L'originalité incarnée vous salue... Et pour vous démontrer que son titre est mérité, je commencerai par cette phrase d'une incroyable originalité : Merci pour vos reviews! Très sincèrement, elles me font toutes autant qu'elles sont énormément plaisir!! Alors, vraiment, mille merci de prendre la peine de me lire!!
Voici donc un nouveau chapitre, j'ai tenu à en faire un avant la rentrée, et que finalement, j'ai terminé après ma première matinée de rentrée (pas du tout par flemme, personne n'en doute) parce qu'après, le rythme terminale risque sérieusement de me retarder dans mon écriture (je m'en excuse d'avance). Après avoir retrouvé ma chère prof d'anglais sadico-hysterique, je me suis donc remise à l'écriture de ce chapitre.
En espérant qu'il vous plaira!


6 septembre 1943

En ce jour de six septembre, je pense pouvoir affirmer que mon journal commence réellement, je préfère ignorer toutes les pages que j'ai pu écrire auparavant, j'ai même hésité à les arracher, mais quelle importance, après tout, qu'elles figurent là ou non. Malgré tout, il est certain que le véritable commencement est ici, aujourd'hui, ce journal va enfin trouver son utilité première, loin des futilités du plus commun des journaux intimes, si tant est que l'on considère ce cahier comme tel. Ce journal va enfin pouvoir quitter les sentiers battus qui l'ont obligé à se plier à un bête commentaire de la profondeur abyssale de la crétinerie humaine.

Oui, enfin, j'ai pu accéder à la chambre des secrets. J'ai profité de la ronde traditionnelle des préfets pour se faire, comme les autres fois, à vrai dire. Depuis la dernière fois où j'ai écrit, j'évite de sauter l'heure des repas, qu'il s'agisse de Harper ou d'Atterberry, mes absences répétées étaient parvenues à percuter leur esprit quasi-inexistant de telle sorte que les regards soupçonneux semblaient être devenus une attitude de circonstance. Profitant de mes qualités de préfet, j'aurais donc pu tout simplement virer les quelques êtres superficiels qui se trouvaient dans les toilettes en employant le prétexte du couvre-feu. Mais, en règle générale, un garçon n'est pas sensé pénétrer dans des toilettes pour filles, question d'éthique. Et d'ailleurs, les règles de Poudlard sont particulièrement pointilleuse quant au respect que les deux sexes doivent avoir l'un envers l'autre (enfin, surtout quant au respect que les hommes sont sensés avoir envers les femmes). Pas pour rien qu'il y a deux préfets par maison.

Qu'importe, puisque pour une fois, les toilettes des filles étaient parfaitement vides de monde, autant que les couloirs du deuxième étage. Par précaution malgré tout, j'avais pris soin de vérifier qu'il n'y avait aucun bruit à l'interieur... Il n'y en eut aucun. Peut-être que les habituées s'étaient rendu compte de l'inutilité abhérante qu'il y avait à masquer leur apparence sous une couche de poudre tendant à les rendre plus hideuses encore, qui plus est à onze heures du soir. Ou peut-être avaient-elles tout bonnement déserté les toilettes du deuxième étage à la recherche d'un miroir qui leur renverrait une image d'elles aussi fausse que rassurante? Après tout, elle pouvaient faire ce qu'elles voulaient, au moins, j'ai eu la voix libre, et personne n'est venu m'interrompre.

C'était incontestablement tant mieux, il n'aurait pas du tout été préférable que quelqu'un intervienne à un moment ou à un autre. Bien que cela aurait été difficile étant donné que cette fois, j'avais pris la peine de verrouiller la porte derrière moi ainsi que certaines autres mesures apparemment nécessaire. Les sorts n'étaient pas vraiment difficiles à contrefaire, mais il n'était pas utile d'en faire d'avantage, il y avait fort à parier qu'ils consisteraient déjà en une difficulté trop importante pour que quiconque songe même à contrefaire le tout. Je suppose que c'est ce qu'ils (ou plutôt) elles ont pensé, puisqu'à mon retour de la chambre, la porte était toujours fermée.

A vrai dire, cette porte n'était pas vraiment celle sur laquelle mon intérêt était porté, après tout, si quelqu'un venait à entrer, j'aurais bien trouvé le moyen de m'en débarrasser, ou du moins de le faire taire.. Non, à présent que j'étais là, la seule chose qui me préoccupait était de trouver l'entrée de la chambre. ça n'eut absolument rien d'évident, et quoi de plus normal? Le trouver rapidement aurait dénoté d'un manque de subtilité et d'ingéniosité de la part de mon prédécesseur particulièrement indigne de son noble statut, et il ne pouvait pas en être ainsi. Si la chambre avait était créée par godric gryffondor, ç'eut été une autre affaire, mais cette théorie ne peut être que rejetée car d'une non-crédibilité certaine, et puis, si tel était le cas, mes préoccupations seraient bien différentes et on pourrait avoir la certitude que la chambre n'aurait aucun risque d'être ouverte. Courageux, ils le sont peut-être, ambitieux, ça, pas le moins du monde, ils n'ont rien compris... On leur écrirait noir sur blanc dans un langage destiné au gamin de trois ans moyen comment faire, ils n'appliqueraient rien de ce qui serait écrit par pur et simple crainte. Ils n'ont rien compris, et c'est certainement tant mieux, leur ignorance les écarte très nettement des faits de la réalité.

A nouveau, j'ai tâté chaque mur, même les endroits les plus infectes à la recherche d'un signe, de quelque chose qui, même étant discret, indiquerait clairement à qui savait comprendre son utilité. J'ignore combien de temps j'y ai passé, un certain temps, sans doute, mais le temps n'avait plus aucune sorte d'importance. De temps à autres, j'entendais la poignée de la porte s'agiter mais je n'y prêtais pas grande attention, je ne m'en effrayais pas non plus à chaque tentative, ceux qui tentaient d'ouvrir s'avouaient finalement vaincus, certains (plus vraisemblablement certaines) allaient jusqu'à donner des coups de pieds dans la porte (si on tenait compte du bruit sourd qui résonnait dans la salle alors) comme elle allait céder de cette manière. Ridicule... Je ne crois pas avoir entendre le moindre "alohomora", si ce n'était pas l'évidence même, pourtant!

Finalement, comme souvent lorsqu'on est à la recherche quelque chose, je l'ai trouvé au dernier endroit où j'ai cherché. Dans mon esprit, j'avais imaginé l'entrée de la chambre comme un de ses passages secret qui se confond avec un simple mur, c'est pourquoi je n'ai pas de suite songé à inspecter les lavabos. Et à présent, que l'entrée se trouve à cet endroit me semble évident. J'ai tourné chacun des robinets sans trop savoir ce à quoi je devais mattendre, il était certain que l'entrée de la chambre des secrets n'allait pas s'ouvrir tout simplement parce qu'un robinet était tourné. Malgré tout, j'avais bien fait, mieux que bien fait, l'un des lavabos ne fonctionnait pas. Bien sûr, ça aurait tout simplement pu être dû à un simple problème de tuyauterie, malgré tout, je me suis penché vers le robinet le plus proche, en apparence, il ressemblait à tous les autres robinets, mais finalement il allait rapidement représenter bien plus que tous les autres. Dire qu'un robinet qui représente quelque chose, c'est un peu comme affirmer qu'Atterberry n'est pas qu'un impotent sans cervelle, sauf que dans le premier cas, c'était vrai. En observant attentivement,on pouvait apercevoir ce qui le distinguait des autres, et n'était pas pour autant une évidence, un dessin de serpent y était gravé...

La suite, je la connaissait depuis bien longtemps, je m'étais très rapidement douté de la façon qui me permettrait d'ouvrir la chambre, il fallait quelque chose qu'une seule personne était capable de posséder, une clé que seul l'héritier de serpentard posséderait. Bien évidemment, Salazar Serpentard n'aurait pas pu juger du potentiel de ceux qui le succéderait, il fallait quelque chose d'inné, et ce quelque chose, c'était le fourchelangue. Ce qui suivit alors fut rapide et sans grande difficulté. Le lavabo se mit à tourner sur lui-même avant de tout bonnement disparaître. J'avais réussi, j'ai réussi, je n'en ai jamais douté, mais avoir la satisfaction de constater la victoire renforçait le plaisant goût de la certitude.

Un tuyau de taille imposante avait pris la place du lavabo, l'obscurité ne permettait pas d'analyser la profondeur à laquelle ce tuyau descendait, par précautions, j'y ai laissé tomber le premier objet que je trouvais dans mon sac, un livre, celui d'enchantement, je crois, dommage pour lui, mais je n'avais pas grand chose ni personne d'autre à me mettre sous la main à ce moment là. Le livre a glissé, se cognant de temps à autres sur la paroi du tuyau, le tunnel paraissait descendre quelques mètres avant de tourner finalement, pour continuer sa route, comme l'aurait fait un toboggan, le principe paraissait donc simple, il suffisait de s'y glisser, mais remonter ne devait pas être aussi simple. Savoir voler m'aurait alors été d'une aide bien précieuse... J'ai dû finalement en venir à une méthode terriblement banale, mais elle a été efficace, une corde, tout simplement, une sorte de fil d'Ariane qui me servirait à sortir... L'essentiel n'était pas là, je n'aurais prévu aucun recours pour sortir de là, j'aurais bien trouvé un moyen. Je me suis donc laissé glisser le long du tuyau aux parois humides qui me donnaient la certitude que je me trouvais à présent sous la surface du lac.

A présent, je gardais obstinément les yeux au sol, la créature ne devait pas être loin. Il n'était rien dit nul part au sujet de la créature que Salazar Serpentard aurait enfermé dans la chambre des secrets, personne ne s'était vraiment posé la question, à ce que je sache, la chambre des secrets, qui avait tout d'abord été frénétiquement recherchée avait fini par être oubliée. La légende avait fini par sombrer dans l'ignorance, il était temps de redonner sa valeur au mythe. J'avais songé à plusieurs possibilités quant à la créature, mais la plus grande évidence avait été celle qui fut juste. Si l'héritier devait être capable de contrôler la créature, une nouvelle fois, le fourchelangue semblait être la clé, il devrait s'agir d'un serpent. Et pour ne pas choisir le moindre d'entre eux, le roi des serpents paraît être le plus adéquat.

Ce que j'ignorais, c'était si je devais l'appeler, attendre qu'ils vienne à moi, je ne voulais pas me risquer à observer autour de moi tant que je n'aurais pas plié le basilic sous mon contrôle, alors je regardais le sol, et je voyais quelques ombres noires, car l'ombre se voyait toujours, la chambre n'était pas baignée dans l'obscurité mais dans une sorte de lumière verdâtre éclairant à peine mais éclairant assez. Après un moment, je me suis figé. J'avais entendu du bruit, au sol, je pouvais voir une ombre glisser dans ma direction. Je n'ai pas hésité, il n'y avait pas à hésiter, je lui ai parlé, presque intuitivement, les mots venaient d'eux mêmes comme si j'avais toujours su comment il convenait que je lui parle, oh j'y avais bien réfléchit, mais tout ce à quoi j'avais songé ne ressemblait pas à ce que je disait, c'était comme une sorte de formule, un ordre sortit de ma bouche sans qu'il ne soit réfléchi. Voir mes paroles dépasser ma pensée, je hais cela, ou du moins, je hais cette idée, puisque jamais avant ce jour, cela ne m'était arrivé. A ce moment là malgré tout, ça ne me dérangeait pas, je savais que c'était nécessaire. Une fois mes paroles prononcées, je levais enfin les yeux, je voyais enfin la chambre des secrets. Le plafond de la chambre était soutenu par de grands piliers (ceux dont j'avais vu les ombres sur le sol) sur lesquels étaient enroulés des serpents sculptés. Face à moi, une statue adossée au mur, faisant toute la hauteur de la chambre, représentant le plus digne des quatre fondateurs, il y avait une ouverture à la place de sa bouche, apparemment l'endroit d'où le basilic venait de surgir. La chambre avait quelque chose d'imposant, et semblait dégager une certaine noblesse, une certaine puissance, comme son créateur.

Mon regard se posa ensuite sur le basilic, mes yeux s'arrêtant un moment sur son corps avant de me risquer à fixer sa tête, de lourdes paupières d'écailles me mettaient à l'abris de son regard. Je me suis avancé d'avantage, l'expression "roi des serpents" prenait ici tout son sens, il était tout ce qu'il y avait.. d'imposant? De magistral, peut-être, ou au moins quelque chose qui y ressemble. Je me suis approché d'avantage jusqu'à ce que mes doigts entrent en contact avec la peau rugueuse du serpent, oui, il était décidément remarquable, et j'en étais le maître. Quelle satisfaction plus grande pouvait-il y avoir?

J'y suis donc, au véritable commencement.

attaques : 0
Nombre de victimes : à déterminer.
Date de la première agression : Très prochainement.

T.E. Jedusor, aujourd'hui plus que jamais, seul et digne héritier de Salazar Serpentard.