Hello, hello. Oui, je poste tard, encore, en plus j'étais chez moi, mais jour de match, je regardais le match, et ça je pouvais pas faire les deux en même temps xD
Enfin on a gagné, c'est l'essentiel, et maintenant que je suis là.
Je vous remercie pour votre compréhension la semaine dernière ! Je me suis bien reposée. Je réfléchis pour savoir si j'ai des anecdotes à vous raconter. Concernant mon job a l'école, mini Drago et ses copains sont en sixième maintenant, donc je n'aurais plus rien à vous dire là dessus. Par contre nous avons un nouveau directeur qui porte le prénom d'un perso HP (qui est dans la fic), serpentard, et d'un joueur de foot aussi. Allez, je vous laisse chercher xD
Concernant Drago et Hermione, certaines d'entre vous se rapprochent bien de la vérité mais personne n'a encore trouvé avec exactitude ce qu'il s'est passé tralala
Disclaimer : Seule l'histoire est à moi, le reste est à JKR
Réponse aux reviews anonymes :
b : Tu as certains éléments de ta théorie qui se rapprochent de la vérité, Mais ce n'est pas encore exactement ça. Ah par contre les perso dans la description ça ne veut rien dire ^^
Bisous Bisous
Hauntin-HTD : Merchi beaucoup ! Les ruptures ne sont pas forcément dramatique, regarde là, il n'y avait pas de disputes ou quoi entre eux, ils ne sont juste plus amoureux l'un de l'autre, ils peuvent rester tout à fait amis !
Blaise aime avoir le choix xD ! Perso je pense que ma lettre s'est perdue, mais je suis une sorcière, definitely.
Vera bennett : Merci pour ma grand-mère et ma famille !
Tout a fait, et c'est dur d'arriver à se quitter quand on s'entend toujours bien ! Héhéhé, tu te rapproches beaucoup de la vérité !
Bisous Bisous
Dramione always : Merci beaucoup ! je suis ravie que tu aimes :D
Cecile : Mouhahahah, tu penses bien que je ne vais pas te dire tout de suite ce qu'il s'est passé entre eux tralala. J'espère que la suite te plaira !
Et merci pour ma grand-mère !
Guest (1) : Merci pour ma grand-mère ! Je suis contente que tu trouves cela beau pour Théo et Daphné, je partage ton avis !
Oui et non, pour Protection c'était un malentendu et hermione en faisait trop... là, il s'est vraiment passé quelque chose...
Tu as raison pour Blaise ! Luna et Neville vont effectivement faire des apparitions. Peut-être George aussi mais pas sûre pour le moment ^^
Voici la suite
Claroush : Tu fais comme tu veux pour les reviews :) Mouhahahahah, il les as mis ensemble avec d'autres gens quand même, parce qu'ils travaillent bien, bien sûr !
Il a fait quelque chose, oui ^^ Drago et ginny BEURK ! Drago est à Hermione et c'est touuuuut ! Merci en tout cas ! Bisous Bisous
MMalfoy34 : Merci...
Sarah : hello. Oui, oui, ça va ( si la question a à voir avec ma grand-mère), a 100ans on savait très bien que ça allait arriver et ça fait relativiser de se dire qu'elle a eu une longue vie bien remplie !
Harry et Ginny vont peut-être bien suivre ton conseil !
Ta review était comme d'habitude, ne t'en fait pas !
Maulauss : Oui, je réponds cette fois (la semaine dernière c'était des circonstances exceptionnelles !)
Hermione a une bonne raison d'agir comme ça !
carly : Tout à fait, c'est ce que Blaisou se dit !
Leaulau : Je voulais quelque chose de doux pour Théo et Daphné, et j'ai adoré écrire ce passage. Tu verras pour Blaise :)
Hermione a une très bonne raison !
Chouquette : Hello ! Ahhh je suis contente que tu aimes Blaisou :D Oui, j'adore le Ron/Pansy, c'est devenu un classique pour moi ^^ Luna tu la verras bientôt. Lulu je ne sais pas trop, sa situation est compliquée !
Et merci pour ma grand-mère ! Tu as raison, c'est plus dur quand on est loin, c'est pour ça que j'ai tenu à rentrer, même une seule journée (heureusement que je ne vis pas aux US ou en Asie !)
Mellez : merchiiiii
Oceane : peut-être oui... ou peut-être pas hihi
Renata : ta théorie est intéressante, mais ce n'est pas vraiment ça
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Note : Le chapitre a été bêta readé (à l'arrache), par moi-même
Chapitre III : Première tentative
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Drago inspira, expira, et se leva de son fauteuil, déterminé.
Il sortit du Ministère, parcourut quelques mètres jusqu'au petit café qui se trouvait à l'angle d'une rue.
Les quelques tables à l'extérieur, et à l'intérieur, étaient pleines à craquer, et le blond resta un instant à baver devant les viennoiseries et autres scones qui trônaient dans la vitrine. Ce n'était pas raisonnable et il résista bravement à la tentation, se promettant tout de même de sauter son petit-déjeuner à la maison au moins une fois par semaine, pour venir s'en offrir un ici à la place.
Il acheta un moyen café noisette à emporter, récupéra la boisson et se dirigea ensuite vers le comptoir des condiments.
Il ajouta au breuvage deux sachets et demi de sucre roux, touilla, remit le couvercle en place, attrapa une poignée de serviettes, et reprit le chemin du Ministère.
Il monta dans l'ascenseur, et descendit au niveau 5. Le café bien serré dans son poing, il avança dans les couloir, jusqu'à s'arrêter devant une porte en bois foncé.
Il leva sa main libre, et frappa trois coups.
« Oui, entrez. »
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Drago obtempéra, et vit immédiatement dans les yeux de celle qui lui faisait face, qu'elle regrettait amèrement d'avoir donné l'autorisation d'entrer.
A vrai dire, elle semblait tellement abasourdie qu'aucun mot ne franchi ses lèvres, et Drago en profita pour s'approcher du bureau, et y déposer le café, ainsi que les serviettes.
Hermione plissa les yeux, son regard naviguant entre Drago et la tasse de café. Pendant un instant, Drago crut qu'elle allait la prendre, et la lui balancer à la figure. L'idée lui avait forcément traversé l'esprit.
Finalement, elle l'attrapa, et envela le couvercle, afin de renifler la boisson. Drago vit son expression lorsqu'elle reconnu son café préféré, mais il ne parvint à la déchiffrer.
Elle trempa ensuite ses lèvres dans le breuvage, et le blond aurait pu jurer qu'elle s'attendait à ce que ce ne soit pas assez, ou trop sucré.
Vexée, ou en colère, il ne savait pas, elle reposa la tasse, croisa les bras, et le fixa d'un regard mauvais.
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« Qu'est-ce que tu veux ? »
« Te parler. » «
« Ais-je l'air d'avoir envie de te parler ? »
« Hermione, écoute-moi deux minutes. » Soupira-t-il « Juste deux minutes. »
« Pourquoi tu m'as apporté un café ? »
« Pourquoi pas ? »
« Réponds à la question ? » Cracha-t-elle.
« Je n'ai pas le droit de faire un truc gentil, comme t'apporter un café ? »
« Tu ne sais pas ce qu'est la gentillesse Malefoy, alors ne commence pas. »
Il ne servait à rien qu'il lui réponde, sans quoi, elle allait lui balancer les arguments habituels. Il avait vécu ce genre de conversations beaucoup trop de fois… et peu importait ce qu'il pouvait bien dire, elle avait toujours le dernier mot.
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« Je voulais te parler de cette équipe, dont on va faire partie tous les deux. Ca ne t'enchante pas, ça ne m'enchante pas non plus, mais je pense qu'on pourrait essayer de faire un effort, de prendre sur nous, et de faire en sorte de pouvoir travailler comme il faut, sans gangréner l'ambiance du groupe. Je sais ce que tu es en train de penser. Je ne viens pas te dire ça pour avoir le beau rôle. Je veux juste qu'on essaye de faire en sorte que tout se passe pour le mieux. »
« C'est facile Drago... C'est facile de venir me demander de faire en sorte que tout se passe pour le mieux, quand tu es le seul et unique responsable du fait que les choses se passent mal. Tu as ruiné ma vie, et je suis censée faire un effort ? »
« Pour les autres. Je ne te parle pas de moi... »
Il voyait à quel point elle était tiraillée. Il savait qu'elle savait qu'il avait raison au fond, et qu'ils ne pouvaient pas pourrir l'ambiance de toute l'équipe, en sachant à quel point ils pouvaient aller loin parfois. Mais elle le haïssait à un point que cela risquait d'être difficile.
« Pourquoi m'as-tu apporté ce café ? » Demanda-t-elle à nouveau.
« C'est un premier geste. De... de cette sorte de trêve. »
« Est-ce que tu crois que m'apporter un café va changer quoi que ce soit, et va me faire oublier ce que tu m'as fait ? »
« Je ne suis pas stupide. » Répondit Drago
« Je ne tolèrerais aucune remarque désobligeante. Aucune critique sur mon travail ou sur quoi que ce soit d'autre. Ni que tu me parles lorsque cela n'es pas nécessaire. »
« Bien. »
« Dégage de mon bureau maintenant, j'ai des choses à faire. »
Drago encaissa le « dégage » et sortit effectivement du bureau, refermant la porte derrière lui.
De l'autre côté du panneau de bois, Hermione plongea brusquement son visage dans ses mains, luttant pour retenir ses larmes...
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OoO
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A l'heure du déjeuner, Daphné quitta la boutique de prêt à porter, qu'elle co-gérait avec Pansy, et marcha d'un bon pas jusqu'à une petite brasserie du Chemin de Traverse
Elle y retrouva Théo, qu'elle enlaça brièvement, avant de s'asseoir à côté de lui. Cela lui faisait toujours un peu étrange de ne pas l'embrasser, mais elle allait s'y faire.
Théo avait posé une pile de journaux et de magazines sur la table, et Daphné en sortit d'autres de son sac, qu'elle rajouta à la pile.
Ils allaient passer leur temps de déjeuner à éplucher les annonces, afin de trouver deux appartements.
Faire cela ensemble leur semblait naturel. Ils seraient plus efficaces, et cela serait beaucoup moins pénible pour eux, de faire cela à deux...
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OoO
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« Encore dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un. Top. Deux tour de stade en trottinant, puis un en marchant pour récupérer. »
Ginny se mit à trottiner, se délectant de sentir ses muscles tirer. Le coach les avait fait travailler plus qu'intensément aujourd'hui, alors que le prochain match des éliminatoires se rapprochait considérablement, et elle adorait ça. Quand elle avait mal, qu'elle transpirait, qu'elle multipliait les efforts, elle ne pensait plus à rien d'autre. Son esprit se vidait de toute façon, ne prêtant attention qu'aux instructions qui lui étaient données, et elle adorait ça. Elle en avait besoin.
Elle termina son premier tour en trottinant, et enchaina avec le deuxième. Elle se concentrait sur ses pieds qui martelaient le sol, tout sauf penser à ses problèmes personnels. Tout, sauf penser à Harry.
Elle effectua le dernier tour en marchant, s'amusant de voir comment sa respiration redevenait toute calme.
Alors que son tour à pied se terminait, et qu'elle avalait quelques gorgées d'eau, le coach s'avança vers elle, un air déterminé sur le visage.
« Ginny, j'aimerai te parler. Quand tu aura terminé de te doucher, j'aimerai te voir dans mon bureau. »
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La rouquine hocha la tête, son cœur se mettant à battre dangereusement dans sa poitrine. Elle essaya de ne pas faire attention aux regards de ses coéquipiers, et rentra avec eux aux vestiaires.
La perspective d'aller voir le coach, sans savoir pourquoi la stressait énormément, et elle se doucha et s'habilla en un temps record, avant de ranger soigneusement, mais tout aussi rapidement ses affaires.
« Assied-toi Ginny. » Ordonna le coach, une fois qu'elle eut obtenu la permission d'entrer dans son bureau.
Le coach était strict, et en demandait beaucoup à son équipe, mais c'était un homme bon et juste. Beaucoup disaient qu'il était le meilleur entraineur que l'équipe ai jamais eu.
« Que se passe-t-il, coach ? » Demanda Ginny « Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? »
« Comment vas-tu ? » Demanda l'homme en retour.
« Bien. » Répondit la rouquine sans réfléchir.
« Ce n'est pas l'impression que tu donnes, ces derniers temps. Oh, tu essayes de le cacher, mais tu n'es pas comme d'habitude. Je ne sais pas ce que c'est, et quelles en sont les raisons, mais quelque chose ne va pas. Tu t'es éloignée du groupe, tu te renfermes sur toi-même. J'ai bien conscience que ça ne me regarde peut-être pas, mais si la cause de tes problèmes à un quelconque rapport avec moi, l'équipe, le quidditch... il faut que tu m'en parles. C'est un ordre. »
« Je vous jure que ça n'a aucun rapport avec tout ça. »
« Bien. » Répondit le coach. « Je ne te poserais pas plus de questions alors, mais la situation doit quand même changer Ginny. Il y a les matchs éliminatoires pour la coupe du monde, et la coupe du monde elle-même. Je ne peux pas me permettre d'avoir une joueuse qui n'est pas à 100% de ses capacités. Je ne dis pas que tu as fait des contre performances mais si tu es tracassée, cela finira par se ressentir sur ton jeu... Et... je vais être honnête avec toi, Ginny. Tu es un élément très important dans l'équipe, et je prévoyais de te nommer capitaine. Je ne te dis pas cela pour te mettre la pression, ou te menacer, mais je ne pourrais pas te confier ce poste si les choses continuent comme ça. Les mois qui nous attendent sont trop importants. »
« Je comprends. » Murmura Ginny. « Je vais... je vais arranger ça. »
Le coach n'avait rien dit dans ce sens là, mais Ginny n'était pas dupe : s'il pensait qu'elle aurait un impact négatif sur l'équipe, il n'allait pas hésiter à l'en écarter.
Il fallait donc qu'elle parle à Harry, dès ce soir...
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OoO
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« On devrait ralentir le vin, Pansy... » Fit Ron, alors que sa belle leur servait un deuxième verre.
« Pourquoi ? Tu n'as pas de bide à alcool pour le moment, tout va bien. Le jour où tu commenceras à avoir ça, je te mettrais à la diète. »
« Si on veut avoir un bébé, ce n'est pas spécialement bon. »
« Hé, mollo Ronald Weasley. On ne va pas avoir un enfant maintenant, même si on en a déjà parlé. Ce serait un suicide social. »
« Hein ? »
« Atteris chéri ! Tu as vu l'état des relations amoureuses autour de nous ?! On ne serait plus sur la même longueur d'onde que tout nos amis. Ils nous exclueraient. »
« Harry et Hermione ne m'excluront jamais de leur vie. Drago, Blaise et Théo ne t'excluraient jamais des leurs... »
« Mouais... d'ailleurs, si tu connais des filles célibataires, je veux que tu m'en parles, avec une fiche détaillée. »
« Pour qui ? »
« Pour Théo bien sûr. »
Ron haussa un sourcil, avant de lui déclarer qu'elle était une amie bien gentille, mais que Théo et Daphné venaient de se séparer, et qu'elle devait plutôt le laisser respirer.
Pansy protesta un peu, mais elle finit par se lasser, en se rendant compte qu'ils venaient encore de passer leur repas à parler de leurs amis. Ils adoraient leurs amis, mais ne penser qu'à eux, c'était bien aussi.
Pansy finit donc par se lever, et contourna la table, pour venir se percher sur les genoux du roux.
Elle glissa sa main derrière sa nuque et l'autre sous son tee-shirt. Caressant son dos, tout en se collant à lui.
L'entrejambe de Ron réagit immédiatement, et il plongea son regard dans celui de Pansy, avant de se ruer sur sa bouche... Il était bien loin le temps ou il était timide et coincé. Aujourd'hui, il était le premier à prendre les devants, surtout quand il s'agissait de faire l'amour à celle qu'il aimait en plein milieu de la cuisine...
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Blottie dans son canapé, Hermione essayait de lire sans réel succès. Son esprit la parasitait, et elle le maudissait.
Parce qu'elle pensait à cette plaie de Malefoy, bien entendu.
La proposition qu'il lui avait faite était vouée à l'échec. Elle le connaissait, et se connaissait… ils allaient inévitablement finir par s'attaquer.
Et plus elle repensait à ce qui s'était déroulé dans la matinée, plus elle fulminait. Comme si elle voulait de son café. Comme si cela signifiait quoi que ce soit. Ce n'était pas cela qu'elle attendait, mais depuis le temps, elle savait pertinemment qu'elle n'aurait jamais d'excuses.
Elle l'avait bu pourtant, ce foutu café, elle n'avait pas pu résister. Elle adorait le café noisette, et il l'avait sucré exactement comme il fallait, ce qui l'énervait encore plus. Lui montrer qu'il la connaissait bien lui donnait envie de le frapper.
Les mois à venir allaient être difficile, elle le pressentait. Si elle avait eu le choix, elle n'aurait jamais travaillé au même endroit que lui. Mais elle refusait de se sacrifier. C'était trop injuste.
Quant à lui, ça ne lui serait jamais venu à l'esprit de s'éloigner, il était tellement sûr de lui, tant persuadé qu'il n'avait jamais rien fait de mal, qu'il était la perfection incarnée.
Dans ces moments là, où elle ruminait – presque toujours à cause du blond – elle se sentait plus seule que jamais. Mais ce n'était pas encore maintenant qu'elle allait rencontrer quelqu'un, avec la tonne de travail qu'elle avait en ce moment, elle avait le temps de voir ses amis, pas de sortir plus que cela.
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«Putain blondine, je t'ai déjà dit des milliards de fois de ne pas faire ça. »
Drago voulut faire un doigt d'honneur à son meilleur ami, pour avoir employé cet horrible surnom, mais comme il n'avait que sa tête dans la cheminée, il se contenta de le fusiller du regard.
« Tu n'as qu'à condamner ta cheminée si tu n'es pas content, et je t'ai déjà vu en train de te masturber. »
« Tu es insupportable. »
« C'est ça, c'est ça. Tu fais quoi demain soir ? »
« Ca dépend... » Fit Blaise « Qu'as-tu à me proposer ? »
« De sortir un peu, ça fait un moment. »
« Quand tu dis sortir, qu'est-ce que tu entends ? » Questionna Blaise
« Tu saisis parfaitement ce que j'entends. »
A savoir sortir dans un ou plusieurs bars, boire, et si possible conclure avec une fille – où un garçon, dans le cas de Blaise. C'était quelque chose qu'ils faisaient de temps en temps et cela faisait un moment que ce n'était pas arrivé.
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« Pourquoi cette envie subite ? » Demanda alors Blaise.
« J'ai envie de me vider l'esprit. De m'amuser.»
Blaise le regarda d'un air soupçonneux. Généralement, c'était lui qui proposait, et Drago qui suivait.
Il se demandait bien ce qui avait pu motiver le blond à vouloir prendre cette initiative. Parce qu'il y avait forcément une raison. On parlait de Drago. Drago faisait rarement les choses par hasard.
« Pourquoi tu as envie de te vider l'esprit ? »
« Pourquoi pas ? Si tu avais les mêmesj journées que moi au travail, tu voudrais te vider l'esprit toi aussi. »
« Et je croyais que les coups d'un soir, c'était fini. »
« J'avais bu quand j'ai dit ça. Je ne savais plus ce que je racontais. »
« Eh bien c'est dommage... » Rétorqua Blaise
« C'est toi qui me dit ça ?! » Ricana Drago
« Ne compare pas nos deux cas. Je ne cherche pas à n'avoir que des histoires qui ne marchent pas. Si tu crois que ça me plait, ce n'est pas le cas. Je préférerais trouver ma Pansy… ou mon Ron. »
« Tu ne viens pas de dire ça. »
« Ce sont les deux personnes qui ont ce que je veux, dans notre entourage. »
« Pourquoi tu continues à sortir alors ? » Interrogea Drago.
« Peut-être que je rencontrerai mon âme-sœur comme ça, qui sait. Il ne faut jamais renonçer. »
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« Je rencontre le Premier Ministre moldu demain. Selon la tenue de notre entretien, je lui proposerai peut-être de faire une interview à la Gazette. Je vous en parle, car cela pourrait bien évidemment avoir une influence sur le cours des choses... Mis à part ça, Drago je t'ai préparé des documents sur les différents stades, j'aimerai que tu les étudies pour votre premier meeting. Où est-ce qu'ils sont situés, tout ça ?»
« Bien Monsieur. »
« Bien, je vous laisse tous travailler. Bonne après-midi. »
Hermione haussa un sourcil, en voyant Kinsgley partir, comme si de rien n'était. Elle trouvait cela totalement contre productif.
Elle n'aimait pas non plus le principe des espaces de travail commun, qu'il avait instauré quelques années auparavant. Elle préférait être au calme, dans son bureau, libre de s'étaler comme elle le voulait.
Là, son espace était restreint, il y avait du bruit, et pour couronner le tout, Drago Malefoy se trouvait à proximité. Il s'était tout de suite penché sur la pile de documents fournie par le Ministre, mais le fait était qu'il était tout de même là.
Les employés du Ministère devaient passer au moins cinq heures par semaine, dans cet espace commun, et Hermione trouvait cela tellement ridicule. Selon elle, cela ne faisait rien d'autre qu'entraîner le personnel à ne pas travailler.
Les trois quarts des personnes parlaient au lieu de se concentrer.
Ruminant intérieurement, elle s'attela à sa tâche ô combien intéressante du jour : s'occuper des échanges interscolaires entre Poudlard, et les autres écoles de magie européennes.
Elle résista à l'envie de lançer un sortilège pour s'isoler du bruit, et préféra s'isoler mentalement.
Ses collègues la connaissaient bien maintenant. Quand elle avait commencé à travailler au Ministère, à chaque fois qu'elle était forcée de travailler dans l'espace commun, elle était interrompue toutes les deux secondes par des questions incessantes, comme si elle était censée savoir tout sur tout. Et bien qu'elle connaisse la plupart du temps la réponse, elle n'avait pas spécialement envie d'être cataloguée une fois de plus comme la Miss-Je-Sais-Tout de service.
Elle avait explosé un jour, déclarant haut et fort qu'elle n'était pas une encyclopédie, prête à répondre à la moindre question de ceux qui n'avaient pas envie de se secouer un peu pour chercher les réponses à leurs questions.
Elle était en train de remplir des parchemins répétitifs, et soupirait à intervales de plus en plus réguliers. Elle travaillait plus lentement ici, dans son bureau les choses se seraient passées beaucoup plus rapidement. Merlin, ce qu'elle pouvait détester Kingsley parfois !
Elle remplit une nouvelle feuille, avant de voir une ombre au dessus d'elle.
La jeune femme releva la tête, agacée de voir la tête de Drago.
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« Quoi ? » Aboya-t-elle à son intention
« Je suis à court d'encre. Est-ce que tu pourrais m'en prêter ? » Demanda Drago.
« Sérieusement Malefoy ? Tu es à court d'encre ? Et c'est moi que tu viens voir, de toutes les personnes qui se trouvent ici ?! »
« Pourquoi pas ? Vu la tête que tu tires, tu as l'air d'avoir besoin d'une distraction. »
« Ne t'associe pas avec le mot distraction. Tu es un poison, pas une distraction. »
Elle le vit fermer les yeux, et réalisa qu'elle venait une fois encore de se donner en spectacle, en public. Mais elle ne pouvait vraiment pas s'en empêcher. Il l'irritait, lui donnait presque de l'urticaire. Elle voyait une provocation dans le simple fait qu'il vienne la voir pour lui demander de l'encre, alors qu'il avait mille autres façons de s'en procurer.
« Je n'ai pas d'encre à te donner, Drago. » Finit-elle par énoncer à voix basse. « Va en trouver ailleurs. Et laisse-moi tranquille. »
Elle crut qu'il allait insister. Surtout qu'elle avait de l'encre, et qu'il le savait parfaitement. Mais à son grand étonnement, il tourna les talons, et retourna à sa place. Elle le vit fouiller sans sa sacoche, et il finit par trouver un crayon à papier, avec lequel il entreprit de continuer ce qu'il était en train de faire.
Hermione l'observa quelques secondes, et se rendit compte avec horreur qu'elle culpabilisait. La sensation d'avoir été méchante et d'avoir fait une bêtise s'insinuait en elle, à son grand désarroi et plus elle essayait de s'en défaire, plus elle semblait se renforcer.
La jeune femme commençait de plus à être sujette à des hallucinations, imaginant une expression de profonde tristesse sur le visage de Drago.
Elle résista cinq bonnes minutes, avant de s'avouer vaincue.
Elle attrapa un flacon d'encre, se leva, avança jusqu'au blond, et le posa avec violence sur la table, juste devant lui.
Drago sursauta, et leva les yeux vers elle, surpris.
« Tu as retrouvé ton encre ?! »
« Je n'ai jamais dit que n'en avais pas. J'ai dit que je n'en avais pas à te donner, nuance. »
« Qui t'a lancé un sort pour que tu changes d'avis ? » Questionna-t-il.
« Va te faire foutre. »
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OoO
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Ginny n'avait pas pu parler à Harry la veille. Elle était rentrée, déterminée à avoir une sérieuse conversation avec lui, mais il n'était pas là. Elle ne l'avait pas envisagé, et l'attendre l'avait fait trop réfléchir à ce qu'elle devrait dire et faire quand il serait là, et quand il était finalement arrivé, elle s'était tout simplement dégonflée.
Mais aujourd'hui, il le fallait. Elle avait sentit le regard de l'entraineur sur elle pendant toute la séance, et ce n'était plus possible.
« Tu as passé une bonne journée ? » Demanda Harry, quand elle arriva dans le salon.
Il était affalé dans le canapé, à ne rien faire, et cela énerva la rouquine. Alors qu'elle n'avait aucune raison d'être énervée. Il rentrait du travail, il avait peut-être eu une dure journée et il avait parfaitement le droit de rester allongé dans le canapé. Elle devenait cinglée.
« Il faut qu'on parle Harry, sérieusement. »
Harry sembla comprendre que c'était sérieux, car il se redressa, et arrangea ses lunettes sur son nez, geste qu'il effectuait souvent quand il était nerveux.
Ginny quant-à elle ne savait pas si elle avait envie de s'asseoir ou de rester debout, de s'asseoir à côté de lui, où en face.
Elle détacha ses cheveux, avant de les ramener de nouveau en un chignon, pour s'occuper les mains, tandis qu'Harry semblait de plus en plus nerveux.
« De quoi veux-tu qu'on parle ? » Finit-il par demander.
« A ton avis ?! Je pense que tu le sais parfaitement, de quoi est-ce que je voudrais bien qu'on parle ? »
« ... »
« Ca ne peut plus durer, Harry. »
« A t'entendre, on dirait que je suis le seul responsable. » Répliqua Harry « Mais tu as ta part de responsabilités toi aussi. Je ne suis pas le seul créateur de nos problèmes, malgré ce que tu sembles croire. »
« Je ne crois rien du tout, Harry, tu vois, tu es en train de me sauter à la gorge ! »
« Je ne... »
« Il va falloir qu'on fasse quelque chose. Wanson... Il a vu que quelque chose n'allait pas. Il parait que je ne suis pas comme d'habitude. Si je ne me ressaisis pas, il va me retirer le capitanat. Et qui sait ce qu'il pourrait se passer. Si je fais des mauvaises performances pendant les qualifications, il pourrait ne pas me prendre pour la Coupe du Monde. »
Harry ne dit rien, mais l'expression qu'il arbora indiqua à Ginny tout ce qu'elle voulait savoir.
Il méprisait ses petits problèmes, à ras de terre. Car lui était auror. Ses préoccupations étaient beaucoup plus importantes qu'aller à la Coupe du Monde de Quidditch.
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« Je vois que ça t'inspire, ce que je dis. »
« Que veux-tu que je fasse ? Que je vienne aux entrainements ? Que je t'encourage plus ? Ce n'est pas ça le problème."
« SANS BLAGUE HARRY. Je sais parfaitement que ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est que je ne te supporte plus, et que tu ne me supportes plus non plus. »
La langue d'Harry était comme collée à son palais. Les mots de Ginny lui faisaient mal, mais en même temps, il était soulagée qu'elle mette enfin des mots sur ce qu'ils ressentaient. Qu'elle ai enfin le courage que lui-même n'avait pas eu, de ne plus se voiler la face. Car elle avait raison. Il ne la supportait plus, et c'était réciproque. C'était pour ça qu'ils se disputaient tout le temps, mais malgré la fin de ce non dit, une partie de lui voulait toujours arranger les choses.
Il voulait dire quelque chose dans ce sens. Qu'ils devraient essayer de faire tous les deux des efforts, qu'ils devraient ne plus se disputer, et essayer de se retrouver en tant que couple. Il avait vraiment l'intention de dire quelque chose comme ça, et ses mots, quand ils s'échappèrent, le surprirent lui-même.
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« Je ne sais plus si je suis toujours amoureux de toi... »
Il mit aussitôt ses mains devant sa bouche, comme s'il venait de lui balancer la pire des insultes, mais Ginny ne broncha pas.
« Je suis désolé, Gin... Ce n'est pas ce que je voulais dire... »
« C'est ce que tu voulais dire, Harry. » Répondit la rouquine « Et je ne t'en veux pas, même si ça fait mal. La vérité, c'est que je te déteste tellement parfois, souvent même, que moi non, je n'arrive pas à savoir si je t'aime toujours. Il y a tellement de choses qui m'énervent, qui me font te haïr presque. Et je me déteste d'être comme ça. »
« Je t'aime, Ginny. »
« Arrête ! Tu ne sais même pas si ce que tu dis est vrai. Tu te fais du mal, juste parce que tu as peur d'admettre que peut-être, tu ne m'aimes plus. Avoue, que parfois tu ne peux plus me voir en peinture. Je l'ai vu dans tes yeux, plusieurs fois. Tu me détestes Harry. Avoue-le. Tu me détestes. »
Il ne pouvait pas nier. Ca aurait été se mentir à lui-même, et il ne pouvait pas aller jusque là. Elle avait raison. Il ne la supportait plus.
« Pourquoi est-ce qu'on en est arrivés là ? » Questionna-t-il.
« Là n'est pas la question, Harry. La question c'est : qu'est-ce qu'on fait ? Je ne peux pas passer à côté du Quidditch, peu importe ce que tu en penses. C'est important pour moi. »
Ils étaient à la croisées des chemins, mais Harry savait que l'esprit de Ginny était parcouru des mêmes pensées que le siens : ils avaient beau se haïr, parfois, ils formaient une paire ? Harry et Ginny, Ginny et Harry... Ils ne pouvaient pas terminer leur histoire comme cela...
« On devrait... Faire une pause. » Suggéra alors Harry.
« Une pause ? »
« Une pause. J'irais vivre chez Ron et Pansy, ou chez Hermione. Tu pourrais rester ici, ou aller au Terrier, ou faire ce que tu veux d'ailleurs, et... et on verra... Si on se manque, si on s'aime de nouveau... si on peut reprendre les choses, telles qu'elles étaient avant que tout aille de travers. »
« Ne va pas chez Ron » Fit Ginny « Tout comme je n'irais pas au Terrier. Ron répèterai tout à maman, et je ne veux pas que maman le sache. Toi non plus d'ailleurs. Elle sera infernale. »
« Tu as raison... Je vais faire mon sac. »
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OoO
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« Et de quatre ! » Triompha Blaise « Ce qui m'amène à une parité exacte. Deux femmes, et deux hommes. »
« Tu parles. » Répondit Drago en descendant un enième shot « Ce ne sont que des numéros. Tu vois la brune avec la mini robe noire, là bas. Dans dix minutes, elle est à moi. »
Il avala un autre shot, et se leva, se déhanchant avec classe, tout en approchant de sa proie. Parce qu'il n'y avait pas d'autre mots, elle était une proie, rien d'autre. Elle ressemblait à tous les autres coups d'un soir que Drago avait eu, à savoir, des filles qui n'était pas du tout son genre. Elles étaient provocantes, vulgaires, sur maquillées. Elles tombaient toutes sous le charme de Drago, alors qu'il n'en avait strictement rien à faire d'elle.
Blaise observa la fille se laisser embrasser au bout de trois minutes chrono, et il regretta d'avoir cédé à la demande du blond. Il y avait une différence entre eux deux. Blaise s'amusait en attendant de trouver l'homme ou la femme qui lui conviendrait, mais il était prêt à faire cette rencontre.
Alors que Drago... S'il ne voulait pas l'admettre, il avait des tas de choses à régler avant de pouvoir prétendre à une histoire sérieuse. Il suffisait de voir les échecs de ses précédentes tentatives.
A l'instant présent, il connaissait la suite de l'histoire : Drago allait emmener la fille chez lui, coucher avec elle, se réveiller le lendemain matin avec une immense gueule de bois, et il viendrait pleurer en lui disant que la prochaine fois qu'ils sortiraient, il se contenterait de rester assis à boire.
Et dans tout ça, malgré les quatre numéro qu'il avait en poche, ce n'était pas encore ce soir qu'il trouverait le grand amour.
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OoO
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Le cœur d'Hermione fit un bond désagréable, en entendant les coups à la porte de son appartement. Il était prêt de vingt deux heures, et sans savoir pourquoi, elle s'imagina que Malefoy se trouvait derrière la porte.
Elle ne savait pas pourquoi il viendrait le voir à cette heure indue –ni pourquoi il viendrait la voir tout court d'ailleurs – mais cette idée lui était rentrée en tête, et y resta jusqu'à ce qu'elle ouvre.
Bien évidemment, elle ne trouva pas Drago, mais Harry, deux valises dans chaque mains. Elle en tomba presque à la renverse, et sentit sa mâchoire se décrocher.
« Mais qu'est-ce qu'il se passe ? »
« Je peux entrer ? » Demanda le survivant.
« Bien sûr. Entre, Harry. Tu veux boire quelque chose. De l'eau ? Du thé ? Du café ? Du vin ? »
« Un café, ca m'ira. »
Elle hocha la tête, mais ne se dirigea néanmoins pas tout de suite vers la cuisine, l'observant poser ses valises dans un coin. Il avait l'air un peu hagard, et Hermione commença rapidement à s'imaginer le pire.
« Ginny t'a mis dehors ? » Questionna-t-elle.
« Hermione... je ne veux pas paraître impoli, mais j'ai vraiment besoin de caféine. Je répondrais à toutes tes questions après. »
Cette fois-ci, Hermione s'exécuta et fila dans la cuisine préparer un café à son frère de cœur, ainsi qu'une infusion pour elle.
Lorsqu'elle revint dans le salon, Harry s'était pelotonné dans le canapé, et enroulé dans un plaid, comme s'il avait froid.
« Elle ne m'a pas mis dehors. » Expliqua Harry, après avoir bu quelques gorgées de café. « Nous avons décidé de faire une pause. Et c'est une décision que nous aurions du prendre il y a longtemps, si je dois me montrer honnête. »
Hermione hocha la tête. Elle ne pouvait pas jouer l'étonnée. Ces derniers mois, Harry et Ginny se disputaient tout le temps. Fort et violemment. Oh elle savait bien qu'elle-même se disputait constamment avec Drago. Mais ils n'étaient pas en couple.
« Comment tu te sens ? »
« Bizarre. » Répondit-il honnêtement. « Je n'arrive pas à dire si je suis soulagé ou triste. Je me sens un peu spectateur, pour tout dire. »
« Je comprends. Mais si c'est une simple pause, les choses vont sûrement s'arranger. Vous repartirez sur du bon pied. »
« Hermione ? »
« Oui ? »
« Tu n'as jamais su bien mentir. Même avec l'entrainement dont tu as pu bénéficier. Dis-moi ce que tu penses. S'il te plait. »
« Je ne veux pas te faire de mal... » Souffla-t-elle.
« Dis-moi ! » Ordonna Harry.
« Tu es comme mon frère Harry. Et je veux que tu sois Harry. Et... et je crois que le bonheur, tu ne le trouveras pas auprès de Ginny... »
C'est beau quand même, on va vivre la qualification de l'équipe de quidditch en même temps que la qualification des bleus héhé.
Enfin, j'espère que ça vous a plu. Comme certaines d'entre vous l'avaient suggéré, Harry et Ginny font effectivement une pause. Ron et Pansy ne vont pas avoir de bébé maintenant, Théo et Daphné cherchent deux apparts, et Drago fait des efforts !
Qu'avez-vous pensé du chapitre ? Pourquoi Drago sait quel est le café préféré d'Hermione et comment elle le sucre ? est-ce que la trêve va marcher ? est-ce que Drago va coucher avec la fille du bar ? Est-ce que Blaise va trouver le grand amour ? Quel autre personnage voudriez-vous voir ? est-ce que l'idée de l'open space au Ministère vous parait crédible ?
Les questions je le rappelle sont juste là en cas de manque d'inspi, vous n'avez pas à y répondre forcément !
Bisous Bisous et à vendredi !
