Note de l'auteur :

Comme c'est ma première fanfic, j'ai été quelque peu désarçonné et émue lors de ces premières review... et inquiète aussi : comment y répondre ? Dans la fanfic ou existe-t-il une option spéciale via le site ? Pour finir, j'ai décidée d'adopter le modèle de nombreuses fanfic, à savoir que les réponses à celles-ci s'effectueront en fin de chapitre, et les éventuels messages que je pourrais être amené à communiquer en début de chapitre... j'espère que cette organisation ne posera pas trop d'inconvénient.

Un grand merci à tous ceux qui m'ont mis dans leurs alertes et favoris ! Sa rassure vraiment de ce sentir soutenue et suivit ^^

Le chapitre 5 risque de venir un peu plus tard que les autres car toute la semaine prochaine je serais en examen blanc :'( mais je vais faire mon possible pour que l'attente ne soit pas trop importante.

Bonne lecture !


Chapitre 4 : révélation

Le mois de septembre touchait à sa fin. Le moins que l'on puisse dire, c'était que ce premier mois à Poudlard avait été mouvementée pour la jeune fille. En effet, ses blessures n'avaient toujours pas cicatrisée. Pire, celles-ci avaient empirées, comme si elles s'étaient infectées. Mais elle ne savait si cela était dû aux blessures en elles-mêmes ou si la cause de cette dégradation était dû à ses tentatives jusqu'à maintenant infructueuse de remède. Mais au moins, ses divers essaies avaient eu le mérite de lui apporter une information capitale dans la trouvaille potentielle de ce dernier, à savoir que son très cher « père » avait apparemment liée deux sortilèges ensembles sur l'objet qu'il avait utilisée pour la blesser : un sortilège de brûlure perpétuel empêchant la cicatrisation de ses plaies, et un autre, le perpétua cyclo, maintenant ce dernier en place de manière durable... ce qui expliquait l'inefficacité des potions de guérisons. Mais tout espoir n'était pas perdue, l'adolescente sentait qu'elle était près du but. Il ne lui manquait qu'un seul élément, un seul, et elle pourrait s'en sortir. Elle avait bien essayé d'utiliser sa magie, mais cela n'avait pas fonctionné, ce qui était une première en soit. Pire, cela semblait l'affaiblir et aggravée d'avantage les plaies.

Emy savait que, au vue de la gravité de ses blessures, cela était une course contre la montre dans lequel elle s'engageait, mais sa frustration était plutôt due au fait de n'avoir pas encore réussie à percée ce secret plutôt que par une réelle angoisse que ces jours soit mis à termes prématurément. Non de ce coter-là, la jeune fille était sereine. Après tout, que lui avait apportée cette vie jusqu'à maintenant ? Rien du tout. Sa seule lueur dans l'obscurité de son existence était sa petite sœur, Mila. L'enfant était la seule chose pour laquelle elle luttait pour rester en vie. Ainsi, la jeune fille voulait au moins, pour elle, faire l'effort de lutter jusqu'au bout.

Certes, sa condition sociale c'était néanmoins améliorer depuis son arrivée à Poudlard, car elle avait pour la première fois de son existence des amis, à savoir le trio d'or et Drago. Mais, malgré qu'elle apprécie leur présence, elle n'arrivait pas totalement à « entrer » dans leur univers insouciant. Elle se sentait en décalage, et surtout, n'arrivait pas à les faire entrer dans sa bulle. Mais cela était en partie sa faute : en effet, autant eux parlaient beaucoup d'eux (enfin... surtout le trio d'or, Drago étant presque aussi secret qu'elle), parlant de leurs souvenirs passée, de leurs vie... Mais Emy, elle, ne se confiait jamais. Qu'aurait-elle pu leurs dires de toute façon ? Qu'aurait-elle pu partager elle, face au souvenir empli d'amour de Ron, de Hermione, et de Harry ?

Rien, absolument rien de positif. Que des souvenirs de douleurs, et d'horreur.

Ses seules souvenirs heureux, ceux avec sa sœur... n'avait rien d'extraordinaire en soit. Comme quand elle lui avait appris l'alphabet... mais il lui était plus précieux que n'importe qu'elle richesse au monde.

Quant à Drago... elle c'était beaucoup rapprochée de lui. Au fil du temps, la jeune fille avait cernée son caractère. Après tout, certain trait de sa personnalité était semblable au sien. Emy avait également compris en l'observant et en lisant entre les lignes que sa vie aussi avait sa part d'ombre, et que cela avait avoir avec ses parents. De ce fait, la raison aurait voulu que ce soit la personne idéale pour ce confié... du moins, en partie. Mais elle avait tellement l'habitude de garder le silence, et surtout, que personne n'en ait rien à faire, qu'elle ne voyait pas l'intérêt de faire une telle chose.

Quand à Harry... Sa relation avec lui était bizarre. Il était trop... protecteur, collant, lui reprochant de fréquentée Malfoy, mais dans le même temps il semblait gênée, comme s'il cherchait à dire quelque chose mais qu'il n'osait pas. Son attitude la fatiguait autant qu'elle l'inquiétait. Après tout, malgré ses défauts, il était un garçon plutôt attachant.

Mais il n'était pas le seul à ce comporter de manière étrange... la jeune fille elle-même se sentait troublée par le professeur Snape...

Depuis cette première retenue, elle ne l'avait plus interrogé sur son passée et il en avait fait de même. Mais la présence de l'homme lui faisait naître tout un tas de sentiment contradictoire qu'elle n'arrivait pas à qualifier, ne les connaissant pas. Cela la perturbait grandement, ne supportant pas d'être dans des situations hors de contrôle.

Néanmoins, le son de sa voix, quand elle n'était pas habillée de ce froid polaire, avait le don de l'apaisée quelque peu. Ainsi, malgré sa peur, elle avait peu à peu réussie à se détendre en étant seule avec lui, abaissant très légèrement sa méfiance, et trouver le courage de répondre à ses questions qui sonnait comme une interrogation en potions, ce qui n'était pas pour lui déplaire. En effet, sur ce sujet de discutions, elle était à présent si à l'aise avec lui qu'elle arrivait à débattre sur les théories et inventions de célèbre maître de potion.

Mais justement, ces moments de réclusion était nombreux, car le professeur semblait prendre n'importe quelle prétexte pour la mettre en retenue. Elle avait l'impression qu'il était en colère contre elle, sans qu'elle en sache la raison. La jeune fille avait bien une théorie comme quoi il la soupçonnait d'être retournée très régulièrement dans la forêt interdite, mais si cela était exact, la grande question était de savoir comment il le savait. En effet, l'adolescente prenait un soin tout particulier à y allée en toute discrétion, en utilisant des sortilèges de dissimulation malgré la diminution de ses forces, et y allant en intercours. Mais... plus étrange encore... elle avait l'impression que l'homme se doutait de quelque chose pour ses blessures. En effet, il avait fait effectuer à ses élèves plusieurs fois, durant de ce premier mois de cour, des potion assez dangereuse, nécessitant de mettre leurs bras à nue pour enfiler une protection spéciale en peau de dragon... et chaque fois, il était non loin d'elle, la fixant avec insistance, comme s'il s'attendait à voir quelque chose de précis, et était particulièrement d'humeur massacrante à chaque fois que ces gants étaient enfilés, comme dépité que ces bras n'aient été frappés d'une quelconque particularité. Effectivement, après sa toute première retenue, la jeune fille avait choisi de prendre ses précautions, et avaient apposée un charme de dissimulation sur les plaies de son bras. Elle se faisait peut-être des idées, et peut-être n'était-ce qu'une étrange coïncidence... Car de toute manière, comment aurait-il pu avoir également connaissance de ce fait ? Autant ses escapades auraient pu être à la rigueur rapportée par un des centaures de la forêt qui l'avait peut-être vue (bien qu'elle ne les ait jamais vue pour le moment elle-même, ayant juste eu l'occasion de voir la trace particulière de leurs sabots imprimer sur le sol) autant pour les marques... personnes ne savait. De plus, elle prenait soin de ne pas laisser la moindre trace.

Soupirant, la jeune fille alla dans les toilettes de Mimi Geignarde, décider à mettre toute ses questions de coter. Elle avait une heure devant elle et, elle ne tenait pas particulièrement à la passée avec un Harry de plus en plus étrange, une Hermione évoquant à voix basse ces théories futile de relations naissantes entre elle et Malfoy, avec un pauvre Ron au milieu essayant de tempérée les deux.

L'adolescente se hâtait autant que possible, tant pour ne pas être trouver par le trio s'y d'aventure ils se trouvaient dans les parages (ces derniers, enfin Harry surtout, semblaient avoir un don extraordinaire quand il s'agissait de la débusquer), que pour ne pas trop s'attarder dans ce couloir sombre et désert. En effet, si il y avait bien une chose que la française ne supportait pas, en plus de l'obscurité, c'était les endroits désert.

Soudain, alors qu'elle pénétra dans la pièce, la jeune fille entendit des reniflements à peine perceptible... presque des murmures.

S'approchant, l'adolescente fût stupéfaite en découvrant un Drago Malfoy accroupis sur le sol, consolée tant bien que mal par le fantôme de Mimi Geignard qui lui chuchotait des mots qu'Emy n'arrivait pas à entendre.

Lorsque l'adolescente vint dans leur direction, le fantôme se retourna brusquement comme prête à crier, quand son visage se détendit en constatant qu'il s'agissait d'elle.

Dans un silence qui surpris grandement Emy, tant cela était inhabituel venant du fantôme, elle vit Mimi disparaître, un petit sourire aux lèvres, comme pour leurs laisser plus d'intimité.

Entre temps, Drago c'était relevée, tremblant, une colère profonde assombrissant ses yeux gris, ses mains tentant tant bien que mal d'essuyer les larmes coulant sur ses joues anormalement pâle.

-Qu'est-ce que tu fous ici ?! Dégage !

-Non. Tu n'as pas l'air bien.

-DEGAGE PUTAIN !

-Crie tant que tu le souhaite Drago, mais non. Je reste avec toi. Tu es libre de me dire ce qui ne vas pas, tout comme tu peux ne rien dire. Mais je resterais à tes côtés, ne serait-ce que pour t'apporter une présence.

-SA NE TE REGARDE EN RIEN ! TU N'ES... QU'UNE SALE SANG DE BOURBE ! hurla-t-il de manière abrupte, sa voix claquant comme un fouet.

La jeune fille ferma les yeux quelques instants, plus choqué que réellement blesser. En effet, elle n'avait jamais compris en quoi ces mots devaient être blessants. Au contraire elle trouvait que c'était plutôt celui les prononçant qui se couvrait de ridicule, car selon elle du sang n'est rien d'autre que du sang. Mais de toute manière, là n'était pas là question. Elle savait que Drago ne le pensait pas réellement il n'avait dit cela que pour la faire fuir, honteux qu'elle le voit ainsi, blesser dans sa fierté. L'adolescente comprenait tout à fait… Elle ne partirait pas.

Soupirant, Emy planta son regard dans le sien.

-Peut-être, et c'est même fort probable. Toi par contre tu es un sang pur... On continue à passer le temps à s'échanger des évidences ou tu veux développer une conversation ?

Interloquer par tant de sang-froid, le serpentare resta silencieux quelque instant, les bras ballant, avant de se rasseoir en silence, resserrant ses bras contre ses genoux.

Ce n'est qu'à ce moment-là qu'Emy remarqua le parchemin que le jeune homme tenait dans sa main, et qui portait le blason des Malfoy.

L'adolescente s'agenouilla près de lui.

Elle avait énormément envie de lui demander ce que contenait cette lettre, qu'elle devinait être la cause de l'apparent désarroi du vert et argent, mais n'osait pas. Elle se disait que c'était à lui d'amorcée le sujet quand il se sentirait prêt. Cela ne servait à rien de forcer les gens, à par les renfermer sur-eux même.

Le serpentare leva soudain la tête, plantant son regard dans le sien.

-Que fais-tu toi, quand tu as l'impression de ne pas pouvoir t'en sortir ? Que tu es comme pris au piège et que tu as l'impression que tu vas mourir étouffée par...? dit-il, sans pouvoir finir sa phrase, qui mourut d'elle-même au fond de sa gorge nouer.

Ses mots frappèrent la jeune fille, qui compris parfaitement cette phrase et son non-dit, tant parce qu'elle démontrait l'état inquiétant du serpentare, que par le fait qu'elle ne savait pas quoi lui répondre. Elle savait parfaitement pourtant ce qu'il ressentait. Ce qu'il avait décrit... Ce sentiment d'impuissance... Elle l'avait ressenti chaque jour jusqu'à ses 11 ans. Puis, à chaque vacance jusqu'à maintenant. Bien qu'elle pense que ce sentiment d'angoisse n'était pas ressenti tout à fait de la même façon qu'elle, n'étant pas causé par les mêmes raisons... Du moins l'espérait-elle pour lui.

Mais, elle n'avait pourtant aucune réponse à lui transmettre, aucune solution, pour la simple et bonne raison que, elle était dans cet état depuis si longtemps, qu'elle avait même abandonnée l'idée de ressentir autre chose.

-Pff... Je parie que tu vas me sortir une connerie du genre « concentre-toi sur les bon souvenirs »... cracha-t-il face au silence de la gryffondore.

-Non...

-A oui ? Pourquoi ?

-Parce que je n'ai pas assez de bon souvenir pour que cela marche... murmura-t-elle doucement. Donc je ne peux pas te conseillée quelque chose que je n'ai jamais pu vraiment expérimentée.

A ces moments, Drago tressaillis un bref instant, un froid soudain l'envahissant. Merlin, il se doutait que son enfance n'était pas rose, mais il ne pensait pas que c'était à ce point... Peut-être qu'elle... Non... il ne pouvait pas...

-On m'a dit en revanche, il y a longtemps, que parler pouvait à défaut d'aider, soulager. Mais je ne sais pas si c'est vrai, car je n'ai jamais essayé encore. Et toi ?

-Moi je ne parle pas au gens... au gens... qui de un ne pourrais pas comprendre et de deux, qui ne se sont pas confier avant à moi !

-Je pourrais peut-être comprendre... et pour ce qui est de ce confié...

Elle soupira, puis repris :

-Faisons un marché d'accord ? On parle que de ce que l'on souhaite. On se réserve le droit de ne pas répondre et enfin, on appose le sceau du secret sur ce que l'on se dit.

-D'accord.

-Bien alors, comment se fait-il que tu sois dans un tel état Drago ? Je m'inquiète tu sais ?

-Tu … t'inquiète ? Demanda-t-il, surpris.

-Oui. Après tout, c'est normal quand on tient un peu à quelqu'un dit-elle en souriant doucement.

Le serpentare était touché. En effet, cela faisait bien longtemps que personne ne c'était réellement soucier de lui.

Hésitant, il resta un long moment silencieux et parfaitement immobile. Soudain, il l'entendit bouger, et fût déçu. Elle avait dû en avoir assez d'attendre, elle allait partir...

Mais, à sa grande surprise, il vit la jeune fille s'approcher de lui, alors qu'elle ne se laissait jamais approcher d'habitude, pas même par Potter, avant de sentir sa main s'enrouler timidement dans la sienne.

Oh, l'adolescente n'était pas non plus coller à lui, mais il était tous les deux accroupis, épaule contre épaule, et pour l'ayant observé un peu, le jeune homme se doutait que c'était déjà beaucoup pour elle.

Emy ne le brusquait pas, ne le dévisageait pas. Elle se contentait d'être là. Silencieusement certes... mais là. Il appréciait énormément et, étonnamment, son attitude le réconfortait.

-C'est mes parents... disons que ce n'est pas vraiment le grand amour...

-Depuis toujours ?

-Avec mon père oui... avec ma mère non... du moins avant. Disons pour faire cours que elle ne m'a jamais porté beaucoup d'attention mais avec les années sa à empirer. Mais... il y a eu des moments ou... elle s'est comportée comme une mère, même si c'est rarement. C'est ma mère...

-Je comprends ce que tu as du mal à dire... disons pour faire cours que... c'est en quelque sorte la même chose pour moi.

-Oui mais au moins, tes parents ne sont pas des mangemorts !

Le serpentard serra les dents, appréhendant sa réaction tout en se maudissant intérieurement. Il avait agis comme un stupide gryffondore en lançant sa tel un pavé dans la mare.

Mais contrairement à ce qu'il pensait, l'adolescente ne le regarda pas avec mépris, ni ne se détourna de lui. A son grand étonnement, elle adopta au contraire un mince sourire.

-Certes. Il faut dire que ma mère adoptive aurait du mal, étant une moldue. Par contre, je puis t'assurer que mon très cher « père » qui lui est sorcier se serait grandement plu dans leurs rangs... Pourquoi tu me regarde comme si j'avais une verrue sur le nez ?

-Tu... ne me juge pas ?

-Pourquoi tu es mangemort ?

-Non ! Enfin...

-Pas encore c'est ça ?

Emy soupira, préférant occulter sa surprise quant au fait que l'organisation des mangemort soit toujours en activité, avant d'ajouter :

-Nous sommes toujours libre de notre destin Drago. Mais il y a certaine donnée que l'on ne choisit pas, comme sa famille par exemple. Je ne vois pas pourquoi je m'en prendrais à toi pour des erreurs qui ne sont pas de ton fait.

Ces paroles le touchèrent énormément, lui qui n'était qu'habituer qu'au mépris, au insulte... Jusqu'à présent, seul Blaise et Théodore avait toujours été sincère et sans arrière-pensée avec lui... enfin, Severus aussi bien entendue...

Il voulait tellement ce confié à elle, même s'il la connaissait depuis peu de temps... Ce libérer de cette angoisse le dévorant à l'intérieur de lui-même. Sa présence était... douce et rassurante. Mais... il ne pouvait s'empêcher de se méfier.

-Que veux-tu dire par le fait que ton père pourrait rejoindre les mangemorts sans problèmes ?

L'adolescent la vit baissée ses yeux couleur émeraude, qui se voilèrent quelque peu, avant de se mordre la lèvre.

-Parce que... murmura-t-elle presque imperceptiblement, il n'y a qu'un monstre pour prendre du plaisir à faire souffrir les autres...

-Comment ça ? Qu'est-ce qu'il te fait ?

-La même chose qu'à toi je pense... tes douleurs venait de ces coups, n'est-ce pas ?

Emy vit Drago détournée les yeux, déterminée à ne pas répondre, mais la jeune fille su qu'elle avait visée juste. Son silence parlait pour lui.

-Drago... ne t'en fais pas, moi je ne suis pas à plaindre, après tout je n'ai pas la menace de l'enrôlement dans les rangs des mangemorts moi ! Répondit-elle en souriant plus largement, voulant le faire sourire. Tu es majeure, rien ne peux t'obliger à rentrer chez toi, ni à accepter la marque.

-Ils ont ma mère. Si je refuse, ils la tueront. C'est ce que dis la lettre.

-Dans ce cas, il faut que tu en parles à un adulte, Dumbledore par exemple. Ainsi vous pourriez mettre en place un plan pour pouvoir sauver ta mère...

-C'est peine perdue... Elle est directement retenue par le seigneur noir.

-Quoi ? Leur chef ?

-Bah oui qui d'autre ?

L'adolescente resta à son tour silencieuse, ne sachant pas quoi dire. Depuis quand les mangemorts avaient-ils élu un nouveau chef à leur tête ? Et pourquoi l'appelait-il seigneur noir comme l'ancien ?

-Ou alors... murmura Drago, j'accepte la marque, en profite pour prendre ma mère et m'en aller.

-Tu te doute que ce n'est pas aussi simple que ça. Il voudra sûrement avant que tu fasses tes preuves.

Malheureusement, même s'il ne voulait pas l'avouer, elle avait raison. Ne voulant pas s'attarder sur ce problème insoluble, il changea de sujet, en abordant un autre qui l'inquiétait également.

-Emy...

-Oui ?

-Et toi ? Ton père... il te frappe donc ?

Cette question eut le mérite de la sortir de ses pensées inquiétantes que les paroles précédente de Drago avait fait naître en elle, pour laisser place à une sensation glaciale de vide. Effectivement, elle s'efforçait d'obliger son esprit à rester dans le présent, à ne pas dériver... à ne penser à rien.

-Oui... et il a la main lourde. Répondit-elle simplement, comme si elle énonçait un état de fait plutôt que quelque chose de vraiment choquant. Non pas que la jeune fille se soit volontairement maîtriser pour ne rien laisser transparaître au contraire, ce fait était pour elle une réalité si banale qu'il ne lui venait plus depuis longtemps à l'idée de le trouver étrange et angoissant... du moins celui-ci.

La mâchoire de Drago se serra, tant par le fait qu'elle puisse énoncer cela avec autant de légèreté que par la sensation qu'elle ne lui disait pas tout.

-Tu as encore des blessures sur toi n'est-ce pas ? Depuis ton arrivée, j'ai l'impression que tu t'affaiblis.

Emy releva la tête, planta son regard dans les perles grise du serpentare et elle sut que, si elle ne voulait pas perdre le peu de confiance qu'il lui avait accordée, qu'elle ne devait pas lui mentir.

-Oui.

-Fais voir !

-Non. Ce n'est pas la peine, ça va guérir tout seul.

-A oui ? Laisse-moi rire ! Pourquoi ce n'est pas déjà le cas alors ?

-Parce que il n'y est pas allée de main morte et que c'est assez profonds. C'est tout.

-Emy...

-Non Drago. Inutile d'insister.

-Bon... Mais promet moi de venir me voir si ça devient critique.

-Promis... marmonna-t-elle vaguement, agacée.

Les deux adolescents restèrent silencieusement côte à côte un moment, chacun remettant de l'ordre dans ses pensées, avant que le serpentare ne le brise.

-Merci de m'avoir remonté le morale Emy... répondit Drago avec un léger sourire, mais on devrait y allée, j'ai histoire de la magie et toi sortilège si je me souviens bien.

Emy n'était pas dupe, et se doutait bien qu'il exprimait là poliment son envie d'être seul, ce qu'elle pouvait comprendre. Mais son inquiétude était plus que sincère : c'est pourquoi, avant de le laisser, la jeune fille s'installa en face de lui, déterminer à lui faire une dernière requête.

-Oui... tu as raison. Mais dans ce cas, tu dois me promettre de ton coter d'aller voir Dumbledore pour tenter de trouver une solution à ton problème. Je sais pertinemment que ce n'est pas le genre de la maison serpentare de demander de l'aide... mais... s'il te plaît.

Le blond serpentare l'observa attentivement, et fût désarçonner par la réelle inquiétude qu'il lisait dans ses yeux verts aussi limpides et lumineux que la plus pur des émeraudes.

Le jeune homme retint un demi-sourire. Il était tout de même risible qu'elle puisse se montrer aussi préoccuper de son bien-être, alors qu'elle faisait peu de cas de sa propre situation, qui semblait pourtant très préoccupante également.

-Effectivement, et au vue de ton refus de me montrer tes blessures je maintiens que tu aurais eu plus que ta place dans notre maison... je ne te promets rien, à part d'y réfléchir pour le moment.

-Merci, répondit simplement l'adolescente, un sourire sincère aux lèvres.

L'espace de quelque instant, Emy remarqua que cela avait déstabilisée Drago. Il ne devait pas avoir l'habitude que l'on s'inquiète tant pour lui... Il était plus semblable qu'il ne le croyait.

Elle n'avait pas cherché à insister, car elle savait que rien que le fait qu'il fléchisse assez pour pouvoir réfléchir à cette éventualité était déjà un grand pas en soi.

Alors qu'elle se dirigeait vers la sortie, la griffondore entendit la voix de Drago l'appeler.

-Oui Drago ?

-Si jamais tu parles de quoi que ce soit... je me verrais dans la triste obligation de devoir prendre certaine mesure. Prononça le jeune homme de manière menaçante.

Toute trace de larme avait disparue du visage à la pâleur de porcelaine du jeune homme blond, toute émotion ayant disparue de ces traits, si ce n'était cette froide lueur pleine de sombre promesse assombrissant ses pupilles.

La jeune fille réprima un frisson. Non pas que Drago ne lui fasse vraiment peur. Seulement... en se comportant ainsi, elle se rappela brusquement pourquoi le visage du jeune homme lui semblait depuis leur rencontre vaguement familier. Elle avait déjà vue un visage qui ressemblait d'une manière troublante au sien dans certain de ses songes cauchemardesques, et qui affichait une égale froideur qu'il en exprimait à cet instant... sauf que ce dernier était plus âgée, et moins fin.

-Je ne suis pas du genre à faire de veine promesse Drago. De plus, toi aussi à présent tu connais quelque chose d'assez embarrassant sur moi... de ce fait, je te retourne l'avertissement du moins pour la forme, car je ne doute pas que tu tiendras ta langue.

-Pourquoi ? Tu crois me faire peur Rosen ?

-Non. Seulement, je n'ai encore jamais accordée ma profonde amitié à des gens qui n'en ait été digne. J'espère que tu ne me décevras pas Drago. Rétorqua-t-elle avec un petit sourire, attendris par l'air désarçonner du serpentare, avant de se détourner et de se diriger vers la porte.

Une fois qu'ils furent séparer, allant chacun de leur côté dans des couloirs différents, Emy courue et arriva tout juste à l'heure pour le cours, ou elle s'installa à coter de Harry, tentant tant bien que mal de reprendre son souffle.

Le cours de sortilège commença de manière on ne peut plus normale, enfin si on exceptait l'étrange comportement de Harry, qui ne cessait de lui jeter de petit coup d'œil furtif. Cela mis la jeune fille assez mal à l'aise, se demandant ce que lui voulait le jeune homme.

Harry quant à lui, angoissait intérieurement. En effet, il avait enfin décidé de se jeter à l'eau et d'avouer à Emy leur parenté. Il n'avait déjà que trop attendue. Effectivement, Voldemort ne tarderait pas à connaître l'existence de la jeune fille et les liens qui l'enchaînait à lui... et le griffondore n'osait imaginer à qu'elle point cette dernière serait vulnérable et influençable tant qu'il ne lui aurait pas tout avoué. Mais le jeune homme appréhendait, angoissait comme il ne l'avait encore jamais fait au cours de sa courte vie. En effet, il était rongé par la peur d'être rejetée par sa sœur. Si elle ne l'acceptait pas ? Ou pire encore, si elle l'acceptait juste pour sa pseudo-célébrité dont il se serait bien passée ?

Tentant de calmer le tremblement de ses mains, le jeune homme inspira et expira profondément, tentant de se raisonner. Non, il n'y avait pas de raison pour que cela se passe mal : certes le choc était inévitable, mais qui ne serait pas heureux à l'idée de retrouver un frère biologique, qui plus ait un jumeau ? De plus, même si ils ne se connaissaient pas encore bien, au moins s'appréciaient-ils déjà... enfin, si on omettait leur dispute deux jours à peine après la rentrée... puis le fait que de temps à autre elle semblait l'éviter.

L'adolescent se gifla mentalement. Non, il devait rester positif et concentrer...

La jeune française quant à elle, avait parfaitement remarqué le trouble du survivant, qui ne cessait de s'agiter à ses côtés, tout en lui jetant de nombreux regard furtif. Cela l'inquiétait, car elle n'avait encore jamais vue le jeune homme dans un tel état : il était pâle, et ses mains ne cessait d'être agitée de tremblement. Etait-il souffrant ?

-Harry, tout va bien ? Lui demanda-t-elle à voix basse, tandis que Flitwick s'éloignait un peu plus loin en direction de Ron et d'Hermione.

-Oui... oui bien sûre... pourquoi ça n'irait pas ? Rétorqua-t-il en s'efforçant d'afficher un pauvre sourire

Mais la lionne n'était pas dupe, et sa réponse ne fit que l'inquiété davantage, en plus de lui occasionner un léger agacement. Ce pouvait-il vraiment que le jeune homme pensait faire parfaitement illusion de son état?

-Oh comme sa pour rien... Donc tu tiens en pleine connaissance de cause ta baguette à l'envers ? Demanda-t-elle, un sourire narquois presque serpentesque sur le visage.

A ces mots, le jeune homme devint aussi rouge qu'un souaffle, avant de remettre l'objet en son sens normal, réduit au silence sous tant de gêne.

Emy eut un mince sourire, attendrie. Elle avait tendance à cause de ses manières étranges à oublier que le griffondore était quelqu'un de très sensible.

Doucement, elle s'approcha, et tendis sa mains sur le front de l'adolescent, le faisant rougir encore plus, alors qu'elle n'aurait pas cru cela possible.

-Tu ne semble pas avoir de fièvre pourtant... Tu es sûre que tout vas bien ? Demanda-t-elle en retirant sa main.

Involontairement, elle effleura du bout des doigts la cicatrice si tristement célèbre, et ne put s'empêcher de remarquer que, comme pour sa propre marque, celle-ci semblait avoir été gravée dans la chair au fer rouge.

-Non... je... je vais bien je t'assure.

La jeune française n'en était pas du tout convaincue, mais respecta son choix et resta donc silencieuse pour le reste du cours, se contentant de le surveiller discrètement de peur qu'il ne se blesse par mégarde.

Enfin, le cours se termina, trop vite au goût d'Emy qui, toute préoccuper qu'elle était, n'avait pas vue les deux heures passées. Alors qu'elle était en train de ranger ses affaires, Harry se tourna vers elle pour lui demander si elle accepterait de venir avec lui dans le parc, car il voulait lui parler.

Cette demande la gêna car, même si elle était inquiète pour le jeune homme, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir comme un mauvais pressentiment. Que voulait-il lui dire qui ne pouvait être dit tout à leur, même avec un sortilège d'assuardito ?

-Je...On ne peux pas maintenant Harry, on doit aller en histoire... et tu devrais plutôt aller à l'infirmerie.

-Je vais bien, et pour l'histoire de la magie Hermione nous prendra les cours. Et, comme tu as pu le constater, ce n'est pas lui qui va remarquer notre absence... insista-t-il, un peu plus sûre de lui que tout à l'heure. En effet, il avait été touché par l'inquiétude visible qu'elle avait éprouvée pour lui, et n'avait pas manqué de remarquer la surveillance discrète qu'elle avait adopté en conséquence, et cela l'avait un peu rassuré. Si elle l'appréciait au point d'agir comme elle l'avait fait, alors tout n'était pas perdu. De plus, il n'avait pas le choix il frémissait rien que de pensée à toute les méthodes que Voldemort pouvait utiliser pour retourner l'ignorance de l'adolescente contre elle-même. Il ne se souvenait que trop des promesses fausses mais au combien alléchante que lui avait fait de nombreuses fois le mage noir sur ses parents, ou encore des manipulations mentales et physiques qu'il avait déjà subi.

Ne trouvant malheureusement rien à redire, Emy le suivit donc en silence, jusqu'au parc, ou il l'a mena près de l'étang. Non loin tout autour d'eux, des étudiants pour la plupart jeune, se promenait en profitant du bon temps qu'offrait les dernières heures de la journée.

L'adolescente se détendit en voyant qu'il n'avait pas chercher à l'amener dans un endroit isolée, et elle l'en remercia intérieurement. En effet, la jeune fille n'était jamais à l'aise dans les endroits déserts en présence de personne de sexe opposée. Sauf la forêt... car cette dernière était un labyrinthe au multiple cachette.

Ils restèrent quelque minute non loin de l'eau en silence, Emy le fixant, perturber par la lueur d'inquiétude dans les yeux du survivant. Décidément, entre Drago et maintenant lui, la journée promettait d'être pénible. Était-ce dû à l'approche de la pleine lune ?

Puis, elle remarqua que le jeune homme se mordillait inconsciemment les lèvres, et ne put s'empêcher d'adopter un mince sourire. Elle avait ce tic nerveux également lorsqu'elle se sentait mal à l'aise.

Soudain, elle s'affola. L'endroit quelque peu retiré de la foule... son comportement étrange de ses derniers jours... sa jalousie envers Malfoy... sa gêne... et si son attitude de tout à l'heure n'était pas due à un virus quelconque mais... avait-il des sentiments pour elle ? Elle espérait sincèrement que non car elle n'éprouvait rien d'autre pour lui que de l'amitié, et l'adolescente ne voulait surtout pas ce mettre Harry à dos.

-Emy... Comme tu dois le savoir, mes parents sont morts.

Cette phrase la surpris et eut le mérite de la détourner de sa panique naissante. Ou voulait-il en venir ?

-Heu... oui. Pourquoi tu dis ça ?

-Je... Je vis chez mon oncle et ma tante, avec mon cousin.

-Oui... répondit la gryffondor, toujours aussi perdue. Ta tante est la sœur de ta mère...

-Ce sont des... ils n'y a même pas de mot pour décrire. Pour eux, je suis un monstre. Le peu de temps ou je suis … ou j'étais là-bas, ils me battaient, me nourrissaient à peine, et me traitaient en esclave...

Emy était choquée, s'attendant à tout, sauf à ça. Est-ce que, comme Drago, Harry craquait aujourd'hui ? Peut-être était-ce donc pour cela qu'il était si mal en sortilège finalement. La jeune fille se détendit imperceptiblement.

-Je... je suis navré Harry... Mais pourquoi n'as-tu rien dis ? Est-ce qu'ils t'ont menacé, ou... ou... pire ? S'inquiéta-t-elle de nouveau.

-Non ! Ne t'en fais pas. Je n'ai pas rien dis, Dumbledore est au courant, ce qui fait que depuis mes onze ans ils ne me frappaient plus trop et me nourrissaient bon pas toujours correctement mais assez pour rester en vie. Seulement... pour ma protection, j'étais obliger de rester jusqu'à ma majorité à cause de la protection du sang que ma conférée ma mère en ce sacrifiant... enfin...

Il leva les yeux vers elle, et ce mordit à nouveau les lèvres.

-Harry... Ou veux-tu en venir ? Demanda-t-elle finalement, se sentant complètement perdue.

-Je... Le jeune homme inspira profondément, avant de reprendre : Je n'étais pas le seul qu'elle ait sauvé ce soir-là.

« Après tout » se disait-il « Autant ne pas tourner autour du chaudron ».

-Comment ça ?

-Je... Je ne suis pas fils unique.

Cette révélation la laissa sous le choc, avant de se reprendre et de répondre, semblant commençait à comprendre:

-Tu l'as su aujourd'hui c'est ça ?

-Non... mais je ne le sais que depuis peu de temps. Depuis fin août en faîte... Et c'est une élève de l'école.

Emy soupira imperceptiblement, soulager de savoir de quoi parlait enfin le jeune homme. Elle comprenait mieux à présent son trouble. Pas étonnant qu'elle le trouvait perturber depuis leur rencontre... une telle nouvelle a dû lui causée tant de surprise et de question. Mais ce qui la gênait un peu, c'était son regard persistant. Pourquoi ne cessait-il de la fixer ainsi ?

-Oh donc c'est une fille... Tu as donc une petite sœur... Tu sais qui sait ? Balbutia Emy, de plus en plus perturbé par les révélations du gryffondor, ainsi que par son comportement étrange.

-Non ce n'est pas une petite sœur que j'ai... mais une jumelle.

-Quoi ?

-Oui... surprenant hein ?

-Mais... qui c'est ? Surtout que si c'est ta jumelle elle doit beaucoup te ressembler...

-En effet... elle me ressemble énormément physiquement.

-Quoi ? Tu as pu voir une photo d'elle ?

-Mieux que sa... je l'ai vue en vrai. Murmura-t-il, tandis que ses yeux la fixait avec une insistance cette fois ci vraiment dérangeante qui la mit un peu mal-à-l'aise, au point qu'elle en détourna le regard.

Un silence s'installa, pendant lequel la lionne se raisonna. Il ne la fixait sûrement que pour jauger sa réaction, aussi tenta-t-elle de reprendre contenance tandis qu'il baissa le regard, semblant prendre conscience de la gêne qu'il lui occasionnait. Emy s'en voulut un peu, mais ne fit pas un geste, ne voulait pas le brusquer. Après tout, il ne devait pas être évident pour quiconque d'apprendre l'existence d'une sœur du jour au lendemain. Mais ce qui l'étonnait en revanche, c'est qu'il se confie à elle et non à Ron ou Hermione, qu'il connaissait depuis bien plus longtemps. Mais... il est vrai parfois qu'il était plus simple de parler à des inconnues.

Soudain, Harry leva des yeux embué de larme vers elle, avant de dire, dans un souffle à peine audible :

-C'est toi Emy.

Il eut un long silence, pendant lequel le temps sembla ce stopper pour l'adolescente, comme si son cerveau avait brusquement cessé toute activité, tandis que tout son corps se figeait, devenant aussi immobile qu'une statue.

Puis lentement, les mots résonnèrent de nouveau dans son esprit...

Non, elle avait sûrement due mal comprendre...

La jeune fille secoua la tête pensant avoir mal entendue, jusqu'à ce que Harry, remarquant son trouble, ajouta :

-Je ne fais aucune erreur... c'est toi Emy. Notre ressemblance... n'avais-tu donc rien remarqué ?

Emy l'observa quelques instant, cherchant des traces sur son visage qui trahirais un trait d'humour ou une bonne blague, sans succès.

Le jeune homme était sérieux.

Son sang se figea dans ses veines, tandis que son rythme cardiaque s'accéléra.

Non... non... ce n'était pas possible. Ce n'était pas possible ! Sinon pourquoi... ? Non, ce n'était pas possible !

Comme dans un état second, la jeune fille leva les yeux, pour les fixées sur le visage du survivant, essayant de trouver cette ressemblance imaginaire, avant de se sentir comme frappée par la foudre. En effet... loin d'être illusoire, la ressemblance était même étrangement frappante : la même couleur de peau... les mêmes yeux. Elle imagina alors Harry avec un visage plus fin et allongée, avec des pommettes un peu plus haute et marquée... des lèvres plus pleines... des cheveux long, ondulée et désordonnée... et une copie conforme de son visage se formait. Comment se faisait-il qu'elle n'avait pas vue cette ressemblance en effet troublante ? Puis la réponse s'imposa d'elle-même, et cette dernière éclairait également le pourquoi elle avait si violemment, dans son esprit du moins, pris cette annonce comme quelque chose de hautement improbable : parce que c'était inenvisageable d'être pour elle la sœur du célèbre Harry Potter, celui qui a survécu. Car si telle était réellement le cas... selon tout logique...jamais elle n'aurait été confiée... à eux. Jamais. Certes, apparemment Harry avait été maltraité, ce donc elle ne doutait pas, car le jeune gryffond n'était pas un menteur, et n'aurait eu aucun intérêt à faire une telle chose. Mais comparer à ce qu'elle avait... cela lui semblait bien doux.

-Tu es sûre ? Murmura-t-elle, sentant sa mâchoire se crisper.

-Oui, tout à fait sûre. Dumbledore m'avait dit ton nom.

-Que... pourquoi ? Pourquoi tu ne m'as rien dis depuis le début ?

-Je ne savais pas comment te le dire... et je ne voulais pas te brusquée. Apparemment tu changeais de pays, d'école... sa devait déjà faire beaucoup pour toi.

-Pourquoi... si c'est vrai … pourquoi a-t-on été séparé ? Demanda-t-elle, sentant ses mains trembler. Après tout, il y avait peut-être une bonne explication.

-Je... on a voulue te protéger, t'éloigner du conflit pour que tu sois épargnée... que tu ne sois pas menacer, harceler par Voldemort comme je l'ai été. Et sa à marcher...

-Marchée... ?

-Oui car tu as pu grandir dans une famille ou tu as été aimée, protéger et choyer et...

Mais Emy n'écouta pas le reste de ses paroles, tant son sang ne fit qu'un tour en entendant cette phrase, qui tournait en boucle dans sa tête...

Ainsi c'était vrai. Elle était la sœur du survivant. Et on l'avait envoyée pour lui épargner de souffrir dans « une famille aimante ».

La jeune fille sentie brusquement quelque chose se briser en elle, une douleur envahir l'intérieur de sa poitrine et de son esprit, tandis qu'elle ressentie comme un froid intense s'infiltrer par tous les pores de sa peau.

Sans pouvoir s'en empêcher, Séléna se mit à rire doucement, puis de plus en plus fort, comme prise de folie, tout en resserrant ses bras autour d'elle.

-Emy... ?

Mais la jeune fille ne pouvait s'arrêter.

-Aimante... aimante... ha ha ha... ha ha ha...

Ce mot tournait en boucle dans sa tête, telle un sournois vers d'oreille, tandis qu'elle se sentait dérivée peu à peu, savoir pouvoir faire quoi que ce soit pour s'en empêcher... si ce n'est retarder l'instant autant que possible.

-Emy qu'est-ce qui t'arrive ? Tu me fais peur...

Les mots avaient été prononcés d'une manière douce et inquiète. Mais cela l'horripila au plus haut point et Emy sentit brusquement son sang bouillir dans ses veines.

-Ma famille est aimante... ha ha... oui... tellement aimante... et qu'est-ce qui te fais croire sa hein Potter ? Toi qui à la science infuse ? Rétorqua-t-elle violemment, en se redressant soudainement, son rire sinistre laissant place à un regard aussi froid qu'une banquise.

Au fond d'elle-même, l'adolescente savait que le jeune homme n'y était pour rien mais ne pouvait en cet instant lutter contre la pure fureur qui coulait dans ses veines. Et le visage proprement choqué du gryffondore ne faisait que renforcer ce sentiment... Sans compter que la haine était pour le moment, la seule corde à laquelle elle pouvait se raccrocher pour ne pas sombrer.

-Quoi... quoi … quoi ? Tu sais où tu peux te la mettre ta famille aimante ? J'aurais préféré mourir que d'être envoyé chez mes adorable et aimant « parent », et crois moi, j'échange contre ton oncle et ta tante quand tu veux ! Cracha-t-elle, en mettant autant de haine qu'il lui était possible dans chaque mot, voulant volontairement être blessante au possible... Mais l'éclat de pure douleur qu'elle lut dans les yeux du jeune homme calma sa haine instantanément, réveillant en elle ce froid, cette angoisse et se dégoût d'elle-même qui la faisait dangereusement sombrer...

Il fallait qu'elle s'éloigne.

Maintenant.

-Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Emy !

Mais la jeune fille n'écoutait déjà plus. Elle courait, à en perdre haleine dans la forêt interdite, essayant de semer le jeune homme, ainsi que les souvenirs qui refaisait surface, menaçant de la submerger. Elle ne voulait pas rester en sa présence... elle voulait fuir, tant qu'elle possédait encore un tant soit peu de contrôle, avant de le blesser.


Harry était totalement perdu et détruit. Son pire cauchemar s'était réalisé : Emy, sa sœur jumelle, sa seule famille de sang qui lui restait, l'avait rejeté. Mais pour le moment, la douleur sourde que ressentait son cœur était pour le moment amoindrie par la foule de question se bousculant dans son esprit. Il s'attendait certes à ce qu'Emy soit bouleversée, mais à ce point... cela dépassait l'entendement. Cet éclat... de folie et surtout de pure fureur qu'il avait aperçue dans ses yeux, l'avait autant blessée qu'effrayer. En effet, c'était comme si une douleur sourde et insoutenable l'avait traversé. Est-ce une manifestation de leur lien ? Était-ce vraiment ces sentiments qu'il avait ressentis ? Si oui, qu'avait-il pu dire pour la blesser à ce point ? Pourquoi avait-elle dit toute ses choses ? Sa famille... Et lui qui pensait que... qu'elle avait été mis à l'abri chez des gens biens selon Dumbledore ! Mais qu'avaient-ils bien pu lui faire ?

Il fallait qu'il ait une conversation avec le directeur mais avant, il devait à tout prix, bien que cela ne lui en coûte, chercher la carte des maraudeur et trouver Emy avec l'aide de Drago. C'était pour le moment la personne la plus proche de sa sœur et donc le seul qu'elle laisserait en théorie approcher. L'adolescent sorti en courant de la forêt interdite, essayant de faire au plus vite. En effet, pour avoir fréquenté de nombreuse fois la forêt il était loin d'être rassurée par le fait qu'elle s'y soit aventurer et de la laisser seule en ces lieux. Seulement, s'il s'y perdait, il ne serait pas d'une grande aide non plus. Le gryffondore accéléra la cadence, priant intérieurement Merlin et tous les dieux de la terre réunie pour qu'il n'arrive rien à sa sœur, le temps qu'il puisse se remettre à sa recherche.


Emy courue, sans discontinuer, jusqu'à ce que toute force ne la quitte et que son corps, contre sa volonté, se laissa tomber à genoux sur le sol terreux. Cherchant à nouveau un souffle d'air, elle resta là, prostrée, riant doucement, tandis que son corps était parcouru de spasme, et que les souvenirs affluaient par vague. La jeune fille restait ainsi un long moment, sans bouger, enfermer dans sa bulle au point de ne plus entendre ni voir quoi que ce fut autour d'elle. Les images mentales qui se bousculaient en elle était telle que, pour le moment, elle ne ressentait aucune douleur physique, alors que vue ses blessures, elle aurait déjà dû hurler de douleur.


Alors qu'il revenait de sa cueillette habituel dans la forêt interdite, Severus sentie une odeur qu'il reconnaîtrait entre mille. Une odeur qui ne cessait de l'obsédée depuis maintenant un mois, et qu'il traquait sans relâche dans l'espoir de prendre sa propriétaire en flagrant délit.

Il la suivit, mais toute satisfaction de la « traque » le quitta lorsqu'il la trouva. Elle était là, recroquevillée sur le sol, tremblante, un léger rire s'échappant de ses lèvres, tel un murmure sinistre.

S'il en avait encore été capable, son cœur aurait raté plusieurs battements.

Intriguée et inquiet, le maître des potions se plaça face à elle, l'appelant... mais n'obtins pas la moindre réponse. L'homme s'agenouilla donc à sa hauteur, pour remarquer, choquer, les yeux vert de la jeune fille, terne et empli de larme, qui fixait un point invisible, tandis qu'un mince sourire ornait son visage, d'où ce sinistre rire ne cessait de s'échapper.

-Miss Rosen ? Miss Rosen ? Que faite vous ici ?

Mais malheureusement, toujours aucun résultat. Où elle était trop absente, enfermer dans son monde, pour pouvoir le remarquer, ou bien alors l'adolescente l'ignorait à la perfection.

L'homme s'approcha un peu plus tout en restant face à elle, jusqu'à n'être qu'à quelque centimètre d'elle.

Il ne chercha pas à la secouer, pas tout de suite en tout cas. L'ex mangemort attendait de voir tout d'abord si cette promiscuité donnait quelque résultat. Car... même sans ces sens développer, il aurait pu sentir le profonds désespoir qui c'était emparer de l'adolescente.

Peu à peu, il vit les paupières de la jeune Rosen battre doucement, signe qu'elle reprenait lentement mais sûrement conscience de ce qui l'entourait. Il ne pût s'empêcher de contempler quelque seconde, subjugué, ses paupières ornée de long cils délicat gorgée d'eau, qui à chaque battement créait de nouveau sillon sur ses joues pâles.

L'homme se gifla mentalement, avant de concentrer son attention sur l'adolescente d'une manière plus pragmatique.

-Rosen, vous m'entendez ?

-Rosen... murmura-t-elle avant de partir dans un nouveau rire, légèrement plus forte que le précédent.

-Miss Rosen, pourquoi êtes...

-Si l'on s'en réfère à ce que Potter à dit, j'ai eu de la chance car ma famille est « aimante »... ha ha... Ha ha ha... rétorqua-t-elle d'une voix amère, avant de repartir dans un nouveau rire nerveux, et sans joie.

Enfin, il comprenait maintenant, du moins en partie, les raisons de son choc, et il maudit Potter pour son manque cruel de tact. Visiblement, à trop regarder son nombril, cela lui était remonté jusqu'au cerveau. Comment pouvait-il penser que forcément si elle avait été écartée, sa vie ait été toute rose ? Décidément, il comprenait mieux pourquoi le jeune n'avait jamais eu sa place à serdaigle. Mais Dumbledore... Comment avait-il pu laisser Em... Rosen comme ça dans la nature sans même surveillée son bien-être régulièrement ? Car au vue de sa réaction certes en partie légitime, mais quelque peu disproportionner, à la maladresse de son frère, il ne lui faisait plus aucun doute que au contraire, son passée devait être bien sombre.

Puis il avisa soudainement de la présence des deux émeraudes qui le fixait, sans ciller, les pupilles rétrécies.

-Vous saviez.

C'était plus une constatation qu'une question.

L'homme soupira.

-Oui, mais depuis peu, comme Potter.

-Pourquoi ne m'avoir rien dit ?

-Ce n'était pas à moi de le faire.

Il eut un silence.

-Oui c'est vrai... murmura-t-elle, avant d'ajouter : mais Dumbledore n'était-il pas censé protégée Harry ? Et me protéger aussi ? Ou bien... moi je suis inutile alors on s'en fout ?

Il ne comprenait pas la référence à Potter, mais l'homme ne voulait pas perdre de temps à y réfléchir pour le moment. L'état de détresse apparent de la lionne le préoccupait beaucoup trop pour que d'autre sujet ne vienne pour le moment occuper ses pensées.

-Vous êtes très loin d'être inutile Rosen.

-Pourtant, ce n'est pas moi que tout le monde qualifie d'élue.

-Vous en saurez plus en allant trouvez le directeur. Je ne suis pas habilitée à en parler plus en avant avec vous tant qu'il ne vous aura pas parler au préalable. Rétorqua-t-il plus froidement qu'il ne l'aurait voulue, avant de serrer discrètement le point, gêné. L'homme était mal-à-l'aise, ne sachant pas comment réagir à cette situation, n'ayant jamais été douée pour les relations humaines, et redoutait un peu que sa réponse abrupte ne replonge l'adolescente dans son monde. Mais cette odeur... continuelle et obsédante de son sang qu'il sentait chaque fois que l'adolescente était dans les parages ne l'aidait vraiment pas à garder son sang-froid.

Il l'observa attentivement, et la vit ainsi soupirer, puis semblant plonger en pleine réflexion. L'homme se détendis imperceptiblement : elle n'était pas repartie dans une absence, c'était déjà cela...

De son coter, Emy tentait de réfléchir, de faire un point rapide sur tout ce qui venait de ce passée. La jeune fille se sentait totalement perdue, tant par la nouvelle de sa soudaine parenté avec le fameux Harry Potter que par la colère sourde qu'elle sentait sommeiller en elle... mais étrangement, elle était également troublée par la présence de son professeur de potion. Trouble qui, pour le moment du moins, arrivait à surplomber quelque peu les autres sentiments se bousculant en elle, arrivant de ce fait à l'apaiser quelque peu.

Trouble qui était provoquée par deux éléments : la présence en elle-même de son professeur qui pour une raison lui étant encore inconnue, l'apaisait et ce, depuis leur 1ere rencontre... Mais aussi par ce parfum subtil qui émanait de lui.

C'était un mélange étonnant, à la fois indescriptible et précis. Une d'odeur d'herbe, de cannelle et une autre qu'elle n'arrivait pas à définir, mais qu'elle appréciait particulièrement.

Au début, elle n'avait même pas remarqué qu'il était là, aussi près d'elle, tellement ses cauchemars l'avait profondément assaillie, comme dans ses pires moments qu'elle appelait elle-même ses « crises »... Mais, dans son brouillard de folie et de noirceur, cette odeur était parvenue jusqu'à elle, la rassurant étrangement comme couverture bien chaude, et la ramenant peu à peu à la réalité.

Ce n'était que lorsqu'elle avait repris pied dans celle-ci qu'elle avait remarqué la présence du professeur Rogue, et par là-même l'origine de cette senteur.

Elle ne savait pas vraiment quoi faire... Enfin, ce n'était pas tout à fait exact. Emy savait qu'elle devait se relever et sortir de la forêt interdite en compagnie du Professeur Snape qui lui donnerait sûrement malgré la situation, des retenues jusqu'à la fin de ses jours et voir le directeur. Mais, l'adolescente avait comme le pressentiment que cette discussion n'allait vraiment pas lui plaire et vu son état émotionnel, il ne lui en faudrait que peu pour s'emporter et laisser malgré elle exprimer sa magie sous le coup de la colère. Elle sentait encore les paumes de ses mains la picotée.

La jeune fille ne voulait pas affronter la situation. Pas tout de suite.

-Rosen, levez-vous.

-Oui... juste... je veux juste...

Emy ressentait juste l'immense besoin, presque désespérer, de rester là un moment, juste quelque instant. Quelque minute simplement assis là... car elle se sentait étrangement bien ici, assis à même le sol, avec la présence de son professeur et de son odeur... Cela la réconfortait étrangement, car elle avait un sentiment étrange d'irréalité, comme si elle avait eu la chance de s'infiltrer dans un espace-temps hors de tout. Tant qu'elle ne se levait pas, c'était comme si ses problèmes n'existait plus.

Etrangement, il lui sembla que le professeur Snape sembla comprendre, car il ne fit rien pour l'obliger à le suivre et resta simplement là, près d'elle en ne bougeant pas d'un millimètre, se contentant de la fixer.

Severus n'obligea pas la gryffondore à le suivre. En effet, il avait parfaitement compris, même si elle ne l'avait pas signifié clairement, son besoin de se poser quelque instant. Après tout, dans les moments sombres de son passé, lui-même aimait par-dessus tout s'isoler pour avoir la sensation d'être suspendue dans le temps.

Il réprima un sourire narquois. Quand il pensait à présent que, il donnerait n'importe quoi pour pouvoir retrouver la folle course du temps... c'était ironique quand on y pense.

L'homme observa la jeune fille, pendant il ne savait combien de temps, attendant. Elle avait resserré ses jambes contre elle et avait enfouie sa tête dans ses bras. Sa longue chevelure brune ondulée et désordonnée descendait en cascade autour d'elle, tombant jusqu'au creux de ses reins, de sorte qui lui était impossible de voir son visage. L'adolescente était tellement immobile, qu'on aurait pu croire à une statue, si la légère brise présente ne s'amusait pas à soulever quelque mèche, jouant avec les nerfs du professeur de potion. En effet, l'homme éprouvait en observant se manège, la brusque et incompréhensible envie de les toucher, passée doucement les doigts dans les ondulations brune pour en dessinées les courbes, et éprouver leurs douceurs.

Il se sermonna mentalement, serrant les poings. Décidément, cette odeur de sang lui faisait perdre l'esprit et la raison.

Elle ne c'était pas endormie, Severus le savait et ce, pour deux raisons : parce qu'il voyait le léger mouvement de son corps dû à la respiration, mais surtout parce qu'il entendait les battements de son cœur, qui s'était fait légèrement plus rapide pour une raison qui lui était inconnue.

Intérieurement, Severus bénis Merlin pour que le hasard ait voulue qu'il ait chassée peu de temps avant, car sans cela, il n'aurait décidément pas eu assez de self contrôle pour résister à l'appel du sang, entre son odeur obsédante qui lui asséchait littéralement la gorge et ce son qui ne faisait qu'accentuer sa soif, excitant son instinct de prédateur.

Emy quant à elle, profitait de ces quelques instances pour tenter de s'apaiser. Mais, cela était plutôt difficile. En effet, elle sentait sans pouvoir l'expliquer, le regard de Snape sur elle, mais bizarrement cela ne la dérangeait pas... mais provoquait plutôt une accélération de son rythme cardiaque, tandis qu'elle sentait ses joues chauffer. L'adolescente n'avait jamais autant aimée qu'à cet instant précis la longueur de ses cheveux qui permettait de cachée cette réaction corporelle tout à fait étrange et inappropriée.

Retrouvant peu à peu son calme, la gryffondore soupira, avant de relever la tête, et de se lever doucement, de peur de chanceler. Malgré l'envie qu'elle avait de disparaître dans un coin paumée et inhabitée, elle ne pouvait malheureusement pas rester ici ad eternam. Il fallait qu'elle ait cette discussion avec Dumbledore tôt ou tard après tout. Mais ce qu'elle appréhendait vraiment, c'était Harry... Après tout, elle n'arrivait pas à penser à lui comme étant son frère, et ne savait pas si elle y arriverait. A part leurs sangs, leurs apparences, ils n'avaient rien quasiment rien en commun.

Mais après tout, peut-être lui fallait-il juste du temps ?

Avec soulagement, Severus vit enfin l'adolescente relever la tête, une flamme de détermination illuminant ses yeux verts. Ses joues étaient quelque peu rosée, ce qu'il trouva certes étrange, mais il oblitéra bien vite ce détail, tant il était satisfait de la voir enfin debout, et de faire à nouveau face.

L'homme ne l'avouerait jamais, mais il était également impressionné. Peu de gens de son âge se serait repris aussi vite.

Severus lui jeta un regard, la jaugeant en se demandant si elle était apte à marcher. Ayant sûrement compris sa question implicite, la lionne hocha la tête, avant de commencer à s'éloigner.

En silence, il la rejoignit bien vite, passant en tête, et la guida ainsi au travers de la forêt.

Ils marchaient dans un silence parfait. Severus ne cessait d'observer la gryffondore du coin de l'œil, inquiet, bien qu'il n'en laissait rien paraître.

Alors qu'ils arrivaient à l'orée de la forêt, Emy entendit la voix grave de Severus brisée le silence :

-Pourquoi être venue dans la forêt interdite ?

-Je... voulais échapper à Harry. Je lui aie répondue assez violemment, et je voulais... m'éloigner avant de m'emporter encore plus que de raison. Je savais qu'il ne me suivrait pas là-dedans. De plus... la forêt ne me fait absolument pas peur...

-Vous dites cela car vous ne connaissez pas le tiers des créatures dangereuses peuplant ces lieux.

-Oh j'en connais déjà quelque unes... comme les acromentules par exemple. Mais... disons qu'il y a certaine chose qui me terrifie bien plus encore...

-Comme ? Demanda l'homme, voulant l'encourager à se confier. En effet, les moments ou la jeune fille se livrait un peu était lui semblait-il fort rare. Même avec le trio d'or, il avait remarqué qu'elle gardait une certaine distance... Comme une carapace invisible.

L'adolescente eut un sourire désabuser.

-Disons juste que je sais que les ténèbres les plus sombres ne se cachent pas forcément ou on le croit.

Le maître des potions soupira, déçu. Elle ne dirait rien de plus, il le savait. Néanmoins, le directeur de serpentard était quelque peu satisfait. La jeune fille se livrait au compte-goutte, certes, mais au moins le faisait-elle.

Ces informations même minime, était très précieuse, et il les conservait soigneusement dans sa mémoire, espérant que les gouttes formeraient bientôt un petit ruisseau le menant à la rivière de la vérité. Car en effet, la jeune Rosen était une véritable énigme. Il avait beau eu demandé, puis éplucher entièrement son dossier scolaire avec une rigueur toute Snapienne, il n'y avait absolument rien qui ne le renseignait sur elle ou sur ce qu'elle avait bien pu enduré, pas même le début d'une piste. Il n'y avait que des commentaires dénué d'intérêt et limite impersonnelle telle que « élève sérieuse mais trop effacée, qui devrait plus s'ouvrir aux autres » ou « élève très sérieuse et appliquer, d'un talent rare en potion »... la seule chose qu'il ait trouvée d'intéressant dans se ramassis de note que madame Maxime osait appeler dossier scolaire était que, apparemment Rosen « possède une magie puissante mais incontrôlable, pouvant d'extériorisé parfois ».

Alors qu'ils sortaient enfin de la forêt, Emy entendit l'homme soupirer, avant de demander, d'une voix désabusée :

-Pour savoir qu'il y a des acromentules... vous êtes revenue dans la forêt n'est-ce pas ? Et ce plus d'une fois je me trompe ?

-Non, répondit simplement la jeune fille, sachant qu'il ne servirait à rien de le nier. Mais de toute manière, je ne sais pas pourquoi mais je pense que vous le saviez déjà. Comment par contre, je ne sais pas.

-Comment ça ?

-Vous étiez en colère contre moi en ce moment, et je pense que ça a un lien avec mes escapades. Vous le saviez, mais je ne sais par quel moyen. Peut-être un jour me le direz-vous ?

-Peut-être... répondit l'homme simplement, avisant avec une certaine curiosité l'éclat d'intérêt qu'il avait entre aperçue fugacement dans les yeux de la jeune française. Mais je suppose que, même si je vous sanctionne encore, vous allez y retourner, n'est-ce pas ?

-Oui.

L'adolescente ne pût s'empêcher de sourire doucement lorsqu'elle l'entendit soupirer à cette réponse.

-Bon, alors je vous propose ceci : vous ne vous aventurer plus dans la forêt interdite, et je vous donne des cours supplémentaires de potions, ou vous êtes libre d'expérimenter ce que vous voulez, ou de faire avec moi une potion de votre choix. Il va de soi que les ingrédients sont gracieusement fournie.

Emy avait du mal à en croire ses oreilles. Venait-il vraiment de lui faire une telle offre ?

Pour la première fois depuis bien longtemps, son cœur dansa de joie.

-Vous... voulez que je sois votre apprentie ?

-Ne mettez pas la charrue avant les hippogriffes. Je vais simplement vous observer et vous supervisée au besoin. Les chances que je vous propose une telle chose qu'un apprentissage dépendrons uniquement de si je juge intéressant ce que je vais pouvoir observer.

Severus avait aussitôt regretté sa proposition sitôt que celle-ci avait franchi ses lèvres. Pas qu'il ne serait pas intéresser par devenir le mentor de quelqu'un de si douée en potion... mais cette offre qui lui avait faite était juste insensée. Déjà qu'il avait du mal à supporter son odeur les peu de fois où il l'avait en cours ou en retenue... L'espion de l'ordre se demanda si une part inconsciente de lui-même n'était pas à cause de son double jeu devenue quelque peu masochiste.

-J'essayerais de ne pas vous décevoir alors... rétorqua-t-elle avec un sourire narquois.

Severus tressaillie face à ce sourire, ces pensées dérivants quelques infimes microseconde, avant de reprendre pied dans la réalité.

Ce sourire l'avait déstabilisée.

Mais soudain, des voix se firent entendre, et le visage de la jeune fille redevint sombre, préoccuper.

-Emy ! cria Harry, à la fois immensément soulagée de la revoir entière et inquiète de la voir avec son professeur honni.

-Potter pas la peine de t'égosiller comme ça ! Un peu de dignité bon sang ! S'exclama Drago, mais néanmoins, un soulagement visible se peignait également sur son visage.

Alors qu'ils s'approchaient, Severus murmura discrètement à l'intention de la gryffondore :

-Samedi matin de 7h à 12h

Un mince sourire se dessina sur ses lèvres, et elle acquiesça discrètement.

Enfin, les deux adolescents lui firent face. Emy nota que Harry amorça un mouvement comme pour la prendre dans ses bras, avant de se ravisée, gêner et penaud. L'adolescente s'en voulue un peu, car elle était la cause de sa tristesse. Mais, la gryffondore ne savait absolument pas comment réagir, ni ne savait quoi dire pour rompre la gêne qui s'installait entre eux.

-Tu as rien Emy ? Demanda le blond serpentare.

-Non aucune blessure physique n'est à déplorer, répondit-elle simplement.

Drago, en fin serpentare qu'il était, compris comme son parrain le message, à savoir que, même si son corps allait bien, son esprit en revanche était meurtrie.

-Tant mieux alors parce que, je t'aime bien hein mais si je peux éviter de foutre les pieds dans cette fichue forêt bah sa m'arrange.

A cette remarque, Emy adopta un faible sourire, et Harry ressentie de la jalousie envers Drago. A lui, elle lui souriait tandis que elle le détestait, lui qui était son jumeaux. Le pire, c'est qu'il n'avait pas exactement compris pourquoi. Ou plutôt, il espérait avoir mal compris.

-Je comprends.

-Tu veux venir avec moi faire une ballade pour te changer les idées ?

-J'aimerais bien mais je dois aller voir Dumbledore, et j'ai... certaine chose à régler, répondit-elle en lançant un bref regard à Harry. Mais est-ce qu'on peut ce retrouver après le dîner au même endroit que tout à l'heure ?

-Bien sûre... à plus tard alors Emy.

Drago jeta un regard à son parrain, peu rassurer, avant de se détourner et de repartir vers le château, sans un mot.

Dès qu'il jugea son filleul suffisamment éloigné, l'ex-mangemort lança d'une voix autoritaire :

-Suivez-moi, Potter

Voyant la brève étincelle d'hésitation dans le regard de la jeune fille, il précisa après quelques secondes de silence :

-Les deux Potter.

Cela faisait bizarre à Emy de se faire appeler ainsi. Mais, tout bien réfléchie, elle préférait encore ce nom à celui qu'elle portait actuellement.

Doucement, elle s'avança vers Harry et, hésitante, lui pris la main. Il releva la tête, surpris.

-On parlera mais après Dumbledore... d'accord ?

-Heu ok, répondit-il simplement trop heureux qu'elle ait fait un pas vers lui pour songer à protester.

Severus avait observé cela du coin de l'œil, et était heureux qu'elle ait eu le courage d'amorcer un pas vers Potter. Il se demandait néanmoins s'ils arriveraient à être proches, ou si ce crétin congénital finirait par encore tout gâcher avec ses gros sabots.


Réponse aux reviews :

Noooo Aime : Un grand merci à toi pour ta review, qui m'a fait d'autant plus plaisir que c'est ma toute première;) je suis contente que le personnage d'Emy te plaise tant ! Moi aussi je l'adore ! XD

C'est vrai que Harry est un peu maladroit avec elle, mais il faut le comprendre : apprendre du jour au lendemain que l'on a une sœur encore en vie alors que l'on se pensait orphelin est à la fois quelque chose de joyeux et d'intimidant... surtout quand la principale concerner n'est pas au courant. XD

De plus, comme il venait tout juste de la rencontrer, notre petit gryffond n'a pas encore cerner toute les facettes de notre chère Emy et à donc peur de mal s'y prendre... sans compter qu'il est quelque peu effrayer, comme n'importe qui dans une situation semblable, d'être rejeter... Mais j'espère que ce chapitre, au nom somme toute révélateur, ne t'aura pas déçus et restera à la hauteur des autres qui t'ont tant plu ! ^^ La suite bien entendue est déjà en cours d'écriture, mais je mets un peu de temps car je me relis beaucoup, tant pour les fautes que j'essaie d'éliminer au maximum que pour ne pas créer d'incohérence avec les autres chapitres, pour que l'ensemble soit « harmonieux » si je puis dire... j'espère simplement que je te fais pas, comme aux autres qui suivent mon histoire, trop attendre entre chaque chapitre ^^''

Alexyae : Un grand merci à toi pour ta review^^ je suis heureuse que mon histoire t'aie plue dès le résumée :) en effet j'avais quelque crainte pour ce dernier, j'avais à la fois peur de trop en dire, ou pas assez... J'espère également que ce nouveau chapitre ne t'aura également pas déçu, et je tâcherais de faire de mon mieux pour que cette fanfiction ce développe du mieux possible:)