Chapitre 4

Le soleil tapait sur ma peau, tel une brûlure. C'est avec la peau chaude et le cœur remplit de joie que je me levai de mon lit. Un grand sourire sur mes lèvres apparut. Aujourd'hui allait être une bonne journée. Je le sentais.

J'allais oublier ce sentiment qui m'avait poignardé hier soir, en voyant Emmett et Bella aussi proche. A près tout, elle était mon amie ? Je n'avais pas besoin d'être à ce point là protecteur. Et j'allais oublier ma tristesse du à Jason. J'allais rendre visite à sa mère aujourd'hui et il était hors de question que je paraisse faible, je n'en avais pas le droit tout simplement.

Je me dépêchais de me laver et m'habilla rapidement. Je regard l'heure : 12h45. Encore en retard ! J'avais rendez vous dans trente minute à l'autre bout de la ville. Je pris mes clefs de voiture et fila aussi vite que possible sachant qu'il aurait sûrement des bouchons comme dans chaque grande ville de ce pays. Le temps était beau, chose rare ici, et chaud. Peut être que sa faisait partit de ma bonne humeur ?

Les voitures m'encerclaient, les feus passaient du vert au rouge en à peine quelques secondes, la chaleur me coupait le souffle. Il me fallu être patient avant d'arriver devant cette grande maison. Je sortit toujours le grand sourire sur mes lèvres et alla sonner chez madame Mc Curthly. La mère de Jason. Celle-ci m'ouvrit, un sourire triste. Elle me fit entrer sans un mot. Je la suivis, elle m'emmena dans la chambre de Mattéo, Mattéo Mc Curthly. Elle prit l'enfant et me le mit dans mes bras. J'acceptai en souriant.

Ce petit ange d'a peine plus d'un an, me souriait. Il ressemblait à son père. Yeux clairs, entre le bleu et le vert. Quelques cheveux sur la tête. Et ses petites mains grandes comme mon pouce. Il était adorable mais il me semblait fragile malgré sa taille, et le fait qu'il marche. Il me sourit d'autant plus quand je lui caressai la tête avant de venir se nicher contre mon épaule et d'y poser sa tête.

Madame Mc Curthly laissa échapper un sourire plus heureux et sortit de la chambre de l'enfant. Je laissa échapper un soupir et la suivit, avec Mattéo dans mes bras. Elle alla s'installais dans son salon, je fit de même.

Elle avait les yeux baissaient tandis que son petit fils jouait avec un voiture rouge.

_ Edward, je doit te dire quelque chose d'important, soupirât elle.

J'acquiesçai tranquillement. Elle appela le petit ange aux yeux vert qui vînt s'asseoir sur ses genoux.

_ Je n'ai plus la force de m'occuper de Mattéo, Edward. Je suis malade, j'ai un cancer. Cet enfant demande beaucoup d'effort. S'il te plait ne m'en veux pas, mais j'ai demandé un placement en foyer pour lui. Je n'ai personne pour m'aider, je pars dans le Nevada. Tu es le seul à pouvoir le faire, Jason aurait voulu que ce soit toi qui élèves son fils et l'aime tel qu'il l'aurait fait de son vivant. C'est pourquoi je te supplie de signer ce papier et de l'adopter.

Elle me tandis un papier et un stylo qu'elle posa sur la table. Les larmes coulaient sur ses joues. Mattéo pleurait lui aussi, ressentant la tristesse qui avait envahis l'espace en à peine quelques secondes. Elle resserra l'étreinte avec son petit fils et le berça.

Elle était malheureuse tandis que moi j'étais tombé des nues. Un enfant à dis sept ans. Jamais je n'ai souhaité cela. Comment pouvais je m'occuper d'un enfant alors que j'avais du mal à m'occuper de moi-même ? Un enfant a besoin de confort, de stabilité, d'amour. Jamais je ne pourrais lui apporter ça ! Jamais ! J'aimais cet enfant, il était magnifique et tellement innocente de sa situation mais de la à m'en occuper. Je ne pouvais pas risquer de foutre sa vie en l'air mais j'étais pris au piège. Si je ne le faisais pas, qui le ferait ? Des inconnus ? Il en était hors de question que Mattéo aille chez des inconnus ! Jason ne voulait pas ça.

Cette femme pleurait en face de moi. Pleurait de souffrance. Elle venait de perdre son fils il y a quelques mois, et se sent obligée d'abandonner sa progéniture. Sa devait être dure, plus dure encore que d'adopter à dix sept ans. C'est pourquoi je pris le papier devant moi d'une main tremblante et sous le regarde de cette femme dont l'espoir se lisait dans ses yeux marron, et signa cette feuille. Mattéo était mon fils. J'avais beaucoup du mal avec ce possessif. Avais je le droit ? non je pense pas.

Elle se leva posant le petit par terre. Mon fils. Non il était le fils de Jason pas le mien pourtant je me sentait tel. Je frissonnai à l'idée de me dire que ce petit être que j'avais vu grandir était désormais mon fils. Elle me prit dans ses bras m'étouffant. Ses pleures se joignirent aux miennes. Elle me regarda et murmura un simple « Merci » à mon oreille. Je ne dis rien comprenant sa délivrance. Elle me regarda avant d'appeler Mattéo.

_ Mattéo, vient là.

Le petit arriva avec sa voiture rouge à la main. Je me baissa à sa hauteur et le regarda. Sa grand-mère en fit autant.

_ Mattéo, mamie va devoir partir d'accord ? Mais toi, tu vas aller habiter chez heu … chez …

Elle me lança un regard peiné. Papa ou tonton ? Je n'étais ni l'un ni l'autre.

_ Tu va venir vivre chez moi, mon grand. Ok?

Autant évité d'avancer trop vite, sa m'évitera de commettre des erreurs. Madame Mc Curthly pris Mattéo dans ses bras et le serra fort contre elle. Je compris alors qu'elle disait adieu à son petit fils. Elle n'allait plus revenir le voir. Elle me l'abandonnait. Cette pensée me fit un pincement au cœur. Elle était courageuse. Bien plus que moi.

Elle se relava et me regarda enfin.

_ Suis moi, je vais de donner ses affaires.

Je la suivis et on retourna dans la chambre de ce petit ange. Elle prit un grand sac et ouvra une armoire.

_ Dans ce sac il y a tous ses vêtements, tee-shirt, pantalons, bodys, pyjamas. Je te met ses chaussures également, il chausse du 21 mais quelques fois du 22 sa dépend les marques.

J'écoutant sans broncher essayant de tout retenir. Elle remplit ce sac et le mis dans l'entrée. Elle fit ensuite un sac contenant tout ses joués.

_ Il dort avec son doudou qui est dans le sac et une tétine. La douche le soir avant de dormir. Puis tu le couches avec 20h30 généralement et il se réveille vers 7h. Il fait toute ses nuits mais n'est pas encore propre par contre.

J'emmagasinai tout de ce qu'elle me disait. Jamais j'allais réussir à m'occuper de Mattéo.

Et quelques minutes je me trouvai dans ma voiture un bébé à l'arrière. Sa grand-mère l'avais installé dans un siège auto et lui avait fais ses adieu m'ordonnant de partir et me glissant de l'argent dans une enveloppe et une lettre que je devrait lire plus tard. Je respecta sa décision et quitta la demeure le cœur brisé pour cette femme qui avait tant souffert.

Je pleurai au volant roulant à vitesse très lente refusant de mettre en danger mon fils. Je pris mon téléphone et composa le numéro de Bella d'urgence, chance que je le connaissais par cœur.

_ Allo ? répondit elle.

_ Je … Bella c'est moi, Edward … heu … j'ai … je … tu … tu peux venir ce soir à l'appart ? je … heu … c'est urgent, bégayais je ayant l'air convaincant tout de même se qui ne du pas se faire entendre et cachant les larmes.

_ Oui bien sur, je passerais mais …

_ Merci, la coupai je avant de lui raccrocher au nez

Je posa le portable sur le siège avant et tourna la tête en arrière et regarde le petit bout de chou.

_ Tu sais Mattéo, sa va être dure de vivre ensemble toi et moi car je ne sais pas m'occuper d'un gamin mais je te promet que je vais essayer d'être aussi bien que ton père l'aurais voulu. Je te le promets.

Mattéo laissa échapper un petit rire aigu que j'appréciais déjà. Je voulais réentendre ce rire, je ferais n'importe quoi pour l'entendre rire et pas pleurer.

Je me dirigeai vers un magasin à enfant. Le seul que je connaissais à vrai dire. Je pris Mattéo par la main et on entra dedans.

Je remerciais le ciel d'avoir un grand appartement. Mattéo allait pouvoir disposer d'une chambre ce qui me rassura dans son confort.

Il y avait tellement de chambre d'enfant ! Elles étaient toute aussi belle les unes que les autres. Mais j'en aimais particulièrement une. Elle était bleue et blanche. Un bleu ciel magnifique avec des nuages dessinés dessus. L'armoire, le lit, la caisse à jouer et la table à langer étaient dans les mêmes tons. Un ciel qui j'espérais permettrait à mon fils de se sentir bien.

Je décidai de la prendre, pour al plus grande joie de Mattéo qui l'avait adopté tout de suite. Mais j'avais également besoin d'affaire de toilette dont un bébé avait nécessaire, or la sur le coup je n'y connaissais absolument rien. Une femme me renseigna et j'achetai tout ce qu'elle me donnait. Le plus facile venait d'être fait maintenant je devais rentrer à l'appartement et faire sa chambre.

Je remis Mattéo à sa place et mis tout les kit de meuble dans mon coffre non sans difficultés. Et on partis vers notre chez nous ou j'espérais y voir Bella !