deviner ce que je pourrais bien faire. Tu es toujours en vie, et nous sommes toujours liés, voilà ce que je sais. Et nous sommes là pour y remédier. Rapidement, acheva-t-il d'un ton plus sec.

Hermione se mordit les lèvres pour s'empêcher de répondre. Mais les mots lui échappèrent.

- Est-ce que tu me tueras si on ne trouve aucun moyen ? », demanda-t-elle avec bravade.

Elle était adossée à une étagère, son regard planté dans le sien, comme pour le mettre au défi de dire la vérité. Elle était juste à peine plus petite que lui, plus fragile aussi certainement. Mais sa volonté semblait sans faille et ses yeux noisette l'affrontaient bravement alors qu'elle parlait de sa propre mort... Draco la savait loyale et charitable jusqu'à l'excès. Et il la détestait pour tout cela.

- Potter le prendrait mal, répliqua Draco avec légèreté. Comme Dumbledore.

- Malfoy..., fit Hermione.

La tonalité plus grave de sa voix indiquait qu'elle voulait une véritable réponse. Le visage du jeune homme redevint sérieux :

- Très bien, tu sais qui je suis, et la famille qui est la mienne. Imagine un peu leurs réactions quand ils te verront collée à moi... A quoi t'attends-tu ? », dit-il brutalement.

Hermione comprit tout à coup, sans vraiment y croire :

- Tu essaies de me sauver la vie...

- Ou d'éviter de traîner un cadavre pendant des mois, ironisa Draco.

La jeune fille pâlit à ses mots : cela ressemblait bien plus au Malfoy qu'elle avait entr'aperçu.

- Ton père est en prison, objecta-t-elle.

Car seul Lucius Malfoy, lui semblait-il, était capable d'une telle extrémité.

- Et alors ? Tu ignores donc que ma mère est la soeur de Bellatrix ? Je crois que tu as déjà eu affaire à elle, non ? Elle ne réfléchira même pas ! », répliqua aussitôt Draco.

Hermione ajouta malgré tout :

- Et V... Vol... de... p

Il l'interrompit, ne souhaitant pas entendre ce nom-là en ce lieu :

- Tu n'espères pas que je vais te dire tous mes secrets ? Je te dirai simplement que j'ai promis à mes parents de suivre ce chemin... pour une bonne raison. J'y adhère totalement, conclut-il.

Une brusque nausée souleva l'estomac d'Hermione. La jeune fille aurait préféré s'être trompée.

- J'espère t'avoir suffisamment motivée pour que tu touches enfin ces ouvrages , ajouta-t-il avec froideur.

Il se tourna à nouveau vers les livres posés en vrac sur les étagères, amer de sa mise au point. Pourtant il n'avait pas entièrement menti. Dès que sa mère ou Bella la verraient, elles la tueraient sans même se concerter. Tout ça à cause d'un stupide sortilège.

Et il n'en aimait pas l'idée. Une mort comme ça, cela ne servirait à rien.

Jasmin... Oui maintenant, il en était certain : elle utilisait un parfum avec une fragrance de jasmin. La senteur restait telle une note qui résonnait encore le pianiste enfui... La pensée incongrue s'évanouit aussitôt sous le cours implacable de ses pensées. Si elle mourrait, il aurait Potter et ses amis beaucoup trop tôt sur le dos, sans compter le directeur. Et puis le Seigneur des Ténèbres n'apprécierait certainement pas : sa mère lui avait dit qu'il appréciait d'avoir un « espion » à Poudlard et qu'il comptait lui donner une mission importante dans peu de temps...

Oui, tout le monde le considérait déjà comme un Mangemort, y compris Granger. Or même lui ignorait s'il ferait ce choix. S'il était prêt à combattre du côté du plus fort. Crabbe et Goyle ne tarderaient plus à prêter serment, sans doute dès leur prochaine convocation au Manoir du Seigneur des Ténèbres. Et ils ne cessaient de lui suggérer de s'initier en même temps. Comme s'il s'agissait d'un jeu. Les inconscients... Lier sa vie à Voldemort revenait à la jouer.

Il ne se souvenait que trop bien de sa récente rencontre avec le Seigneur des Ténèbres à Noël. Ce dernier l'avait considéré étrangement, comme avide :

- Draco Malfoy... Toi, tu es tel une pierre brute. A tailler puis à polir, dans le sang et les morts, avait-il murmuré avec délectation. Oui, comme ton père avant toi...

Avant d'éclater d'un rire acéré tel une lame. Draco n'avait rien dit, car rester silencieux c'était ne pas se compromettre. Il voulait garder encore l'illusion qu'il avait toujours le choix... Même si son père lui écrivait pour ne cesser de lui ordonner de prendre sa place parmi les Mangemorts. Tout était donc prévu sauf ses doutes renforcés par ce damné sortilège.

Toutefois n'était-ce pas lui qui avait dit à Hermione de ne pas le juger ? Malgré cela il suivait le cours que ses parents avaient choisi pour lui, tel un ruisseau docile. Tout le monde faisait ce choix pour lui, tout le monde sauf...

La suite de ce Noël éprouvant lui revint en mémoire, avec la facilité des conversations remémorées cent fois. Le feu de bois se mourrait alors dans la cheminée et l'aube était toute proche. Draco était rentré du manoir du Seigneur des Ténèbres grâce à Severus qui avait transplané avec lui. Le maître des potions semblait vouloir s'attarder dans le Manoir des Malfoy. Il s'était assis dans un fauteuil non sans s'être offert un verre de porto. Draco s'était mis face à lui, près de la cheminée, fixant en silence les flammes d'un regard sombre. Son père était emprisonné depuis de longs mois et sa mère lui demandait régulièrement quand donc allait-il prêter serment...

- C'est un choix irréversible, avait soudainement dit Severus.

- Mon père est en prison, et tous les Mangemorts attendent que je prête serment. Même ma mère n'attend que ça.

Draco n'avait pas eu besoin de lui demander de quoi il parlait.

- Pas moi, avait-il répondu d'une voix tranquille.

- Tu es un espion. Est-ce que je dois te croire ?

- Tu dois choisir, Draco. Ta famille ou l'inconnu.

- Tu penses que j'ai déjà choisi parce que sans cela tu ne m'aurais pas révélé ton statut d'espion, avait murmuré Draco sans trop y croire.

- Disons... que j'ai quelques espoirs pour toi, avait corrigé le maître de potions.

- Et tu mets ta vie en jeu... Je ne sais pas ce que je dois faire.

- C'est déjà bien. A ton âge j'étais persuadé de faire le bon choix.

- Je n'aime pas Potter, avait lâché le jeune homme.

Avec un soupçon de hargne.

- Pourquoi ? De toute façon, tu n'as pas besoin de l'apprécier pour devenir un espion de l'Ordre.

- Parce qu'il a le choix. Parce qu'il est Potter. Parce que tout le monde l'aime. Parce que devoir traiter avec lui... J'ai l'impression de me rabaisser.

- Tu es jaloux.

Sa voix toujours tranquille.

- Et alors ? Il a l'essentiel, des personnes qui l'aiment. Quand ma mère me regarde, elle ne voit qu'un héritier. Celui qu'elle devait donner à mon père pour garder son statut. Moi mort, elle n'a plus rien.

- Elle t'aime et veut te protéger. D'une certaine façon pour elle, si tu prêtes serment tu seras protégé... Draco, s'était décidé à dire Severus, je sais de source sûre que tu feras le bon choix. Ou plutôt... qu'on le fera pour toi. Laisse-toi guider.

Draco avait froncé les sourcils, perplexe :

- Laisse-moi deviner... une autre prophétie ? Une voyante ? Du genre « celui qui sera né le 5 juin 1980 ? »

Le regard de Severus s'était fait triste face à son ironie mordante.

- Fais-moi confiance, voilà tout. Et fais-toi confiance. Tu pourrais être surpris, tu sais. Parfois le destin peut forcer les gens à se révéler à eux-mêmes. Le destin ou certains sortilèges...

- C'est risible, avait répliqué le jeune homme en claquant la porte derrière lui.

Car il n'était pas prêt à entendre cela. Aujourd'hui, il se demandait si Severus ne voulait pas parler de ce sortilège atroce... Mais comment aurait-il pu savoir ?

- J'ai trouvé un livre qui devrait nous aider ! », fit Hermione en tentant de sortir un ouvrage. Aide-moi, il est trop lourd.

Sa voix l'arrachant à ses pensées, à cette conversation passée et qui était restée inachevée. Draco tendit sa main libre pour aider la jeune fille à prendre l'ouvrage. Le livre était épais et lourd. Il avait une couverture noire gravée de lettres d'argent au tracé tourmenté. Une chaînette le fermait sur la tranche, comme pour en protéger l'accès.

- « Les sortilèges de liens et de dépendance à travers les âges », lut Hermione avec satisfaction. S'il existe une solution, elle sera là.

- Il y a un petit bureau par ici, fit Draco avec mouvement de tête vers une table posée dans un recoin de la Réserve.

Tenant toujours l'ouvrage de leurs quatre mains, ils se dirigèrent vers la table bizarrement peinte d'un blanc très pur, et recouverte de motifs abscons.

- Il faut ouvrir les ouvrages sur cette table : elle est ensorcelée pour ouvrir les ouvrages sans risque, expliqua-t-il tout y posant le livre. Il y a parfois des maléfices sur les livres qui perdurent.

Hermione s'assit sans mot sur l'une des deux chaises et réussit à ôter la chaînette de sa main libre. Draco se fit la réflexion que lorsque l'on avait la motivation on était capable de tout. Y compris d'accomplir des choses avec sa main droite quand on était gauchère... La jeune fille examinait déjà la table des matières, ses réticences envolées.

- Il y est ! », s'exclama-t-elle tout à coup.

- Ah tu vois bien !

De sa main avide, elle feuilleta rapidement pour arriver au « Sortilège de la Saint Valentin. Crée par les quatre fondateurs de Poudlard. » Elle lut en diagonale les effets - elle était assez bien placée pour les connaître -, jusqu'à lire ceci à mi-voix :

« Les fondateurs de Poudlard sont toujours restés secrets sur la façon de mettre fin au sortilège. Et aucune des victimes de ce sortilège ne l'a jamais révélé. A une époque, les hypothèses les plus folles ont couru, mais personne n'a jamais su la vérité. Godric Gryffondor a seulement révélé un jour que le sortilège avait un lien très fort avec une autre création des quatre fondateurs : le Choixpeau. Il s'est avéré aussi que certaines années - fort rares - le sortilège ne s'est pas déclenché. »

- C'est bizarre, commenta Draco en se penchant lui aussi pour lire par-dessus son épaule.

Quelques unes de ses mèches de cheveux échappées de son catogan effleurèrent le visage d'Hermione. La jeune fille jeta un bref coup d'oeil à Malfoy qui continuait à lire avec attention. Elle ne l'avait jamais vraiment regardé de profil... et commençait à comprendre les raisons de sa « popularité » auprès de la gente féminine de Poudlard. Si Draco se rendit compte de son discret examen, il ne dit rien. Il avait fait de même quand elle s'était plongée dans l'ouvrage...

- Qu'est-ce qui est bizarre ? », demanda-t-elle enfin.

- Que le sortilège n'ait pas fonctionné certaines années, répondit-il tout en continuant à lire.

- Peut-être parce qu'il n'y avait aucun couple à réunir... Ou peut-être qu'il existe une limite d'âge ou que sais-je. On pourra peut-être lui demander, fit la jeune fille perplexe.

- A qui ?

- Au Choixpeau ! Il est sans doute le seul témoin de l'origine du sortilège, précisa la jeune fille. Le seul à pouvoir nous aider, j'ai même l'impression.

Draco hésita une seconde puis laissa son ironie habituelle remonter à la surface :

- ... Et pourquoi pas plutôt qu'il nous dise où se trouvent les tableaux disparus des quatre fondateurs pour qu'on puisse leur poser directement la question ? », se moqua-t-il. Ou nous faire remonter le temps pour leur demander des explications ?

Hermione se tourna vers lui, une étrange expression sur son visage.

- Quoi ? », s'inquiéta le jeune homme.

- Je n'arrive pas à croire que tu aies eu cette idée...

- Je sais tu vas dire que c'est stupide mais...

- Non c'est une excellente idée au contraire.

Draco fronça les sourcils et posa sa main libre sur le front de la jeune fille.

- Ne me touche pas ! », fit-elle tout en se dégageant de sa paume chaude.

- Tu n'as pas de fièvre... à moins que ce ne soit un sortilège du livre ?

- Je vais bien et si, c'est une bonne idée ! Si on retrouve les tableaux des fondateurs grâce au Choixpeau, on leur expliquera que je risque ma vie et ils nous expliqueront comment défaire le sortilège.

Draco hocha la tête, comprenant son raisonnement logique :

- Il nous faut donc le Choixpeau... Après tout pourquoi pas ? Seulement, ça va être difficile.

Hermione sourit :

- J'ai une idée ! Et si on allait voir Dumbledore ? p

- Tu l'as entendu : ce vieux fou ne peut rien pour nous.

- Oui mais vu la situation actuelle on entrera sûrement dans son bureau. Rappelle-toi ce qu'il nous a dit : de passer le voir.

- Et alors ?

- Mais réfléchis bon sang ! Où est le Choixpeau !

- Ah… Et tu es sûre que le livre ne dit pas autre chose qui pourrait nous aider ? Parce que ça ne va pas être facile de prendre le Choixpeau... », argumenta-t-il.

Et histoire d'avoir la solution tout de suite.

- Il est juste indiqué que ce sort réunit les personnes qui s'aiment, répondit Hermione, avec une moue écoeurée.

Draco soupira, vaguement agacé.

- Oui je sais que tu es amoureuse de moi, enfin comme la plupart des filles de Poudlard, mais ce n'est pas mon cas…

- Je crois que je préfère être sourde que d'entendre une telle absurdité ! », répliqua aussitôt Hermione avec dédain.

Soulagée aussi qu'ils se chamaillent comme avant. Amusée aussi.

- Tu préférais entendre que je suis amoureux de toi ?

Hermione pouffa :

- Non puisque c'est impossible ! Tu n'as pas de cœur, lui rappela-t-elle. Comment pourrais-tu aimer ?

Elle savait qu'elle jouait à nouveau avec le feu. A cause de sa curiosité sans limite. Mais elle voulait l'aiguillonner car il semblait bien qu'il avait été vexé par sa réflexion, comme en témoignait sa remarque à l'intention de Madame Pince.

- Je n'arrive pas à croire que quelqu'un qui se prétende si intelligent puisse être aussi stupide… et contradictoire. Il n'y a pas longtemps, tu disais me plaindre pour ajouter que je n'avais pas de coeur, répliqua Draco avec une pointe de raillerie.

- Les deux ne sont pas incompatibles : tu as de bonnes dispositions pour suivre la voie de ta famille… Et puis est-ce que j'aurais tort ? Qu'est-ce qui pourrait me prouver que tu as un cœur ? », insista la jeune fille.

Ce n'était pas la première fois qu'ils se lançaient des méchancetés. Pourtant cette fois, Draco semblait plus déçu que véhément.

- Je ne vois pas pourquoi je te répondrais, fit Draco en se levant. Tu m'as déjà jugé il y a longtemps.

- Comme toi, voilà tout, rétorqua Hermione avec un haussement d'épaule. Ca t'étonne ?

- Oui, je te rappelle que tu me plains. Alors j'aurais cru que tu aurais su prendre le temps au lieu de juger immédiatement...

Hermione se leva à son tour, contemplant un instant le livre inutile.

- Pourquoi l'aurais-je fait pour quelqu'un qui passe le plus clair de son temps à m'insulter ? », fit-elle plus doucement.

- Peut-être parce que tu ne le voulais pas : après tout ce bon vieux Weasley est si rassurant… Une façon comme une autre de lutter contre tes sentiments pour moi…, sous-entendit Draco.

Juste pour dévier la conversation vers un sujet sans risque et qui avait de grandes chances de mener à une dispute.

- Je n'ai aucun sentiment pour toi. C'est incroyable ce que tu peux être présomptueux.

- Alors dis-moi amour, pourquoi ce damné sortilège nous a réuni ?

Il la fixa, très satisfait de sa remarque qu'il estimait sensée.

- Par stupidité romantique, lâcha Hermione. Ou alors que sais-je... peut-être que ce sortilège a servi à faire de la publicité pour Poudlard à l'époque de sa création.

- Il doit y avoir quelque chose pour les personnes qui se détestent, qui sont incompatibles, je ne sais pas, n'importe quoi ! », s'indigna Draco. Personne n'a le droit de faire ça à des personnes qui n'ont rien demandé !

La jeune fille se pencha pour achever de lire rapidement les quelques pages consacrés au sortilège.

- Il n'y a rien, conclut-elle avec dépit. Peut-être qu'on trouvera une solution dans d'autres livres, mais j'ai bien l'impression qu'il ne nous reste plus qu'à demander au Choixpeau…

- Peut-être qu'il annulera le sort, espéra le jeune sorcier.

- Peut-être, oui...

Ils prirent ensemble d'autres ouvrages, résolus à ne pas lâcher prise si facilement car il ne serait pas facile de « kidnapper » le Choixpeau...

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Draco et Hermione lisaient avec attention et ne prirent pas garde à un curieux déclic qui résonna discrètement dans la Réserve. Colin Crivey s'éloigna d'un pas sautillant avant de provoquer davantage sa chance...

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Pendant plusieurs minutes, le seul bruit audible fut le doux murmure des pages des livres. Le calme semblait s'installer entre eux, tout du moins provisoirement... Draco releva rapidement les yeux, observant la jeune fille plongée dans un ancien palimpseste, le déroulant avec lenteur. Mais elle remuait nerveusement sur son siège, comme distraite par un problème bien plus important et urgent. Draco ne la connaissait pas, mais il avait l'intuition que ce comportement était inhabituel...

- Mais qu'est ce que tu as, à faire de bonds comme ça ? », finit par demander le jeune homme.

- Rien, répondit Hermione sans détacher son regard du texte qu'elle lisait.

- Alors arrête de sautiller comme ça sur ta chaise.

- Mais je ne sautille pas !

Elle posa le parchemin pour se saisir d'un livre « Voeux d'amour, liens de torture » et en tourner presque brutalement les pages. L'ouvrage se mit à protester dans un murmure courroucé.

- Granger...

- Oh je suis émue ! Je pense que c'est la première fois que tu m'appelles par mon nom, répliqua Hermione.

Sans aucun doute agressive à dessein, mais le ton de sa voix n'était pas assez cinglant pour que ce soit le cas... Draco l'ignora donc et insista, à la fois curieux et concerné : après tout, ils se trouvaient actuellement dans la même galère.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Rien du tout, prétendit-elle en se balançant sur son siège.

Infiniment nerveuse. Draco la considéra attentivement, réfléchit un peu et dit, très simplement :

- Je te rappelle ce que je t'ai dit ce matin. Je me fiche que tu sois nue devant moi, que tu dormes devant moi, et par conséquent qu'on aille aux toilettes ensemble.

La jeune fille piqua un léger fard, et protesta vigoureusement :

- Tu dis n'importe quoi !

- Oh bien, répondit Draco tout en se replongeant dans son ouvrage, « Saint-Valentin de tous les maux ». C'est toi qui vois.

Hermione se mordit les lèvres, avant de contempler leurs mains liées qui reposaient sur la table où ils étaient assis de part et d'autre. La bibliothèque était comme d'habitude d'un calme étrange. Hermione se demanda pour la millième fois si de discrets sorts de silence n'avaient pas été jetés... avant de jeter un coup d'oeil à celui qui lui faisait face.

Draco Malfoy lisait avec attention, soufflant distraitement sur une mèche libérée gênant sa lecture.

Et si..., considéra-t-elle enfin sérieusement, le Choixpeau avait eu raison ? Il avait toujours réparti avec discernement les étudiants dans chacune des maisons. Donc et si Malfoy et elle... ? Non ! Bien sûr que non... Elle eut un bref sourire d'auto-dérision : elle risquait plus sa vie que le fait de tomber amoureuse de ce Serpentard. Mais peut-être devrait-elle admettre qu'ils subissaient ensemble ce sortilège... Ce n'était pas sa faute si Malfoy avait quelque chose qui la crispait intérieurement, la forçant à répliquer avec cette ironie acerbe qui ne lui était pas coutumière.

Tout ça pour se dire qu'elle n'avait plus le choix : elle devait aller aux toilettes avec lui, à moins qu'ils ne parviennent à se décoller dans les minutes qui viennent. Ce qui était hautement improbable, hélas.

- Malfoy, commença-t-elle d'un ton contraint.

- Oui, amour ?

Hermione grinça des dents sous le petit nom et poursuivit courageusement tout en détournant le regard :

- Tu veux bien m'accompagner ?

- Parce que j'ai le choix ? », répliqua-t-il avec la même ironie qu'elle-même tantôt.

Et sans même la regarder, comme hypnotisé par son livre. Ou alors c'était parce qu'il savait qu'il risquait d'éclater de rire en la regardant. Il était persuadé de savoir ce que la jeune fille voulait lui demander.

- Aux toilettes, finit-elle dans un murmure.

Il releva enfin les yeux de son livre. Parut savourer l'instant et répondit enfin.

- Donc tu as besoin de mon aide...

- Malfoy, tu veux vraiment te venger de tout à l'heure , soupira Hermione.

- Non, seulement pour te rappeler que je t'aiderai à boutonner ton pantalon. Tu te rappelles ce que je te disais lors de notre repas en amoureux...

- Tu es trop bon, grimaça Hermione.

- C'est tout simplement à charge de revanche, dit-il avec un sourire amusé.

Ou sadique. C'était indéfinissable. Hermione resta une seconde sans voix... avant de maudire mentalement les fondateurs, notamment celui qui avait eu l'idée perverse de coller les mains. A tous les coups, ce devait être Salazar...

Malfoy s'était levé et l'attendait. Comme à son habitude, Hermione rangea les livres puis ils sortirent ensemble sous le regard narquois de la bibliothécaire.


J'ai considéré qu'Hermione portait des pantalons comme dans le film 3. Je n'ai pas encore eu le temps de revoir le film 4 (le dvd dort dans le placard) pour voir comment elle était habillée dans ce film.

Bon au prochain chapitre, il y aura, sûr, la scène des toilettes et si Draco et Hermione ne sont pas trop bavards... Un bisou !

Rassurez-moi, je n'ai pas fait d'erreur, je continue comme ça ? Si vous voulez recevoir directement votre réponse, laissez-moi votre mail. (juste une fois, je voudrais bien voir la tête que je ferai si chaque lecteur laissait une review, parce que vous êtes vraiment nombreux à me lire...!)

Bisous à tous !