Disclaimer: Hetalia n'est pas à moi, je ne fais qu'emprunter les personnage pour jouer avec.

Genre: Humour, Romance

Rating: PG

Personnages: LesArthurs, les jumeaux d'Amérique du Nord et Francis

Paring: Fruk


Un Noël Arthurien

Gui


Francis avait réussi à y échapper pendant un moment. Il s'en amusait même. Et se demandait qui serait le premier à le piéger sous la plante suspendue ici et là. Il voyait bien que les doubles de son amant en avaient fait un véritable duel. Enfin surtout le pirate et Britannia. Le sorcier couvait tout ça d'un regard jaloux et furieux.

Pourquoi ne s'en mêlait-il pas dans ce cas? Que c'était mignon. Il était adorable avec ses joues gonflées et sa petite moue frustrée. A croquer. Être jaloux de lui-même, il n'y avait que lui pour ça.

«Raté!» chantonna-t-il en s'arrêtant net, riant en voyant passer le magicien tout seul sous le gui. Celui en cape violette et noire s'arrêta net, un air outré au visage. «Mais bien essayé mon lapin.»

Le pirate se moqua ouvertement de son double plus ancien «Tu n'es pas subtil mon vieux.

- Parce que tu y es arrivé peut-être?» Railla celui en tunique, bras croisés. Le sorcier alla bouder à l'autre bout du canapé, énervé d'avoir raté son coup. Il oubliait bien vite qu'en temps qu'amant, il pouvait embrasser le français quand il voulait. Non il voulait arriver à l'avoir sous le gui. Question d'honneur, être le premier à le piéger. Histoire de montrer aux autres qu'il était à lui et rien qu'à lui. Et que ce n'était pas parce qu'ils étaient lui qu'ils pouvaient s'amuser avec son Francis à lui.

«J'attends le bon moment, quand il baissera sa garde.» répliqua le loup de mer, clairement moqueur en lançant un regard narquois à l'ange magicien. «Mais si tu veux me montrer ta technique, je t'en prie vas y. J'admire l'artiste» il se pencha et ajouta, dans un sourire effrayant «Que dis-tu de ça. Le premier qui arriva à l'avoir sous cette plante gagnera le droit de dormir avec lui.»

Le sorcier s'étrangla avec le lait de poule qu'il buvait (non ce n'est pas qu'il aimait ça, c'est juste que Alfred l'avait ramené et qu'il ne voulait pas être impoli en n'en buvant pas). Britannia lui tapa dans le dos avec sollicitude. «T'as l'air sûr de toi.

- Je suis le meilleur, tout simplement.» Il se tourna vers l'empire qui regardait son verre avec méfiance, le nez plissé. «Tu en dis quoi toi?

- ….Humpf.

- Je prends ça pour un oui. Mais je gagnerais quand même.

- Je te consolerais quand tu perdras alors.» Répliqua l'autre en se relevant en partant à grand pas. Le sorcier sembla vouloir dire quelque chose mais n'en eut pas le temps.

«Bloody hell, c'est mon amant.

- Théoriquement on est tous toi-même. Donc c'est notre amant.

- ….La ferme. C'est le Francis de mon époque, donc c'est le mien.

- Britannia est aussi de cette époque.» Railla l'empire, reposant son verre plein, ne semblant pas fan de ce qu'il y avait dedans. «Donc c'est aussi le sien.»

Rougissant, le plus vieux grommela, boudeur «….Comme si cette chiffe-molle pouvait gagner contre moi.»

Le petit Arthur avait écouté tandis qu'il dessinait. Il voulait battre ses lui plus vieux pour une fois. Il se leva alors et se dirigea vers la porte. Il attendit, silencieusement. Et vit Francis revenir avec un plateau de tasse pour le goûter. Il bondit alors et s'écria «Je t'ai eu!»

Tous les Arthur plus vieux s'étranglèrent sauf le chevalier qui ricana. Le français rit et se penche pour faire un bisou sur le front du petit pays. «Bravo Ange! Pour te récompenser, tu auras une belle histoire rien que pour toi et un lit juste pour toi.

- Oui!» Il lança un regard victorieux à ses doubles plus âgés qui en restèrent bouche-bée.

Le sorcier fit rapidement les comptes. 4 chambres. Une à deux lits pour les jumeaux. Une à un lit (la sienne) pour Francis et lui, une à un lit + matelas pneumatique pour l'empire et le pirate. La dernière avait un lit aussi mais il y avait encore deux matelas pneumatiques. Donc ça voulait dire que le chevalier et Britannia devrait dormir dessus puisque le petit aurait le lit. Parfait. Tout était parfait. «Tu as raison, le gamin mérite le lit.

- Tout à fait.» approuva le pirate, hochant la tête «Il mérite le confort.

- Je suis d'accord.» Intervint le chevalier, depuis son coin.

L'enfant rit et alla s'asseoir à table, essayant d'aider le français à poser les tasses ici et là. Il entendit son ventre gargouiller et rougit de gêne sous le rire de Francis qui lui ébouriffa les cheveux. Le plus vieux repartit à la cuisine. Alfred, depuis son fauteuil allait se reservir un lait de poule quand l'empire fit «Tu en as assez bu!

- Arrête d'agir comme un père!

- Je suis ton père!»

Alfred fut tenté de dire ''nooonnn'' mais l'autre ne comprendrait pas la référence. Il fut tenté de dire ''plus maintenant'' mais il n'avait pas envie d'être méchant aujourd'hui. «Si tu le dis...» Il reposa son verre vide et ramassa un livre qui traînait. «On pourrait se regarder un film après.

- Un quoi?

- ….Oublie.» C'était vrai qu'ils ne connaissaient rien à la technologie moderne. C'était un poil embêtant. En tout cas, lui irait regarder un bon film avec Matthew après le goûter.

Francis revint avec le pudding de Noël et le posa sur la table. «Ca va être prêt, je vais chercher le thé et le chocolat. Vous pouvez vous asseoir.»

Il alla vers la porte menant à la cuisine quand Britannia lui sauta littéralement dessus. «Coincé!» et s'en attendre de réponse, il le prit dans ses bras et l'embrassa passionnément. Un de ses bras enlaçait son aîné et l'autre était perdue dans ses cheveux.

Le chevalier cacha les yeux du petit. L'empire ricana. Le pirate en resta bouche grande ouverte. Et le sorcier rougit de colère et de jalousie. «Comment ose-t-il?» grogna-t-il à voix basse, fulminant.

Celui qui portait un uniforme rouge (en temps normal) répondit, narquois «Il ose parce qu'il est son amant je suppose.

- Non, c'est moi!

- Vous l'êtes tous les deux.» corrigea le soldat, amusé. Il se leva et s'étira, allant vers la table, laissant les deux autres derrière lui.

Le flibustier marmonna «Hum il est débrouillard finalement, c'est pas un faible!» Il soupira d'un air déçu «Dommage c'est lui qui va l'avoir rien que pour lui cette nuit.»

Le sorcier se verse un nouveau verre de lait de poule, grognant méchamment. Alfred ricana. Et se prit un coup de pied dans la cheville. Matthew qui mettait la table rit doucement.

Le petit Arthur réussit à retirer la main du chevalier de devant ses yeux. «Pourquoi tu m'as empêché de voir?

- Tu es trop petit.

- Ce n'est pas vrai! Je suis plus vieux que tous les humains de mon époque.

- Pour les nations tu es encore un bébé.» répliqua le chevalier, s'asseyant à côté de lui. L'enfant gonfla les joues et se mit à bouder, regardant le gâteau avec envie.

Le pirate se leva à son tour, laissant son double marmonner des choses indistinctes et alla tranquillement vers la cuisine, prêt à intercepter le français à son tour. Il serait au moins le second (enfin plutôt troisième, même si le gamin ne participait pas). Il passa à côté du couple et alla s'adosser au mur un peu plus loin, attendant que sa proie arrive. Il se mit à réfléchir à comment le piéger efficacement.

Francis se détacha de son amant et fit «Et bien, tu es bien affectueux aujourd'hui mon ange.

- Je veux juste leurs faire comprendre que tu es à moi. C'est tout.» Grogna l'autre, rougissant. Il alla s'asseoir à la table, gêné.

Le français rit doucement et alla chercher les boissons. Il vit le pirate et sourit. Le jeune homme avait l'air plongé dans ses pensées. Il pouvait donc le surprendre. S'approchant il lui passa une main sur la nuque et l'attira d'un coup à lui, lui posant un baiser aussi doux qu'un frôlement sur les lèvres. Puis il entra dans la cuisine, laissant un anglais stupéfié sur place. Le loup de mer finit par se reprendre et retourna au salon, un peu vexé de s'être fait avoir.

Le sorcier se leva d'un coup et alla à grands pas vers la cuisine, les joues un peu rouges. Il fit d'un ton exigeant «Froogggie» Il s'approcha de lui et empoigna son veston «Arrête de folâtrer avec tout le monde!

- Oui oui, mais c'est toujours toi mon petit magicien chéri.»

Arthur le fit taire en l'embrassant, le serrant contre lui. Il se nicha dans les bras chaud du français, profitant du fait qu'ils soient seuls tous les deux. Il ferma les yeux, se plongeant dans un cocon de bien-être. Au bout d'un moment il se détacha de lui. «Alors n'oublie pas que tu es à moi!»

Francis rit et lui posa un baiser sur le front «Oui oui, et tu auras un cadeau surprise le soir du 25. Ce ne serait pas juste pour notre cher ange sinon.»

Le sorcier eut envie de dire qu'il s'en fichait de l'autre mais se retint et grommela un accord, rougissant. Il prit le plateau de boissons des mains de son amant et retourna à la cuisine, la tête haute.

Francis le suivit en pouffant doucement. Son amant était tellement adorable quand il s'y mettait. Décidément Arthur était un être unique en son genre.

Ce qui ne l'empêcha pas de titiller le plus jeune en posant un léger baiser sur la joue à l'empire et au chevalier, laissant le sorcier déchaîner sa frustration sur le pauvre pudding à grand coup de couteau.

«N'abîme pas le gâteau mon lapinou.»


A Suivre