16/12/12 - 18/12/12

Disclaimer = le même que d'habitude... tout ce qui est génial est à JKR, le reste est à moi, et les chats-garou (je ne sais pas si ça vient de là mais) sont piqués et modifiés de Christopher Paolini

Je commence à écrire ce chapitre, mais je sais pas dans combien de temps il sera disponible ^^ Les dates du début d'écriture à la parution seront toujours la première information de chaque nouveau chapitre.

Précision = Slughorn est un peu plus sévère que dans les livres... il s'est ramolli avec l'âge.

Bonne lecture :)


Bon, ce chapitre aurait du paraître ce matin, vers 3h, mais après avoir passé la nuit à l'écrire, mon ordi a planté, et pour UNE fois dans ma vie, je n'avais pas enregistré. Compatissez, vermisseaux

J'étais trop dégoûtée pour recommencer. Je le réécris donc mais il sera peut-être moins bien que la version originale... je vais essayer que non, en tout cas :)


- Lutha ? Tu as fait la disserte de DCFM ?

- A ton avis ?

- Super, tu vas pouvoir m'expliquer.

La Serdaigle leva les yeux de son livre et fixa Jonathan, avec un petit rire condescendant.

- Ça voulait dire non.

- Oh, je sais, rétorqua-t-il. C'est pour ça qu'on va la faire ensemble, et comme tu connais le contenu du cours, tu vas pouvoir me fournir les infos qu'il me manque.

- Pourquoi ferai-je ça ?

- Parce que... tu es mon amie ? Ne me regarde pas comme ça, je ne me mettrai pas à genou, même si tu le demandes.

Les lèvres cuivrées de Lutha s'étirèrent en un joli sourire amusé et elle fit signe au jeune homme de venir s'installer à côté d'elle.

- Alors, ça porte sur quoi ?

Il observa un léger silence.

- Euh... on n'a vu que les chats-garou depuis le début de l'année, donc par déduction...

- Je sais, rétorqua-t-elle, agacée. Mais où en est-on sur le chapitre ? Que je ne te donne pas trop de données.

- Ah ! Et bien pour l'instant on a surtout fait de l'historique. Origine, évolution, et quelques noms célèbres de chats-garou ayant causé la mort de nombreux sorciers.

- Mmmh... comme Rethès, par exemple ?

- Co... comment tu arrives à retenir un cours que tu n'écoutes pas ? Ça m'énerve ! Je veux dire, tu peux être intelligente, mais avoir la science infuse, c'est pas juste !

Elle éclata de rire, secouant ses boucles blanches dans tous les sens.

- Arrête ça, c'est flippant, intervint Lucy, depuis le fauteuil d'à côté, seule devant un échiquier.

- Très bien. Commençons. Les chats-garou. On ne sait pas très bien à quand remonte leur apparition, mais on sait qu'ils existent depuis très longtemps. Ils avaient déjà des contacts avec les sorciers du temps de l'antiquité. Bien qu'ils se mêlent rarement au monde magique, ils sont en général très bien informés de ce qui s'y passe. Ils utilisent la pointe de la technologie moldue, associée à leurs propres capacités.

Jonathan grattait désespérément sur son brouillon.

- Doucement, doucement, je n'arrive pas à prendre de note. Pourquoi quand tu parles, on dirait un cours, au fait ?

- Si tu m'interromps, obtiens un O à ta disserte par tes seuls moyens, sale fainéant, le menaça-t-elle.

- Nooooon ! Je veux pas travailler ! S'exclama-t-il, faisant se retourner la plupart des têtes dans la salle commune.

- Alors ferme-là et copie, larve infâme ! Rétorqua-t-elle, affichant un sourire sadique.

- C'est incroyable comme tu te métamorphoses quand tu ne décides de ne pas snober les gens... Fit-il toutefois remarquer avant de s'exécuter.

- Je ne snobe pas les gens... Ils ne méritent simplement pas mon intérêt...

- C'est ce que je disais, marmonna le jeune homme en étouffant sa phrase dans une toux factice.

- Je t'ai entendu. Bien, reprenons, je compte pas y passer la soirée, j'ai un bouquin à lire, moi.

- Ce que tu es rasante.

- ... Bonne disserte.

- Non, pardon, j'ai rien, dit, tu es géniale !

Elle haussa un sourcil tandis que Lucy laissait échapper un rire amusé. Faisant comme si elle n'avait pas entendu, Lutha poursuivit :

- La plupart des chat-garous vivent en solitaire. Enfin... ils vivent individuellement, mais ils se regroupent quand même souvent dans des villes ou des villages, c'est assez particulier. Disons que... non, c'est hors-sujet, ne note pas. Je reprends : ils sont presque tous basés dans le bassin méditerranéen et un peu en Asie. Il y en a très peu dans les pays nordiques et en Afrique, et quasiment pas en Amérique.

- Ah oui, je me rappelle que le prof en a parlé. Ils viennent de Macédoine, de Grèce et de Perse, et ils ont migré avec l'apparition de l'Empire romain, c'est ça ?

- Ouaip. Arrête de m'interrompre. Les chats-garou sont pour la plupart en partie insensibles à la magie. C'est ce qui les rend si difficile à affronter pour un sorcier. Le meilleur moyen d'en éliminer un, c'est de lui planter une balle dans le corps... ou plutôt, plus d'actualité, lui planter une balle dans le crâne.

- Une... balle ?

- Truc de moldu, précisa Lucy avant que la première n'ait pu répondre.

- Si tu le dis... Sont bizarres, ces moldus... Comment on peut tuer avec une balle ? Une balle c'est fait pour faire jouer un chien... ou un enfant à la rigueur... mais je préfère les chiens.

- Je n'aime pas les chiens, grogna Lutha pour unique réponse avant de reprendre son exposé. Malgré la connaissance respective des mondes sorciers et chats-garou, il y a eu assez peu de contact. De manière générale, ils ne s'aiment pas beaucoup. La majorité des contacts qu'il y a eu relèvent du meurtre, à vrai dire. Tu peux aussi noter que...

.

Une petite demi-heure plus tard, ils étaient encore installés devant la cheminée (une exigence de Lutha depuis leur première année), et discutaient tandis que Jonathan recopiait avec soin les notes qu'il avait prises en rédaction.

- En parlant de potions... vous allez y aller, à la soirée de Slughorn ? Vous êtes encore dans son club, non ? Questionna Lucy après une allusion aux cours sur les antidotes de l'année passée.

Le jeune homme fut le premier à répondre :

- Non, je n'ai pas reçu d'invitation, cette année. Comme j'ai laissé tombé potions, finalement, je pense qu'il va enfin me laisser tranquille. Ses soirées sont d'un ennui... par contre, tu en as une, toi, Lutha, non ?

- Oui, je vais y aller, confirma-t-elle. Ça me fera une bonne occasion de m'empiffrer de pâtisseries, et puis Evans voudrait me demander des renseignements supplémentaires par rapport à un truc avec mon frère.

- Il y aura sans doute Black, commenta le grand blond. Tu n'as pas peur qu'il en profite encore pour te pourrir la soirée ?

- Si tu savais comme il m'indiffère... Ce n'est pas comme si ses petites idioties en cours me dérangeaient. Tout ce qu'il pense faire pour m'irritait me donne juste une occasion rêvée de me foutre de lui, tellement il est ridicule.

- Moui... Méfie-toi, tout de même. La façon dont il te regarde est plutôt inquiétante. On pourrait croire qu'il prépare un sale coup. je ne sais pas ce que tu lui as fait, mais il vaut mieux, quand on ne parvient pas être ignoré d'eux, avoir les maraudeurs pour amis plutôt qu'ennemis.

- Oh mais il va vite retourner à un stade d'ignorance, crois-moi. Je l'ai déjà fait : il suffit d'un peu d'observation, je trouve son point sensible, et c'est lui qui ne voudra plus jamais avoir de contact avec moi. Je suis diabolique. Et pour ce qui est de ses efforts pour me faire chier, il est bien trop occupé à roucouler avec cette pimbêche blonde à forte poitrine pour constituer un véritable danger, en ce moment.

Et pourtant, si elle avait su ce qui se passerait deux jours plus tard, elle n'aurait pas dit ça.

.

ooo

.

- Salut ! S'exclamèrent d'une même voix Sirius et James en débarquant dans le hall.

Remus les scruta d'un air suspicieux.

- C'est quoi cette air ravi ? Qu'est-ce que vous avez encore fait ?

Les deux garçons adoptèrent leur plus bel air innocent... qui ne trompait plus le lycanthrope depuis des années.

- Ça ne prend pas. Dites-moi ce que vous avez fait.

- Rien de plus que ce qui était prévu. Et rien de moins, finit par avouer Cornedrue, tout sourire.

- Et qu'est-ce qui était prévu, au juste ?

Sirius sourit et fit signe à James.

- Elle devrait pas tarder. Je te laisse découvrir, Lunard. Jamesie et moi, on va se planquer sous la cape, on voudrait surtout pas perturber notre propre plan. A tout à l'heure !

Et, avant que le loup-garou n'ait pu objecter, ils disparurent sous la cape d'invisibilité de James. Soupirant, il entra donc seul par les grandes portes et alla s'installer à côté de Lily, dont il évitait pourtant la compagnie en ce moment : elle se montrait fort désagréable.

- Salut Remus, marmonna-t-elle, comme pour lui donner raison. Tu sais où sont tes trois affreux d'amis ?

Ils étaient sûrement juste derrière lui, en tout cas deux d'entre eux, mais il n'allait certainement pas lui répondre cela.

- Non. Aucune idée. Sans doute encore en train de faire des bêtises. Pourquoi ?

- Oh... je les trouve un peu trop... calmes depuis la rentrée, si tu vois ce que je veux dire. Je me demande s'ils ne préparent pas un mauvais coup qu'il serait possible d'arrêter.

- Si c'est le cas, je doute qu'il soit possible de les en empêcher, ronchonna-t-il assez fort pour être sûr que les deux idiots l'entendent.

- C'est bien ce qui m'inquiète... Enfin... comme on dit, alea jacta est.

Il n'eut pas le temps de lui demander ce que ça signifiait. Une voix de fille retentit soudain à travers toute la salle.

- HEY ! TOI LA ! OUI, TOI, L'ANORMALE AUX CHEVEUX DE VIEILLE !

Tous les regards se tournèrent par réflexe vers l'entrée. En une seconde, Remus comprit ce qui se passait, et il porta la main à son front, désespéré.

Sara Prewett marchait à grands pas vers les portes, où se tenaient, figés par la stupeur, deux Serdaigles. Dont Lutha Layos. Qui semblait tout à coup très mal à l'aise d'être au centre de l'attention générale. La blonde arriva face à elle, rose de colère, et s'époumona :

- COMMENT TU AS PU FAIRE ÇA, SALE PETITE GARCE ?!

- Bien que j'ignore de quoi tu parles, si tu pouvais baisser d'un ton, tout le monde n'est pas intéressé par ta petite vie.

- Tais-toi ! Je n'ai pas d'ordre à recevoir d'une... de quelqu'un comme toi ! Cria l'autre en baissant très légèrement la voix. Tu sais très bien de quoi je parle ! Tout le monde avait vu qu'on était de nouveau ensemble ! Que notre histoire n'avait jamais vraiment été finie !

Lutha regarda autour d'elle, comme pour chercher une aide invisible. Mais elle ne rencontra que des regards amusés, scandalisés ou surpris.

- De... tu parles de Black ?

- Evidemment que je parle de Sirius ! Ne fais pas l'innocente !

Le Sirius en question ne put s'empêcher de lâcher un rire en voyant à quel point cette situation déstabilisait la petite Serdaigle. Près de lui, Lily regarda d'un air perplexe à travers la cape avant de se retourner vers la scène elle aussi, semblant hésiter à aller voir de plus près.

- Et bien quoi, avec Black ?

- Arrête ça ! Depuis la rentrée, tu t'arranges pour qu'il fasse attention à toi et tu essayes de le draguer ! Tout le monde sait que tu t'es mise à côté de lui en cours !

- Moi ? Souffla Lutha. Draguer Black ?

Si la situation ne l'avait pas autant mise mal à l'aise et hors d'elle, elle en aurait ri.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, gronda-t-elle, très bas. Il n'y a absolument rien entre Black et moi.

- Alors pourquoi a-t-il annulé son invitation, affirmant que TU l'avais invité ?! Espèce de... de chienne clocharde ! Tu vas mendier les sourires de quelqu'un que tu ne mérites pas ! Moi, je suis faite pour lui !

Visiblement, Sara Prewett aussi semblait ne pas très bien contrôler la situation. Cette fois, les éclats de rire se firent francs autour d'eux, et les joues de Lutha s'empourprèrent encore plus. Ciblée par tous ces regards, elle commençait à perdre pied. Ce fut le moment que choisit Slughorn, seul professeur présent, pour se lever, décidant apparemment qu'il était temps d'intervenir. Mais le trajet jusqu'à l'entrée était long. Bien trop long. Et Prewett semblait de plus en plus hystérique.

- Tu n'es qu'une sale bêcheuse idiote ! On va voir si tu prétends toujours faire la petite aguicheuse ! S'exclama-t-elle en sortant sa baguette de sa poche. Furonculos !

- Eczema Vocalis !

Lutha avait paré le sortilège de la Poufsouffle sans le moindre effort d'un revers de baguette. En revanche, son propre maléfice porta, et des plaques rouges commencèrent à apparaître sur la gorge de l'autre, rendant apparemment ses cris incompréhensibles. Si bien que quand Slughorn arriva sur place, c'est vers la petite Serdaigle qu'il se tourna :

- Miss Layos ! Cette pauvre miss Prewett était en pleine crise de nerfs ! Vous n'avez pas honte de l'avoir attaquée ? Vingt points de moins pour Serdaigle. Et à toutes les deux une retenue pour désordre dans la grande salle. Et maintenant, miss Prewett, allez à l'infirmerie immédiatement. Que je ne vous y reprenne plus, miss Layos.

Devant cette injustice, Lutha vit rouge. Elle avait beau être capable de rester d'un sang-froid exceptionnel, une fois lancée, elle ne savait plus s'arrêter.

- Quoi ? Mais c'est dégueulasse ! Vous avez entendu cette folle dingue ?! Elle m'a carrément agressée sans raison !

- Ça suffit, gronda le responsable des Serpentards. Sinon ce sera de deux retenues, dont vous écoperez !

Elle allait encore répliquer, mais Jonathan lui coupa l'herbe sous le pied d'une voix forte.

- Excusez-nous, professeur.

Et il attrapa le bras de Lutha pour la tirer de force vers leur table. Après l'avoir fait assise, il remplit son assiette copieusement, ignorant les grondements qu'elle poussait sans s'en rendre compte, le visage littéralement rouge de colère, offrant un magnifique contraste avec sa chevelure neigeuse. Ses yeux étaient du noir d'encre le plus profond qu'il ne lui avait jamais vu. Il faut dire qu'elle détestait plus que tout être remarquée. Se retournant tout d'un coup, elle fusilla une bonne partie ceux qui la dévisageaient encore en riant du regard. Et ses yeux tombèrent sur Sirius Black. Avec James, ils avaient profité de ce que toute l'attention était détournée pour réapparaître. Mais ça, elle l'ignorait. Tout ce qu'elle voyait, c'était qu'il riait à gorge déployée en la fixant. Un frisson de rage la secoua, et elle sentit tous ses poils se hérisser.

- Lutha ! S'exclama son meilleur ami d'un ton sévère.

- Quoi ?!

- On sort, suis-moi !

- Mais je...

A nouveau, il lui agrippa le bras et l'entraîna derrière lui, usant de toute sa force, car elle semblait traversée de l'envie d'aller étriper Black à mains nues. Une fois parvenu jusqu'au parc, il consentit enfin à la lâcher.

- Pourquoi tu ne m'as pas laissé le réduire en bouillie ?! ne me dis pas qu'il ne le méritait pas ! Je suis sûr que c'est lui qui a tout prémédité ! Oh il est malin ! Mais crois-moi, ça va lui passer l'envie de se mêler de ma vie ! Il va vite savoir qu'on ne m'implique pas si je ne le veux pas !

- Allô ?! Lutha ! Tu es une Serdaigle ! Tu as failli aller à Serpentard ! Froide, calculatrice, intelligente. Tu te vengeras plus tard, apprends à te contrôler ! Tu n'est pas une fichue Gryffondor ou Poufsouffle qui fonce tête baissée contre l'adversaire !

Elle en oublia momentanément sa colère.

- Comment tu sais ça, toi ?

Il sourit.

- Je ne suis pas dans cette maison pour rien. j'ai un cerveau moi aussi. Et puis... c'est évident, non ?

- Euh... si tu le dis.

- Pour en revenir à Black. Car je n'ai aucun doute que tout ça vient de lui...

- Moi non plus, grogna-t-elle.

- Je suis d'accord pour t'aider, et...

- Je ne t'ai rien demandé.

- Pas encore.

- Tu veux bien m'aider ?

- Je disais donc : il va falloir qu'on s'y prenne subtilement. Et puis il nous faut aussi un moyen de te débarrasser de cette folle, parce qu'à mon avis, elle ne va pas s'arrêter là. Je peux être ton cavalier à la soirée de Slug ?

Elle haussa un sourcil.

- Pardon ?

- La soirée de Slughorn. Il y aura Black. Un accident avec les petits fours est si vite arrivé...

Ils échangèrent un sourire machiavélique et commencèrent à imaginer toutes les pires atrocités qu'ils pouvaient réaliser.

ooooo

ooo

ooooo

La suite à bientôt, j'espère :)

(j'ai l'impression que c'est complètement décousu -")

Je compte maintenir un on rythme, finalement :)

Review ? ^^