Merci pour les reviews !
Bon, dans ce chapitre il y a une sacrée révélation ! Ca plaira, ou pas !
bonne lecture
Le chirurgien rejoignit Melissa et le shérif. L'infirmière lui donna les résultats de la prise de sang.
- C'est fâcheux.
- Que va-t-il se passer maintenant ? demanda le shérif.
- Si on ne connaît personne de la famille compatible, il va être mis sur la liste d'attente des donneurs.
- Mais vous m'avez dit qu'il n'a plus le temps !
- Nous n'avons malheureusement pas d'autre option. Nous allons faire en sorte qu'il soit à l'aise en attendant…
- Qu'il meurt ? ajouta le shérif, à bout de nerfs.
Le chirurgien voulut répondre quand le courant fut coupé. L'hôpital se retrouva dans le noir un bref instant puis les générateurs prirent le relai.
- Monsieur Stilinski, je comprends votre frustration mais il faut garder espoir. Je dois y aller.
Le chirurgien retourna à ses patients pendant que le shérif fulminait :
- C'était trop beau, on avait pas assez de malheurs comme ça ! commença-t-il.
- Tu dois te calmer…
- Comment peux-tu rester aussi calme ! Tu es autant concernée que moi !
Melissa regarda autour d'elle puis elle emmena le shérif dans une salle d'examen :
- Noah, je ne te permets pas de me parler comme ça ! Tu penses que ça ne me rends pas folle de le voir dans cet état !
Ils continuèrent leur conversation pendant plusieurs minutes où les reproches étaient de mise mais une silhouette se tenait au fond de la pièce, derrière le rideau d'un autre box. Il s'agissait d'une infirmière, collègue de Melissa et elle ne revenait pas de ce qu'elle apprenait au fur et à mesure de la discussion. Melissa, qui semblait, à ses yeux, être une mère aimante et sans reproche, n'était rien de tout cela ! Elle ne comprenait tout simplement pas ce qu'elle venait d'apprendre. Soudain, le téléphone du shérif sonna :
- Allo !
- Shérif, on a besoin de vous au poste de police. C'est la folie ici avec la tempête !
- Mais je suis à l'hôpital avec mon fils !
- Je comprends mais nous sommes en sous-effectif et tout le monde panique.
- Vas-y, ajouta Melissa. Je prendrai soin de lui.
- Bon, j'arrive, répondit-il en raccrochant. Tu crois qu'on va devoir tout lui dire ?
- Stiles est suffisamment affaibli comme ça, inutile de le perturber sentimentalement.
- Je te le confie. Mais nous n'avons pas fini cette conversation.
Le shérif rejoignit la chambre de son fils et s'approcha de lui qui semblait en meilleur forme :
- Hey, salut fils. Comment te sens-tu ?
- Ca va aller papa, ne t'inquiète pas.
- Ecoute, d'après les examens, je ne suis pas compatible. Je suis tellement désolé, lui dit-il en prenant sa main dans la sienne. Ils vont t'inscrire sur la liste d'attente pour une greffe de rein.
- Et je peux tenir combien de temps comme ça ?
Le shérif ne put répondre à son fils. Pour la première fois depuis longtemps, Stiles vit des larmes couler sur les joues de son père, lui faisant ainsi comprendre que son temps était compté.
- Tu tiendras le temps qu'il faudra, répondit Lydia.
Stiles lui sourit puis le téléphone du shérif se mit à sonner.
- Tu ne devrais pas être au poste de police avec cette tempête dehors ?
- Si et c'est vraiment à contre-cœur que j'y vais. Je voudrais tellement rester avec toi mon fils.
- Je comprends, c'est rien. J'ai mon ange gardien, répondit-il en regardant Lydia.
- Je te le confie, ajouta le shérif à la jeune fille.
Lydia acquiesça puis le shérif embrassa son fils sur le front et partit.
- Où est Scott ? demanda Stiles.
- Il a dû partir.
- Ne me dis pas qu'il est parti rattraper ceux qui m'ont fait ça ?
- Tu dois surtout penser à toi pour le moment.
- Lydia, bien essayé mais ça ne marche pas. Donne-moi mon téléphone s'il te plait.
La jeune femme ne discuta même pas et chercha le portable de son ami. Elle savait qu'il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Elle ne pouvait donc que l'aider et de toute façon, elle savait qu'il ferait ce qu'il voudrait, qu'elle coopère, ou non. Elle le trouva et lui remit. Il se redressa avec difficulté et composa un numéro.
- Scott !
- Stiles, comment vas-tu ?
- Où es-tu ?
- J'ai dû partir, j'ai un problème à régler et c'est pour ça que j'ai appelé Lydia, comme ça tu as de la compagnie.
- Ne me prends pas pour un imbécile Scott, je sais pourquoi tu es parti. Je t'ai déjà dit que rien de tout cela n'est de ta faute ! Laisse mon père gérer ça.
- Il ne les retrouvera pas aussi vite que moi.
- Et admettons que tu les trouves, tu feras quoi ?
- On verra. Je dois y aller. Bye Stiles.
- Non ! commença-t-il alors que Scott avait déjà raccroché. Bon dieu ! Quelle tête de mule !
- J'en connais une autre ! ajouta Lydia en le fixant.
Stiles pianota sur son téléphone puis entendit ce que venait de dire son amie et la regarda. Elle lui sourit puis soudain, il sut qui il devait appeler. Il composa donc le numéro :
- Hey, c'est Stiles. Scott a besoin de vous.
Scott s'était rapidement retrouvé devant la pizzéria. Il n'avait pas raccroché au nez de Stiles de bon cœur mais il savait qu'il allait tout faire pour l'empêcher de faire payer ceux qui l'avaient blessé. Alors il avait préféré écourter la conversation et se consacrer à ses investigations. Il y avait des scellées posées sur les entrées mais ce ne serait pas ça qui l'arrêterait ! Il entra par la porte arrière du restaurant mais l'odeur de sang flottait encore, ce qui le perturba au plus haut point. Il devait absolument réussir à isoler le sang de tous. Quand il avança, il remarqua immédiatement la mare de sang provenant du patron de l'établissement, puis il avança encore et il se retrouva devant celle de Stiles. Il fut comme paralysé, comme quand il avait aperçu son meilleur ami littéralement entre la vie et la mort, allongé sur ce sol quelques heures auparavant. Il sortit de sa léthargie quand des branches frappèrent les vitres de la devanture de la pizzéria. Le vent qui prenait de plus en plus de force et la pluie commençant à tomber, avaient effacé les traces qu'avaient laissé les malfrats dehors alors il se concentra sur l'intérieur. Puisque l'un d'entre eux avait été blessé, il devait y avoir une odeur de sang qui le permettrait de les traquer, même avec cette tempête ! Il chercha alors des yeux une trace quelconque mais il n'arrivait à rien. Ses émotions étaient en ébullition dans sa tête, ce qui ne lui permettait pas de se concentrer correctement, à tel point qu'il n'entendit pas la personne arriver derrière lui.
- Tu ne t'y prends pas de la bonne manière, dit la personne.
Surpris, Scott sursauta et se retourna pour faire face à Deaton.
- Le fait que je t'ai surpris montre bien dans quel état d'esprit tu trouves.
- Lequel ?
- La confusion. Stiles m'a appelé et m'a expliqué la situation. Et je lui ai fait la réflexion que d'agir de la sorte ne correspond pas au comportement d'un alpha tel que toi. Mais dans le doute, et surtout pour que j'arrête d'entendre Stiles hurler, je suis venu jusqu'ici. Qu'as-tu à dire pour ta défense jeune homme ?
- J'ai les moyens de retrouver ces criminels alors que le shérif non, et puis franchement, sa priorité c'est de gérer la crise provoquée par la tempête et pas de retrouver ceux qui ont mis son fils dans cet état.
- Tu crois que ça lui plait ? Tu crois qu'il ne préfèrerait pas s'occuper de ce que tu crois être en train de faire ?
- Non, bien sûr que non mais c'est aussi pour lui que je fais ça.
- Ton action serait louable si seulement c'était pour véritablement arrêter les malfrats mais tu as d'autres projets, je me trompe ?
- Je… euh… je ne sais pas.
- C'est bien ce que je craignais et c'est pourquoi je suis là. Mon rôle a toujours été de te guider et c'est ce que je vais faire. Mais tu dois me promettre qu'une fois qu'on les aura retrouvés, tu ne tenteras rien et on appellera le shérif pour qu'il les interpelle.
- D'accord.
- Tu ne dois pas chercher avec tes yeux mais avec ton odorat. Tu dois isoler le bruit qui vient de l'extérieur à cause de la tempête. Et surtout, respire !
Scott ne perdit pas un instant et appliqua les conseils que venait de lui donner Deaton. En se concentrant sur sa respiration, il s'isola, comme s'il était seul dans la pièce. Ainsi, il réussit à tout dissocier et il trouva l'odeur qu'il cherchait. Il pouvait enfin le traquer !
Cela faisait une bonne heure que Lydia et Stiles discutaient puis elle s'aperçut qu'il commençait à montrer des signes de fatigue. Elle prétexta alors avoir besoin de sa dose de caféine et qu'elle serait à la cafeteria s'il avait besoin d'elle. Mais à peine passa-t-elle la porte, qu'il tomba dans les bras de Morphée. Il fut cependant réveillé une dizaine de minutes plus tard mais quand il entendit les deux infirmières, il feignit le sommeil. Les infirmières avaient une tendance à discuter de tout et de rien non-stop alors s'il faisait semblant de dormir, elles ne resteraient pas longtemps.
- Il dort, le fait de relancer la dialyse va le réveiller, dit la première infirmière.
- On a qu'à lui accorder une demi-heure de plus, ça ne posera pas de problème.
- Le pauvre, il n'a vraiment pas de chance.
- C'est vrai.
- Ce que moi j'ai appris le concernant m'a fendu le cœur. Tu es au courant que son père n'est pas compatible ?
- Oui, c'est vraiment pas de chance !
- C'est parce que ce n'est pas son père !
- C'est pas vrai ! Et sa mère alors ?
- Non plus ! Il a été adopté en toute illégalité ! En fait Melissa a accouché de faux-jumeaux !
- Attends, notre Melissa ?
- Oui ! Elle en a gardé un et l'autre, elle l'a donné aux Stilinski qui venaient de perdre leur enfant le même jour ! C'est comme ça que c'est passé à l'as ! Ils l'ont fait passer pour leur enfant !
- Mais c'est horrible ! Comment l'as-tu su ?
- J'ai entendu Melissa et le shérif en parler tout à l'heure. Ils hésitaient à le dire au petit.
- Pauvre chou.
- Bon allez, je me mets un rappel pour qu'on repasse dans une demi-heure.
Les infirmières sortirent de la chambre tandis que Stiles ouvrit grands les yeux. Ces révélations l'avaient dévastées.
