Hey!^^
Alors, me revoilà pour la suite de l'histoire...
A Manola : Le drama ne tue pas vraiment... Enfin si mais bon... Non pas vraiment! ^^ Allez, j'espère ne pas t'avoir perdu sur le chapitre précédent! ;)
Je ne sais pas ce que vous penserez de ce chapitre, j'ai un peu peur... (personnellement, ce n'est largement pas mon préféré...^^)
Enfin bref! Je vous souhaite une bonne lecture quand même... :D
Dernière chose, la suite de SOMALIA devrait arriver bientôt! (eh oui, j'ai enfin fini ;) )!
On écrit parce que personne n'écoute*
Quelques semaines plus tard
Un homme était avachi dans son fauteuil. Face à la fenêtre, dos à la porte il fixait l'étendue de buildings devant lui sans réellement les voir.
La douleur lui étrennait le ventre. Subjugué par le sentiment de perte, il avait peine à rester debout.
Comme tous les jours depuis la disparition de sa collègue, Tony n'arrivait pas à dormir. "Je dois parler à quelqu'un", songea-t-il, "Mais qui?"
Parce que oui, il n'y avait pas que lui : l'ensemble de l'équipe n'arrivait pas à reprendre le dessus et surmonter la perte de Ziva.
"Parler mais à qui?
Gibbs? Non. Il tâchait de le montrer le moins possible, mais jamais il n'avait été autant secoué.
McGee? Non plus. Il s'occupait déjà de contrôler son débat intérieur, qui faisait rage depuis quelques semaines.
Abby? Non. Elle passait son temps à pleurer en ce moment. Et il ne voulait pas que ça soit pire un fois qu'il lui aurait parlé.
Ducky? Non. Parce qu'il tenterait de le psychanalyser, et même s'il avait toujours été de bon conseil comme l'avait dit Ziva, Tony ne voulait pas être totalement mis à nu.
Alors qui? Vance? Kort? Fornell? Non non et non! Il valait mieux ne pas en parler, alors. »
Gibbs avait raison pour les secrets.
Alors l'agent attrapa un stylo, du papier et se mit à écrire.
Tout ce qu'il avait sur le cœur. En espérant que la personne à qui il écrivait, lirait ces lignes au-dessus de son épaule.
Dans ses mains, deux feuilles l'une émanant d'une disparue qui le hantait depuis près de quatre semaines, de l'autre, une lettre avec son écriture tremblante qu'il relisait attentivement. Son visage était fatigué, de nombreuses larmes coulaient silencieusement de ses beaux yeux verts.
« Ziva, ma Ziva...
Que te dire à part un "tu nous manques" qui est beaucoup trop cliché pour ce que l'on ressent ?
Tu sais, ici, plus rien ne me rattache au monde : ma raison de me lever le matin, était de te voir ; mes blagues stupides, de te faire rire ; et tout ceci a disparu en même temps que tu m'as donné ta vie. En même temps que je comprenais que je ne te reverrais pas. J'ai pris douloureusement conscience de la vérité, trop tard.
Ziva, pourquoi un tel geste? Je te pose la question alors que je connais pertinemment la réponse, même si jamais tu ne me répondras.
J'ai mal. Je survis. Je souffre. Je suis un automate dans ma propre vie. J'erre dans cet univers sans réellement avoir un but.
Comme toi Ziva, j'ai souffert dans ma vie. Comme toi, j'ai vécu des sales moments. Mais aujourd'hui ma peine est incommensurable.
Je n'ai plus de cœur : un vide. Je n'ai plus de conscience, Ziva, la folie me guette.
Anthony DiNozzo Junior... Tu parles... Je ne suis plus le même. Même toi, tu ne me reconnaîtrais probablement pas. Je porte une croix, c'est trop dur de vivre pour deux et sans but. Trop dur de prendre ta place, ta vie, ton amour et ton passé.
Tu sais, pour beaucoup de gens je suis « celui que Ziva a protégé », cette étiquette est tellement lourde a porter. Je devrais te faire honneur, mais j'en suis incapable. Je suis une ombre, Ziva.
Je m'abrutis dans le travail ; je ne dors plus ; j'ai des hallucinations.
Gibbs m'a obligé à prendre ma journée. Je n'arrive pas à travailler. Il me dit de faire mon deuil. Je n'y parviens pas, pas plus que les autres.
Je n'ai aucun répit Ziva, j'ai perdu l'impression de vivre ; parce que je pense à toi chaque seconde et que ces instants sont toujours empreints de tristesse, de doutes, de remords. Je me noie dans ces sentiments. L'impression d'être quelqu'un d'autre, d'être un fantôme tout ceci est plus qu'oppressant.
C'est fou comme ta lettre m'a bouleversé ; elle a mis des mots sur mes émotions.
Tu m'as dit que tu ne voulais pas hanter mes nuits mais, Ziva, comment une personne qui représentait tant à mes yeux pouvait-elle disparaître de ma vie, de mes rêves, de mon esprit ?
J'aimerais t'entendre rire, crier, parler. J'aimerais te voir lever les yeux au ciel en signe d'exaspération évidente. J'aimerais revenir en arrière de quelques mois. Quand tout était normal. Quand j'avais encore l'impression que rien ne pouvait nous arriver. Quand tu étais encore en face de moi chaque jour.
J'essaye de coucher mon mal sur le papier, comme s'il pouvait partir quand je brûlerai cette lettre.
J'espère que de tout là-haut tu lis mes mots au-dessus de mon épaule. J'espère que tu le comprends. J'espère que tu es heureuse.
Si tu savais le mal que j'ai eu pour ton enterrement. J'avais l'impression que l'on m'arrachait à toi une seconde fois. Le déchirement a été terrible. Je tenais à toi plus qu'à n'importe quoi ; mais comme le destin est cruel, il t'a pris.
Je t'ai perdue Ziva! Et en te perdant, j'ai perdu mon cœur et mon esprit. Ziva, Ziva, je sais que tu voulais me protéger. Et ce sale type a tué deux personnes. On était indissociables, si tu savais comme je m'en veux de ne m'en rendre compte que maintenant.
Il est temps que je finisse d'écrire, que j'empêche mon cœur de saigner.
Ziva, ces quelques mots que je vais brûler, ne sont pas l'allégorie de ma pensée. Non, parce que le seul mot qui définit mon âme c'est ton prénom.
Ziva, j'ai appris que ton prénom voulait dire rayonnement, comme le soleil ; cet après-midi là, le soleil s'est définitivement couché dans mon cœur, et le ciel a fini par me tomber sur la tête lorsque j'ai pris conscience de qui tu étais.
Je t'aime Ziva. »
Tony se leva, marcha jusqu'à sa cheminée, prit une allumette et regarda la lettre qu'il venait d'écrire se consumer lentement. « pourquoi ? » murmura-t-il doucement. « Pourquoi moi ? Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? »
* le titre est une citation de Georges Perros, un écrivain français
Un avis sinon? ^^
La suite viendra bientôt! ;)
Prochain chapitre spécial Giva/Tibbs... ^^
