Hello ! Merci beaucoup pour toutes vos reviews cette semaine ! Bientôt la barre des 100 sera franchie ! ANNONCE EN BAS DE CHAPITRE. LISEZ LA BIEN !

nini54 : Coucou ! Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre, ainsi que deux autres de mes fics. Edward va etre là pour l'aider dans ce chapitre, enfin… L'aider à sa manière ! Il y aura bien une histoire Esmée/Carlisle, a propos de leur rencontre… Mais elle ne débutera pas tout de suite. Oui, le petit ami est bien J…. Edward jaloux ? Tu auras la réponse dans ce chapitre ! Bella découvrira plus tard si oui ou non elle est vierge. Merci pour ta review ^^

Cassy-chou : Ce sont mes fameuses fins sadiques ! Si tu trouves que je suis sadique lors du dernier chapitre, je vais me cacher pour cette semaine. Merci pour ta review ^^

Aussidagility : Tu es vraiment sure de toi ! Bisous, merci pour ta review ^^

anges0112 : Je suis contente que ce début te plaise ! Non, il ne connait pas le garçon… Mais il se pose beaucoup de questions sur ses sentiments, comme tu pourras le voir lors de son PDV. Merci pour ta review ^^

fan de twilight : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Bisous, merci pour ta review ^^

fan de twilight : Tu es bien la seule à plaindre Jacob, même s'il n'a pas de chance, c'est vrai. Il se doutait qu'elle a déjà eu un petit ami, même s'il pensait qu'elle était célibataire en ce moment. Les explications sont pour ce chapitre ! Merci pour ta review ^^

Sans pseudo : Merci pour ta review ^^


Bella POV

Ce qui me choqua le plus, ce n'est pas de voir que j'avais un petit ami. Ce fut de découvrir mon visage sur cet écran de téléphone. Même si je suis de profil, je peux aisément me reconnaitre grâce à la description qu'Edward m'a faite. L'écran du téléphone devint brusquement noir.

- Merde ! Soufflai-je. J'appuyais sur toutes les touches pour déclencher une réaction à l'appareil. Une touche sur le côté de l'appareil avait un cadenas dessiné dessus. J'appuyais dessus et l'écran se ralluma. Une chance, la batterie était pleine.

Il vibra à plusieurs reprises contre ma main. Surprise, je le lâchais et attendis. Je vis que j'avais une dizaine de nouveaux texto en attente. Délicatement, comme me l'avait annoncé Edward, je touchais avec mon pouce l'écran à l'endroit où était écrit 'voir'. Il me demanda un mot de passe. Mais quelle idée j'ai eu de mettre des mots de passe à tout bout de champs ! J'essayais mon code pin. Il refusa. Année et date de naissance. Il me refusa l'accès à nouveau. Oh, il est énervant ! Je vais pas reprendre tout à 0, si ? En désespoir de cause, j'abandonnais mes messages et retournais sur l'écran d'accueil. Je regardais à nouveau la photo de moi embrassant cet homme.

Au bout de vingt minutes non-stop à me contempler, je décidais de partir à la découverte de cet engin, et, par la même occasion, de ma vie. Je posais mon doigt sur le menu. Il m'afficha un tas de petits icones, comme, application, réveil, réseaux sociaux, répertoire, fichiers… Je commençais par ce dernier, plus attrayant que les autres. Il me fit une autre liste de choix, mais seul le premier m'intéressait : images.

La première qui s'afficha sur mon écran fut celle que j'avais choisie comme fond d'écran. J'eus du mal à passer à la suivante, où on voyait un autre portrait de mon petit ami. Une nouvelle photo me montrait moi, de face, regardant l'objectif clairement, un sourire épanoui sur les lèvres, des yeux pétillants de vie… Et de souvenirs. Je portais une doudoune noire et j'étais assise sur un rondin de bois posé sur une plage. Cet endroit m'intrigua. Je tachais de ne pas prêter attention.

- Mademoiselle, les téléphones mobiles sont interdis dans l'enceinte de l'hôpital ! Veuillez l'éteindre immédiatement ! Je sursautais sur mon matelas et me tournais vers la porte. Kate était dans l'encadrement de celle-ci, un plateau dans les mains et un air outré sur le visage.

- Je ne sais pas faire, je suis désolé. Elle posa le plateau sur la tablette face à moi et prit l'engin. Elle appuya longuement sur le même bouton qu'Edward avait utilisé. L'écran se teinta de noir. Elle le reposa loin de moi, sur l'armoire face à mon lit.

- Edward vous a refait votre pansement ou pas ? Elle contempla la bande stérile qui entourait ma tête.

- Non, il a oublié je crois.

- Il est tête en l'air ce garçon, c'est pas possible ! Bon, prenez votre repas, et je ferais votre pansement après, ça ne presse pas. Elle ressortit de la chambre, me laissant seule avec mes pensées et avec en fond sonore, une série avec des personnages jaunes dont j'étais accro depuis hier.

Je n'avais pas pensé à la réaction d'Edward, trop choqué par la découverte de mon visage. Mais maintenant… Pourquoi a-t-il fuit la chambre comme un voleur en regardant l'écran ? Ce n'est pas dans ses habitudes pourtant… Surement un besoin urgent ou son biper qui venait de vibrer. Mais ce comportement m'avait fait mal. J'avais l'impression que je le repoussais. Que découvrir ma vie d'avant le repoussait. Car, il est clair que, depuis mon réveil et mon amnésie, la seule personne sur qui je peux compter à 200 %, la seule personne qui peut m'aider, la seule personne qui est mon repère dans ce monde où je perds pieds, c'est la personne que j'ai vu à mon réveil.

Mon infirmier.


Edward POV

CON ! CON CON CON CON CON ! Me scandais mon cerveau pendant que je remettais mes vêtements de tous les jours. Qu'est-ce que j'allais m'imaginer, hein ? Qu'une fille de 18 ans belle comme jamais serait seule ? Et puis d'abord, pourquoi j'irais me taper une jeunette majeure depuis quarante-huit heures qui n'a même pas encore passé son diplôme ? Qu'est-ce que je dis, ou surtout, qu'est-ce que je pense ! Même si j'en avais envie, je ne pourrais pas séduire, à cause du protocole, et aussi à cause de son état. Le jeu est bien trop dangereux pour que ça en vaille la chandelle. Je me fis discret pour sortir de l'hôpital, regardant dans le hall si ma mère ne m'attendait pas. Elle n'y était heureusement pas, sinon, elle aurait directement remarqué que quelque chose clochait et elle m'aurait cuisiné aux petits oignons.

Je remontais la rue en sens inverse de là où je devais aller pour trouver un camion à pizza. J'en commandais une aux quatre fromages et attendis un quart d'heure qu'ils me la préparent. Elle me brula les doigts le temps du retour chez moi. Je cherchais les clefs de mon garage dans ma poche et fis légèrement glisser la porte, juste assez pour me faufiler dedans. Quand je rentre dans mon garage sans passer par la case maison, ça veut clairement dire à ma mère : laisse-moi, j'ai besoin d'être seul.

Je dévorais ma pizza sur mon lit, seul, la télé comme fond sonore. Je pliais le carton en une grosse boule et le mis dans un coin, me jurant d'aller le jeter quand je ressortirais demain. Un immense élan de solitude me prit en regardant une veille redif d'un film pour la millième fois et eut envie de sortir. Aller quelque part, voir du monde. Je me levais sans le vouloir et allais prendre une chemise grise et un jean propre. Généralement, le soir, tous le service hospitalier de jour se retrouve au même bar : The darts (les fléchettes). Je pris une feuille de papier et un marqueur pour laisser un message à ma mère que je glissais à l'intérieur de la maison, sous la porte du garage.

Je suis sorti, je vais surement rentrer tard, ne t'en fais pas.

Je boutonnais ma veste et sortis rejoindre le bar, à quinze minutes de marche à pied de chez moi. En entrant, mes collègues étaient déjà là, tous autour d'une table à siroter un verre de bière. Mike me fit signe de les rejoindre, il restait un tabouret à leur table. Avec lui, il y avait Sam, Embry et Quil, trois amérindiens aussi baraqués que gentils. Le barman, que tout le monde connaissait, Marcus, me demanda ce que je voulais.

- Une vodka orange avec glaçon s'te plait.

- Oh, dure journée Ed ? Me demanda Mike.

- Epuisante plutôt. J'ai passé mon après-midi avec Voltero, en chirurgie pédiatrique. Six heures debout à lui filer les instruments, a devoir aller lui chercher des boissons et l'entendre gueuler sur ses internes. Tout le monde hocha la tête. Ils savaient tous que Voltero est le titulaire le plus chiant de l'hôpital.

Comme quasi tous les infirmiers et infirmières de l'hôpital, j'avais pour ambition de passer infirmier de bloc en plus d'infirmier classique. Bon, c'est usant, mais à la clé, le salaire est quand même plus conséquent ! Mais pour passer infirmier de bloc, il faut avoir fait des heures de blocs. La plupart du temps, je les fais avec Cullen. Il est sympa et discute avec tout le monde. Marcus posa mon verre face à moi. Je l'avalais quasi cul sec.

- Tu veux qu'on te change les idées ? Sam à plein de ragots sur ce qui se passe à l'hôpital. Il a vu un interne de troisième année fircoter dans la réserve avec une des infirmières, tu sais, celle aux cheveux rouges.

- Et évidemment, tu t'es rincé l'œil ? Il me fit un clin d'œil qui voulait tout dire avant de boire une nouvelle gorgée de bière. Sa petite amie, Emily, enceinte jusqu'aux yeux, lui a interdit les relations sexuelles. Depuis…

- Sinon, on a plein de ragots en stocks sur ta patiente amnésique, me nargua Quil, après un coup de coude très peu discret de Mike.

- Elle s'appelle Isabella Swan ! Je fis taper mon poing sur la table. Embry rattrapa de justesse son verre avant qu'il ne s'écrase par terre.

- Désolé mec, désolé. On sait de nouvelles choses sur Isabella, ça t'intéresse ?

- De toute façon, je connais mieux sa vie qu'elle, et je dois l'aider du mieux que je peux. Alors, vas-y.

- Ok. Ben elle a un petit ami, et il se trouve que c'est mon cousin. Il s'appelle Jacob. Je les ai déjà vu tous les deux aux soirées feux de camps de La Push. Ils étaient fous amoureux, j'ai encore les photos je crois. Il fut interrompu par Marcus qui posa devant nous des verres pleins de différents alcools.

- Ca, elle le sait. Elle a retrouvé son téléphone et une photo d'eux deux est apparu sur l'écran. Je prononçais la phrase rapidement pour que sa réalité ne me heurte pas. J'avalais une gorgée d'alcool qui me fit du bien.

- Oui, mais ce dont elle ne se souvient pas, c'est que la semaine dernière, je les ai trouvés en train de s'engueuler devant son garage. J'étais avec mon clebs quand je les ai vus. Jacob était à moitié nu, en train de refermer sa braguette. Elle a crié un truc que j'ai pas compris et lui a mis un de ses baffes mon p'tit ! J'aurais pas aimé être à sa place ! Puis, elle est montée dans sa voiture, les larmes aux yeux, et elle est repartie. J'ai pas osé aller voir Jake après ça, mais une nana est sortie, sa chemise sur les épaules et ils se sont enlacés. Et crois-moi, c'est pas quelqu'un de la famille…

- Il l'a trompé ? Demandai-je avec un intérêt non dissimulé.

- A ton avis… Il me fit un de ses regards qui veulent tout dire avant de boire une partie de son verre. Le cœur un peu plus léger, je participais avec entrain à la soirée avec mes amis. Je regardais Embry, totalement éméché, tenter de séduire la serveuse du bar, Jane, sans succès, comme toujours. Quil tenta sa chance avec une fille qui le reluquait depuis le début de la soirée. Il leva un pouce dans notre direction quand il sortit de l'établissement

Je ne pris pas part à leur partie de drague, préférant boire tout en regardant mes collègues tentant de ne pas rentrer seul. A la fin, j'avais vraiment du mal à marcher droit. Sam me chargea dans sa voiture, à côté de Mike. Je riais seul à l'arrière, Mike me regardait, l'air ahuri. Il me déposa face à ma porte de garage vers trois heures du matin et j'eus du mal à faire entrer la clé dans la serrure. Je me repérais difficilement dans le noir et m'écroulais sur le matelas, encore habillé.


Bella POV

Ma première sortie hors de ses quatre murs verts. La première fois que je vois le monde, assise dans une chaise roulante. Je ne pouvais m'empêcher de regarder toutes les personnes autour de moi, me demandant ce qu'elles pensaient de moi. J'entendais des chuchotements sur mon passage. Le neurochirurgien de Seattle et le docteur Cullen me firent rouler jusque dans une boite en métal qui nous hissa jusqu'à un étage supérieur. Ils me conduisirent pour passer un scanner. Je dus m'allonger dans un tube en métal et ne pas en bouger. D'un côté, passer cet examen me rassurait autant qu'il m'angoissait. Je pourrais savoir si oui ou non mon amnésie pourrait se résoudre. Mais peut être qu'ils vont découvrir un problème chez moi… Un truc grave, super grave !

- Calmez-vous mademoiselle Swan, essayez de rester tranquille pendant la durée de l'examen, me demanda le médecin de l'autre côté de la vitre. Je fermais les yeux pour essayer de me détendre, de reprendre mes esprits… Cela marcha à moitié.

- Bella, pense à quelque chose qui te fait du bien, qui te rassure, me proposa le docteur Cullen. La première chose que je vis derrière mes paupières closes fut Edward, appuyé contre un mur, les jambes croisées, beau comme jamais… Seul un imbécile ne pourrait pas remarquer la beauté quasi surnaturelle d'Edward. Seul lui ne semble pas se rendre compte du pouvoir d'attraction dont il dispose. Mon corps se relaxa tout de suite en imaginant le croquis que j'avais fait de lui et que j'avais caché au milieu du premier volume d'Harry Potter, en guise de marque-page.

Je sais que je ne dois pas penser à lui. Je sais que c'est mal. J'ai un petit ami, que je dois normalement aimer. Mais je ne m'en souviens pas. Je ne pouvais pas m'autoriser à penser à Edward. C'est mal, envers l'amérindien que j'aime.

On me fit sortir de l'appareil et Carlisle m'aida à m'assoir sur ma chaise roulante. Il me guida dans ma chambre et je dus attendre que le neurochirurgien ait fini de regarder les clichés pour savoir de quoi il en retournait. Il arriva dans ma chambre vers dix-huit heures, avec mes parents.

- La seule bonne nouvelle que je peux vous annoncer, c'est que le cerveau n'est pas endommagé. Il fonctionne parfaitement bien. Pas d'hématome, ni de saignements suspects.

- Ce qui veut dire ?

- Que le problème est peut-être à chercher ailleurs, mais pas du côté mécanique. Je pense plus à un blocage psychologique de votre esprit.

- Et si ce n'est pas psychologique ?

- Eh bien, il faudra attendre. Le cerveau fonctionne normalement, il a été bousculé pendant le choc que vous avez subi. Vous retrouverez la mémoire Miss Swan, c'est une certitude. Peut-être que ça arrivera demain, peut-être la semaine prochaine… Personne ne le sait ! Mais vous la retrouverez.

- Docteur, qu'est ce qui peut l'aider à se souvenir ? Demanda Renée. Je n'arrivais pas à faire le lien dans mon esprit que Renée = Maman. Je préfère dissocier les deux.

- Il faut y aller par étape, petit à petit, et chronologiquement. Commencez par des photos d'elle bébé, racontez lui des anecdotes… Plein de petits détails peuvent faire ressurgir des choses en elle. La mémoire olfactive ne disparait jamais, alors, essayez de la stimuler en lui faisant sentir l'odeur de son gel douche et de son parfum quotidien… Commencez lentement, et si ça s'améliore, continuez. J'aimerais vous revoir dans trois mois, à Seattle, pour faire un bilan et d'autres tests, au cas où.

- D'accord, d'accord. Renée récupéra son sac à main et se pencha vers moi. Elle eut un moment d'hésitation et posa délicatement ses lèvres sur le haut de mon crane. Je tentais de ne pas trop trembler et me laissais faire. Je sentis ses doigts glisser le long de mon bandage. Je savourais ce contact doux, tendre. Le contact d'une mère.

- On va te ramener plein d'affaires demain, tu verras. Tout va s'arranger.

- Demain matin, je demanderais au psychologue de l'hôpital de venir faire un bilan avec toi, ça ne prendra qu'un petit quart d'heure, m'informa le docteur Cullen. Ils sortirent tous de la chambre pour me laisser avec la tête en vrac, encore plus qu'elle ne l'était avant.


Edward POV

Je rêvais d'une fille aux cheveux bruns avec des reflets caramels si doux, si beaux ! Ouais, je dois pas mal délirer là. Je la voyais courir, j'entendais son rire… Ah son rire ! Elle cessa brusquement de rire pour m'appeler à plusieurs reprises.

- Edward, prononça sa voix cristalline et si douce. Edward ! Sa voix se fit plus grave, plus dure. Edward. On me secoua l'épaule. J'eus du mal à ouvrir les yeux, ayant un mal de crane plus qu'affreux. Ma mère se tenait au-dessus de moi, ma montre dans une main, un verre d'eau dans l'autre.

- Mgrh, grognai-je. Je fus tenté de refermer les yeux.

- Edward, tu prends ta garde dans quinze minutes à l'hôpital.

- MERDE ! Je me sentis instinctivement plus éveillé. J'eus la mauvaise idée de me lever un peu trop brusquement, ce qui me fit tourner la tête. Ma mère me donna le verre d'eau et plongea deux comprimés effervescents dedans. Je regardais l'état de mes fringues de la veille. Bon ok, ça se voit que j'ai dormi avec, mais je vais me changer dans dix minutes, donc c'est pas important.

Je pris mon biper et regardais si j'avais des messages en absence. Heureusement, ce n'était pas le cas. J'avalais le verre avec les médicaments pour faire descendre le mal de crane qui battait au niveau de mes tempes, pris ma montre que ma mère tenait encore entre ses doigts et partit illico presto pour l'hôpital.

- JE VAIS FAIRE DU MENAGE DANS TON FOUTOIR ! Cria-t-elle pendant que je courrais pour aller jusqu'à mon travail. J'y arrivais en deux minutes et prit les escaliers au lieu d'attendre l'ascenseur. Je fonçais à mon casier, prit ma carte que je passais d'un geste brusque dans l'appareil qui valida mon entrée à l'hôpital à 19h58.

Je pris le temps de me changer, mettant mes vêtements d'infirmier et partit rejoindre l'accueil pour aller voir ce que j'avais à faire. Bon, j'ai dix chambres à visiter, en plus de la chambre de ma patiente attitrée.

Je fis exprès de m'occuper d'elle en dernier, prenant le temps d'aller voir les autres malades avant. Le travail la nuit, ça consiste à attendre qu'un patient nous appelle s'il a besoin de quelque chose, d'aller les voir toutes les heures pour vérifier que tout va bien, les réveiller si besoin, ou leur apporter des médicaments. Rien de bien méchant contrairement à une garde de jour.

Je pris mon temps pour récupérer les plateaux repas de tout le monde, refaire les pansements ou les points sur une blessure et, au besoin, biper un titulaire. Je repartis chercher les petits gobelets avec les médicaments pour chaque patient. Cela me prit quasiment une heure. Il était 21 heures quand je repassais par le comptoir de l'accueil. La secrétaire, Maggie, m'interpela.

- Swan, de la chambre 324, t'a appelé six fois depuis une heure.

- Bon, je vais aller voir. Je passais par la réserve pour prendre le matériel dont j'avais besoin et fis un détour par la pharmacie. Je m'approchais à pas lents de la porte de sa chambre et attendis une seconde avant de frapper. Elle était bien éveillée, posé contre le sommier de son lit.

- Je t'ai attendue toute la journée. Elle baisa le son de la télé et me regarda.

- Je dormais. J'ai beaucoup dormi depuis hier soir.

- J'ai tenté de passer ma journée à essayer de te comprendre. A comprendre ta fuite d'hier. Je retirais sa bande stérile et enlevais les points de suture qu'elle avait. Je pris une seringue et lui fis une anesthésie locale le temps de refaire les points. J'étendis un drap vert sur la zone de soin, m'empêchant ainsi de la voir et me permettant de garder ma concentration.

- Comprendre quoi ? Demandai-je en faisant mon travail de fourmi.

- Comprendre pourquoi ton comportement est étrange avec moi. Pourquoi il y a deux jours, tu me tutoyais, avant de me vouvoyer et de me fuir hier. Qu'est ce qui se passe bon sang ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal pour que tu me fuis autant ! Même sans la voir, je sentais la panique dans sa voix. Je terminais les points de suture et retirais le drap. Je pris de la bande stérile et commençais mon bandage.

- On ne peut pas être amis, tu comprends ? Cullen m'a remonté les bretelles car j'avais copiné avec toi, et si je recommence, il te trouvera un autre infirmier. Alors oui, je me comporte froidement avec toi depuis deux jours car je veux continuer à m'occuper de toi ! Je réalisais que j'étais allé trop loin. Je posais mes ciseaux et commençais à reculer.

- Non, ne me fuis pas, pas une nouvelle fois ! C'est ton grand truc ça, la fuite. Je me rapprochais d'elle à nouveau. Si tu continues à me fuir, c'est moi qui vais te courir après. Et j'en suis capable, même si je n'ai pas marché depuis trois jours. Je veux que tu restes à mes côtés. Tu es le seul en qui j'ai vraiment confiance ici. Tu es mon seul ami.

- Tu as plein d'amis, et même un petit ami. Je levais les yeux en me rendant compte de l'absurdité que je venais de dire.

- Quoi ? Il y a un problème avec ça ? Ou alors, tu en sais plus que moi sur mon petit ami. Dans les deux cas, dis-moi de quoi il en retourne.

Garde ton calme Edward, garde ton calme. Il ne faut pas la bousculer, il ne faut pas qu'elle fasse une crise de panique. Vas-y mollo pour le lui annoncer

- Il t'a trompé. Annonçai-je de but en blanc.

Ouais, j'y suis pas allé aussi mollo que je le voulais !


Vous me détestez toujours ? Alors, à votre avis, quel va etre la réaction de Bella ?

Je ne sais pas si j'enverrais des teasers cette semaine, mais je vais essayer !

ANNONCE : Je vais faire ma rentrée universitaire mardi matin, en première année de fac de droit, ce qui veut dire que je vais avoir beaucoup beaucoup moins de temps pour écrire. J'ai quatre chapitres d'avances, que je vais essayer de garder. Mais il est clair que si j'ai beaucoup trop de travail, je vais préférer travailler plutôt que publier. Je publierais sur twitter ( Clemeria), pour vous dire si je pourrais publier ou pas, et je mettrais une annonce sur mon profil, plutôt que de créer un post exprès pour vous dire que je ne pourrais pas publier.

J'espère que vous me comprennez, l'écriture doit rester un plaisir, et non une contrainte. Je vais continuer à publier tous les dimanches.

A dimanche prochain !

Bisous !