*déluge de confettis et de ballons multicolores* On a atteint les 100 Followers! Champagne et muffins à volonté, les amis! Distribution de peluches de Spartacus virtuelles à nana19980215, Followeuse n. 100, mais aussi à Cyrielle13 et Mrs. Murray pour des Reviews que j'ai adoré, et pour TeZuKa j(qui me vouvoie, la classe!) et AlexTLW (merci pour tout ^-^ ) qui mettent un Review à chaque nouveau chapitre, youpi!
Excuses pour le retard (comme d'hab, quoi...), je n'ai aucune excuse valable (toujours comme d'hab... J'ai beaucoup de mauvaises habitudes), sans plus tarder puisque j'en ai assez, comme ça, du retard, voici le chapitre 4, et encore merci à tous!
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Chapitre 4
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Sirius semblm mettre une éternité à tomber. Son corps s'affaisa gracieusement comme s'il s'enfonçait dans de la mélasse, et il bascula à travers le voile déchiqueté qui pendait devant l'arche de pierre. Harry vit le regard mi-surpris, mi-effrayé sur le visage jadis si beau de son parrain alors qu'il tombait à travers le portail ancien, et disparut derrière le voile, qui s'agita un instant comme si un vent violent l'avait agité, puis s'immobilisa à nouveau.
"SIRIUS!", cria Harry. " SIRIUS! SIRIUS!"
Sirius était la, juste derrière le voile, il le savait, il pouvait le sauver, il... Mais quelques chose le retenait, quelque chose s'était emmêlé dans ses jambes... Un serpent, un serpent énorme s'enroulait en sifflant autour de ses chevilles et genoux, l'empêchant dans sa progression vers le voile. Il fallait qu'il se libère, il fallait qu'il sauve Sirius!
"Sirius!" Harry appela, sa voix brisée de chagrin. "Sirius, Sirius!" Il s'arracha de l'étreinte du serpent d'un effort surhumain et se lanca en avant, vers l'arche—
—et chuta violemment sur le sol de sa chambre au n.4, Privet Drive, entortillé dans ses draps.
Harry se releva doucement, sa respiration haletante comme s'il avait couru un marathon. Son coeur battait la chamade et il était trempé de sueur.
Oh, Merlin, Oncle Vernon! pensa-t-il. Si je l'ai réveillé, je suis mort...
Il se mit rapidement debout et se précipita vers la porte. Il n'osa pas l'ouvrir, mais colla son oreille au bois. Après quelques instants, son rythme cardiaque se calma assez pour lui permettre de distinguer le ronflement régulier de son oncle.
Rassuré, Harry soupira puis retourna s'asseoir sur son lit. La sueur sur son dos avait commencé à sécher, et il frissona un peu. Il alluma sa lampe de chevet et mit ses lunettes, puis vida d'un trait le verre d'eau qui était posé sur sa table de nuit.
Un bruit provenant de la cage d'Hedwige le fit tourner la tête.
La chauve-souris qu'il avait sauvé cet après-midi dans le jardin était reveillée, et l'observait fixement.
"Salut, Spartacus", dit Harry doucement.
La chauve-souris continua de le fixer sans ciller. Ses yeux noirs luisaient dans la lumière jaune de la lampe.
Harry baissa le regard en premier. Il regarda le réveil-matin sur l'étagère. Le réveil avait appartenu à Dudley, et s'était retrouvé dans la deuxième chambre après qu'il le lance contre le mur. Harry l'avait recueill et réparé, et il affichait maintenant 2:30 du matin.
Harry se pencha en avant, les coudes sur les genoux, ses paumés appuyés contre son visage, et se passa doucement les temps avec les pouces. Chaque nuit, c'était pareil— si ce n'était pas Sirius, c'était Cédric. S'il parvenait à échapper à la mort de Cédric, le spectre de Voldemort venait le pourchasser en rêve. Les cauchemars le réveillaient brutalement de son sommeil chaque nuit sans faute; parfois il gémissait assez fort pour réveiller Vernon, qui venait, rouge et mugissant de colère, menacer et parfois frapper son neveu. Même sans les visites de Vernon, chaque cauchemar signifiait que Harry en avait fini de dormir pour cette nuit. Mais cette nuit, il avait été réveillé plus tôt que jamais. Il ne voyait vraiment pas s'il allait pouvoir continuer comme ça. Il n'allait pas pouvoir faire toutes ses tâches, et Vernon serait furieux. Chose qu'il voulait éviter à tout prix; des Dursley enragés, par-dessus tout son chagrin, serait presque pire que les cauchemars.
Harry aurait voulu qu'Hedwige soit la; lorsqu'il lui parlait, elle paraissait vraiment... l'écouter, et il avait grand besoin de parler à quelqu'un.
Peut-être qu'il devrait écrire à Ron ou à Hermione. Avec Hedwige absente il ne pourrait pas leur envoyer de lettre immédiatement, bien sur, mais il pourrait l'envoyer lorsqu'un hibou viendrait avec une lettre de l'un d'entre eux. Ils étaient vraiment de bons amis... Ils lui avaient déjà écrit une fois chacun, et il avait aussi reçu une lettre brève de la part d'un Rémus distrait, en plus d'un message de Hagrid sur l'État d'Hedwige (en bonne voie de guérison). Mais bizarrement, il n'avait pas envie de transférer le tourbillon de pensées sur Sirius qu'il avait de papier. Et il n'avait pas particulièrement envie non plus de confier à ses deux amis (qui n'avaient même pas encore connaissance de la prophétie) à quel point il était inquièt et effrayé. À quel point tout autour de lui semblait si fragile et incertain, et à quel point il se sentait faible.
Hedwige lui manquait.
Lâchant un soupir, Harry éteignit sa lampe de chevet et s'allongea sur le dos, les lunettes encore sur le nez. Une petite brise souleva les rideaux, laissant filtrer un rayon de lumière orangée provenant des lampadaires de la rue dans la pièce, éclairant un peu la cage d'Hedwige dans laquelle était la chauve-souris.
Depuis son lit, Harry observa la chauve-souris faire sa toilette. Présentement, elle sembla sentir son regard sur elle et leva la tête pour le regarder.
"Salut, Spartacus," répéta Harry, tâchant de parler à voix basse. "J'espère que je ne t'ai pas effrayé. Parfois, mes mauvais rêves font un peu flipper Hedwige."
La chauve-souris le fixa.
Harry soupira, et tourna son regard vers le plafond. Après quelques instants, il poursuivit, d'une voix encore moins audible, "J'ai fait un cauchemar."
Il tourna la tête vers la cage. La chauve-souris l'observait toujours.
Harry se redressa, et s'assit les jambes croisées sur le drap froissé. "C'était... Le rêve, je veux dire... Celui sur mon parrain. Il est mort. Il s'est fait tuer." Harry s'obligea à ajouter cette dernière phrase, en fixant ses genoux. Après un long moment, il releva la tête; Spartacus était toujours en train de l'observer. Ses yeux noirs de jais étaient ne trahissaient aucune émotion, mais Harry se sentait étrangement réconforté. Spartacus n'était pas comme Hedwige, qui en tant qu'animal familier magique était dotée d'une intelligence plus élevée. Il n'était qu'un animal ordinaire... Mais c'était un créature vivante, qui partageait son espace et l'empêchait de se sentir complètement seul— et surtout, n'était pas un Dursley.
Il n'avait pas osé s'occuper de l'animal blessé lorsqu'il l'avait ramené en cachette dans sa chambre plus tôt dans la journée; si Tante Pétunia avait découvert qu'il était dans la maison alors qu'il étais sensé travailler dehors dans le jardin, il aurait eu à subir sa colère. Harry avait foncé en haut alors que sa tante prenait sa douche, et n'avait eu le temps que de déposer le corps inerte sur le sol de la cage d'Hedwige, avant de ressortir et de retourner au jardin en quatrième vitesse. Une demi-heure plus tard, lorsque Pétunia était partie faire ses courses, il était retourné en haut pour examiner la petite bête, et voir ce qu'il pouvait faire pour la soigner.
Il s'attendait presque à la retrouver morte à son retour. Ça n'aurait pas été la première fois; Il avait déjà essayé, lorsqu'il était enfant, de sauver quelques petits animaux— des oiseaux, et mêmes un ou deux écureuils— des griffes de Dudley, qui prenait un très grand plaisir à faire du mal à tout ce qui était plus petit faible que lui. Mais Harry n'avait jamais eu beaucoup de succès avec ces rescapés de la violence de son cousin... Surtout avec les oiseaux.
Heureusement, lorsqu'il rentra dans sa chambre, il put constater que la chauve-souris n'était pas morte. Elle gisait sur la sol de la cage, juste là ou il l'avait laissée, mais sa poitrine se soulevait néanmoins.
Harry se rendit vite compte que le peu de sang sur son museau provenait d'une morsure à la langue que l'animal s'était sans doute infligé par accident, probablement lors de sa chute. C'était une blessure banale, et Harry décida de la laisser guérir toute seule.
La blessure de loin la plus sérieuse était la déchirure de l'articulation de l'épaule droite, et se prolongeait même après l'épaule sur la membrane de l'aile elle-même. Harry regarda la blessure pendant un long moment. Il ne parvenait même pas à imaginer ce qui aurait pu causer une blessure pareille. Ni des griffes, ni des crocs, ça il en était sûr— la plaie était longue et régulière à la surface de la que, alors que seule une lame dentelée aurait pu infliger de telles déchirures dans la chair en dessous. Les poils bruns des deux côtés de la plaie paraissaient légèrement roussis.
Harry décida de s'occuper de la blessure pour l'instant, et d'en chercher la cause de plus tard. Il nettoya la plaie avec une potion désinfectante, puis appliqua une pommade à base de grande camomille et d'écorce de bouleau, en étalant bien. Il utilisa un pansement papillon* Moldu pour maintenir les deux bords de l'entaille ensemble, et enroula une bande de gaze autour de son épaule et son torse pour maintenir une compresse stérile en place sur la blessure. Il examina son travail et décida qu'il avait fait un travail assez compétent, quoiqu'il n'était pas sur que l'animal revole un jour.
Harry utilisa une pipette pour administrer à l'animal inconscient quelques gouttes d'une potion contre la douleur, puis le déposa dans une petite boîte dans lequel il y avait jadis eu des Chocogrenouilles, mais qui contenait maintenant un espèce de nid fait de coton. il laissa la boîte sur son bureau pendant qu'il nettoyait la cage d'Hedwige et changeait les journaux qui en tapissaient le fond. Il laissa les mangeoires de son animal familier vides, plaçant deux petits bols sur le sol, l'un pour la nourriture (qu'il remplit de baies qu'il avait piqué dans le frigo) et l'autre rempli d'eau.
Après qu'il eut installé la chauve-souris dans sa nouvelle demeure, il couvrit la cage. Il se dit que puisque les chauve-souris sont des animaux nocturnes, il laisserait la cage découverte la nuit et couverte le jour, ce qui encouragerait l'animal à maintenir son cycle de sommeil naturel, mais aussi à éviter que les Dursley l'aperçoivent par accident.
S'occuper la chauve-souris lui prit environ une heure et demie. Il sauta le déjeuner (un véritable sacrifice), et se dépêcha de terminer son travail dans le jardin. Coup de chance, Pétunia rentra de courses plus tard que prévu, donc ni elle ni Vernon (qui rentrait du travail plus tard dans la soirée) apprit qu'il avait délaissé ses corvées pendant une partie de l'après-midi. Ils le laissèrent dîner en guise de récompense, si on pouvait appeler leur assiettes de biscottes complètes et de laitue fade un dîner. Dudley était de nouveau au régime, donc toute la famille l'était aussi.
Harry fut agréablement surpris, lorsqu'il remonta dans sa chambre après le dîner, de voir que la chauve-souris était non seulement vivante, mais éveillée, et apparemment active. Il lui avait parlé doucement, mais avait décidé de la laisser tranquille et de lui laisser le temps de s'habituer à son nouvel environnement. Il était surpris qu'elle reste aussi calme— il avait eu peur qu'elle panique et fasse du bruit, ce qui aurait pu tirer l'attention des autres résidents du n. 4.
À près de trois heures du matin, Harry observa l'occupante de la cage se délecter du nectar d'un des raisins que Harry lui avait apporté avant, boire quelques gorgées d'eau de son bol, puis s'asseoir et commença à faire sa toilette de manière presque féline.
Lorsqu'il se remit à parler, l'oreille de l'animal s'agita un peu, mais il ne leva pas la tête. Harry se sentit étrangement encouragé à continuer.
"Il s'est fait tuer... Mon parrain, je veux dire..." répéta-t-il. Spartacus l'ignora et se mit à lécher entre ses griffes. "Je pense que peut-être... Non, je sais, que c'est de ma faute qu'il s'est fait tuer." Harry s'arrêta un instant pour réfléchir, s'adossant contre son oreiller.
"Parfois, je pense que... Je pense que je n'étais pas vraiment ce qu'il voulait... en tant que filleul, Spartacus." poursuivit-il doucement. La chauve-souris interrompit sa toilette pour le regarder, mais Harry ne le remarqua pas. "Il y a des moments l'année dernière où il... Où je l'ai déçu, je crois. Parce qu'il pense— pensait, je veux dire— que je ne suis pas comme mon père. Et je me sentais assez nul, parce que je voulais être comme mon père."
La chauve-souris fit un petit bruit, mi-éternuement mi-couinenement, qui semblait presque se moquer de sa remarque. Harry tourna la tête vers elle
"C'est pas comme si j'en ai encore envie, de lui ressembler, " lui dit-il. "J'ai découvert l'année dernière que mon père n'était pas... Enfin, qu'il n'était pas toujours... Qu'il était diffèrent de ce que j'avais imaginé... de ce que j'avais espéré. C'était... J'étais un peu déçu, pour tout te dire." Harry soupira, ôta ses lunettes et s'allongea sur le dos. Ses yeux demeurèrent ouverts dans l'obscurité de la pièce.
Après un long moment il parla à nouveau, d'une voix presque inaudible: "Sirius était ce qui se rapprochait le plus d'une famille pour moi... J'avais presque envie qu'il— qu'il soit fier de moi." Il faillit dire 'qu'il m'aime" ,mais changea sa phrase à la dernière minute. "Je pense qu'il... Je n'ai pas passé beaucoup de temps avec lui, mais je pense qu'il... Que Azkaban l'a un peu déstabilisé, tu vois ce que je veux dire, Spartacus?" Harry jeta un regard dans la direction de la cage. Il ne voyait pas grand-chose sans ses lunettes, mais il lui semblait que la chauve-souris était retournée dans son nid et s'était remise à l'observer.
Harry se sentait un peu mieux, comme si une petite partie du poids de tristesse qui l'accablait auparavant s'était envolé. Et, plus extraordinaire encore, il se sentait assez fatigué ; peut-être même qu'il réussirait à se rendormir.
Il lui vint soudain à l'esprit l'idée que si Spartacus se sentait assez bien pour se mouvoir, il aurait peut-être envie de pouvoir se suspendre pour dormir. Décidant qu'il chercherait un moyen de le lui permettre dès demain, Harry laissa ses yeux se fermer et ne pensa plus à rien.
"B'nuit, Spartacus..." murmura-t-il.
Longtemps après qu'il se soit endormi, la chauve-souris veillait encore sur lui, le regardant sans ciller dans l'obscurité.
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*pansement papillon: sorte de pansement qui ressemble à un pansement ordinaire, mais avec la partie centrale plus mince, ce qui laisse deux genre de languette sur le côté. On s'en sert pour rapprocher les deux bords d'une plaie pour qu'elle cicatrise. Cherchez 'butterfly bandage' sur Google Images.
Prochain chapitre sera du point de vue de Rogue, ses fans seront heureux.
On se revoit dans pas trop longtemps j'espère!
-C.S
