Chapitre 4
Prise de conscience
Ça en devenait presque logique. Edward avait cesser de me répondre du jour au lendemain. Moi, je m'étais attendue à ce jour, et je n'avais pas réfléchi plus que ça. J'avais accepter la triste réalité, enfin la mienne. Mais la vrai réalité était qu'il était mort. Il n'appartenait plus à ce monde. Maintenant je m'étais fait une promesse, j'allais une bonne fois pour toute arrêter de me soucier de l'existence d'Edward Cullen.
En larmes, je constatais que je parlais comme s'il était toujours vivant. Je ne le reverrais plus. Je savais que je n'avais jamais accepter de faire mon deuil de sa présence à mes cotés. Ce qui me faisait tenir, c'est qu'il était toujours possible, même si les chances que cela se réalise n'étaient pas de mon coté, de le croiser un jour par hasard dans la rue. Mais maintenant cela devenait impossible. Je devais faire mon véritable deuil de lui. Ce que je n'était pas prête à faire.
Les jours qui suivirent furent les plus catastrophiques de mon existence. Je ne comprenais pas pourquoi je me mettais dans de tels état. Je ne comprenais pas pourquoi Edward avait pris tant d'importance dans ma vie. Pendant deux ans, j'avais cru l'avoir oublier, mais finalement j'étais bien loin du compte.
Je ne savais plus quoi faire.
Une chose était sûre, ma vie n'avait plus de sens. Elle en devenait illogique. Moi qui avait passer tant de temps a me soucier de rester une personne à la fois saine d'esprit que fidèle à elle même, je venais tristement de me rendre compte que ce combat n'avait servi à rien. Qu'importe, je payais maintenant ce que j'avais enfouis au plus profond de moi même. Si j'avais oser l'affronter, il y a deux ans, ma vie n'aurait pas été ainsi.
La vie c'est prendre des risques. Une phrase tellement vraie que je fus ébranlée par sa force soudaine. C'était donc ça. Tout s'expliquait. Oui, maintenant la réalité s'imposait : je fuyais les risques. J'avais temps chercher à le faire que je ne m'en était pas rendue compte en outre mesure. Après tout, une autre chose venait de s'imposer à moi : ne pas connaître le bonheur, c'était se tenir, et à jamais, loin du malheur. C'était triste à avouer, mais tellement vrai.
Et dire que j'avais du attendre la mort de Edward pour m'en rendre compte. J'en devenais détestable. Je me haïssais à l'instant présent. Mais je n'avais d'autre choix que d'accepter. L'acceptation. Oui, c'était ça. Je ne pouvais rien faire d'autre. Reprendre le fil de ma vie, et oublier. Tout oublier. Tout, même jusqu'à son existence. De toute façon, maintenant ça n'allais pas être ardu. J'avais cette fois un véritable deuil à faire. Le deuil de sa vie. Le deuil de la mienne.
« Chère Bella,
J'aurais temps voulu que tous ces moments aient eu un sens. Que la réalité surpasse le rêve. J'aurais aimé y croire. Ne pas avoir peur. Me laisser bercer par la musique ou te trouver dans mon cœur. J'aurais temps aimer que toutes ces années aient servis à quelques chose. Que la réalité surpasse le rêve. J'aurais aimé y croire. Te regarder et ne pas avoir peur. J'aurais aimé savoir qui tu est. Croire en ta réalité. J'aurais aimé pouvoir y croire et me trouver dans ton cœur.
Du temps où « nous » était la seule chose qui comptait. Savoir que tu appartiens à ce monde est la seule chose qui me permet de tenir loin de toi. Ton doux rire résonne encore à mes oreilles comme des notes de musiques. Où que j'aille, tu est là, quelque part, et le savoir donne à ma vie un triste élan de mélancolie.
Je sent au fond de mon cœur que notre fin arrive. Que si nous ne cessons pas de nous écrire, cela ne nous fera que plus tarder à retrouver le triste fil de nos existence. Pourtant, je n'en est pas envie, mais c'est une nécessité. Ne m'en veux pas, car, au fond de ton cœur, à l'endroit où mon nom n'est pas graver, tu le sais aussi bien que moi. Je me dit que tenir à toi devrait me donner la force et le courage de cesser de t'écrire, j'ai chercher partout, mais cette force est inexistence. La seule chose qui perdure est mon amour pour toi.
N'écris plus, c'est mieux ainsi. Je t'aime, et je t'aimerais toujours.
Edward»
Ceci était la dernière lettre qu'il m'avait adressée. La relire ne me fit cependant pas l'effet escompter. Avant, quand je la lisais, un profond sentiment de haine m'envahissait. À l'époque, j'avais profondément été en colère après Edward d'avoir pu oser me dire une telle chose. Je lui en avait voulu comme je n'aurais jamais cru cela possible. À tel point que j'en avais trouver la force de ne pas lui répondre. J'avais trouvé la force de me croire capable de l'oublier.
Cette lettre datait du 14 Novembre. Or, si l'on n'en croyais l'article parut dans la rubrique nécrologique du quotidien de la ville de Boston, Edward était mort le 17 Novembre. Trois jours plus tard. Ça en était effrayant.
Je me rappelle, il y a de cela déjà deux jours, avoir été dérangée par deux appel téléphoniques, passés à une heure tardive du soir. J'avais presque cru que ces appels avaient été passés par Edward. Maintenant, cette hypothèse devenait impossible. Risible même.
Conclusion ?
Je devenais folle. Je m'étais menti sur ma vie depuis ces deux dernières années. Edward était mort.
Qu'allais je faire maintenant ?
Même si c'était idiot, je tenais par dessus tout à me rendre sur la tombe de Edward. Je voulais le voir de mes yeux. Avoir une image à me passer dans ma tête à chaque fois que je repenserais à lui. Avoir une raison de faire mon deuil.
Un retard impardonnable, je sais. Un chapitre un peu chiant, heuresement court, mais nécéssaire à la suite de l'histoire. Je vous jure essayer de poster le 5 rapidement.
Impressions ?
Idées ?
Je suis ouverte à toute vos propositions.
Volterra
