Rating : K+ (Mais ça risque de virer au M, si Lemon il y a ! 8D)
Disclaimer : Hetalia ne m'appartiens malheureusement pas, mais nous devons tout au merveilleux Hidekaz Himaruya !
Me revoilà après une longue absence pour vous présenter le chapitre 3 de Der Alptraum !
Encore merci à vous pour les reviews que vous m'avez envoyées, ça me fait toujours extrêmement plaisir !
Le chapitre 4 arrivera dans la semaine ! Merci pour votre patience ! :D
Merci à Lisa pour sa correction ! ^^
Sur ce, bonne lecture ! :D
Der alptraum – World Trade Center :
Résumé :
Ludwig Beilschmidt, secouriste de 26 ans dans la ville de New-York, est appelé le 11 Septembre 2001 au World Trade Center pour sauver les rescapés de l'attentat des deux tours jumelles. C'est dans les décombres qu'il sauvera Feliciano Vargas, un jeune employé de la Tour Nord. UA, Yaoi.
Chapitre 3 :
De la cendre, des débris, une douleur. Horrible, oppressante. Une douleur dans la poitrine, dans les jambes, les muscles, la chair, qui vous arrache des plaintes rauques à chaque pas que vous faites. Je n'en pouvais plus, j'étais à bout de souffle et je souffrais tellement physiquement et mentalement que je voulais que l'on m'achève le plus rapidement possible. Mais la promesse et le pari que j'avais faites au jeune Italien me revinrent en mémoire, et je n'avais pas le droit d'abandonner maintenant. Il fallait trouver quelqu'un qui pourrait nous aider, mais le problème était de savoir où et comment. Restait-il au moins des gens vivants dans cette ville ? La peur recommença à me tirailler l'estomac. La solitude, pitié, pas encore...
-Ludwig... Ça ne va pas ?
-S-Si, ça va... Je suis juste à bout de souffle... Ne t'inquiète pas... Lui dis-je la voix entrecoupée par ma forte respiration.
-Ve, je vois bien que ça ne va pas. Pose-moi par terre, je préfère marcher plutôt que de te faire souffrir d'avantage.
-T-T'es malade ? Hors de question que je te laisse marcher dans ton état ! Je dois juste reprendre ma... Respiration, et m'asseoir deux minutes...
Je pris appui le long d'un grand mur blanc en béton. C'était sans doute un ancien bâtiment administratif au vu de la grandeur et du luxe de la façade. Enfin plutôt, de ce qu'il en restait. Je respirai un grand coup, malgré l'odeur infecte qui régnait et repris peu-à-peu une respiration moins saccadée. Il ne fallait pas que je recommence mes crises d'angoisses, je n'étais plus un enfant... Au moment de m'asseoir, je sentis Feliciano glisser lentement de mon dos, prendre lui aussi appui sur le mur, et descendre lentement, avant de tituber et de finir par terre, avec de grands yeux ronds. Visiblement, il ne s'attendait pas à tomber aussi brusquement. Sa tête me fit tirer un sourire et je ne pus m'empêcher de lui lancer une pique :
-Ben alors Feliciano, tu sais que c'est pas bien de boire à ton âge ?
Mon sourire s'élargit à la moue qu'il fit. Je me sentais mieux tout à coup. Je commençais à croire que la présence de ce jeune homme m'aidais à m'apaiser. Un grognement sourd sorti de ses lèvres : «J'bois pas d'abord... J'ai juste des vertiges...» compris-je. Il tentait tant bien que mal de se redresser sur ses jambes, en vain. Il se mit à pester et à grogner tel un animal ne pouvant toucher à sa gamelle pleine. Il regardait sa jambe, moi, sa jambe et moi encore une fois. Je m'approchai finalement de lui et lui tendit la main. Sa main était fine et chaude, contrairement à la mienne qui était grande et rugueuse.
-Ça va ? Ne pouvais-je m'empêcher de lui demander.
-Ve... Oui merci. Rougissait le petit Italien en fixant nos mains. Mais c'est pas gentil de se moquer de moi, si j'arrive plus à tenir debout c'est parce que je suis fatigué... J'ai mal à la tête aussi...
-Tu n'as pas reçu de coup au moins ? Je veux dire... Tu ne t'ai pas pris un gravas ou quelque chose sur la tête ?
-N-Non... Je crois pas, ve...
-Hum...
-Et toi Ludwig, tu n'avais pas l'air bien tout à l'heure... Dit-il en changeant de sujet.
-Ah euh, oui... Mais je vais mieux maintenant, c'était sans doute à force de broyer du noir, dans le métier, on dit souvent que la psychologie agit beaucoup sur le corps, c'est sans doute ça... Lui dis-je en écartant bien le sujet des crises d'angoisses. Je me sentis vraiment idiot d'en faire toujours pour rien...
-Ah bon ? Ve, je savais pas !
-Pourtant c'est logique, lui expliquais-je, par exemple quand tu es stressé, tu as mal au ventre. C'est simplement parce que tu réfléchis trop. Ton cerveau est connecté à chaque organe, et lorsqu'il travaille beaucoup plus que d'habitude, il agit souvent sur l'estomac et les intestins. Dans ces cas-là, il suffit de penser à quelque chose d'agréable, et tu arrives à te détendre.
-Ouah, tu en sais des choses ! Tu n'es pas secouriste pour rien !
-Et oui, pour faire ce métier, il faut s'y connaître avec le corps humain. Enfin, c'est plus facile de connaître les autres que soi-même... Pensais-je.
-Au fait Ludwig, quand tu es stressé, à quoi tu penses pour que ça aille mieux ?
Il me regarda avec ses grands yeux dorés, et moi je ne savais plus où me mettre. On aurait dit que, d'un seul regard, il pouvait vous sonder jusqu'à l'âme. A quoi je pensais lorsque ça n'allait pas ? ...
Flashback.
-Grand frère ! Grand frère ! Tu es enfin revenu ! S'exclama un jeune garçon blond, de grands yeux bleus remplis d'étoiles.
-Mon petit Ludi ! Je suis content d'être rentré, et surtout de pouvoir te voir ! Déclara un jeune homme aux cheveux argentés, un immense sourire fendant son visage.
-Tu as sauvé beaucoup de gens ces derniers temps ? Est ce que tu as escaladé des bâtiments en flammes ? Et dis grand frère, est ce que tu-
-Hé ho, ne parles pas si vite, je n'ai même pas pu répondre à ta première question ! Rigolait-il.
-Mais...
Un homme d'une quarantaine d'années, blonds et aux yeux bleus, arriva dans l'entrée en compagnie de son épouse, tous deux heureux que leur fils aîné soit rentré sain et sauf. Le père se dirigea vers le cadet, et lui ébouriffa tendrement les cheveux.
-Mais euh ! Papa, arrête de me décoiffer !
-C'est pour que tu arrêtes d'embêter ton frère, il est épuisé après cette longue semaine. Tu pourras lui poser autant de questions que tu voudras à table. Ça ne te pose pas de problème Gilbert ?
-Bien sûr que non P'pa ! Je suis content de te revoir. Maman aussi d'ailleurs.
-Je suis contente que tu sois là pour dîner mon ange, dit cette dernière en l'embrassant sur le front, venez vous installer les garçons, avant que ce ne soit froid !
Les garçons sus-cités se dirigèrent vers la salle à manger, où on installa un couvert de plus. Les discutions et les rires s'élevaient dans la pièce jusque tard le soir, où, même après manger, les sourires étaient restés sur tous les visages. Le moment du coucher était venu, et l'aîné de la famille alla border et dire bonne nuit à son petit frère. Il le recouvrit de ses couvertures bien chaudes, et l'embrassa sur la joue.
-Bonne nuit mon Ludi, fais de beaux rêves.
-Bonne nuit grand frère...! Euh, au fait...
-Oui ?
-Est ce que... Demain tu seras encore là ?
-... Bien sûr.
-On pourra jouer ensemble alors ? S'exclama t-il avec un grand sourire.
-Bien entendu ! Il sourit. Allez, Gute Nacht mein Engel.
-Gute Nacht Bruder !
Fin du flashback.
-Ludwig ! Regarde là-bas, un camion de pompier !
Le cri du jeune Italien me sortit de ma rêverie. Je regardai l'endroit qu'il pointait du doigt pour effectivement apercevoir un camion de sapeurs-pompiers. Je n'arrivais pas à croire qu'on arriverait à trouver quelqu'un aussi vite. On se regarda d'un œil entendu et je le fis monter sur mes épaules.
-On est sauvés, hein Ludwig ? Ve, j'avais tellement peur que tout le monde soit mort et qu'on finisse par mourir nous aussi...
-Comme quoi, on a eu de la chance dans notre malheur. Espérons que d'autres personnes auront eu la même chance que nous. Lui dis-je en me précipitant dans la direction du véhicule.
C'était extrêmement difficile de courir avec tous les gravas qui s'accumulaient sur le sol. La poussière, le poids de Feliciano et ma fatigue commencèrent à se faire sentir lourdement. La peur me fit accélérer. Hors de question que le camion s'en aille maintenant. Il ne fallait pas que nous nous retrouvions seuls encore une fois, blessés et affaiblis comme nous l'étions, nous ne pouvions pas survivre très longtemps sans nourriture ni soins. Voyant les secouristes rentrer dans leur camion, je me mis à hurler pour faire remarquer notre présence, et ainsi les empêcher de partir. Un d'entre eux se retourna, et lorsqu'il nous aperçut, courut vers notre direction. Je m'arrêtai et repris mon souffle lorsqu'il arriva vers nous.
-Bon Dieu, une minute de plus, et on laissait derrière nous des survivants à la rue ! Est ce que vous allez bien ? Demanda t-il en nous faisant asseoir sur le bitume.
On acquiesça lentement. Il nous donna à boire et deux barres de céréales. Dieu comme c'était bon de pouvoir manger et boire... Voyant notre sourire niais, le secouriste rigola d'un rire qui était assez communicatif. Il était encore jeune, il devait avoir deux ans de plus que Feliciano. Il avait de courts cheveux blonds en bataille, de grands yeux bleus et une paire de lunettes carrées.
-Je m'appelle Alfred. Alfred F. Jones ! Et vous, vous faites aussi parti de la brigade des secouristes de New-York, je me trompe ? Dit-il en apercevant le badge sur mon uniforme.
-En effet. Je suis Ludwig Beilschmidt. J'étais en mission ici avant que les tours ne s'effondrent. J'étais à l'intérieur de l'une d'elle lorsque le drame s'est produit... Heureusement, je ne suis pas mort, et j'ai pu sauver ce jeune homme que vous voyez là.
Il adressa un sourire à Feliciano, qui le lui rendit, puis je continuai.
-Nous avons réussi à nous extirper des décombres, malheureusement, on ne sait pas si les gens qui étaient dans les tours sont morts ou non. Mon frère Gilbert était lui aussi dans l'une d'elle en train de secourir des civils quand la tour Sud s'est effondrée, depuis, je n'ai plus aucune nouvelle de lui... Est ce que par hasard, vous l'auriez vu ? Il est de taille moyenne, et est albinos, on ne peut pas le louper.
Je lançai un regard vers Feliciano, qui me regardait avec effroi. Était-ce parce que mon frère avait disparu et que je ne lui en avait pas parlé ? Je vis néanmoins le secouriste réfléchir un instant puis secouer la tête négativement.
-Non, désolé. Mais peut-être a t-il pu s'en sortir lui aussi ? Il n'y a pas de raison, si vous avez réussi, il y a toujours un espoir pour que ce soit de même pour lui.
-Oui, je l'espère... Déclarai-je, la tête basse. Je sentais des larmes me monter aux yeux. Gilbert, pitié, dis moi que tu es vivant...
-D-dites...
-Oui ?
-E-est ce que vous auriez retrouvé une femme aux longs cheveux bruns ? Elle s'appelle Elisaveta Erdevary, c'est ma collègue, et elle était avec moi dans la tour Nord...
-Et bien, pas à ma connaissance, beaucoup de personnes peuvent correspondre à votre description... En tout cas, je ne connais aucune rescapée portant ce nom... Désolé...
-Ve... J-je comprends... Mais, s-si vous trouvez quelqu'un qui correspond à ce que je vous ai dit, vous pourrez me le dire ?
-Bien sûr, donnez moi simplement votre numéro de téléphone. Vous aussi Ludwig, au cas-où je retrouve votre frère !
Il nous tendit un bout de papier et un stylo, où nous écrivîmes à tour de rôle notre numéro. Nous espérions tous les deux revoir la personne disparue, même si il ne restait qu'un petit espoir, tout peut arriver, n'est-ce pas ? Il rangea ensuite le petit bout de papier dans la poche intérieure de sa veste, se leva et nous aida à nous diriger vers le camion où on nous administra les premiers soins. Nous sommes restés un bon moment dans notre brancard, puis Alfred est venu nous dire que nous nous dirigions vers l'hôpital le plus proche. Je sentis mon cœur se serrer en voyant par le hublot du camion le lieu ou mon frère, vivant ou mort, était en train de m'attendre, seul et meurtri...
