Chapitre 4 "une embuscade"

Le reste de ma demi-journée de cours se passât comme à son habitude : ennuyeuse, harassante. Je due encore faire face aux méchants pics de la bande des populaires, et je m'en sortie indemne.

Quand enfin je pus sortir de ces murs, Heath me bloquais la sortie. Un schéma rapide se dessina dans ma tête : Guantánamo Heath liberté

Je m'avançais vers lui, tel un animal kamikaze vers son bourreau

-« Heath laisse moi passer s'il te plaît » lui ordonnais-je

-« Joe, tu n'as pas été très gentille avec Sophia, tout à l'heure dans le cours de Leigner »

-« J'oubliais qui se ressemble s'assemble, je n'insulterai plus les animaux primitifs dans votre genre c'est promis »

-« Sérieux Joe, tu fais vraiment chier, tu ne comprends pas qu'on ne veut pas de toi ici ? On te hait, tu es le vilain petit canard de la ville et ca ne changera pas, tu devrais penser au suicide. »

J'avais réussi à m'attirer les foudres du populaire beau gosse. Super, mais ils sont vraiment contre moi. En un instant, je compris clairement ce que je savais déjà : personne ne voulait de moi ici et rien de ce que je pourrais faire, ou apporter à la communauté ne pourrait changer ça.

Je ne me rappelle plus très bien comment je suis revenue chez moi, sûrement parce que je connais le chemin par cœur, que ma tête était occupée ailleurs et que mes pieds avaient pris le relais.

Je voulais partir, je ne pouvais plus rester ici, j'avais l'impression d'étouffer, mon âme hurlait intérieurement.

Un choix s'imposait parmi les diverses options qui m'étaient offertes : me tuer comme le suggérait cet abruti de Heath, ou partir, le plus loin possible d'ici…

Une discussion avec ma famille semblait inévitable. Mais bon, transférée en milieu de semestre dans une autres école, quoi de mieux pour attirer l'attention ?

Arrivée devant chez moi, humble maison de banlieue, je respirais un bon coup : ma mère était là, mon père était là, et moi … je partais. Il me fallait juste leur accord.

En passant la porte j'entendis :

-Jooooooe ! Joe c'est toi ? hurla ma mère

Je posai mon sac et pendis mon manteau d'invisible et me rendis dans la cuisine. Ma mère expérimentait un de ses nouveaux plats. Drôle de couleur et surtout drôle d'odeur.

- J'ai fais un ragoût d'agneau me dit-elle l'air satisfait

- Ha… je vois, notre espérance de vie vient de se réduire drastiquement, lui rétorquais-je le plus sérieusement du monde

Ma mère se retourna et me regarda longuement

-Quelque chose ne va pas Joe ?

Et mince, ma mère était un détecteur à problèmes, point essentiel à prendre en compte dans mon plan.

Elle continua : « quoi de neuf au lycée ? Bonne journée ? »

-j'ai eu A+ en Littérature, mais là n'est pas le sujet, maman il faut que l'on parle

5 mots que ma mère redoutait d'entendre un jour, 5 mots combinés avec le ton adéquat et voila comment rendre sa mère inquiète, hystérique, et autres.

-Bien… bien, balbutiât ma mère, Chéri ! Joe veut nous parler continua t-elle.

-Je suis dans le salon, venez me rejoindre les filles dit mon père

Arrivant dans le salon, précédé de ma mère, je commençais à regretter ma périlleuse entreprise.

-Alors Joe, de quoi veux-tu que l'on parle ? dit-il sur un ton paternel

Ma mère se leva et se mit à battre l'air – enfin Roy, que tu peux être idiot, notre fille est enceinte !

Enceinte ? Moi ? Je ne pu retenir mon amusement, je ris aux éclats jusqu'à en avoir les larmes aux yeux et les rampes en résultant au niveau de mon ventre me firent mettre un pied à terre.

Paradoxe de la situation : je riais gaiement alors que mon cœur pleurait.

-Non maman je ne suis pas enceinte, crois moi, cela est beaucoup moins grave. Je ravalais mes larmes de rire et poursuivais

Papa, Maman, je veux quitter Bayou.