Oui je sais ! Je suis une très vilaine auteur ! Ça fait trois mois que je n'ai pas publié et autant vous dire que je n'ai pas pu participer au concours aussi lol. Mais voilà, j'ai lu toutes vos reviews, et je me suis dit que même si le concours était fini ce n'était pas une raison d'abandonner, surtout que je sais exactement ce que je vais écrire dans les deux derniers chapitres. Et puis après tout votre soutien ce serait moche d'en rester là.

Je tiens quand même à m'expliquer pour ne pas avoir tenu les délais. Cet été, j'ai perdu quelqu'un de ma famille et vous comprendrez que je n'avais pas trop la tête à écrire sur des histoires d'amour de vacances.

J'étais aussi en stage, ce qui restreignais grandement mon temps libre : pas de vacances pour les bosseurs sniff.

Et puis la rentrée est arrivée, j'ai repris les cours à raison de trois jours par semaine. Et j'en ai aussi profité pour m'inscrire à l'auto-école, que j'avais déserté, il y a 4/5 ans… lol

Bon la rentrée est passée et petit à petit j'ai réussi à m'intégrer à ce nouveau rythme et j'ai écrit petit à petit.

Je ne vous promets pas que les deux derniers chapitres viendront rapidement, mais j'espère ne pas vous faire attendre plus de trois mois ! Je vais essayer de m'activer un peu plus ^^

Certaines (puisqu'il n'y a que des filles lol) auront peut-être reçu deux réponses à leur review… parce qu'en fait je ne me rappelle plus si j'avais décidé de répondre au fur et à mesure ou si je le faisais au moment de la publication du chapitre lol (oui en plus de ça j'ai une mémoire de poisson rouge).

Je tiens donc à toutes vous remercier que ce soit les anonymes ou les signées ! Vos reviews m'ont fait très chaud au cœur !

Je remercie aussi ma bêta Elodie pour ses précieux conseils !

Un dernier mot pour vous dire que je pense que beaucoup vont êtres très surprises par la tournure des évènements, eheh (un peu sadique sur les bords la fille).

Bref, sans plus attendre, voici le quatrième chapitre.


Chapitre 4 : Désenchantée

Dire que j'étais angoissée et stressée était un euphémisme. Cela faisait une semaine que je me rongeais les ongles d'anticipation. Mais une fois devant la plage, j'hésitai. J'avais peur de découvrir que les milliers de scénarii auxquels j'avais pensé soient vrais.

Edward avait pris ses distances avec moi au fil des mois, au point qu'il ne m'appelait plus ni m'envoyait de mails. J'avais essayé d'en savoir plus par Alice, mais elle m'avait répété que c'était une affaire entre son frère et moi et qu'elle ne voulait pas s'en mêler. Ça ne l'avait pourtant pas gênée d'interférer dans notre couple au début de notre relation.

Je pris finalement mon courage à deux mains et franchis les derniers mètres du sentier qui me séparaient de la plage. De loin, le groupe avait l'air normal. Mais quand je m'approchai, je remarquai quelques nouveautés. Une, en particulier. Une fille qui m'était totalement inconnue étalait de la crème solaire sur le dos d'Edward. Et ce n'était pas un service innocent. Elle avait de longs gestes langoureux, et d'où j'étais je pouvais même voir Edward la mater sans équivoque, la tête tournée vers son décolleté généreux.

La colère et la tristesse se disputaient mon humeur. Et je restai tétanisée sur place. Ce fut Rosalie qui me vit en premier. Elle se leva prestement et vint me rejoindre. Avant que je ne prononce le moindre mot, elle me serra dans ses bras.

- Ce n'est qu'un connard ! Tu veux que je lui pète les couilles à ce morveux ? me demanda-t-elle.

Elle me fit changer de place pour que je ne me retrouve pas face à notre groupe d'amis.

- Il n'en vaut vraiment pas la peine. Je te conseille de l'ignorer.

Je déglutis et finis par lui faire un pauvre sourire. Elle essuya les larmes qui perlaient au coin de mes yeux et que je n'avais même pas senties. Elle m'entraîna ensuite vers nos amis tout en me tenant par la main.

Il y eut un drôle de petit silence lorsque j'arrivai près d'eux. Silence qui me mit aussitôt mal à l'aise. J'embrassai mes amis l'air de rien, finissant par l'illustre inconnue et Edward.

- Salut je m'appelle Tanya, se présenta-elle d'elle-même. Je suis la copine d'Edward.

A ces mots, je sentis mon cœur se serrer de douleur et je ne pus que hocher la tête sans un mot. Je me tournai vers Edward qui affichait un air penaud. J'allais lui faire la bise quand soudain, je fus prise d'une rage folle. Et ce fut ma main qu'il reçut sur sa joue à la place des mes lèvres. Je me figeai, interdite. Je ne m'étais jamais comportée aussi violemment de ma vie. Je m'attendais à ce qu'un scandale éclate, mais non, rien. Le premier moment de surprise passé, nos amis se détournèrent comme si rien d'anormal n'était arrivé.

Alice, qui s'était faite discrète jusque-là, m'entraîna loin du couple. Elle faisait bien car je crois que j'aurais pu arracher les yeux d'Edward.

oOo

Quand je regagnai la maison le soir, je passai un long moment sous la douche à pleurer toutes les larmes de mon corps. Pourquoi m'avait-il fait ça ? Sans aucune explication ? Pourquoi ne pas avoir rompu au lieu d'opérer un silence radio ? Une haine farouche grimpa en moi. Il n'allait pas s'en tirer comme ça !

Et puis, Tanya ? Je n'avais jamais entendu de prénom plus ridicule. J'aurais pu donner ce nom à mon chien… Je ricanai seule sous la douche. Mais avant que je ne m'en aperçoive, les larmes furent de nouveau là, se mêlant à l'eau qui ruisselait sur mon corps.

Mon humeur oscillait entre la haine, que je sentais crépiter dans mes veines, et le chagrin qui provoquait un gouffre de douleur dans mon cœur et mes entrailles.

Il ne pouvait pas s'en tirer sans aucune explication et sans souffrir de son côté.

oOo

Les jours suivants, je réfléchis à un plan machiavélique pour rendre Edward malheureux. Mais force était de constater que c'était beaucoup plus difficile que ce à quoi je m'attendais.

Ce fut Jacob qui m'apporta la solution quand il me proposa de sortir avec lui. Je n'en avais pas vraiment envie, mais j'avais remarqué qu'à chaque fois que nous étions ensemble, Edward ne cessait de nous scruter. Il n'était donc pas si insensible que ça.

C'est ainsi que je débutai une relation avec Jacob. Je me sentais un peu fautive de l'utiliser comme ça, mais il savait très bien que je n'étais pas remise de ma « rupture » avec Edward, même s'il n'en connaissait pas les détails.

Je pris soin que notre premier baiser se fasse lors d'une soirée de feu de camp sur la plage, plantant ainsi le même décor que pour Edward. Comme une sorte de revanche pour lui montrer que notre début de relation n'avait rien eu d'exceptionnel. Je me savais bête de réagir comme ça, mais je ne pouvais pas m'en empêcher.

Les baisers de Jacob étaient vraiment différents de ceux d'Edward. Ses lèvres étaient beaucoup plus chaudes et j'avais l'impression de plonger dans de la lave en fusion. Ce qui n'était pas désagréable au fond, même si la première fois, cela m'avait surprise. Il était également beaucoup plus hésitant dans sa manière de se comporter avec moi. Il faut dire aussi que j'avais pris en main notre relation. C'était moi qui la dirigeais avec fermeté.

Dès le lendemain de cette soirée, je retrouvai Jacob à la plage. Je l'invitai alors à me passer de la crème sur le corps. Comme je l'avais prévu, Edward n'en perdit pas une miette. Au moment où son regard croisa le mien, je lui adressai un sourire cynique. Il détourna aussitôt les yeux, mais je vis avant une lueur de chagrin passer dans ses yeux verts.

Je savais que ce que je faisais n'était pas bien, mais je ne voulais pas le laisser filer sans qu'il n'éprouve la même souffrance que la mienne

Je continuai le même petit manège les semaines suivantes, devenant de plus en plus entreprenante avec Jacob, surtout lorsque nous étions en public. Et quand je parle de public, je parle bien évidemment d'Edward. Ce dernier ne m'avait toujours pas adressé la parole depuis la gifle que je lui avais administrée. Tanya, quant à elle, essayait de sympathiser avec moi, mais je l'ignorais ostensiblement. Rosalie, Alice et Angela me soutenaient dans cette manœuvre.

oOo

* suggestion musicale : Not as we - Alanis Morissette *

C'est lors d'une soirée en boite de nuit qu'Edward, l'imperturbable et calme Edward, explosa de colère. J'aimerais dire « enfin », mais seul le chagrin qu'avait suscité notre violente dispute se faisait une place dans mon cœur alors que j'étais allongée dans mon lit. Les larmes coulaient sans bruit au souvenir des mots affreux que nous avions échangés.

Tout avait commencé comme la plupart de nos soirées, sauf que cette fois, elle s'était terminée en boîte de nuit. Nous avions profité pendant quelques heures de notre feu de camp sur la plage, en avalant quelques verres d'alcool. J'avais sans doute bu plus que de raison, surtout parce qu'Edward n'arrêtait pas de chuchoter dans l'oreille de Tanya qui s'esclaffait à tout bout de champ. Cette poseuse me sortait par les yeux. Appuyé contre le torse de Jacob, je fusillais le couple du regard.

Je ne sais plus qui proposa de finir la soirée en boîte. En tout cas, une heure plus tard, nous nous retrouvions tous à l'entrée du Twilight, après un passage éclair par nos armoires. J'avais mis un temps fou à me décider à aller danser avec Jacob. Les filles se débrouillaient tellement bien que j'avais peur de faire tache à côté d'elles. Mais deux vodka jus d'orange plus tard, Jacob avait réussi à me traîner sur la piste de danse. C'est grisée par l'alcool que je commençai alors à me déhancher de façon aguicheuse contre Jacob. Sans doute trop aguicheuse, car en faisant ça je ne pouvais m'empêcher de vriller mon regard à celui d'Edward. C'est cela qui déclencha sans aucun doute sa fureur.

C'est au quatrième morceau qu'il se leva soudainement. Tanya s'accrocha à sa main pour le suivre, mais d'une brusque bourrade, il la fit retomber sur le fauteuil où ils étaient assis. Il s'avança à grands pas vers moi et s'arrêta à quelques centimètres du couple que nous formions avec Jacob.

- Je peux te l'emprunter cinq minutes, j'ai besoin de lui parler, cria Edward pour couvrir la musique tapageuse.

En disant ces mots, il ne jeta pas un regard sur Jacob. Non, il me fixait avec animosité, ses yeux étaient noirs. Et avant que Jacob ne réponde, il se saisit de mon bras et m'entraîna à sa suite. Je tournai la tête pour signifier à Jacob que tout était O.K. Nous débouchâmes dans l'espace prévu pour les fumeurs. Il n'y avait personne.

Edward me poussa violement conte le mur et relâcha enfin mon bras endolori.

- Tu peux me dire à quoi tu joues ? cracha-t-il.

Je le dévisageai, ébahie par son audace.

- Ce serait plutôt à moi de te le demander ! m'exclamai-je au bout de quelques secondes.

- Bella (il se pinça l'arrête du nez) on n'est plus ensemble, je n'ai pas de comptes à te rendre.

- Oh ! parlons-en justement ! J'aurais bien aimé être au courant le jour où tu as décidé de notre rupture ! lui hurlai-je à la figure.

- Mais merde Bella ! Tu as toujours su que je n'avais pas de relations sérieuses ! Tu as vraiment cru que nous deux ça allait tenir plus d'un été sans qu'on se voit pendant dix mois ? Les contes de fées, ça n'existe pas ! asséna-t-il durement.

Je posai une main sur mon cœur, abasourdie par ces propos. Je ne reconnaissais pas le Edward que j'avais toujours connu. Sans que je ne m'en rende compte, des larmes roulèrent sur mes joues, et c'est ma vue brouillée qui m'apprit que je pleurais.

- Tu m'avais pourtant promis… bredouillai-je sans finir.

- Les promesses n'engagent que ceux qui les croient.

J'avais perdu ma belle assurance.

- Mais, pourtant avec Tanya… ça fait quelques mois que vous êtes ensemble… Tu… tu viens de me dire que tu ne voulais pas de relations sérieuses… balbutiai-je piteusement.

- Ce n'est pas pareil avec elle.

- Qu'est-ce qu'il y a de différent ? Elle est meilleure au lit ?

De nouveau la rage faisait se précipiter les mots dans ma bouche.

- Et d'ailleurs, je me fous de savoir ses aptitudes ! J'aurais juste aimé que tu me respectes un peu plus que ça ! Que tu m'annonces que tu voulais rompre ! Tu n'es qu'un foutu salaud ! Je te…

Mais avant que je ne finisse ma phrase, Edward m'avait plaquée contre le mur, et sa bouche cherchait la mienne. Il passa sa langue sur mes lèvres, me quémandant leur accès, et par habitude je me laissai faire. Sa langue vint caresser la mienne avec passion. C'est quand je sentis une de ses mains empaumer ma poitrine fermement que l'électrochoc se fit. Je le repoussai violemment et m'essuyai la bouche, dégoûtée par son comportement

- Ne me touche pas ! ne pus-je m'empêcher de hurler. Tu as perdu ce droit quand tu as commencé à me tromper avec cette garce !

Le regard d'Edward s'assombrit encore plus qu'il ne l'était déjà.

- Je ne te permets pas de parler de Tanya de cette façon, dit-il d'une voix basse qui me fit frissonner. Surtout quand on voit la façon dont tu te comportes avec Jacob…

- Quoi, Jacob ? Ca te pose un problème que je sorte avec lui ?

- Franchement Bella, comme si j'en avais quelque chose à faire. Par contre, si tu pouvais éviter de te comporter comme une catin en sa présence parce que ça fait vraiment mauvais genre…

Je ne sentis pas ma main partir. C'est la douleur en irradiant qui me fit comprendre que je venais de donner la plus magistrale des gifles au garçon dont j'étais amoureuse. Celui-la même qui venait de me traiter comme une moins que rien. Edward porta une main à sa joue. Vu la chaleur qui brûlait ma paume, je n'y étais pas allée de main morte. Je distinguais déjà la trace de mes doigts qui apparaissait sur sa joue.

Nous nous fixâmes, le souffle court.

- N'ose même plus m'adresser la parole Cullen ! Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi !

Il ne répondit rien, et je le poussai pour rejoindre la porte qui menait à l'intérieur de la boîte de nuit.

- Bella, non attends… murmura Edward au moment où je passai la porte.

Mais je ne me retournai pas. Je fis un passage éclair aux toilettes pour voir l'étendue des dégâts. Mes lèvres étaient rougies et mon mascara avait coulé sur mes joues, emporté par mes larmes. Je me rinçai le visage sous l'eau, faisant disparaître les dernières traces de mon altercation avec Edward.

Lorsque je rejoignis Jacob, je le suppliai de me raccompagner chez moi. Il ne me posa aucune question et je l'en remerciai silencieusement. Je n'aurais pas eu la force de tenir une conversation. Je me couchai sans attendre espérant m'endormir rapidement pour oublier cette horrible journée. Mais le sommeil me fuyait et des larmes roulaient sur mes joues alors que j'étouffais mes sanglots dans mon oreiller. Quand j'entendis Rosalie et Jasper rentrer, je feignis de dormir profondément. Je m'obligeais à respirer de façon régulière. Ils chuchotèrent quelques minutes, puis très vite je perçus le souffle léger des jumeaux endormis.

Je ne pus empêcher un sourd gémissement de s'échapper de ma gorge. C'était tellement douloureux. Un trou béant trônait à la place de mon cœur. Et j'avais l'impression en même temps qu'on me le déchiquetait petit bout par petit bout. Je me mordis les joues pour arrêter le flot de larmes, mais rien n'y fit. Elles roulaient sans interruption le long de mon visage, imprégnant la taie de mon oreiller.

Je me levai sans bruit, sortis de la chambre. La baie vitrée coulissa silencieusement et j'allai m'installer sur une des chaises de jardin. Les coudes en appui sur mes genoux et la tête dans les mains, j'essayai d'endiguer la vague de larmes qui menaçait d'arriver. Je respirai à grands coups essayant de me calmer. Je rejetai la tête en arrière et contemplai l'océan au loin, éclairée par une lune si intense que l'on y voyait comme en plein jour. Dans la quiétude de la nuit, une légère brise m'apporta le son des vagues mais aussi l'odeur iodée qui venait de l'océan.

Quelqu'un s'assit sur la chaise près de moi. Je tournai la tête et découvris Jasper qui m'observait d'un air inquiet.

- Que se passe-t-il ?

Je détournai mon visage et remontai mes genoux contre ma poitrine, les entourant de mes bras. Jasper médita mon silence quelques minutes avant de se lancer à nouveau.

- Ce qui est arrivé avec Edward, ça ne doit pas t'empêcher d'être toi-même et de vivre, tu sais Isabella.

Je tressaillis à l'entente de mon prénom entier. Les gens ne l'utilisaient que pour les conversations sérieuses ou quand ils étaient vraiment inquiets.

- Tu dois aller de l'avant. Et si pour ça tu dois t'éloigner de lui, il n'y a pas de problèmes, continua Jasper. Tu vas entrer à l'université à la rentrée, tu rencontreras de nouvelles personnes. Tu changeras et tu oublieras.

Les larmes revinrent brouiller mon champ de vision. Je reniflai pitoyablement ce qui alerta Jasper. Il rapprocha sa chaise et me tira vers lui. Je tombai le nez contre son torse, ses bras m'enserrant dans un étau bienfaisant et rassurant. Il frotta sa joue contre mes cheveux, puis il me murmura des paroles apaisantes à l'oreille. Mes bras vinrent encercler sa nuque et je m'abandonnai entièrement contre lui.

- Merci, murmurai-je une fois mon chagrin calmé.

Sans un mot, nous retournâmes vers la chambre. Il me borda soigneusement et déposa un baiser sur mon front. Il me sourit en reculant et je le lui rendis. J'entendis les ressorts de son lit grincer à quelques mètres, et avant que je ne m'en aperçoive, je m'endormis.

oOo

Je n'avais pas réfléchi bien longtemps aux paroles de Jasper. Et surtout j'avais reçu un courrier qui avaient fait passer mes déboires amoureux au second plan. L'université d'Harvard, où j'avais décroché une bourse au cours de l'année, m'avait aussi attribué une des chambres universitaires de son immense campus. Du coup, deux jours après mon altercation avec Edward, j'étais en train d'empaqueter mes affaires. Mes parents avaient décidé de rentrer plus tôt à Phoenix afin de préparer mon départ pour la prestigieuse université.

Je n'avais pas osé remettre un pied à la plage de peur de tomber nez à nez sur Edward ou sur sa greluche. Alors que je terminais de zipper ma valise, une furie brune déboula dans la chambre.

- Tu comptais partir sans nous prévenir peut-être ? vociféra Alice en pointant un doigt accusateur sur moi.

Je repoussai sa main afin de me saisir de la lettre estampillée Harvard et la secouai devant le nez d'Alice.

- C'est quoi ? s'exclama-t-elle.

- Harvard m'a attribué une chambre d'étudiante et tout près du centre du campus.

Alice battit des mains en sautillant sur place.

- C'est génialissime ! Yale n'est pas très loin, je suis sure qu'on pourra se voir régulièrement !

Alice avait été reçue aux Beaux Arts de l'université de Yale. Ce n'était pas la plus réputée, mais comme Edward et Emmet y étaient déjà en médecine, leurs parents avaient aimé l'idée que tout deux puissent surveiller leur jeune sœur. Et puis Yale faisait quand même partie de l'Ivy League, autant dire qu'Alice n'avait pas craché dessus !

- Quand même, tu comptais passer me voir ? m'interrogea-t-elle en redevenant sérieuse.

Son air inquiet et grave ne m'incita pas à plaisanter.

- Bien sur que oui, la rassurai-je.

Elle s'assit sur mon lit et m'invita à prendre place à côté d'elle en tapotant le matelas. Je vins m'y avachir et observer un moment les vieux posters qui ornaient la chambre. Je sentais plus que je ne voyais qu'Alice me regarder à la dérobée, hésitant à ouvrir la bouche. Ce qui était presque flippant venant de la pipelette légendaire qu'elle était. Je tournai le visage vers elle et croisai ses yeux bleus.

- Qu'y a-t-il Alice ?

- Je suis désolée pour ce qui est arrivé avec Edward, chuchota-t-elle. J'aurais dû prendre ta défense, même si c'est mon frère. Ce qu'il t'a fait est inqualifiable. Je ne sais même pas ce qu'il trouve à Tanya, elle est tellement insipide par rapport à toi. Tu sais, il l'a rencontrée à Yale, ils sont dans la même classe, j'imagine que l'éloignement a été un facteur important, mais il aurait dû être honnête avec toi, je suis tellement, tellement désolée Bella, je m'en veux de ne pas t'avoir prévenue, et si tu savais combien j'aimerais revenir en arrière pour…

- Alice ! Stop ! la coupai-je avant qu'elle ne s'étouffe sous son débit de paroles. Ce n'est pas de ta faute ! Ce n'est pas toi qui es sorti avec Tanya sans me larguer avant ! Tu n'y es vraiment pour rien.

Elle serra mes mains dans les siennes et me fit un sourire d'excuse. Nous restâmes un moment dans la même position sans rien dire.

- Elle a les seins qui tombent, débita soudainement Alice.

- Pardon ?

- Tanya, elle a les seins qui tombent, répéta-t-elle.

Cette information incongrue eut le don de me faire rire aux éclats. Celui d'Alice explosa à son tour dans la petite pièce. Notre rire libérateur se transforma en fou rire intarissable. J'essuyai les larmes de joies qui coulaient le long de mes joues quand ma mère entra dans la chambre.

- Bella, nous allons partir, me prévint-elle.

Je hochai la tête et me levai pour me saisir de ma valise. Je la traînai jusqu'à la voiture et laissai à mon père le soin de la ranger dans le coffre. Alice se tenait timidement à côté de moi.

- Jasper et Rosalie ne sont pas là ? demanda-t-elle un peu surprise.

- Je leur ai déjà dit au revoir ce matin, l'informai-je. De toute façon je retrouverai Jasper à Harvard, et puisque tu seras à la même université que Rosalie, on devrait se voir assez souvent.

Elle hoche la tête silencieuse.

- Tu vas me manquer Bella, finir ces vacances sans toi va me faire tout drôle.

- Je demanderai à Jasper de s'occuper particulièrement de toi alors.

A mes mots Alice rougit légèrement. Puis elle me serra fort dans ses bras et me plaqua deux baisers sur chaque joue.

- Tiens-moi au courant et on se voit dès que j'arrive à Yale, me promit-elle.

- A bientôt Alice !

Je grimpai dans la voiture, et lui fis signe aussi longtemps que je le pus avant que sa petite silhouette ne disparaisse de mon champ de vision.


Voilà pour ce quatrième chapitre. Ne m'étripez pas lol !

J'ai hâte de connaître vos réactions, alors n'hésitez pas à me les partager via les reviews !

Votre très dévouée,

Shiri ^_-