Hello-hello! :)

Aaaaah, les vacances! Ô joie! Un mois complet! Parce que oui, je ne sais pas pour vous mes amis les français, mais dans les écoles pré-universitaires au Québec, nous avons minimum un mois de vacances! Mouhaha! Eh oui! Je suis canadienne! Ah mais ne partez paaaaaas! Nous aussi on sait (un peu) écrire! :( C'est pour ça que vous allez voir des expressions bizarres et des mots carrément inventés (car oui, on a souvent tendance à faire ça). Bref, dites-le-moi si c'est le cas! Je ne m'en rends pas toujours compte! :)

RAR

Anjy : Restés collés? :P Haha, ça aurait été marrant, en effet! Mais malheureusement, j'ai déjà une autre fic avec ce principe. Maintenant, j'espère simplement que les personnes qui lisent mon autre fic ne feront pas attention à ce petit mot. Parce que je viens de dévoiler un secret là! :S Tk, contente que tu aimes :)

EveJHoang : Pour les codes, c'est presque ça! :D Je croyais que tout le monde allait deviner vite, mais apparemment, ce n'était pas aussi évident que je l'imaginais! En tout cas, je suis contente que l'histoire t'ait fait rire et que tu aimes ;)

The last day : Aaaaahhh merci! XD J'espère que tu aimeras autant ce chapitre :3 Même s'il sera un peu moins drôle, par contre :S

Ours en peluche : Haha, c'est vrai, je ne les ai pas tous mentionnés! Mais comme je le disais à EveJHoang, je ne savais pas que ça allait être aussi…peu évident! Dans ma tête, c'était simple! Mais tu les as presque toi aussi! XD Bref, contente que tu ais apprécié ;)

Dreamsodreams: Héhé! Oui tu as deviné juste, Harry et Drago vont probablement…attention…prépare-toi : FINIR ENSSEMBLE! Oui! XD Tu as dévoilé mon secret! Bon, trêve de plaisanteries, bon chapitre! ;)

Myrtillenaru: Merci! J'espère que ce chapitre te plaira autant ;) Bisou!

Lamatadora : « Pillosité »! OUI! C'était le mot que je cherchais! Je te jure, j'étais dans ma chambre et je me passais tous les mots avec comme terminaison « losité ». Mais bon, « villosité » aussi c'est une surface recouverte de poils, donc je pense que ça passait ;P. Mais quand même, je vais sûrement faire plein d'autres erreurs, ne te gêne pas pour me le dire à chaque fois! :)

YAMIA : Le voilàààà le prochain chapitre! :) J'espère que tu aimeras XD

Krix27 : Merci! :) Il m'en fallait effectivement du courage, parce que la suite a été dure à écrire :P En espérant que tu l'aimeras ;)

Sahada : :O … …. … Sorcière!

… …

heu… je veux dire; peut-être! -.^

Kyty : Le voici le prochain chapitre ;) bisou!

Silvercedre : Sadique? Moi ? Jamaaaaais! XD Ok, peut-être un peu. Surtout que je vous ai fait attendre longtemps, dsl! :S Puis ça n'a pas rapport, mais… Tu as dit que tu habitais sur une petite île dans l'océan Indien. C'est laquelle? :P

Serdra : Héhé! Oui c'est en effet le but ;)

Floow : Aaaah merci! :) Puis quand je poste la suite? Bah, aujourd'hui! XD Mais si tu me demandes la fréquence, ça je ne peux rien promettre malheureusement :( Ce qui est sûr, par contre, c'est que je vais finir cette fic, promis juré! :)

Maintenant, les codes!

Pas si simple à deviner, apparemment, mais dans ma tête c'était clair comme de l'eau de roche, je vous jure! Donc, je vous aide un peu!

Code 1 : Homme; doit se faire une femme

Code 2 : Homme; doit se faire un homme

Code 3 : ?

Code 4 : ?

.Code 5 : Petites gâteries (*oui, j'englobais tout, mais vous ne pouviez pas savoir!)

Code 6 : Invitation, ménage à trois

Code 7 : Invitation, ménage à trois et plus

Bon, là, on sait c'est quoi code 3 et 4? :P

Ouf, j'ai trainé aujourd'hui, désolée!

Bonne lectuuuure!


Chapitre 4 : Un petit problème…


Dans l'un des couloirs de la vieille école de Sorcellerie d'Angleterre, deux corps immobiles gisaient sur le sol. Si l'on se fiait aux drôles de posture qu'adoptaient les deux élèves, nul doute qu'ils étaient tombés dans l'inconscience au même moment. Mais personne n'était là pour leur venir en aide. Le couloir était désert. Si les deux victimes avaient été sur le point de trépasser, elles se seraient éteintes sans que personne ne le sache, sans que personne ne le remarque.

Il y eut finalement un mouvement à ce tableau figé. Lentement, très lentement, les doigts de la main droite du corps le plus près du mur se resserrèrent involontairement sur leur paume. Ensuite, ce fut au tour de sa jambe de bouger faiblement. Et enfin, difficilement, les paupières de l'élève qui reprenait peu à peu conscient se soulevèrent d'à peine un millimètre.

D'un effort colossal, le pauvre tenta de les ouvrir davantage. Sa vision était brouillée. Il papillonna des yeux à plusieurs reprises pour enlever ce trouble. Lorsque sa vue s'améliora, il vit que le plancher se dressait au niveau de son visage.

Il était par terre…? Ah bon…

Drago Malefoy, l'esprit encore embrouillé, referma les yeux et voulut se replonger dans sa torpeur précédente. Mais après un court instant, le déclic se fit.

Attendez…par terre?

Brusquement, il rouvrit les paupières et se redressa in extremis en position assise. Ce geste fut cependant une très mauvaise idée. Assailli par un virulent mal de crâne, le garçon plaqua ses mains sur son front et lâcha un grognement de douleur en fermant les yeux. Quand le mal fut légèrement atténué, le Serpentard s'autorisa à évaluer la situation et risqua un coup d'œil devant lui.

Personne.

Pas un rat. Même pas un bruit de fond, rien.

Le couloir de l'école était silencieux. Beaucoup trop silencieux. Quand le blond scruta le dehors, même le ciel à travers la fenêtre était complètement et littéralement nu. Pas un seul nuage ne venait le décorer, pas un oiseau ne venait le traverser, pas même le Soleil ne montrait le bout de son nez. Le ciel était simplement d'un bleu-gris tristement terne et uniforme. Le même scénario s'appliquait à la forêt. D'ordinaire, elle émettait les échos des bêtes étranges qui la peuplaient, mais cette fois-ci, elle restait muette comme une tombe. Drago aurait même juré que les feuilles des arbres étaient figées. Commençant à légèrement s'inquiéter, il se mit à la recherche d'une quelconque âme qui vive. Et lorsqu'il se tourna sur sa gauche, il sursauta violemment en remarquant ce qui se tenait à ses côtés; un autre élève étendu par terre, sans connaissance.

L'élève en question se mit à remuer légèrement. Progressivement, il réussit à sortir de son état comateux et se redressa avec peine sur ses coudes. Il remit ses lunettes en place à l'aveuglette et émit un léger gémissement sous la douleur qui lui vrillait les tempes. Puis, après mures réflexions, l'élève décida finalement de se laisser tomber de nouveau sur le dos le temps que son mal de crâne diminue. Il passa ensuite ses mains sur son visage avant d'ouvrir définitivement les yeux. Mais une vision inattendue s'offrit à lui; le plafond. Et pas celui de sa chambre. Il fronça les sourcils et se redressa la seconde suivante.

Il s'était évanoui? Encore?

Le nouveau réveillé regarda à sa droite et sursauta brusquement en apercevant son voisin :

-Malefoy?

Le Serpentard continua de le dévisager un temps, mais ne répondit pas. Il préféra se remettre sur pied et scruter encore une fois les lieux.

Hésitant, le Survivant fit de même.

La première chose que le héros national remarqua dans ce monde étrange dépourvu d'un semblant de vie fut les tableaux. Tous les personnages les avaient désertés pour laisser un décor immobile. À ce simple fait, Harry sut tout de suite que quelque chose n'allait pas. Inconsciemment, il porta une main à son épaule pour apaiser le frisson glacé qui venait de le parcourir et jeta un coup d'œil à son camarade. Ce dernier fixait un point dans le fond du couloir, son visage voilé d'une légère inquiétude.

Les deux jeunes se regardèrent et n'osèrent plus bouger.

Un silence n'avait jamais été aussi lourd. Il venait leur peser sur leurs épaules et les compresser. Il rendait l'air dense et terrifiant. Ce manque de vie donnait encore plus la chair de poule au Survivant que le plus effrayant des Détraqueurs. Ces derniers, ils pouvaient les chasser, mais là, il avait l'impression d'être dans une autre dimension et de ne pas pouvoir s'en sortir. Il ne l'aurait jamais avoué à son ennemi de toujours, mais sa présence le rassurait énormément.

Harry déglutit difficilement et demanda d'une voix hésitante :

-Où…où est tout le monde?

Sa voix résonna contre les parois des murs de l'établissement. L'effet fut étrange. Les deux élèves avaient l'impression d'être des intrus dans cet univers vide et que le son de leur voix ne faisait que perturber son équilibre. Drago faillit même chuchoter en réponse à la question d'Harry. Il se reprit toutefois et dit d'une voix claire:

-Pas la moindre idée. On devrait peut-être-

Mais le Serpentard fut interrompu par de faibles bruits. Des bruits de talons qui martelaient durement le sol.

Drago et Harry se retournèrent en même temps vers l'origine de ces pas qui provenaient du fond du couloir. C'était si inattendu que les deux élèves avaient commencé à désespérer.

Mais ils ne virent rien.

Pourtant, les pas semblaient se rapprocher grandement!

Les bruits de pas augmentèrent et eurent l'air de passer entre les deux jeunes hommes avant de se volatiliser de l'autre côté du corridor. Comme si une personne venait de le traverser. Drago et Harry se regardèrent, désorientés.

Puis d'autres sons se firent entendre. Encore des pas.

Et graduellement, des voix s'élevèrent faiblement dans le couloir, pour s'intensifier au fur et à mesure que les secondes passaient.

Paniqués, les deux garçons observèrent tout autour d'eux, car ils ne percevaient toujours rien!

Puis ce fut là, enfin, qu'ils virent.

Un à un, des corps d'élèves marchant et venant se matérialisèrent faiblement devant eux. Ils furent d'abord passablement flous avant de vite devenir distincts aux yeux d'Harry et de Drago. Le Soleil réapparu et ses rayons se filtrèrent à travers les fenêtres voutées. Des oiseaux et des nuages se dessinèrent dans le ciel et un vent tiède vint frapper le visage des deux garçons. Une minute plus tard, les personnages des tableaux regagnèrent leur poste comme si de rien n'était. Ils saluèrent quelques élèves et reprirent le milieu d'une conversation, semblant n'avoir jamais bougé de leur place. Une souris passa près d'eux poursuivit par un chat orange affamé. Des rires fusèrent dans le couloir. Un groupe de garçons se couraient après, se lançant une substance bleue et gluante en pouffant. Personne n'avait l'air de réaliser qu'ils venaient tous de surgirent comme par magie.

La vie venait de littéralement réapparaître dans le château de Poudlard.

Harry et Drago clignèrent des yeux à plusieurs reprises, ahuris.

-T'as…vu ça? balbutia le Survivant.

Son ennemi hocha mécaniquement la tête.

Les gens continuaient de passer à côté d'eux. Drago, qui se trouvait au beau milieu du couloir, se décala un peu sur le côté pour céder la place. Mais on ne lui accorda aucun regard. Oui…Bizarrement, personne ne semblait les voir, Potter et lui. Tout le monde suivait son chemin sans même leur lancer un petit coup d'œil de curiosité. En d'autres circonstances, le Blond en aurait été choqué (depuis quand ignorait-on un Malefoy, Diable?), mais pour l'instant, il avait d'autres problèmes à régler.

Quand il releva la tête, son camarade louchait étrangement vers sa robe de sorcier. Il était sur le point de lui demander son problème, mais Potter ouvrit la bouche avant qu'il ne s'en donne la peine:

-Malefoy… Je… je peux voir derrière toi!

-Et alors? s'énerva le Vert et Argent.

-Oui mais le truc…c'est que tu es devant!

Drago regarda bizarrement Harry et ses remarques idiotes (sa tête avait dû frapper fort, le pauvre. Déjà qu'il n'était pas très futé à la base…), mais son attention fut vite détournée par un garçon qui courait à travers le couloir comme un déjanté.

Le marathonien semblait en retard pour un quelconque cours et fonçait tout droit sur Drago. L'élève avait pourtant les yeux rivés sur lui, mais il ne ralentissait ni ne déviait sa course!

Il était aveugle ou quoi?

-Hé Ho! Regarde où tu vas, imbécile! cria le blond en agitant les mains devant lui.

L'avertissement ne porta pas fruit. L'élève sembla sourd à ses paroles et poursuivit sa course folle. N'ayant plus le temps de s'écarter, le prince des Serpentard lui hurla qu'ils allaient se frapper, mais il était trop tard.

Le jeune homme ferma les yeux et contracta les muscles pour parer le choc.

Mais la collision brutale à laquelle il s'attendait ne vint jamais.

Pas un seul cheveu de Drago ne fut déplacé, pas un seul muscle ne fut heurté. Quand le fameux coureur lui rentra finalement dedans, Drago ressentit simplement une étrange vague de froid lui parcourir le corps. Aucune douleur, rien. Juste cette sensation de froid. Et l'autre garçon, qui aurait normalement dû être à ses pieds en train de gémir de douleur suite à cet impact, disparaissait maintenant à l'autre bout du corridor, sans un regard en arrière.

Parce qu'il venait de passer à travers le Serpentard.

Celui-ci feula de surprise. Il observa ses mains (étrangement transparentes!) et ouvrit la bouche sous l'étonnement.

On venait vraiment de lui passer à travers?

Quand il releva le menton, il eut juste le temps de constater qu'une autre petite fille blonde marchait droit sur lui sans se détourner. Ce fut la même sensation de froid qui le saisit quand son corps se mélangea au sien. Il hoqueta encore de surprise, mais la blonde était déjà loin.

Peu désireux de réitérer l'expérience, Drago alla se plaquer sur le mur aux côtés d'un Potter la bouche grande ouverte. Il haleta, la tête pleine de questions.

Qu'est-ce qu'il lui arrivait, par le caleçon de Merlin? Depuis quand il s'était transformé en Casper? D'abord ses camarades de classe qui s'amusaient à disparaître et réapparaître à leur guise, et maintenant ça? Il était devenu…invisible? Mais comment? Bon sang de bonsoir… il n'était quand même pas mort, dites? NON! Il n'avait jamais mis sa fameuse chemise brodée avec des cheveux de fées des montagnes du Laos à 2 340 galions! Gaspillage d'argent! Puis Potter, lui…

Gggrrrr POTTER!

Malefoy se retourna vivement vers son congénère, encore sous le choc, et beugla :

-Potter! Qu'est-ce t'as ENCORE fait?

Harry sursauta et posa une main sur son cœur, indigné.

-Non mais je…de quoi… Comment ça moi!

-Parce que si ça se trouve, nous sommes MORTS! T'as dû faire exploser notre chaudron, crétin!

Même transparent, c'était maintenant qu'il le remarquait en effet, Drago vit la couleur du visage de son ennemi blanchir sous cette éventualité. Le Gryffondor ouvrit la bouche, mais la referma aussi vite avant de lui lancer un regard angoissé.

-Tu- tu crois…? couina-t-il horrifié.

Pour toute réponse, Drago lui décocha le regard le plus venimeux qu'il avait en réserve. Harry Potter plaqua ses mains sur son visage et commença alors à pitoyablement se lamenter avec des « ah, mais quel con! », « Jsuis pourri! », « prends potion Harry, disait Hermione, ça ne te tuera pas! ».

Drago leva les yeux au ciel devant tant de connerie.

Misère… Qu'avait-il fait au Seigneur pour se coltiner un être aussi attardé? Puis sa chemise… sa chemise! Elle brillait même dans le noir, c'est vous dire! 2 300 galions… Il aurait pu s'acheter au moins… trois chemises avec ça!

Tout à coup, Drago Malefoy se figea en apercevant quelque chose de totalement irréaliste et incongru tourner l'angle du couloir.

-Potter… appela le Serpentard sans détacher son regard des deux nouveaux venus.

Mais Harry ne l'écoutait pas, trop occupé à s'apitoyer encore sur son pauvre sort. Il avait tête contre le mur et la balançait contre celui-ci en continuant de geindre sur sa bêtise.

-POTTER!

Le Survivant gémit et lâcha un « quoooiii….? » pleurnichard, puis voulu se retourner vers celui qui venait de l'interpeller. Et dans ce geste, il vit parfaitement la même scène inattendue que son camarade.

Deux hommes qu'il n'aurait jamais cru revoir un jour réfléchissaient à la lumière du jour et s'avançaient dans leur direction.

Albus Dumbledore et Remus Lupin.

Le directeur le plus connu de l'histoire du monde sorcier était habillé d'une somptueuse robe pourpre. Sa longue barbe argentée rebondissait gentiment sur sa poitrine à chacun de ses pas et ses lunettes en forme de demi-lune se reflétaient aux rayons du soleil qui s'engouffraient dans le couloir. À ses côtés, l'ami de son père n'était pas vêtu de ses habituels vêtements défraichis. Non, pour une fois, une simple et belle robe neuve dans les teintes turquoise retombait sur ses épaules. Le visage du professeur était dépourvu de toutes cicatrices et, contrairement aux souvenirs d'Harry, une lueur qu'il n'avait jamais vue brillait dans ses prunelles. Les deux hommes discutaient amicalement d'un sujet quelconque en répondant distraitement aux salutations de quelques élèves.

Alors, à l'opposé d'Harry et de Drago, le professeur et le directeur étaient bel et bien visibles aux yeux de tous et non le fruit de leur imagination!

Albus Dumbledore et Remus Lupin passèrent à côté d'Harry et de Drago sans se douter de leur présence et de leur étonnement. Les deux jeunes hommes les suivirent du regard jusqu'à ce qu'ils aient disparu à l'angle opposé du couloir.

Dumbledore et Lupin vivants.

Non mais, c'était quoi ce délire?

Harry fut le premier à réagir. Il détacha ses yeux du vide qu'avaient laissé les deux anciens défunts et le planta sur son camarade. Sentant que son ennemi le fixait, le blond se détourna également et l'interrogea du regard.

-On..on a atterri dans un autre monde..? tenta Harry.

Drago leva les sourcils, mais ne dit rien, n'ayant pas songé à cette possibilité.

Atterris dans un autre univers où Dumbledore et Lupin ne seraient pas décédés? Oui peut-être.

Mais comment? Et pourquoi?

Bien sûr, il pouvait encore tout mettre sur la tête de Potter et de son incompétence en potion, mais il ne voyait toujours pas comment le Survivant aurait réussi un tel exploit. On avait beau provoquer des accidents, mais de cette envergure, le hasard avait dû taper fort si c'était le cas. Puis dans ses souvenirs…

En fait, c'était justement le problème. Des souvenirs, il n'en avait guère!

-Tu te rappelles quelque chose? demanda Drago en sortant également le Survivant de ses pensées.

Harry fronça brièvement les sourcils en tentant de se remémorer d'un quelconque événement qui expliquerait leur venue dans ce monde, mais en vain.

-La dernière chose dont je me souvienne, c'est de toi qui demandais à Rogue d'aller prendre de l'air, répondit-il finalement.

Drago avait oublié cet épisode. Mais maintenant que son camarade l'évoquait, la scène lui réapparut clairement en mémoire. Oui, il avait balancé à son prof qu'il sortait, il avait pris la poignée de porte, s'apprêtant à la franchir puis….le blanc total.

-Tu m'as vu sortir? poursuivit Drago.

Harry se mordit la lèvre inférieure gauche, signe qu'il réfléchissait. Après un temps, il haussa les épaules, vaincu:

- Aucun souvenir.

Songeur, Drago observa le va et viens des élèves dans le couloir. Un petit Poufsouffle tomba par terre en échappant son cartable et déversant son contenu. Un Gryffondor lui vint en aide pendant que des Serdaigle sur la droite ignoraient l'accident et que des Serpentard sur la gauche riaient de la victime et de son sauveur. Une scène normale, quoi.

À part les deux ressuscités, le monde ne semblait pas avoir trop changé.

-Bien, reprit le blond. Imaginons que ce soit bel et bien toi qui nous aies rendus dans cet état avec ta potion ratée…

-Elle n'était pas si…!

-La ferme Potter! Je disais : imaginons que ce soit bel et bien toi qui nous aies rendus dans cet état avec ta potion ratée. Il y a deux choix : soit je suis effectivement sorti et tu m'as suivi avec la potion (sinon toute la classe serait des fantômes comme nous), soit je suis revenu m'asseoir, tu as foiré la potion entre temps, et elle a explosé sur nous deux à ce moment-là. Mais bon, ces deux théories sont très peu probables.

-Heu…Pourquoi?

-Parce que je ne vois pas pourquoi Sèv t'aurait laissé sortir avec le chaudron complet et que, vu ma vigilance et mon expertise, j'aurai tout de suite détecté ce qu'il n'allait pas dans la composition de notre substance.

Harry fit une moue de dégout devant tant d'« humilité », mais ne répondit rien, étant malgré tout du même avis que le Vert et Argent. Pourquoi Diable serait-il sorti avec le chaudron complet de toute façon? Mais tout ça les ramenait à la case départ, comme quoi ils étaient morts tous les deux. Ils s'étaient entretués? Véritablement, cette fois-ci?

Un ricanement échappa au héros à cette pensée, bien que la situation n'ait rien de drôle. Après tout, mourir était…fâcheux.

Le garçon se gratta le menton, songeur.

Par contre, plus il y songeait, plus leur mort lui paraissait invraisemblable. Après tout, les fantômes qui peuplaient son école étaient visibles aux yeux de tous! Bien sûr! Ça ne pouvait être ça! Il est vrai qu'il ne savait pas exactement ce qu'il advenait des autres morts qui ne se manifestaient pas dans cette forme, mais ils ne seraient certainement pas dans un autre univers si différent du leur. Et encore! Si Malefoy et lui étaient réellement morts, ils verraient au moins d'autres morts, non?

-Nous ne sommes pas morts, déclara Harry.

Drago hocha distraitement la tête, d'accord avec lui. Ils ne s'étaient pas échangé leurs réflexions, mais apparemment, ils en revenaient à la même conclusion.

-Non, je crois également que nous sommes simplement dans un autre monde. Je sais que le sort Selari Orbis a pour but d'envoyer les gens dans des univers parallèles.

Harry soupira, soulagé. On leur avait lancé un simple sort! Il ne s'était effectivement pas tué comme un con!

-Il dure combien de temps, ce sort? demanda Harry.

-Quelques heures, je pense…dit Drago en fronçant les sourcils.

Son camarade, oubliant un instant leur haine légendaire, lui adressa un sourire radieux. Drago hésita d'ajouter que le sort n'impliquait pas que les victimes se manifestaient en fantôme, néanmoins. Elles prenaient la place de leur autre « soi » et pouvaient parfaitement interagir avec les autres. Mais Malefoy se ravisa en apercevant le Rouge et Or pratiquement claquer des mains à cette bonne nouvelle. Normalement, le prince des Serpentard aurait dû être ravi d'avoir un prétexte de faire perdre le sourire à son ennemi. Mais cette fois… Il ne voulait juste pas d'un Potter angoissé, parce que ça…l'irriterait, voilà.

-Je me demande à quoi on ressemble! dit Harry, excité.

-Comment ça?

-Eh bien! On est là pour quelques heures, autant en profiter pour voir de quoi nous avons l'air dans cette vie!

Les yeux verts d'Harry allèrent se planter dans une marée argentée et le jeune homme acquiesça un sourire taquin:

-Qui sait, peut être que tu es un Griffond ici!

-Non mais ça va pas! s'énerva Malefoy.

Le Survivant s'esclaffa en passant une main dans ses cheveux. Et son ennemi eut la pensée saugrenue de trouver son rire beau. Il secoua vivement la tête pour chasser cette idée et se reprit :

-Pas complètement bête de visiter un peu…

-Bon alors, on commence par quoi?

Drago leva les yeux au ciel.

-Il n'y a pas de « on » Potter! Tu veux aller t'admirer, soit! Cela dit, moi j'irai de mon côté!

Et sur ce, Malefoy tourna les talons sous le regard d'un Harry quelque peu vexé, mais pas trop surpris. Ils pouvaient très bien être dans la même galère, ils restaient ennemis malgré tout!

Le Survivant observa sa Némésis se faufiler à travers le grouillement d'élèves et s'énerver une fois ou deux lorsque certains d'entres eux lui passèrent à travers par mégarde. Harry ricana discrètement et s'en fut à son tour.

Bon! Il pouvait commencer par aller voir…sa chambre, tiens! En espérant qu'il n'y découvre pas des cravates jaunes, ou pires, des ensembles verts!

Décidé, notre héros prit la direction des escaliers et débuta son ascension au milieu du raz de marée d'étudiants qui venaient en sens inverse.

Et au bout de quelques minutes, il comprit pourquoi le Serpentard s'était énervé auparavant.

C'est que c'était énervant de se faire traverser sans cesse, merde!

Pour la énième fois depuis qu'il tentait d'atteindre le haut des marches, Harry évita un garçon de justesse en se poussant vers la droite. Mais cette manœuvre ne lui fut pas tellement bénéfique. Deux filles qui parlaient de bon train lui passèrent dessus, sans ressentir le même froid désagréable qui parcourut notre joli brun quand leur corps se mélangea au sien. Énervé, il se plaqua contre la rampe d'escalier et escalada les dernières marches en vitesse, ignorant les obstacles sur son chemin. De toute façon, ce n'était pas comme s'il y avait une grande différence!

Essoufflé, le Survivant arriva finalement au cinquième étage. Si le blond avait eu la même idée, Harry risquait de le rencontrer, vu que sa chambre se situait en face de la sienne. Il scruta les lieux, mais ne vit aucune trace du Serpentard. Haussant les épaules, il dirigea ses pas vers sa chambre et s'arrêta devant la porte, se demandant comment il allait bien faire pour pénétrer à l'intérieur...

Puis, réalisant son nouvel état, un sourire malicieux apparut sur ses lèvres.

Héhé! Mais c'est qu'il était un fantôme à présent!

Le jeune héros craqua les jointures de ses mains, comme pour se préparer à franchir un cercle de feu.

Et à « go! », il s'élança et traversa la porte.

oooOOOooo


POV Drago Malefoy

« On pourrait visiter ensemble main dans la main gnanani gnanana! »

Non mais, il me prenait pour qui ce con à lunettes? Je ne sais pas ce que j'avais fait à Merlin pour que ma malchance atteigne ce niveau, mais il n'avait vraiment pas eu pitié de moi!

Rester seul avec Potter…Mais vraiment seul! Qui sait ce que ma folie du moment pouvait faire!

Miséricorde… je parlais comme un psychopathe qui allait sauter sur la première personne qu'il croisait.

Mais bon, je n'étais pas aussi désespéré! Pour l'instant, j'étais simplement sur les nerfs parce que tout le monde dans les couloirs du château prenait un malin plaisir à me passer au travers! Ça en devenait un peu frustrant, si vous voulez mon avis!

J'arrivai au cinquième étage en jurant quand un autre imbécile de Serdaigle eut la merveilleuse idée de me foncer dessus. Le même froid me parcourut l'échine et disparut une fois que l'élève me dépassa. Je poussai un soupir énervé et remis de l'ordre dans mes cheveux, même si je savais que ce petit incident n'y avait rien changé. Je longeai ensuite les murs, ne voulant pas être découvert par Potter à tout prix.

Mais heu…je ne le fuyais pas hein! C'est simplement que sa présence m'incommodait! Voilà! Aucun rapport avec une certaine frustration sexuelle et une obsession malsaine pour les fesses – heu, la face- de mon ennemi ou quoi que ce soit!

Notre soi-disant héros national avait sûrement eu la même idée que moi; voir ce qui se trouvait dans sa chambre. Ça allait de soi, tout le monde aurait pensé de même.

Puis il m'avait foutu la frousse quand il avait insinué que je pouvais être à Gryffondor!

Connerie!

Mais en même temps, des mondes parallèles, c'était des mondes parallèles quoi! J'allais peut-être y voir une Granger cruelle, un Weasley riche, un Sev sexy et un Goyle intelligent!

Brrr, un Sev sexy…

Une image apparue dans ma tête où mon parrain, les longs cheveux au vent, entrelaçait ses doigts dans le poil de son torse musclé en me lançant un regard sensuel. Je secouai la tête avec vigueur.

Bon sang! Je fantasmais sur Potter, j'hésitais à me faire Lovegood et maintenant, j'imaginais mon parrain en tant qu'Apollon! Rendez-vous avec les psycomages de retour à la maison!

Passant discrètement un œil dans le couloir où se trouvaient les Chambres Privilèges, je vis Potter qui se tenait devant la sienne, semblant être en pleine réflexion. Il se craqua finalement les doigts comme s'il allait affronter un Magyar à pointes et passa à travers la porte d'un bond. Ce spectacle me fit sursauter, ayant encore du mal à me faire avec notre état d'intangibilité.

Bah oui! Ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait devenir une Kitty de X-Men!

Et…si je connaissais ce personnage moldu, ce n'était vraiment pas comme si j'étais déjà allé au cinéma en secret avec Blaise le jour où mon père avait voulu m'expliquer les bienfaits des slips en poils de Gïynterz (pour ces derniers, ne vous posez même pas de questions) et que le film n'avait pas été, à mon grand étonnement, si désagréable à regarder.

Pas du tout.

Idée complètement stupide de penser ça.

Comment ça, vous n'aviez rien dit?

Ah puis zut, fermez-la!

Toujours tapi derrière ma cachette, j'attendis un moment, craignant que Potter ne remontre le bout de son nez. Comme il ne le fit pas, je m'élançai à mon tour en direction de ma chambre et traversai le mur sans hésitation. Encore une fois, j'eus l'impression de plonger dans une eau glacée quand je franchis la barrière de briques. Mais cette sensation fut de brève durée et disparut aussitôt que mes pieds arrivèrent à destination.

La clarté de la pièce m'aveugla et me fit plisser les yeux. Quand ils furent enfin accoutumés à cette lueur, je vis avec stupéfaction que les lieux étaient loin d'être restés comme je les avais quittés, quelques heures plus tôt.

Tout était devenu blanc.

Et vide.

Les murs n'étaient pas peints de leurs jolies couleurs bleues et beiges. Ma bibliothèque était seule et triste, sans ses livres pour la garnir, et mon bureau avait disparu. Il y avait bien un lit, mais dépourvu de drap. Une minuscule couche de poussière drapait le sol et les meubles, comme si personne n'avait habité ici depuis longtemps.

Je restai un moment, au beau milieu de ma chambre, n'y comprenant rien.

Si je ne demeurais pas ici…J'étais où alors?

À moins que…

Je me frappai le front, me traitant d'idiot.

Bien sûr!

Plein de choses avaient pu arriver dans ce monde! Je n'avais peut-être pas tourné bi, ou Dumbledore n'avait peut-être pas trouvé la raison de mon père assez valable pour m'octroyer d'une chambre privilège.

Mon lit devait se situer dans le dortoir des Serpentard, naturellement!

Sans attendre, je ressortis de la chambre en moins de deux et me dirigeai vers les escaliers pour les dévaler en vitesse. Je ne grognai même pas une seule fois quand des gens me traversèrent par inadvertance tant ma tête était préoccupée par autre chose.

Il fallait que mon lit se retrouve chez les Verts et Argent et non dans une autre maison!

Parce que si on regardait mes notes :

Vert+blond= la classe.

Bleu+blond= l'acceptable.

Rouge+blond= l'horreur!

Jaune+blond= le suicide.

Ah, s'il vous plait Merlin! Pas chez les Poufsouffle! Leur air niais ne seyait pas à mon teint! Mais alors là, pas du tout!

Puis de toute façon, vous imaginez, Blond et jaune? J'aurai l'air d'un Soleil! Pire, d'une banane!

Banana Malefoy? Et merde, en plus ça rimait!

Hum…Mais ça rimait aussi avec Baklava.

C'est bon des Baklavas.

Et c'est affreux voir une chouette se gratter le nez…

Je sais que ça n'a aucun rapport, mais dans ma tête il y avait un lien.

Ok, je me la ferme.

J'arrivai enfin devant le mur nu et humide des sous-sols que je cherchais. Mais aucune porte n'allait se matérialiser quand je prononcerai le mot de passe. Je fis alors comme tout à l'heure et franchit le mur d'emblée, restant stoïque au froid. Je commençais à être habitué!

La froideur coutumière des lieux m'accueillit. Rien n'avait changé de ce côté-là non plus. Les mêmes fauteuils en cuir luxueux meublaient la salle verte et grise. Quelques Serpentard qui séchaient les cours, se prélassaient dans ceux-ci en bavardant Quidditch.

Les ignorants, je me dirigeai tout de suite vers le dortoir des garçons et pénétrai dedans, toujours avec ma petite méthode fantôme, héhé! Une fois à l'intérieur, je me guidai vers ma place d'autrefois.

Et ce fut une surprise.

Avant, mon lit reposait entre ceux de Théo et de Blaise. Mais cette fois, le mien n'y s'y trouvait pas. À sa place, le vide. Étonné, je fis le tour de la salle pour le repérer.

Ok-ok; celui de Goyle, d'Adrian, de Steven, blabla, mais le mien, nada!

Je me retournai vers le lit de mon meilleur ami, pensant que peut-être j'avais mal regardé et mes yeux tombèrent sur le petit cadre trônant sur sa table de chevet. Mon corps se figea devant celui-ci.

Je connaissais cette photo par cœur. Une vieille passante l'avait prise pour nous lors de nos vacances d'été passé en France, Blaise, Pansy et moi. Théo n'avait pas pu venir, sa famille se rendait en Afrique et il voulait y aller depuis qu'il était petit. On se trouvait dans une petite rue quelconque, s'apprêtant à aller rendre visite à la cousine de Pans. Sur l'image, notre amie se trouvait au milieu et nous agitions la main à la caméra, tout sourire.

Enfin, dans mes souvenirs, c'était ce que nous faisions.

Mais là…sur cette photo, je n'étais pas là!

C'était bien la même photo avec le même décor, mais à ma place, deux autres personnes se trouvaient à la droite de Pans et de mon meilleur ami; une fille aux cheveux indomptables et de grosses lunettes sur le nez et un grand garçon, une casquette lui cachant la moitié du visage.

Je pris peur à cette vue.

Où étais-je, bonté divine?

Ben...Encore une fois, j'avais pu avoir n'importe quel contretemps m'empêchant de faire parti du voyage. Mais en même temps… pourquoi diable mon lit n'était-il pas dans ce dortoir non plus?

Ça voulait vraiment dire que… je n'étais pas à Serpentard?

Bouhouhou! Quand même pas! Ce monde était pourri!

Trainant les pieds, je ressortis de la pièce, la mort à l'âme.

Pas à Serpentard…

Pas à Serpentard!

Je…comment…je ne pouvais même pas m'imaginer dans d'autres maisons!

Puis apparemment, je n'étais pas ami avec Blaise et Pansy, je devais donc être dans une maison crado comme celle des Poufsouffle.

Et merde…

Je ne voulais pas être une banane!

Mes pas m'emmenèrent hors de notre salle commune et je commençai à arpenter les murs d'école en réfléchissant.

Fouiller les dortoirs de toutes les maisons ne m'avancerait à rien. Après tout, qui sait? Je n'étais pas à Serpentard, je m'habillais peut-être en…salopette et chemise à carreaux! Je ne reconnaitrais même pas mes vêtements!

La solution se présenta à moi quand je vis un groupe de Serdaigle rentrer en cours de Métamorphose. McGonagall passa une tête dans le couloir pour voir si des retardataires accouraient et, ne voyant personne de plus, elle referma la porte.

Je me précipitai vers la classe et rentrai à l'intérieur d'un bond.

Les Serdaigle avaient métamorphose avec les Poufsouffle. Je savais que ces deux maisons ne portaient pas une haine farouche l'une envers l'autre comme les Gryffondor et nous, mais je fus tout de même étonné de les voir aussi mélangés et…amicales!

En tout cas, je n'avais pas le temps de m'attarder là-dessus. J'avais un boulot à faire : me voir!

Me mettant à l'œuvre, je dévisageai chaque tête, priant d'y retrouver la mienne. Je ne séchais jamais les cours de métamorphose, j'avais un peu de mal avec cette matière. Donc, il allait de soi, si j'étais dans l'une de ces maisons, que je serais présent dans la salle.

Mais je n'y étais pas.

N'en croyant pas mes yeux, je refis la même manœuvre 3-4 fois. Rien.

J'avais espéré avoir atterri à Serdaigle, au moins. D'accord, je n'étais pas non plus une banane, mais là, trois maisons étaient à rayer de ma liste!

Ce qui veut dire…que j'étais…un… Gyffond!

Pggr…Arg…Purgfff…Au secour! Le souffle me manquait! J'allais m'étouffer!

Gryffond?

Bon Dieu, non!

Ce monde était décidément POURRI!

Dray, Dray, Dray…on souffle par le nez et on reeeeeeespire…

Inspire – expire – inspire - expire.

Maintenant, tu ouvres lentement ton chakra et tu te calmes en laissant pénétrer les bonnes énergies.

Fiou, ça allait mieux.

Bon. Avant de me jeter de la tour d'astronomie, il fallait que je m'assure de cette conclusion. Quel cours avaient-ils aujourd'hui?

Pff! Comme si je connaissais l'horaire de ces ploucs!

Non, concentration, Dray, concentration. Simplement espérer qu'ils avaient tous un cours en commun, sinon j'allais devoir fouiller toutes les classes, ce dont je ne tenais pas énormément…

Ah mais oui! Je ne l'avais pas remarqué aujourd'hui, mais je crois bien que j'avais vu trôner sur la table d'un Gryffondor un livre de DCFM la semaine dernière en potion! Et ce cours était devenu obligatoire jusqu'en septième depuis la chute de Voldemort. Si ça se trouvait, c'était leur cours suivant!

Direction le troisième!

Je grimpai les marches quatre à quatre et courus dans les couloirs jusqu'à la classe d'un Lupin ressuscité. La porte était restée ouverte. Je m'engouffrai dans la classe et entrepris mon inspection dès que j'atteignis son sol.

Weasley – Thomson – Finnigan – Granger – Winkler – Londubat – Eder- etc, etc, etc….

Mais pas de moi! Encore!

Devais-je être effrayé ou rassuré de ne pas être chez les Rouges et Or?

Ben…

…Hum….non, d'accord; EFFRAYÉ!

Ok, pas de panique!

PAS DE PANIIIIIIIIQUE!

Oh! Mais oui!

Mon dernier espoir!

L'infirmerie!

Je mettais peut-être cassé une jambe ou quoi que ce soit d'autre!

Commençant vraiment à craindre le pire, je sortis et fonçai vers l'antre de madame Pomfresh. Ma main s'abattit sur le cadre de la porte quand j'y arrivais, complètement essoufflé.

Il n'y avait que deux malades; un Serdaigle avec des lèvres quatre fois plus grosses que leur dimension normale (blague des Serpentard à coup sûr) et une fille avec une forte fièvre.

Mais pas de tête blonde. Encore une fois, aucune trace de mon existence.

Puis, je compris quand la photo aux côtés du lit de Blaise me revint en mémoire.

Je devais me rendre à l'évidence.

Dans ce monde, je n'étais ni Serpentard, ni les Gryffondor, ni dans aucune maison. Et personne ne m'avait accordé le droit de posséder une chambre privilège simplement parce que…

Simplement parce que dans cet univers, je n'en avais pas besoin.

Simplement parce que dans cet univers…

Je n'existais pas.

oooOOOooo


Non mais c'était quoi ce bordel? NON MAIS C'ÉTAIT QUOI CE BORDEL?

Harry Potter était à veille de s'arracher les cheveux dans la salle de trophées.

Il était oooooooùùùù?

Le Survivant avait fouillé de fond en comble le château pour trouver la moindre trace de son existence. De fond en comble! Il était même venu jusqu'ici dans l'espoir d'y retrouver l'un de ses multiples trophées, mais rien.

Niet, nada, kaput!

Son front vint s'appuyer sur la vitre transparente.

Dans cet univers, les Dursley avaient peut-être réussi à le tenir à l'écart des sorciers? À moins que le Seigneur des ténèbres ne soit vraiment venu à bout de lui lorsqu'il était encore un bébé?

Harry ferma les yeux. Tant de possibilités et de scénarios s'offraient à lui, c'était affreux…

-Potter?

L'interpellé sursauta dangereusement en poussant un cri loin d'être viril. Quand il se retourna, il vit Drago Malefoy qui ne semblait pas en meilleur état que lui. Sans attendre, sa question fusa :

-T'existes toi?

Cette question aurait pu paraître stupide et insolite dans n'importe quel autre contexte, mais le prince des Serpentard la comprit immédiatement. Il secoua la tête, dépité.

-Non… c'est un Serpentard sans moi!

Harry leva les yeux au ciel;

-Tes sujets doivent être perdus sans leur prince pour les guider vers la lumière! ironisa-t-il.

L'illustre prince ne releva pas. Rien à faire du Survivant et de ses remarques débiles. Non, pour l'instant, le Blond se demandait vraiment comment pouvait être la vie de Serpentard sans lui. Il n'était pas non plus le centre de l'univers, mais il espérait franchement que les Verts et Argents continuaient à terroriser les Premières, les Deuxièmes, les Troisièmes, les Quatrièmes…En fait, toutes les personnes moindrement plus faibles qu'eux quoi! Puis Blaise devait…

Hey! QUI était le meilleur ami de Blaise, s'il n'était pas là? Ce n'était quand même pas cette greluche à la crinière de lion sur la photo? C'était qui cette poufiasse, d'abord?

En plus… ces cheveux lui disaient quelque chose…

Hum… il fallait qu'il aille vérifier.

Sans prévenir, Drago tourna les talons, surprenant Harry;

-Hé, mais tu vas où?

-C'est ton problème, peut-être? dit Malefoy en se dirigeant droit vers la porte d'entrée.

La seconde suivante, il avait disparu derrière celle-ci.

Hébété, Harry cligna des yeux. Il hésita une seconde avant de le prendre en chasse.

-Attends!

Le jeune héros franchit le voile glacée que représentait pour lui la porte et se retrouva dans le corridor. Les torches ornant les murs étaient allumées depuis environ une heure. Si Harry se fiait à ses sens, il devait être bientôt l'heure du dîner. Le peu de passants trainant aux alentours confirma cette supposition.

Il vit son ennemi se retourner à son apparition. Le blond poussa un soupir agacé et tonna;

-Potter, tu me lâches, oui!

Et sur ces paroles, il se dirigea vers l'une des portes qui leur faisaient face de l'autre côté du couloir et la traversa sans laisser le temps au jeune héros de répliquer.

Drago atterrit au milieu d'une salle de combat vide. Le sol était fait de dalles agencées en une mosaïque formant un dragon. Le jeune homme était sur le point d'aller admirer le chef-d'œuvre quand un bruit sourd provenant de l'entrée de la pièce le fit légèrement sursauter. La porte s'ébranla et une plainte étouffée s'éleva derrière elle.

Le Serpentard leva les yeux au ciel; "Potter l'Empoté" avait encore frappé.

Secouant la tête, il rapporta son attention sur l'art du plancher, mais il se figea deux secondes plus tard, ahuri.

Minute...Potter venait de se cogner à la porte?

Le Blond fit brusquement volte-face. Il courut vers la porte et passa sa tête au travers. Devant lui, son ennemi était par terre et se massait douloureusement le crâne.

-Po-Potter? Tu t'es frappé! s'étonna son ennemi.

Un regard noir lui répondit.

-Sans blague? ironisa le Survivant.

-Potter.. on est censé être des FANTÔMES!

Harry ouvrit la bouche pour lui balancer un autre sarcasme bien placé, mais il se tut, réalisant. Ébahi, il éleva ses mains au niveau de son visage et ouvrit la bouche quand qu'il vit leur apparence.

Elles étaient redevenues normales! Elles n'étaient plus transparentes, mais bel et bien faites de chair et de sang!

Pour s'assurer, Harry se palpa vivement en poussant des petits cris de joie.

Normal! Il était redevenu normal!

Une pointe de jalousie monta en Drago à la vue de son ennemi jubilant de son nouvel état. Après tout, lui-même avait la moitié de son corps dans la salle d'une classe et l'autre moitié sortant de la porte. Il était clair qu'il était toujours en mode fantôme! Mais il était quand même un peu bizarre que Potter continue à l'entendre malgré tout…

Il vit le Survivant se lever d'un bond et s'élancer vers un groupe de filles marchant dans le couloir. Il fit agiter ses bras devant lui et cria :

- HÉ-HO!VOUS M'ENTENDEZ?

Mais les filles marchèrent tout droit, comme s'il n'existait pas.

Étonné, Harry refit la même manœuvre avec tous les passants du couloir, mais ceux-ci le dépassèrent également, inconscients de sa présence.

Cela fit l'effet d'une douche froide au Survivant.

Il était toujours invisible?

Le jeune homme observa ses membres et se tâta une nouvelle fois pour s'assurer. Pris d'un doute, il alla toucher le mur à côté de Malefoy qui l'observait d'un œil intrigué. Ses doigts rencontrèrent parfaitement la brique dure et rugueuse du mur du couloir. Il ne le traversait pas.

C'était quoi le problème alors? Il était redevenu…consistant bordel!

-Je n'y comprends rien! gémit-il en observant ses paumes et en s'approchant de son compagnon.

Drago passa une main à travers la porte de la salle où il se trouvait et alla la poster à côté de celles d'Harry. On voyait tout de suite la différence. Contrairement à celles de son ennemi, les mains du Serpentard laissaient parfaitement passer la lumière à travers leur épaisseur, telle de l'eau.

Puis, une idée soudaine lui vint à l'esprit, et il empoigna le bras du Gryffondor.

Dès que sa main entra en contact avec son camarade, ce dernier redevint transparent. Les deux sursautèrent à ce fait et Drago lâcha son ennemi par réflexe. Une fois qu'Harry ne sentit plus les doigts du Blond enlacés autour de son bras, il vit celui-ci changer de nouveau en une forme parfaitement tangible.

Fasciné, Drago réitéra son geste. À sa grande satisfaction, il vit encore une fois Harry redevenir fantôme. Le Blond acquiesça un sourire vainqueur et d'un geste sec, il fit traverser Harry la porte.

Le Sauveur du monde, pris par surprise, faillit perdre l'équilibre quand il atterrit dans la salle de combat. De justesse, il se retint à un pilier et releva la tête. Drago était déjà plus loin et avait les sourcils froncés, semblant réfléchir.

-Heu…Malef- commença Harry en se redressant.

Son ennemi leva le doigt, le sommant de se taire.

Alors comme ça, ils pouvaient prendre deux formes? Il devait avouer que parfois, ça devait s'avérer pratique! S'ils devaient traverser tous les obstacles sans cesse…

Se rendant compte d'une chose, il baissa la tête et observa ses pieds.

-Mais oui, c'est logique!

-Heu…de quoi? demanda Harry.

Son camarade planta ses yeux illuminés dans les siens.

-Penses-y Potter, on marche!

-Oui…Et alors?

Drago soupira agacer devant un cerveau aussi lent :

- Normalement, on devrait traverser toutes choses réelles. Mais là, la plante de nos pieds est en contact avec le sol! Donc depuis le début, inconsciemment, on enjoint certaines parties de notre corps à demeurer sensible au contact de différentes surfaces concrètes. Comme lorsque nous marchons!

-Ok…mais pourquoi?

-Ah, heu…ça je ne sais pas.

Drago observa ses mains. Il était encore transparent, contrairement à son camarade qui avait décidé de rester sous une forme sensible. Le Vert et Argent tapa ensuite du pied. Un bruit sourd résonna dans la salle à son geste. Comme quoi sa théorie était bonne!

Maintenant, Potter n'avait pas fait exprès de redevenir normal. Pouvaient-ils changer de forme à leur guise?

Sans attendre, Malefoy vérifia cette énigme la minute suivante. Il ferma les yeux pour se concentrer, exhortant son corps de prendre la même apparence que son ennemi. Toujours les paupières closent, il entendit son camarade pousser une légère exclamation de surprise. Ça avait dû fonctionner.

Effectivement, quand il rouvrit les yeux et observa ses mains, la lumière ne passait plus au travers et il ne pouvait plus distinguer aucune autre forme derrière elles.

C'était donc une simple question de volonté!

Satisfait, Drago s'observa de tout son soûl en faisant virevolter les pans de sa cape.

-Tu…Tu as juste souhaité redevenir normal et ça a marché? demanda Harry, éberlué.

-Eh oui!

Drago arrêta ses mouvements et observa le carrelage autour de lui.

-Il faut juste qu'on commande notre état, donc si je devais souhaiter maintenant de traverser le plancher, je n'aurai qu'à y penser et- AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH!

Harry sursauta avec vigueur.

Un blond et ensuite, plus de blond.

Son camarade s'était volatilisé. Le plancher venait de l'engloutir! Il avait traversé le sol en moins de deux, les bras en l'air! Et hop, parti!

Harry regarda par terre.

Bon sang, il ne voulait pas qu'il lui arrive la même chose! Le Serpentard avait juste dit qu'il pourrait traverser et…

Tout à coup, ce fut comme si le sol avait disparu. Le Survivant hurla à pleins poumons quand il réalisa qu'il tombait. Ce fut le noir durant une fraction de seconde et la lumière revint, lors de son passage à l'étage inférieur. Harry avait l'impression que son estomac dansait la samba à l'intérieur de lui. Trop effrayé, il ferma les yeux et souhaita immédiatement atterrir par n'importe quel moyen. Ce vœu fut cependant très douloureux. Après un temps qui sembla une éternité au jeune homme, son dos alla violemment percuter une surface dure, lui faisant échapper un cri de douleur. Il porta une main à son derrière meurtri en gémissant. Quand le mal s'apaisa légèrement, il finit par ouvrir les yeux.

Malefoy était à ses côtés, étendu sur le sol, ses iris rivés sur le plafond au-dessus d'eux. Il tourna la tête vers Harry avant de pousser un soupir las et de se remettre sur pied difficilement.

Les deux élèves se trouvaient dans des vestiaires. Mais ce n'étaient pas ceux du Quidditch, à côté des gradins. Ils avaient beau avoir traversé un étage, ils devaient encore se trouver au quatrième ou au troisième. Les vestiaires de Quidditch n'étaient pas à ce niveau.

Son camarade décida également de se lever avec toutes les peines du monde. À chacun de ses mouvements, il échappait un petit couinement douloureux. Drago plissa les yeux et un sourire espiègle se forma sur son visage.

-Petite nature Potter?

-La ferme Malefoy, grogna Harry en s'étirant le dos.

Ledit Malefoy ricana devant la vue du Sauveur du monde qui gémissait comme chien en se tenant le dos tel un vieux pépé tout brisé.

-Pppfff! Je l'avais bien dit à Blaise! Pas très coriace! Des muscles pour faire jolis!

-Bah! Tu ne peux pas savoir! Moi j'ai préféré les travailler au lieu de m'en faire implanter des faux comme toi. Ça doit être pour ça que tu n'as rien senti durant ta chute, ça doit faire de bons coussins.

-Je…n'importe quoi! s'indigna le blond.

S'implanter des muscles?

Ça se faisait?

-Tu ressens quelque chose si je te fais ça? se moqua Harry en lui donnant un coup de poing sur l'épaule.

Le coup n'était pas très fort, mais il prit quand même au dépourvu le Blond qui perdit l'équilibre.

Normalement, il aurait dû se retenir au mur qui se trouvait tout juste à côté de lui, mais par malchance, son corps décida à ce moment-là de lui faire traverser la barrière de briques.

Mais de l'autre côté de ce mur, il n'y avait pas d'autres classes, ni d'autres couloirs.

De l'autre côté de ce mur, c'était le vide.

C'était l'extérieur au-dessus de quatre étages.

Tout se passa au ralenti dans la tête de Drago. Ce fut d'abord le noir pendant un moment et le décor changea subitement. Une marée bleue, sans fin, s'étendit au-dessus de lui. Puis quelque chose l'aveugla ensuite. Le Soleil. C'était peut-être pour l'ennuyer, pour lui montrer que son corps à lui fait de feu ne tombait jamais. Ou peut-être était-ce simplement pour lui conseiller de fermer les yeux lors de sa chute. Ça serait moins effrayant.

Alors, Drago ferma les yeux.

Au moins, il ne verrait pas sa mort se rapprocher d'une vitesse affolante au fur et à mesure que la distance entre le sol et lui s'amoindrirait. Tout de même, c'était bête de mourir. De cette façon, en plus! En tant que fantôme dans un autre monde!

Fantôme.

C'est vrai, il était un fantôme.

Il y avait peut-être une chance d'éviter que tous les os de son corps ne se brisent à l'atterrissage. Il suffirait de traverser le sol. Encore et toujours traverser. Mais jusqu'à où? Jusqu'à quand? Jusqu'à ce qu'il se retrouve de l'autre côté de la terre? Ou plus loin encore? Il pourrait continuer indéfiniment, jusqu'au ciel, jusqu'à atteindre l'espace, son univers et ses étoiles. Sans d'école et ses règles. Sans de vie et ses problèmes. Sans de Potter trop stupide pour le tuer sans le faire exprès.

Oui, c'était peut-être une bonne idée.

Mais toutes ses craintes ne furent finalement pas nécessaires.

Il sentit sa chemise et sa cape se tendre brusquement. Puis son corps fut ramené vers l'avant avec force. Et avant qu'il n'ait pu rouvrir les yeux, des dalles humides et dures l'accueillirent lorsque ses jambes se dérobèrent sous lui.

Le Serpentard souleva immédiatement les paupières. Devant lui, son ennemi était également sur le sol, une main sur le cœur, haletant difficilement. Harry déglutit et tourna sa tête vers lui avant de demander d'une voix soucieuse :

-Ça va?

Drago ne répondit pas et préféra se remettre sur pieds pour constater qu'il était de retour dans les fameux vestiaires. Incertain, son camarade fit de même et s'approcha de lui d'un pas hésitant.

-Heu…Malefoy?

Une paire d'iris argentés se posa sur Harry. Aucune expression faciale ne passait sur le visage du Serpentard. Ni de peur, ni de soulagement, rien. Il semblait simplement réfléchir. Enfin, sa bouche s'ouvrit :

-Non…

Inquiet, Harry s'avança vers son ennemi pour lui apporter une quelconque aide. Et il ne vit pas le coup venir.

À peine s'était-il rapproché que le Blond se retourna vivement vers lui et lui asséna une droite bien placée dans le ventre. Le Survivant se cambra sous la douleur et grogna avec force. Un énorme soupir de bien-être s'échappa des lèvres de Drago Malefoy et il se passa une main dans les cheveux en souriant;

-Ouf! Maintenant, ça va mieux!

Harry lui marmonna des malédictions dans sa barbe et voulut s'appuyer contre le pilier à côté de lui.

Mais encore une fois, il ne s'attendit pas à la suite.

Au lieu que ses doigts ne viennent rencontrer gentiment le béton, ceux-ci eurent la brillante idée de le traverser. Avant que son corps entier y passe également, Harry eut le réflexe de le faire redevenir concret afin d'arrêter la progression. Mais son bras demeurait quand même pris dans le pilier.

À ce spectacle, Drago s'écroula par terre de rire, sous le regard noir d'un Harry qui se tortillait pour se libérer.

-Ha. Ha. Ha. Très drôle Malefoy, siffla le Survivant.

Seul des hoquets de rires lui répondirent.

De toutes ses forces, Harry tira pour délivrer son bras. Il tenta même de redevenir transparent pour le dégager, mais en vain. Désespéré, il lança un regard suppliant à son ennemi :

-Malefoy, la ferme et aide-moi!

Le dénommé Malefoy calma peu à peu ses rires et haussa un sourcil dans sa direction :

-Comment veux-tu que je t'aide?

-Tout à l'heure, tu m'as bien rendu transparent à ton contact! répondit Harry en se tordant toujours dans tous les sens. Fais de même et va chercher mon bras!

-Et tout à l'heure tu as bien failli me tuer!

-Malefoy!

-Puis demandé si gentiment…

Le Serpentard lui fit un salut militaire avant de ricaner et de mener ses pas vers la porte et de disparaître derrière elle.

oooOOOooo


POV Harry Potter

Il était vraiment parti, le salop?

-MALEFOY!

Des échos d'un rire machiavélique se répercutèrent sur les parois de la salle... Mais le détenteur de ses rires ne revint pas.

Albinos à la con!

J'essayai encore de dégager mon bras de toutes les manières possibles, mais peine perdu. Les muscles de mon épaule étaient désagréablement tirés et je risquais d'arracher mon membre si ça continuait!

Bon, analysons : j'étais devenu un fantôme avec Malefoy pour seule compagnie dans un univers parallèle où nous n'existions pas, et maintenant, j'avais un bras coincé à l'intérieur d'un pilier sans savoir comment le sortir de là.

Bah….

C'aurait pu être pire.

Les gonds de la porte des vestiaires grincèrent tout à coup. J'entendis des gloussements étouffés et de légers bruits de baisers pendant qu'on refermait l'entrée.

Oh-oh.

Deux élèves de Serdaigle de sixième ou cinquième année entrèrent dans mon champ de vision. Une jolie blonde embrassait farouchement un grand garçon à la carrure de joueur de Quidditch en le débarrassant de sa robe de sorcier.

Double oh-oh.

Le couple recula ensuite pour venir s'allonger sur un banc…juste devant moi, évidemment. Un sourire des plus pervers étira les lèvres de la fille qui chuchota sensuellement à son amant:

-Un 69, ça te dit?

Le garçon grognant de plaisir et alla attaquer le cou de sa copine, approuvant sûrement la proposition.

69?

69 quoi là?

C'était mieux d'être un jeu de cartes merde!

Mais aucun paquet de cartes (étonnement!) ne sortit de la poche arrière du garçon. Il préféra plutôt aller défaire sa ceinture et descendre sa braguette.

Heu…

-Malefoy…? couinai-je en fixant toujours le couple.

Mais…comment ils se plaçaient?

Pourquoi le gars se mettait…entre….puis la fille…mais….

Oh.

Ooohhh!

OOOOOoooooohhhhHHH!

69!

Ok, ON FERMAIT LES YEUX!

Finalement, ma situation n'aurait pas pu être pire!

Mais les bruits de succions sonores, de coup de langue écumant et de faibles gémissements étouffés s'élevèrent dans la pièce et me firent vite changer d'avis.

Car avec mon bras pris, je ne pouvais même pas me boucher les oreilles.

Des fois, je devrais me la fermer.

-MALEFOOOOOOOOYYYYYY!


.

Est-ce que vous aimez toujours…? :S

Je sais que ce chapitre était lourd et pas très drôle, mais il fallait que j'amorce l'histoire. Bref, prochain chapitre, le 15 janvier à 14hr tapantes, donc 20hr chez vous, c'est ça? Je vais essayer en tout cas! Je suis un peu nulle pour tenir mes promesses, mais là je suis en congé, je devrais finir dans les délais! Enfin…on verra!

Reviews please? :(

À dimanche prochain! XD