La sanction, sans surprise, était tombée. On jugea que Lestrade n'avait pas tiré sous légitime défense. La police des polices s'était emparé de l'affaire, et l'inspecteur s'était vu retirer son arme et son insigne. Il n'était officiellement plus flic, le temps de l'enquête.
Grégory ne se faisait pas de faux espoirs, il savait qu'il était fini. L'enquête serait rapidement bouclée, il n'était pas comme lui à chercher le diable dans les détails. Il se fichait bien de perdre un élément comme lui, et ce même après plus de 25 ans de loyaux services. Le problème étant que le lendemain tous les organismes de presse les plus influents du pays avait cloué Lestrade sur le pilori.
Pour faire bonne figure son département n'avait qu'une seule option : Presser la IPCC pour qu'elle le déclare coupable et se débarrasser au plus vite de lui.
John avait tenté le tout pour le tout afin de défendre son ami mais le fait est qu'il s'était éloigné de la fenètre avant l'agression, et qu'il était dans le couloir quand Lestrade avait tiré. En d'autre terme, il n'avait absolument rien vu. Il ne pouvait que constater, qu'à son arrivé, William Tanner était mort.
Lestrade consacra ses derniers instants de flics pour retrouver Sherlock sain et sauf.
Le GPS rendit effectivement la tâche infiniment plus rapide et heureusement Sherlock n'avait rien, il avait juste passé des heures à errer dans la capitale londonienne. John avait eut l'infime espoir de retrouver le Sherlock adulte, mais non, il n'y avait toujours eut aucun déclencheur.
Sauf que là la situation était grave, et si Lestrade refusait d'impliquer Sherlock, John lui refusait de voir son ami couler sans rien faire.
Sans l'accord de l'inspecteur, et ignorant les convenances, il amena le détective consultant là où aucun n'enfant n'aurait dût aller… Sur leur dernière scène du crime : Le studio vide de Michael Porter.
Après une légère hésitation John brisa le scellé sur la porte et ouvrit cette dernière. L'emplacement du cadavre était toujours bien visible, les chairs en décomposition et le sang ayant impregnait la moquette pour former une tâche lugubre marron.
On pouvait aussi encore sentir l'odeur de cadavre, c'était écœurant. John retint Sherlock qui s'apprêtait à rentrer.
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée… Avoua John en regardant Sherlock. Ce dernier ne savait bien sûr pas du tout de quoi il parlait. Cependant comme pour se donner bonne conscience le vétéran avait besoin de clarifier les choses.
- Je suis désolé de te faire ça Sherlock, mais il faut absolument que tu retrouve la mémoire et que tu m'aide à comprendre ce qui est arrivé à Lestrade. Il n'y a que toi qui puisse me dire où est l'arme de Tanner.
Il n'obtint qu'un regard ahuri, d'un soupire, il laissa Sherlock entrer.
Ce dernier regarda d'un air désintéressé la pièce avant de grimacer.
- ça pue ici !
Essayant à tout prit de déclencher une réaction John lui désigna le plafonnier encore sur le sol.
- Est-ce que tu te souviens de ça ?
Le détective consultant le regarda comme s'il était idiot.
- Bah c'est une lampe…
John détourna son regard accusa le coup…Si ça non plus ça ne fonctionnait pas alors il n'avait aucune chance de sortir Greg de cette situation cauchemardesque.
- Mais je me souviens de cette fenêtre lança la voix de Sherlock.
John sentit son cœur manquait un battement, il tourna la tête rapidement vers Sherlock qui se penchait par la fenètre. Puis soudain le détective sembla voir quelque chose de précis et il se tourna vers John.
- C'était un meurtre !
John écarquilla les yeux encore hésitant.
- Tu te souviens du meurtre ? Du plafonnier ?
- Bien sûr tu me prends pour un idiot !
John haussa les sourcils alors que Sherlock lui affichait une expression particulièrement vexée.
- Vous n'avez toujours pas résolu cette affaire ? C'est pourtant évident ! Et où est encore passait Gavain ?
John éclata de rire évacuant toute les tensions et la nervosité accumulaient ces dernières heures. Il reprit néanmoins très vite son sérieux la situation l'exigeait.
- Ecoute Sherlock tu as perdu la mémoire pendant quelque temps et la situation a mal tourné pour Lestrade.
Sherlock regarda John puis la tâche sur la moquette.
- Je ne comprends pas le rapport avec cette enquête.
-Il n'y en pas, Lestrade a était arrêté et j'ai besoin de toi pour une autre enquête, celle que la police des polices est en train de mener sur lui ! Je t'ai amené ici juste dans l'espoir que tu te souviennes, que tu redeviennes toi-même !
- Moi-même, mais qu'est-ce que c'est supposé vouloir dire John.
- Et bien disons que tu étais…que…
John embarrassé songea à Molly, et au fait qu'il devrait dire à détective consultant qu'il avait passé une bonne parti de la journée à la ploter…Il pensa ensuite à la remarque de Lestrade sur la « crise d'adolescence » puis à la fugue.
- On n'a pas le temps, tu es en état pour résoudre une affaire ?
- Bien sûr pour qui est-ce que tu me prends !
- Et bien, il faut qu'on retourne à Baker Street !
Cette phrase à peine prononcée ils étaient dans un taxi.
John essaya de se concentrer au maximum pour lui designer dans la rue l'emplacement exact de Tanner, et de Gregory. Il détailla ensuite le récit de Gregory, puis ce que lui-même avait vu.
Sherlock secoua la tête et tira Sherlock jusqu'à l'entrée de l'appartement.
- Donc L'inspecteur s'apprêtait à rentrer quand il a était frappé derrière la nuque répéta le détective en fronçant les sourcils.
- Quoi qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu veux tuer un policier et tu es armé, pourquoi tu ne lui tire pas simplement dessus quand il te tourne le dos ?
John le dévisagea sans comprendre.
Sherlock lève la tête son visage s'éclairant d'un sourire victorieux.
- Non tu ne veux pas le tuer… J'ai résolu l'enquête il faut trouver Lestrade au plus vite !
- Peut-être que je peux vous aider pour cela intervint une voix que les deux hommes ne connaissaient que trop.
John et Sherlock se tournèrent vers Mycroft Holmes qui détailla son frère.
- Je suis ravis que tu es retrouvé toutes tes facultés mentales.
- Ce n'est pas grâce à toi.
- J'étais…occupé.
- Comment toujours.
John secoua la tête
- Bon allez vous jouerez à quoi est le plus intelligent plus tard !
Les trois hommes entrèrent dans la berline noire du gouvernement britannique.
- Où est Lestrade ?
- Où va un homme qui a perdu son travail après 25 ans de bons et loyaux services éluda Mycroft d'un sourire hautain.
Sherlock répondit à la place de John.
- Se saouler de toute évidence.
Mycroft hocha la tête.
- L'inspecteur ne fréquente régulièrement qu'un seul bar, celui dans lequel il va chercher tous les matins son café avant d'aller au travail.
John secoua la tête.
- Je ne veux même pas savoir comment vous savez ça…
La voiture s'arrêta.
- Je vous laisse j'ai des choses importantes à régler lâcha Mycroft en regardant sa montre.
Le vétéran se retint de faire une remarque déplacée. Lestrade lui était toujours là que Mycroft avait besoin de lui, mais visiblement pour cette fois ce dernier avait mieux à faire.
Il secoua la tête en sortant de la voiture accompagné de Sherlock.
Ils y trouvèrent sans surprise Lestrade devant un simulateur, un verre à la main.
Eméché, l'ancien flic s'acharnait à tirer avec un pistolet en plastique sur l'écran qui affichait d'immondes formes pixélisées ressemblant vaguement à des fantômes.
Sherlock haussa un sourcil de mépris qui redescendit rapidement devant le regard noir de John.
- Greg ?
Le policier ne répondit pas agrémentant chacun de ses tires d'un « PAN » sonore.
Le barman derrière le comptoir était en train d'essuyer un verre quand il les remarqua.
- Faut l'excuser il n'a pas eut une journée facile le pauvre…
Sherlock soupira.
- On sait, on n'est pas là pour votre merveilleux café !
Il s'avança vers Gregory et lui confisqua son « jouet »
- Si vous avez terminé, et même si ce n'est pas le cas d'ailleurs je m'en fiche complètement, nous sommes venus pour sauvez vos fesses de la retraite anticipée !
L'esprit complètement embrumé par l'alcool Gregory écarquilla les yeux.
- Oh Sherlock ! Lança t-il d'un ton enjoué, vous êtes redevenu Sherlock !
Le détective plissa les yeux.
- Excellente déduction de ce qui saute aux yeux inspecteur ! Finalement nous allons le prendre ce merveilleux café lança t-il au barman.
Son dixième café engloutis, Lestrade tenait debout et avait de nouveaux des propos plus ou moins claires.
Les trois hommes allèrent directement au Yard. Sherlock ne fut pas surpris d'y retrouver son frère en grande conversation avec le directeur de l'IPCC.
En les voyant arriver, Mycroft afficha un sourire de politesse.
- Ah les voila justement !
Le directeur, l'agent chargé de l'enquête ainsi que les 4 hommes entrèrent dans le poste pour aller dans la salle de réunion.
- Très bien messieurs engagea le directeur, mon agent a conclu à la culpabilité de l'agent Gregory Lestrade ici présent. Néanmoins…
Il marqua une pause d'une longueur insupportable, puis regarda Mycroft.
- Monsieur Holmes m'a convaincu de vous attendre avant d'envoyer mon rapport.
Lestrade ferma les yeux ayant l'impression que son avenir n'était suspendu que par un fil qui ne cessait de s'effilocher.
Sherlock se leva rapidement.
- Est-ce que je pourrais avoir l'arme de l'inspecteur s'il vous plait ?
Les deux hommes échangèrent un regard avant que le chargé d'enquête n'accède à sa requête.
Enfilant des gants Sherlock fit mine d'étudier l'arme avant de brusquement le pointer sur le directeur.
Mycroft tressaillit quand Sherlock tira à trois reprises. Le bruit de la détonation les firent tous arrêter de respirer puis plus rien.
Le directeur regarda bêtement son torse indemne.
A l'extérieure de la salle de réunion tous les policiers sur le qui vive menacer Sherlock de leurs armes.
Le détective consultant reposa l'arme main bien en évidence et commença son explication comme si de rien n'était. Tous les hommes autour de la table n'osaient plus faire un geste.
- William Tanner n'avait pas l'intention de tuer Lestrade quand il l'a attaqué hier soir. Le seul problème c'était qu'attaquer un flic armé n'était pas sans risque, et Tanner n'avait absolument pas prévu de mourir !
- Où est-ce que vous voulez en venir ? S'impatienta le directeur.
- Il avait un complice.
Lestrade se redressa surpris par cette révélation.
- Quand l'inspecteur est sorti de l'appartement pour répondre à un coup de téléphone qu'il croyait être professionnel. Il était si distrait quand il a vu le numéro de Mycroft sur l'écran, qu'il a percutée quelqu'un qui marchait sur le trottoir.
Lestrade se redressa surpris par cette révélation.
- Comment vous savez que j'ai heurté quelqu'un ce soir là ?
- Et bien au début je pensais que c'était pendant votre lutte que Tanner avait fait son petit tour de passe passe, sauf qu'on aurait retrouvé le chargeur sur lui, donc ça n'a aucun sens. Même le plus idiot des agents auraient conclu à un coup monté ! Et puis après j'ai remarqué que vous aviez des fibres bleus coincées dans l'un des boutons de votre manteau, or le sweet de Tanner était noir.
- Le chargeur ? Mais de quoi vous parlez ?
Sherlock leva les yeux au ciel dans une expression qui voulait clairement signifier « mon dieu mais ce que vous pouvez être lents »
Ce fut Mycroft visiblement impatient lui aussi qui poursuivit.
- Le complice de Tanner a percuté l'inspecteur pour subtiliser son chargeur avec un chargeur remplie de balle à blanc. Ce faisant il assurer à Tanner de pouvoir tranquillement brutaliser le dit inspecteur sans risquer de se prendre une balle.
Sherlock se tourna vers Lestrade.
- Même si vous aviez essayé de lui tirer dessus vous ne l'auriez pas tué.
Tous le monde autour de la table fut témoin du lourd sentiment de culpabilité qui quitta les épaules de l'ancien inspecteur.
- Mais Tanner est bel et bien mort ! Objecta le chargé de l'affaire.
Sherlock continua.
- Il n'avait pas prévu que son complice saisirait l'occasion pour le faire disparaitre… En chargeant, dans un 9 mm identique à celui de l'inspecteur, les balles de ce dernier, il s'est caché un peu plus loin dans la ruelle derrière et à attendu. Quand Lestrade a tiré un coup de semonce pour éloigner Tanner, son complice a tiré en même temps mais en visant la poitrine de ce dernier.
John ne put dissimuler un sourire méprisant au chargé d'enquête qui était prêt a faire couler Lestrade.
- Chercher le nom de celui qui a reprit la petite affaire de drogue de Tanner, et vous aurez votre meurtrier ! Conclut Sherlock en quittant la pièce.
Le directeur haussa les sourcils stupéfait
- Et bien je suppose que nous devrions effacer toutes les accusations qui pèsent sur vous Inspecteur lâcha t-il en insistant bien sur ce dernier mot.
Ce fut au tour de Mycroft de se lever.
- C'est déjà fait, ça ainsi que la reprise en fonction de l'inspecteur à effet immédiat. Si j'ai insisté pour que vous écoutiez mon frère ce n'était que pas pure courtoisie. Je ne pouvais décemment pas vous laisser passer pour un idiot avec votre rapport auprès du ministre de la défense.
Les deux hommes de l'IPCC quittèrent la pièce non sans lancer un regard noir à Mycroft.
John haussa les sourcils en regardant l'aîné des Holmes.
- Et dire que je pensais que vous n'aviez pas de cœur… Mais c'était c'est ça que vous faisiez pendant qu'on ramenait Lestrade au Yard !
Le gouvernement britannique sembla gêné en répondant :
- ça et quelque attaque en justice à l'encontre de certains médias pour diffamation…
John sourit en quittant la pièce. Lestrade lui était toujours immobile assis là. Il ne parvenait pas à croire que l'enfer qui s'était déchainé sur lui en l'espace d'une nuit s'était arrêté en quoi… 5 minutes ?
Son cerveau réfléchissait à toute vitesse alors qu'il releva les yeux vers Mycroft.
- Merci.
- Je n'ais rien fait d'autre que jouer de mes relations…
- Pas que pour ça.
L'homme fronça légèrement les sourcils alors que Grégory se lever pour se placer face à lui.
- Merci de ne pas être rentré dans ce fichu bar…
Le gouvernement jeta un bref regard à Sherlock et John qui les attendaient à l'entrée.
- Quand nous avons eut besoin de votre aide pour Euros, vous m'avez traité avec la plus grande…décence.
L'inspecteur cacha sa surprise d'entendre Mycroft en parler alors que lui-même y avait songé à leur dernière rencontre.
- Je me suis dit que vous n'aimeriez pas l'idée que quelqu'un d'autre que vos amis vous voient dans l'état dans lequel en tout logique vous étiez…
- Je vous considère comme un ami Mycroft.
Il y eut un étrange silence entres eux. L'un probablement parce qu'il devait digérer l'info… Et l'autre très certainement parce qu'il n'arrivait pas à croire qu'ils avaient cette conversation.
Pour détendre l'atmosphère Lestrade se racla la gorge avant de lancer :
- Alors tous ce que dis Sherlock est vrai… Vous êtes le gouvernement britannique !
Mycroft fronça les sourcils à la remarque de Lestrade.
- Pourquoi dîtes-vous cela ?
- Il suffit que vous disparaissiez quelque jours pour que le monde cesse de tourner rond...
FIN (Mais non je plaisante…)
John fronça les sourcils en baissant son journal :
- Au faite Sherlock cette affaire de suicide/meurtre…
Sherlock, main jointe devant lui, ne le regarda même pas en bredouillant.
- J'ai envoyé mon rapport à Lestrade
John le regarda en haussant les sourcils...
Devant le silence du détective consultant, il soupira d'impatience.
- Et… Tu va m'expliquer oui ou non ?
- Le plus important dans cette enquête c'est la fenêtre…
John haussa les sourcils.
- Je ne comprends toujours pas…
- Il y avait une tempête ce soir là John...
Le vétéran fronça les sourcils avant d'écarquiller les yeux.
- Oh, tu veux dire que…
- …Oui, murmura Sherlock d'une voix traînante.
John plissa les lèvres tout en hochant la tête.
- C'était plutôt astucieux en faite…
FIN
Sadique moi ? Mais non absolument pas…Je suis certaine que vous trouverez la solution en réfléchissant un peu ! N'hésitez pas à me transmettre vos impressions et vos hypothèses en commentaire ! Et puis peut-être qu'en retour je vous donnerais la solution ! ;)
