Je m'excuse pour le temps qui s'écoule entre deux chapitres, mais j'ai eu quelques problèmes de réseau. Voici donc la nouvelle partie de mon histoire, les textes en gras correspondant au ''présent''. Mais il y a d'abord le...

Disclaimer : Fullmetal Alchemist appartient à Hiromu Arakawa. Si ça avait été moi, certaines personnes auraient vécu plus longtemps.


Chapitre 3 : Boucs émissaires

[Février 1909 : Ishbal n'était plus, ses habitants étaient morts ou avaient fuis lors des pourparlers de Roug Roa, leur chef religieux. J'étais en train de participer à un concours de lancer de couteau avec Martel et le Capitaine Hughes. Ce dernier ne ratais jamais sa cible, une pomme, se prenant ''pour Cupidon tirant sa flèche dans le coeur de sa délicieuse Gracia''. Quelque minutes plus tôt, Kimblee était entré dans le centre de commandement. D'où nous étions, nous pouvions entendre des bribes de conversation : le Crimson Alchemist semblait avoir participé à une expérience alchimique durant cette guerre. Les voix venant jusqu'à nous changèrent soudainement de ton, puis une violente explosion retentit dans le bâtiment!

Nous dirigeant vers l'entrée, nous vîmes une fumée sombre sortir par tous les orifices. Elle fut rapidement suivie par Kimblee qui passa la porte en riant comme un damné. Un soldat trouva le courage de jeter un coup d'oeil à l'intérieur, son visage se décomposa et il vomit son repas « Ce cinglé vient de faire sauter les officiers du Haut-Commandement! » Entendant cela, je fis sortir du sol des liens qui immobilisèrent le coupable, l'empêchant d'utiliser son alchimie contre nous. Me tournant vers les soldats environnant, je donnai des ordres « Le Major Kimblee est désormais en état d'arrestation pour le meurtre de plusieurs officiers! Hughes, allez prévenir le Colonel Basque Gran! Il est désormais le plus haut gradé en ville. Martel, toi et tous ceux présent allez surveiller Kimblee! Abattez le s'il tente de fuir! Quand à moi, je vais trouver de quoi former une troupe capable de le mener en prison!

-À vos ordres, Colonel! » Répondirent tous ceux présent. Je partis alors à la recherche de Mustang, je comptais le prendre dans l'équipe, avec Hawkeye, Hughes et Martel. Je trouvais l'alchimiste entre deux ruines... avec la sniper.

La jeune fille était agenouillée devant une tombe anonyme, faite ses propres mains. Elle parlait au Major Mustang, et la manière dont elle lui adressait la parole m'appris qu'ils se connaissaient déjà avant l'armée « ... Je suis entrée à l'académie militaire pour aider le peuple, tout comme vous. Mais la réalité est toute autre, je ne peux le cacher, et je ne vois pas de quelle manière me faire pardonner. J'ai une faveur à vous demander, Monsieur Mustang, brûlez le tatouage sur mon dos!

-Comment pourrais-je...

-Si... En fait, si je ne peux réparer mes erreurs, je veux au moins faire disparaître les secrets de l'alchimie du feu pour qu'il n'y aie pas d'autres Flame Alchemist. Je vous en prie, faîtes-le pour moi! Libérez-moi des chaînes de mon père, celles de l'alchimie, je vous en supplie!

-... Très bien, je n'attaquerai que la surface de l'épiderme pour éviter un maximum de séquelles. » Mustang sentit à ce moment-là ma présence et il se tourna vers moi « Mon Colonel? Que se passe-t-il?

-J'ai besoin de vous, Major Mustang! Kimblee vient de tuer le Haut-Commandement. Il a été mis hors d'état de nuire, mais il faudra le transporter jusqu'à Central pour le juger. Je pensais que vous et mademoiselle Hawkeye pourriez le garder durant le voyage. Moi et Martel viendrons avec vous et je voulais également demander à Hughes de venir avec. Mais vous avez sans doute d'autres noms à me donner?

-Je pensais à l'équipe que j'ai eu sous mes ordres, elle contenait plusieurs membres prometteurs. Si vous m'y autorisez, je vais aller les chercher.

-Allez-y, mais ne traînez pas! Je vous attends au centre de commandement. » Mustang partit alors à la recherche de ses hommes. De mon coté, je retournai sur mes pas avec l'Oeil de Faucon. Le Colonel Gran était déjà arrivé sur la scène, accompagné du Capitaine Hughes. Il me félicita pendant qu'on fixait un carcan à Kimblee. Roy arriva quelques minutes plus tard avec quatre hommes et un camion. Nous montâmes tous à l'arrière, gardant le Crimson Alchemist bien en joue tandis que l'Iron Blood Alchemist prenait le volant. Ce dernier garda son air extatique, enfermé dans son monde de destruction, durant tout le voyage. Une fois Kimblee en cage, nous nous séparâmes afin d'écrire un rapport sur les évènements qui venaient de se dérouler.

Tandis que je remplissais les papiers administratifs, on me signala que le Four Aces n'avait pour le moment aucun travail à accomplir, et se trouvait donc en repos pour une durée indéterminée. Une fois que j'en eus fini avec la paperasse, je rendis une visite à mon père qui m'apprit qu'il avait engagé Madine Scapegoat comme secrétaire, Angélique venant également pour réaliser de menus travaux. Inquiet à cause de ces informations, je me rendis chez eux. J'appuyai sur la sonnette et la porte s'ouvrit sur une adolescente portant une longue tresse noire... avant de se refermer presque aussitôt. Sonnant à nouveau, une voix claire se fit entendre à l'intérieur « Allez-vous-en, nous ne voulons plus avoir affaire aux militaires!

-Angélique? Tu ne va quand même pas confondre ''Tonton Orion'' avec un simple militaire!

-C'est toi Orion? Désolée, je ne t'avais pas reconnue. Attends, je t'ouvre! » Elle réapparut à mes yeux avec un air penaud « Encore désolée, mais nous ne nous sommes pas vu très souvent.

-Oui, deux ce n'est pas beaucoup. Et en plus, j'ai hérité de cette barbe à Ishbal. Hé, mais toi aussi tu as changé, tu es devenue une vraie princesse!

-Merci, mais ne reste pas dehors, entre! Et Mademoiselle Martel aussi! Je vais dire à maman que vous êtes là! » Elle monta les escaliers en courant et nous la suivîmes à notre rythme. Madine sortit d'une chambre et nous salua « Orion et Martel, quel bonheur de vous voir! Je suppose que vous venez juste de revenir d'Ishbal? J'ai toujours le nécessaire de rasage d'Henri dans la salle de bain, vous pouvez vous en servir si vous voulez. En attendant, je vais vous faire un peu de thé! » Je suivis ses conseils et revint quelques minutes plus tard rasé de prés, guidé par la délicieuse odeur de thé qui arrivait jusqu'à moi pour trouver Angélique et son béret, Martel et Madine. Toutes trois étaient assises et m'attendaient pour discuter « J'ai appris ce qui est arrivé à Henri. »Annonçai-je sans préambule « Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire?

-Nous ne savons pas vraiment. Un matin, des officiers de la police militaire sont venus arrêter Henri en l'accusant d'être responsable des émeutes se déroulant en Ishbal. » Des larmes commençaient à couler sur le visage de la maîtresse de maison « L-lorsqu'il a été jugé, on l'a accusé d'avoir abattu une fillette ishbal sous les yeux de la population locale... M-mais le plus incroyable, c'est-c'est que ce meurtre est censé s'être produit alors qu'on fêtait les 9 ans d'Angélique!

-Je vois quel est le problème, aucune des personnes présentes lors de l'anniversaire ne peut témoigner. La justice ne considère pas les proches et membres de la famille comme des témoins fiables. Ma parole et celle de Martel auraient pu avoir de la valeur, mais on a été mis au courant bien trop tard, malheureusement.

-Je me demande quand même comment ils ont pu confondre le Général et l'assassin de cette gamine. Pas vous Colonel?

-Tu as raison, Martel, que s'est-il passé pour qu'on accuse le Général? Un homicide involontaire, je veux bien croire. Que le coupable portait un uniforme militaire également, mais il ne pouvait pas s'agir d'Henri! Bon, je vais me procurer son dossier et voir où se trouve l'erreur. Je vais faire tout mon possible pour blanchir son nom! » Deux visages se mirent alors à rayonner en entendant mes paroles.

Le lendemain, nous partîmes à la recherche des dossiers concernant le ''crime'' du Général Scapegoat. Nous apprîmes que ces derniers avaient été rangés à la 1e Division de la Bibliothèque Nationale. Ma Montre en Argent et mon grade de Lieutenant-Colonel me permirent d'accéder à ces documents interdits d'accès au grand public, mais je dus les lire dans une salle de lecture, car je ne pouvais les emporter.

Trois jours plus tard, j'avais fini cette lecture. J'avais eu la désagréable impression que l'enquête de l'armée avait été téléguidée, cette dernière était également la partie qui gagnait le plus dans cette affaire, car elle se débarrassait de deux problèmes, le Général et les Ishbalites, et elle a pu réaliser des expériences alchimiques sur le terrain! Je me mis alors à la lecture des rapports sur les expérimentations réalisées à Ishbal, mais ces fiches étaient souvent cryptées et il me fallu une bonne semaine pour en faire le tour. Deux noms réapparaissaient souvent dans les documents ''lisibles'' : celui de Tim Marcoh, un homme que j'avais aperçu à plusieurs reprises dans les couloirs de la bibliothèque, et celui de Kimblee qui avait utilisé la mystérieuse création, un objet annulant l'échange équivalent.

Comme le second refuserait sûrement de me répondre même s'il était encore en liberté, je décidai d'aller voir premier. Tim Marcoh vivait dans un appartement au troisième étage d'un immeuble quasiment inhabité. L'étrange personnage nous laissa entrer en entendant nos noms et en voyant nos tenue « Que puis-je faire pour l'armée qui ne serait pas possible au Laboratoire de Recherche 3?

-C'est très simple, parlez-moi de votre création, celle que vous avez donné au Major Kimblee.

-Non, je... je suis vraiment désolé Colonel, mais je n'en ai pas le droit. Les recherches menées sont actuellement classées top secret et c'est également le cas de la... l'objet donné au Crimson Alchemist. Je vous dirai juste que si j'en avais eu la possibilité, je l'aurai donnée à quelqu'un d'autre que ce fou, vous avez vu pourquoi.

-Et... sur la Guerre d'Ishbal en elle-même, vous ne pouvez rien me dire à ce sujet?

-Hé bien... je ne suis venu qu'une fois, pour livrer l'objet en main propre. Mais sinon rien, à part que s'il n'y avait eu la guerre, il n'y aurait pas eu de travaux sur... l'objet. Maintenant, je vous demanderais bien de me laisser seul. » Tim Marcoh nous raccompagna à l'entrée « Encore une fois, je suis désolé de ne pas pouvoir vous aider dans vos enquêtes.

-Le peu que vous pouviez dire devrait être suffisant pour le moment. Je vous souhaite de passer une bonne soirée! » Ce soir-là, je décidai de continuer chez moi l'analyses des informations reçues, en compagnie de Martel.

Nous élaborions des hypothèses tout en préparant du café lorsque le téléphone sonna. Il s'agissait d'une heure inhabituelle pour appeler quelqu'un, mais je décrochai quand, évitant tout de même de me mettre en position pour un improbable tireur « Allo?

-Oui, bonsoir, » fit une voix féminine et aguichante « je suis bien chez le Lieutenant-Colonel Orion Musket, celui qui porte le titre de Spades Alchemist?

-Oui, c'est bien moi. Qui êtes-vous et pourquoi m'appelez-vous?

-Vous ne me connaissez pas, mais je suis au courant pour vos recherches sur la Guerre d'Ishbal et l'enquête ayant conduit à la mort du Général Scapegoat. Je possède des informations susceptibles de vous intéresser, mais je ne peux pas vous en parler ici au téléphone. Nous sommes probablement sous écoute.

-Je suppose qu'il y a un lieu où nous pourrons parler tranquillement?

-Oui, je connais un endroit sûr, j'ai écrit l'adresse sur un papier que j'ai glissé dans votre boîte au lettre. Je vous y attendrai de 22h à 2h, cette nuit. Si vous ne venez pas, c'est que vous n'êtes pas intéressé. Une dernière chose, venez seul!

-N'ayez crainte, je serais là. » Je raccrochai le combiné « Ça pue le traquenard, tu ne trouves pas, Martel?

-Vous avez raison. Mais vous n'allez quand même pas suivre ces instructions?

-Si, mais je vais prendre quelques précautions. » Je commençai par modifier un uniforme de manière à y cacher un grand nombre de couteaux de lancer. Je pris ensuite deux revolver et leurs chargeurs et je finit en emmenant discrètement mon assistante avec moi.

La demeure où était sensé se dérouler le rendez-vous n'était plus habiter depuis longtemps. Une flamme apparut subitement dans le salon, contredisant mes pensées. Je me rendis alors dans la pièce éclairée. Une femme à la longue chevelure sombre était présente. Je fus parcouru d'un frisson en la voyant, elle dégageait une aura effrayante, détruisant sa beauté physique. Je n'avais ressenti cette sensation qu'une seule fois dans la vie, quand je suis arrivé à Central. Lorsqu'on observait la splendide créature, le regard était immanquablement attiré par le décolleté de sa robe de soirée, découvrant sur la route un tatouage d'Ouroboros coincé dans sa poitrine généreuse. Ses lèvres pulpeuses esquissèrent un sourire, tandis qu'elle me détaillait de ses yeux violets, presque fendus « Je mourrais d'impatience de vous voir, Colonel Musket.

-Je ne pense pas vous connaître, mademoiselle?

-Je préférerais garder mon nom secret, vous devriez comprendre pourquoi.

-Pour la même raison que vous n'avez pas voulu tout me dire au téléphone, par précaution. Alors, que vouliez-vous me révéler?

-Suite à votre enquête, vous avez dû entendre parler de ces recherches sur un ''catalyseur alchimique'' : la plupart des scientifiques croient qu'on l'a réalisé pour faire cesser la Guerre d'Ishbal. Mais en fait c'est le contraire : on a créé cette guerre pour avoir une raison valable de faire ces recherches. Le Docteur Tim Marcoh est une des rares personnes à connaître la vérité, et peut-être que Zolf est au courant lui aussi.

-Marcoh? Je suis allé le voir, mais il a refusé de parler. Il semblait même effrayé par ce qui pourrait lui arriver s'il parlait. Quand au Crimson Alchemist, il ne voudra rien me dire... Mais vous semblez savoir comment à réellement débuter la Guerre d'Ishbal.

-Tout-à-fait, le meurtrier du bourgeon de rose de cinq ans s'appelle Envy. Il a réussi à se faire passer pour le Général de Division Scapegoat, il était contre un renforcement de la présence militaire dans la région. Vous ne trouverez malheureusement aucune preuve de l'existence d'Envy, il préfère prendre celle des autres. Vous l'avez sûrement déjà rencontré dans un couloir, déguisé en major.

-Il doit travailler pour quelqu'un de puissant pour pouvoir se balader impunément dans un bâtiment militaire sans être inquiéter... Mais j'ai une dernière question, allez-vous me laisser partir d'ici en vie?

-*Soupir*, j'aimerais vous dire oui, mais vous savez bien que ce n'est plus possible, car vous en saviez déjà trop avant de me voir. Gluttony, j'ai de quoi manger pour toi! » Á cet appel, un bonhomme grassouillet et aux membres mal proportionnés sortit des ombres pour m'empêcher de fuir, libérant une langue marquée d'un Ouroboros en me dévisageant d'une drôle de manière. Il dégageait le même genre d'aura que sa comparse, cette dernière venait justement de changer sa main gantée en griffes aiguisées.

Sans attendre qu'ils m'attaquent, je sortis mes revolvers et me mis à leur tirer dessus. Les balles atteignirent des organes vitaux, mais aucun des deux spadassins ne s'effondra. Leurs blessures se mirent même à se régénérer dans une série de flashes rouges. La brunette se tourna vers moi « Félicitation Colonel, vous venez de nous faire mourir, mais il en fait plus pour nous tuer.

-Vous êtes vraiment bizarre, vous deux. En fait, vous n'êtes même pas humain. Qu'est-ce que vous êtes en réalité?

-Nous sommes des homonculus, des humains artificiels. Nous ne pouvons pas mourir grâce à la Pierre Philosophale qui nous sert de coeur, d'ailleurs je vais te montrer la mienne. » Elle plongea ses griffes dans son tatouage, ouvrant sa poitrine dans un horrible craquement pour révéler une pierre rouge à l'éclat malveillant qui se trouvait à la place de son coeur. Je ne perdis pas de temps et créai une main qui prit le joyau en traversant la diva. La succube poussa une plainte avant de se désagréger. Voyant sa complice disparaître, le dénommé Gluttony se jeter sur moi en criant « Luuust! Tu l'as tué, méchant! » J'esquivai la charge maladroite et j'allais répliquer quand j'entendis des craquements. Pivotant vers le poing que j'avais transmuté, je le vis exploser et libérer la fameuse Pierre Philosophale qui se recouvrait de chair, formant une cage thoracique, puis le reste des organes de Lust.

Gluttony revint auprès de sa camarade qui se reconstituait, celle-ci se tourna vers moi alors que sa peau réapparaissait « Je t'ai pourtant dit que tu n'arriveras pas à me tuer, je vivrai aussi tant que cette Pierre Philosophale existera. Maintenant, crève! » Lust allongea ses griffes en visant mon coeur, mais je réussis à éviter la plupart des lances. Malheureusement, un des ongles me transperça à l'épaule et me planta contre un mur. Les homonculus s'avancèrent alors dans le but évident de m'achever, mais ils furent empêchés par une pluie de balle qui traversa la fenêtre à ma gauche. Libéré de l'emprise de Lust, je jetai un coup d'oeil par l'ouverture et je vis Martel armé de pistolet. Mon attention retourna alors auprès des créatures qui se régénéraient « Vous prétendez être immortels, mais survivrez vous à ceci? » Sans attendre leur réponse, j'usai de mon alchimie, faisant s'écrouler le sol sous eux tandis que les murs se couvraient de fissures.

Courant vers la sortie, je retournai dans la voiture avec mon assistante qui pansa ma plaie, pendant que je regardai l'immeuble s'effondrer. Une fois que ce fut fini, je lui lançai « Tu as fini? Alors démarre! Je ne veux pas savoir si ces choses vont s'en sortir. On retourne chez Marcoh! Je suis certain qu'ils sont liés tous les trois. C'est la seule explication possible sur le fait qu'on ait reçu cet appel peut après notre visite! »

Je forçai la porte d'entrée de Marcoh avec mon alchimie, puis je le sortis du son lit où il dormait. Je me mis à le secouer comme un vieux prunier, énervé à cause des évènements de la nuit, avant de le laisser tomber dans un fauteuil « Pierre Philosophale et homonculus, vous connaissez? Vous allez tout me dire, Docteur Marcoh, sans mentir ni omettre quoi que ce soit! Vous avez bien compris?

-Ou-oui, très bien... De toutes façons, je n'ai pas le choix. Mon équipe est chargée de créer des Pierres Philosophales, la première d'entre elles a été confiée au Major Kimblee qui l'a testée dans quartier de Kanda. Mais ça, vous le saviez déjà.

-Cette Pierre Philosophale, j'ai cru comprendre que c'était une sorte de catalyseur alchimique, c'est bien ça? Comment l'avez-vous obtenue?

-En effet, un solide ou un liquide rouge sang. Leur couleur tient sans doute à leur origine, car elles sont fabriquées à partir de... de vies humaines...

-Comment? Des vies humaines?

-...

-Je comprends pourquoi ces deux homonculus ne sont pas morts malgré toutes leurs blessures, ils ont plusieurs vies comme les chats.

-Des homonculus? Vous avez affronté des homonculus? » Marcoh me poussa vers la porte « Sortez Colonel, sortez d'ici et quittez la ville avant qu'ils ne vous retrouvent! Emmenez ceux que vous aimer avec vous, sinon ils se serviront d'eux pour vous retrouver! » J'eus soudain un mauvais pressentiment, et s'ils savaient pourquoi. S'ils savaient que j'agissais pour Madine et sa fille?

Je sortis de l'appartement, accélérant le pas à chaque foulée, et descendis l'escalier quatre à quatre sans attendre Martel, l'image d'Aurore se superposant à celle de la famille Scapegoat. Je pris le volant et démarrai le moteur, ma garde du corps entrant de justesse dans la voiture. Je fonçai chez mes amis, ignorant les panneaux de signalisation, pour me garer à 100 mètres de chez eux. Laissant Martel dans le véhicule pour qu'elle surveille la rue, je me franchis les derniers mètres qui me séparaient de chez les Scapegoat. Je me mis alors à sonner et frapper à la porte jusqu'à ce que Madine m'ouvre, son visage encore marqué par le sommeil. Lorsqu'elle me vit, la colère qu'elle semblait éprouver disparut, remplacé par de la crainte « Orion? Mais que faîtes-vous ici, que se passe-t-il?

-Remontez dans vos chambre et faîtes vos bagages, Martel nous attend dans ma voiture. Vous devez quitter Central et disparaître! Le temps nous est compté!

-Mais pourquoi? » Demanda-t-elle tout en obéissant « As-tu appris quelque chose sur Henri et sur sa mort?

-Si on veut, les recherches que je faisais semblent déranger quelqu'un, je viens juste d'échapper à une tentative de meurtre. Et je crains que ces gens n'apprennent que j'agissais pour vous, ils pourraient s'en prendre à vous en guise de représailles. Allez dépêchez-vous, chaque seconde perdue joue en notre défaveur! » Elle accéléra la pas, transie de peur en ayant entendu mes paroles. Je patientai dans le couloir, attendant qu'elles se soient changées et qu'elles aient fait leurs valises. Madine et Angélique redescendirent bien vite avec leurs valises, n'ayant pris que le strict minimum comme je leur avais conseillées. Soudain la sonnette d'entrée retentit, Madine ouvrit machinalement la porte avant que j'aie pu l'en empêcher. Elle recula en reconnaissant la personne devant elle, le Général de Division Henri Scapegoat, son mari « Bonsoir chérie! Désolé pour le retard, mais je me suis perdu! » Dit-il un sourire aux lèvres.

Quelque chose traversa la poitrine de la femme, la faisant hoqueter de surprise. La lame ressortit et elle s'écroula à terre, se vidant de son sang sous les yeux d'Angélique. Le faux Henri fut parcouru d'une série d'éclairs rouge tandis qu'il se changeait en un jeune homme aux longs cheveux vert feuille, l'Ouroboros marqué sur sa cuisse gauche me fit comprendre qu'il était lui aussi un homonculus. Gardant tant bien que mal mon sang-froid, je me mis devant l'adolescente pour lui servir de bouclier et demandai à mon adversaire « Envy, je présume?

-Tout à fait, Colonel Musket. Je ne serais pas là si Lust avait fait son travail comme il se doit. Mais comme elle a essayé de vous distraire en vous parlant, je dois réparer ses erreurs. À présent, je suis obligé de me salir avec le sang de ces deux catins. En parlant de Lust, elle m'a demandé de te rendre la monnaie de ta pièce : tu dois souffrir comme elle a souffert pour sortir des décombres. Sans te tuer, bien sûr. » Je sortis mon revolver, mais Envy fut plus rapide que moi : il allongea son bras et m'écrasa contre le mur du fond. La douleur me fit perdre connaissance, mes yeux se fermant sur l'image de l'homonculus empoignant Angélique.

Je me réveillai dans un lit, la main droite dans un liquide poisseux. Me rappelant où j'étais et ce qui venait de se passer, je me relevai violemment et observai les lieux. Je me fige en voyant le corps d'une adolescente allongée près de moi. Je la reconnut malgré les nombreuses traces de sévices et de tortures qui la recouvrait, Angélique. J'entendis alors un bruit et me tournai vers la porte, Envy s'était appuyé contre le chambranle et m'observait avec un air goguenard « Comment as-tu pu lui faire ça?

-Magnifique, hein? Je n'aurais jamais cru qu'une humaine puisse pousser de tels cris. À un moment, j'ai même cru qu'elle allait te réveiller, quand j'ai pris l'apparence de son père pour finir le travail. Il faudra que je recommence un de ces jours... Oh, mais qu'est-ce que je raconte! En fait, je n'ai rien fait, je n'étais même pas là! C'est toi qui les a massacrées, c'est du moins ce que croira la police militaire quand elle arrivera!

-Parce que tu crois que je vais te laisser partir?

-Comment, tu as oublié avec quelle facilité je t'ai battu tout à l'heure? Je serais bien ravi de recommencer, mais il faut que tu sois en forme pour ton arrestation! » En effet, j'entendais des sirènes, signe que la police militaire était toute proche. Sans attendre, je sautai sur Envy, mais l'homonculus évita sans problème l'attaque. Il me pris par la gorge et me lança à travers le couloir. La réception fut brutale, mais je m'en sortis indemne. Pivotant, j'allais user de mon alchimie sur Envy, mais il avait disparu. J'allais fouiller la maison pour le retrouver, quand on frappa à la porte. Devinant ce qui m'attendait si j'ouvrais, je voulus sortir par une fenêtre, mais la porte d'entrée explosa avant que j'aie pu faire le moindre mouvement.

Mustang se trouvait devant la sortie, accompagné d'une quinzaine de policiers « Lieutenant-Colonel Orion Musket, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre d'Angélique Scapegoat et pour son viol. N'essayez même pas de nier les faits, un témoin a tout vu par la fenêtre. De plus, vos vêtements tâchés de son sang sont une preuve suffisante de votre culpabilité.

-Roy, mon petit, tu devrais savoir que ce sang peut également provenir d'une tentative de sauvetage. Mais tu sembles faire confiance à ce témoignage, alors tu ne me laisses pas le choix. » Je sortis un couteau, et le lançai. La lame trancha le gant droit du nouveau Lieutenant-Colonel, rendant son Cercle de Transmutation inutilisable.

Devant cette agression, le reste de la troupe entra et je pris la fuite. Plongeant par la fenêtre au-dessus de l'entrée, mes mains touchèrent le sol, faisant apparaître un mur devant l'entrée pour les ralentir. Rebondissant, j'atterris sur mes jambes juste à temps pour voir Martel se garer devant moi « Que se passe-t-il? Je n'ai pourtant vu personne entrer chez... Attendez, j'avais cru voir le Général, mais je m'étais dit que c'était un tour de mon imagination.

-Homonculus. » Répondis-je alors qu'elle remettait les gaz « Il s'agissait du dénommé Envy, il a massacré Madine et Angélique après m'avoir assommé, puis il a tout maquillé pour qu'on croie que je suis le coupable. Maintenant, on ferait mieux de mettre le plus de distance en Mus... » La paroi que j'avais créé venait de s'effondrer dans un grand fracas, me coupant la parole. Martel accéléra à l'approche d'un croisement pour échapper aux militaires, mais une flamme alchimique nous rattrapa et fit sauter le réservoir d'essence, nous propulsant hors de l'habitacle.

Atterrissant près d'une plaque d'égout, je me relevai rapidement et je vit Martel allongée à une dizaine de mètre de moi, la jambe ensanglantée. Des soldats l'entouraient déjà, tandis que d'autres suivaient Mustang et me mit en joue. L'alchimiste leva vers moi son poing gauche, lui aussi ganté « Allez, rends-toi. Plus personne ne t'aidera maintenant, alors ne nous oblige pas à faire usage de nos armes.

-Je sais bien que si je te suis, je ne passerais pas la nuit. Contrairement à Martel qui supportera sans problème la prison, le temps que je la sorte de là. Après tout, un officier se doit de protéger ses subordonnés, comme je te l'ai déjà expliqué durant la Guerre! » Conclus-je en observant mon assistante qui grimaçait sous la douleur. Je m'éloignai de tout ce monde, me baissant pour éviter les tirs, et fis sortir une nouvelle muraille du sol qui me cacha pendant que je tombais dans le trou que je venais de créer. Je parcourus plusieurs centaines de mètres à travers les égouts avant de remonter à la surface. J'étais arrivé dans une ruelle peu fréquentée. Profitant de la faible distance entre les parois, je m'élançai vers les toits et retournai sur les lieux de l'échauffourée. Observant la scène, je vis Martel se faire emmener après qu'on ait mis une attelle à sa jambe. Le véhicule où elle était enfermée semblait se diriger vers la prison de Central. Soudain, je me rappelai de Marcoh nous expliquant que la Pierre Philosophale était fabriquée à partir de vies humaines, hors la prison se situait non loin du Laboratoire de Recherches 5. Et s'il s'était servi de prisonniers comme ingrédient, et si... et si Martel allait faire partie de la prochaine Pierre?

Assis dans un de ses fauteuils, j'attendais le retour de Marcoh. Comme il était à son travail et qu'il ne reviendrait qu'en fin de journée, j'étais d'abord passé chez moi et à l'appartement de mon assistante pour remplir deux valises de vêtements et de trousse de soins. Je venais justement de jeter un coup d'oeil aux bagages posés près de moi, quand l'homme que j'attendais rentra. Il ne remarqua ma présence qu'après avoir refermer la porte « Colonel Musket? Que me voulez-vous encore?

-Quand vous disiez utiliser des vies humaines pour faire vos Pierres Philosophales, qui servaient de matière première? S'agissait-il de prisonniers?

-Nous utilisons principalement des prisonniers ishbals, mais on a également eu affaire à des condamnés à morts. Pourquoi me demandez-vous ça?

-le Lieutenant Schlange, Martel, mon assistante a été faite prisonnière ce matin par la police militaire! Vos amis les homonculus viennent de me coller un crime sur le dos, le genre qui vous fait mourir avant l'exécution, et elle a essayé de m'aider à fuir.

-Les homonculus ne sont pas mes amis! Je suis obligé de leur obéir! Quand à votre amie, je ne l'ai pas vue. Les expériences actuelles portent plutôt sur la création de Chimères Humaines et j'ai la chance de ne pas y participer.

-Pourquoi dîtes-vous la chance, vous préférez donner la mort?

-Pas du tout, je... je veux fuir cette horreur, j'ai déjà caché une grande partie de mes documents à la 1e Division de la Bibliothèque Nationale... Aidez-moi à récupérer mes dernières notes, et je vous aiderai à retrouver votre amie! » Comment refuser cette proposition?

Le soleil se levait sur le Laboratoire de Recherches 5, mais nous ne pouvions pas le voir, cachés par des nuages noirs venant du nord. J'étais entré sans problème à l'intérieur, le Docteur Marcoh ayant détourné l'attention des gardes. Nous traversâmes de longs couloirs peu fréquenté avant d'arriver dans son bureau. Il me tendit son attaché-caisse « Les papiers que je veux emporter sont dans cette armoire, occupez-vous en pendant que je donne un coup de fil.

-Pardon?

-Je vais appeler la ''section chimère'', » il forma un numéro « comme ça nous saurons si... Allo? Ah, c'est vous docteur! J'ai entendu dire que vous aviez reçu de nouvelles ''recrue''... Oh! Et alors?... Hé bien, félicitation! Je suppose que vous déboucherez encore une bouteille de champagne... Oui, vous aussi! Passez une bonne journée!

-Alors, que vous a-t-il dit? Où est Martel?

-Elle est bien dans le bâtiment, mais elle... elle...

-Ne me dites pas que...

-Non, elle est vivante... pour le moment : elle est devenue une Chimère Humaine et vient de quitter la salle de quarantaine, elle aura survécu à la transmutation. Je vais vous expliquer, imaginez-vous que son organisme est en train de se battre contre une infection.

-L'alchimie, une maladie? Vu ce qui vient de m'arriver, je veux bien le croire.

-Le taux de survie est de 10%, mais les trois quarts des décès ont lieu dans l'heure suivant l'opération. Par chance, mon ''collègue'' a vue votre amie il y a une demi-heure et, la trouvant particulièrement en forme, il a décidé de l'envoyer rejoindre les autres chimères ''réussies''. Venez, je vais vous conduire jusqu'à elle. » Il s'avança vers la porte... puis s'arrêta pour se diriger vers une armoire d'où sortait une aura semblable aux homonculus. Il en sortit une petite fiole contenant un liquide rouge qu'il mit dans sa poche, et une bille de la même couleur qu'il me tendit « Prenez cette Pierre, je ne veux pas qu'elle aie le même destin que celle de Kimblee!

-Vous voulez dire que c'est une Pierre Philosophale?

-Oui, à vous de voir si vous l'utiliserez ou non, mais je préfère qu'elle quitte cet endroit! » Je la rangeai dans mon uniforme et nous repartîmes à la recherche de Martel. Marcoh me conduisit un étage plus bas, passant par une vaste salle contenant un Cercle de Transmutation maculé de sang, puis nous arrivâmes devant une cellule.

Marcoh ouvrit un local voisin et en sortit plusieurs tabliers « Votre amie se trouve là avec les autres Chimères Humaines, mais il leur faudra sans doute de nouveaux vêtements. » Je détruisis l'encadrement de la porte indiquée par le Docteur, puis j'entrai dans la pièce faiblement éclairée. Une demi-douzaine de personne se trouvaient à l'intérieur, complètement nu et enchaîné à des boulets. L'un d'entre eux, attaché au mur, tourna sa tête vers nous « Qui êtes-vous? Vous êtes le premier alchimiste d'état que je vois depuis mon internement.

-Vous pouvez me voir comme votre ange ga... Mais je te reconnais, tu es Roa!

-C'est exact. Et maintenant je me rappelle de vous, vous êtes le Lieutenant-Colonel Orion Musket, vous étiez mon supérieur à Ishbal, enfin jusqu'à mon accident. Vous êtes sûrement venu pour Martel?

-Oui, mais je vais vous libérer, vous aussi. Au fait, je croyais qu'elle était avec vous? » Roa baissa le regard vers la seule silhouette restée allongée, transpirant du sang. Inquiet, je m'agenouillai auprès d'elle pour l'ausculter. Son pouls et sa respiration étaient irréguliers et elle semblait en proie à une crise d'épilepsie. Marcoh entra à cet instant et, la voyant en piteux état, il fit tomber les blouses et se mit à son chevet. Écoutant d'une oreille distraite les remarques acerbes qu'il faisait sur ses ''collègues'' et sur les chimères, je mit en pratique ce qu'on m'avait appris à Xing sur le Pouls du Dragon : je ressentis alors que l'énergie qui habitait Martel formait deux courants qui s'affrontaient, ce qui pourrait la tuer. Sans perdre un instant, je me servit du liquide carmin qu'elle exsudait pour tracer un pentacle autour d'elle et sur sa poitrine.

Une fois les Cercles d'Elixirologie tracé, je posai ma main sur la petite étoile et je me mis à la soigner. Lentement, le flux d'énergie de Martel retrouva un rythme normal et sa respiration redevint régulière. Elle toussa un peu avant de rouvrir les yeux, elle jeta un regard à la cantonnée avant de m'adresser la parole d'une faible voix « Co-Colonel... C'est bien vous? Où-où suis-je..? Et... est-ce que vous pourriez... retirer votre main?

-Oh pardon, je suis désolé. » J'obtempérai en rougissant « Pour répondre à tes questions, oui c'est bien moi et nous sommes dans les sous-sols du Laboratoire de Recherches 5. Il semblerait que tu aies servi de cobaye avant d'être enfermé avec des personnes sensées être morts durant la Guerre. » Je lui tendis alors une des vestes de Marcoh, encore rouge de honte. M'étant habitué à la lumière ambiante, je reconnus d'autres militaires, tel Bido qui servait d'éclaireur ou encore Dolcetto, le Don Juan d'Ishbal.

Une fois les chaînes brisées, je distribuai le reste des tenues de laboratoire aux Chimères, transmutant même des pantalons, avant de créer des armes blanches à partir des boulets. On remonta ensuite les étages, Marcoh se faisant passer pour un otage. Nous venions d'arriver au rez-de-chaussée quand Dolcetto se mit à renifler avant de me faire signe « Je sens que le type qui s'est servi de nous comme sujet d'expérience n'est pas très loin, et il vient vers nous. Autrement dit, on va enfin savoir si notre ami est un bon comédien...

-Marcoh! Que faîtes-vous là avec..? Les chimères, que font-elles hors de leur cage? Vous les avez libéré? Espèce d'idiot, vous voulez vous mettre les Dix Grands Généraux à dos ou quoi? Et vous, vous devez être ce Colonel Orion qu'appelait la petite vipère...

-COMMENT M'APPELES-TU? » Dans un mouvement de rage, Martel avait allongé son bras, attrapant le médecin à la gorge « Que... Que m'arrive-t-il?

-Oh, bravo ma petite vipère. Je suis fier de toi, réveiller si vite ta part animal. L'autre colosse qui accompagne le Docteur Marcoh a mis près d'un mois pour y arriver. Tu ne sembles pas comprendre : j'ai fait de toi une magnifique chimère, comme tes nouveaux amis, sauf que toi tu as une base ophidienne. Si tu restai encore un peu... » Martel ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase, lui plantant un couteau en plein coeur avant de nous inviter à reprendre notre chemin. Ce fut la seule personne que nous croisâmes avant d'atteindre la sortie. À présent, il pleuvait et les gardes s'étaient abrités sous un porche d'où ils ne pouvaient nous voir. Martel ayant repris des forces, elle se glissa dans leur dos avant de les poignarder. Elle nous rejoignit à l'extérieur des bâtiments et nous fîmes nos adieux au Docteur Marcoh qui avait décidé de se cacher dans les Quartier Est, ayant privé l'armée des dossiers dont il était l'auteur.]

-Nous étions une dizaine de Chimères Humaines et un fugitif et nous ne pouvions pas rester à Central, non seulement à cause de notre nature, mais aussi parce que nous avions choisi Orion comme chef et que son visage était affiché à tous les coins de rue. On a donc profité de la nuit pour s'installer dans un convoi de marchandise et quitter la ville.

-Ce qui était assez amusant, c'est que je pouvait toujours me servir de ma Montre en Argent pour nous procurer du liquide sans être inquiété. En effet, moi et les autres membres du Four Aces avions le même compte et l'armée ne pouvait deviner lequel d'entre nous avait fait ce prélèvement... Mais cela n'avait pas empêché le pillage de plusieurs épiceries durant notre période d'errance.


Et voilà! En attendant la suite, je vous propose de donner votre avis sur l'histoire dans la partie review.