Bien le bonjour ! J'ai été un peu longue pour sortir ce chapitre, j'en suis désolée. Je suis partie en vacances sans ordi et après j'ai bossé sur mon autre fic qui me donne beaucoup de fil à retordre. Mais celle-ci non plus n'est pas évidente. Le côté journal a presque quelque chose de "fluide" quand on écrit mais au final c'est assez difficile. Déjà pour décrire une action mais aussi parce que j'essaie de m'adapter à l'âge et au contexte de mes personnages. Ca donne un effet peu travaillé en matière de style et honnêtement j'ai peur que ce chapitre soit un peu ennuyeux. Enfin vous me direz ! Encore merci pour tout !
Suite du Journal de Portgas D. Rouge écrit le 24 juillet
Mais soudain je sentis qu'une présence s'approchait. Oui ça fait faux dit comme ça mais j'ai vraiment sentit ça ! Je me suis donc mis à courir mais ça me suivait et, c'est un réflexe débile je sais, j'ai faillis crier. Bon, heureusement je suis pas si bête (enfin je crois, apparemment je suis assez mature comme ils disent) alors j'ai pas fait de bruit. Mais bon, bref, j'ai vite été rattrapée, j'ai eu du coup sacrément peur, mais du genre « Nooonnn je vais mourir ! »
Ace se surprit à rire, au final c'était tellement ...mignon.
Et en plus là, y'a bam une main qui s'est collée sur ma bouche, comme pour m'empêcher de crier. (pourquoi je dis « comme » c'est POUR m'empêcher de crier, bref)et j'ai vraiment trop cru que c'était la fin mais en fait ...c'était Roger ! (incroyable non?!) Il m'a entraîné plus loin, dans une sorte d'impasse pour qu'on discute. Je dois dire que j'étais assez surprise qu'il se montre discret mais visiblement il sait gérer quand il faut. J'étais tellement étonnée de savoir comment il avait fait mais en fait il m'a avoué qu'il s'était méfié et qu'il n'avait pas bu. (oui parce que le somnifère était dans les verres, pas dans la nourriture, comme on a tous mangé la même, oui j'ai dit l'inverse avant mais c'est ce que je croyais au début enfin bref) Mais bon j'étais encore choquée là parce que Roger qui se méfie c'est quand même méga dingue, enfin de ce que je le connais il a pas l'air méfiant, au contraire. En fait je croyais qu'il était naïf. D'un côté il l'est sûrement en vrai mais voilà.
Mais donc. Il s'était méfié et il avait fait semblant de dormir et quand il avait vu que j'étais pas endormie aussi il était parti silencieusement à ma recherche. C'était plutôt rassurant à présent qu'il était là, je dois l'avouer. Mais évidemment le problème c'est que Monsieur Rayleigh était bien endormi lui et sûrement les autres aussi, ou au moins ils devaient être capturés, et c'était sûrement en lien avec les cris qu'on avait entendu avant (tu me suis?)
Le jeune homme savait qu'elle s'adressait à son journal, mais il ne pouvait s'empêcher d'être ému, comme si c'était à lui qu'elle parlait. Une fois de plus, il s'était réfugié dans un coin solitaire pour lire ses carnets. Plus tôt dans la journée, il avait écourté une réunion stratégique, trop impatient. Depuis qu'il était repartit avec sa part de la flotte, il avait à nouveau eu une foule de choses à faire. Les sollicitations des uns, les problèmes des autres, les responsabilités quotidiennes et son désir de passer du temps avec ses hommes afin de rester proche d'eux l'avaient tenu éloigné de l'histoire de ses parents pendant un certain temps. Alors en effet, cette importante réunion portant sur la marche à suivre à la prochaine île n'était sûrement pas le bon moment pour lire mais son impatience et sa curiosité avaient pris le pas sur sa maturité et son bon cœur. Il savait qu'il devait se méfier de ce genre de comportement, et de ce qu'allait en penser l'équipage. Mais pour l'instant il était adossé à une rambarde en bois et se laissait bercer par l'air marin en parcourant avec attention l'écriture adolescente.
Donc on devait les retrouver. Et là j'ai à nouveau sacrément eu peur parce que Roger avait une stratégie qui consistait plus ou moins à foncer dans le tas pour aller les chercher. Voilà voilà. Pas si étonnant quand on y pense. J'ai mis un certain moment à le convaincre de pas faire ça parce que en plus il y allait vraiment et je devais le retenir par sa ceinture en lui parlant. Je lui ai dit qu'on savait pas où étaient ses amis et que si on y allait comme ça et qu'on se faisait repérer on les tuerait sûrement (j'en savais rien hein mais j'imagine et au moins ça a marché). Au bout d'un moment ça l'a calmé, mais il argumentait comme quoi il ne pouvait pas les laisser seuls en plan, qu'il « démonterait » ceux qui toucheraient à ses amis. Bon c'était pas le moment de penser ça mais j'ai trouvé que c'était, et bien mignon.
-Beurk, renifla Ace sans se rendre compte qu'il parlait tout haut.
Mais bon bref, mes arguments ont fini par le convaincre à peu près et on a décidé d'espionner un peu la ville pour voir ce qui se passait et pourquoi ils avaient voulu nous capturer. Finalement malgré le danger imminent (j'ai appris ce mot de Monsieur Rayleigh et je le trouve vraiment chouette) c'était un peu marrant. J'ai dit qu'on devrait peut être se déguiser pour passer un peu plus inaperçus et l'idée a beaucoup plus au capitaine qui m'a remercié comme si j'étais super intelligente (ça fait toujours plaisir d'un côté). On a donc essayé d'être discrets et je peux dire que la tête de Roger dans ces moments là est assez marrante puisque je m'en rappelle encore très bien. Un peu comme ça :
La jeune Rouge avait dessiné un petit bonhomme avec un chapeau qui serrait ses lèvres pour ne pas parler avec un air comique. Ace rit, trouvant le trait plutôt réussi.
Puis il a chipé des vêtements dans un jardin et on les a mit même si il voulait pas enlever son chapeau de paille. (mais c'était quand même mieux, surtout que Roger était torse nu comme on avait fait une torche avec sa chemise) Ensuite on s'est promenés dans la ville en ayant l'air le plus normal possible, ce qui était pas si évident en y repensant parce que Roger sifflotait de façon suspecte et moi je devais avoir un sourire crispé comme un singe qui veut une banane. On s'est vite rendus compte que la ville était un peu bizarre, enfin c'est ce que j'ai pensé. Tout semblait, je sais pas, quadrillé. Tout droit ou agencé. En fait globalement on avait une sorte de première ceinture de maisons toutes pareilles qui encerclait la ville, vu de l'intérieur de la ville elles avaient l'air plus solides que les autres mais bon je m'y connais moyen en matériaux de constructions et avec Roger qui devisait sur combien il avait faim ça aidait pas (comment il pouvait avoir faim après ce qu'il venait de se passer ?!). Après il y avait des cultures mais plutôt des genres de potagers, ensuite il y avait à nouveau des maisons moins solides visiblement. Et au centre une place avec un bâtiment, comme une sorte de mairie ou de centre. Oui ça paraît très précis peut être mais on a vraiment fait le tour de toute la ville. C'était pas évident d'ailleurs car les gens semblaient très réglés aussi, enfin tu comprends ? Comme s'ils avaient tous des tâches très précises à accomplir, qu'ils accomplissaient justement. Donc si Roger et moi on voulait pas se faire repérer, c'était chaud parce qu'évidemment on savait pas quoi faire. Surtout à un moment quand on est allés près du centre on s'est fait recaler (oui parce que j'ai oublié de dire, mais en plus de tout ce bazar y'avait deux sortes de tours de surveillance près de la première ceinture de maisons et on l'a appris plus tard mais elles surveillaient aussi bien l'intérieur que l'extérieur donc quand ils nous ont vu là ils nous ont fait partir. Et c'est incroyable qu'ils nous aient pas démasqué à ce moment là). Donc en fait avec tout ça on a bien tourné pendant des heures à la recherche d'indices (ah oui aussi, on est allés voir au début si on pouvait pas réveiller Monsieur Rayleigh mais il était plus là, Roger a pas arrêté de dire qu'on s'y prenait comme des manches mais il avait pas tout à fait tort)
Ace commençait à en avoir un peu assez des parenthèses qui désorientaient ainsi le récit mais il songea que c'était sûrement normal pour un journal, bien qu'il n'en ai jamais écrit finalement. En revanche il était assez d'accord avec son « père de l'époque ». Ils s'y prenaient comme des manches …
Donc en fait avec tout ça on a bien tourné pendant des heures à la recherche d'indices [...] mais on a pas trouvé où ils avaient pu mettre l'équipage, ni ce qu'ils en avaient fait. Pas très rassurant donc. Vers midi je commençais à sacrément fatiguer et j'avais mal aux jambes et là on a entendu un son de cloches qui venait du centre et tous les habitants de la ville ont commencé à s'y diriger et se sont regroupés en files. J'ai voulu les suivre, pour faire comme si j'étais avec eux mais Roger a eu la présence d'esprit (encore une chouette expression de Monsieur Rayleigh) de m'entraîner dans une rue pour qu'on se cache comme on pouvait (il arrêtait pas de me surprendre décidément). De là on les a regardé faire et en fait c'était un appel. Des hommes disaient leurs noms un par un et ils les cochaient puis ils leur donnaient une ration de nourriture. Bon c'est vrai qu'on était un peu loin mais on voyait quand même que ça faisait pas grand chose pour le midi. Cette pratique était d'autant plus bizarre que tout à l'heure la dame nous avait donné beaucoup à manger. Mais c'est vrai que sur le moment je me disais déjà qu'en effet les plantations qu'on venait de voir dans la ville n'étaient pas grosses ni nombreuses et devaient pas rapporter beaucoup. En fait c'est comme si la forêt bloquait un peu tout ça mais je comprenais pas pourquoi ils allaient pas plus loin du coup. Mais Roger à côté de moi pensait aussi que cet appel était pour compter les gens. Je lui ai dit que ça allait avec pour donner la nourriture mais il m'a répondu un truc du genre « Ils les comptent pour avoir un nombre exact ». C'était tellement logique pour moi sur le coup que ça en devenait absurde mais en fait c'était pas bête du tout.
-D'accord …, soupira le jeune commandant.
C'était un peu plus ardu à lire qu'un roman. Peut être à cause du style trop simpliste. Ou peut être était-il simplement en train de prendre un coup de soleil. Il rabattit son chapeau sur sa tête. De toute façon ce n'était pas comme s'il lisait beaucoup de roman non plus.
Bref après tout ça et après avoir tenté de calmer Roger qui mourrait de faim, on est repartis discrètement en vadrouille.
Elle avait écrit « discrètement » en formant un trait plus épais avec la plume.
C'était complètement inutile et on allait VRAIMENT se faire prendre à mon sens, quand il s'est enfin passé un truc ! Enfin tu vas me dire.
Le jeune brun ne pu s'empêcher de rire tout seul. Oui enfin.
Quelques personnes, des hommes surtout (pourquoi on pense que les filles ne sont jamais capables ?! Sérieusement!) s'étaient regroupés avec des armes et visiblement de quoi partir en expédition. Roger s'était tourné vers moi, tout excité, en me disant qu'il fallait les suivre. J'étais assez d'accord, il fallait avoir un maximum d'informations (tu vois que je suis pas bête) mais je lui ai demandé sa justification, parce que je suis méfiante et sensée comme fille. Et bien la voici : « Ça a l'air trop cool ». Wouah merci Roger, on applaudit fort ! Dire que cet homme est mon capitaine !
Elle avait barré le « mon capitaine ».
Dire que cet homme nous dirige ! Mais bon dans l'idée on était d'accord pour aller voir donc ça allait. Fallait juste qu'on trouve un moyen DISCRET de sortir de la ville sans se faire repérer par les espèces de tours dont je parlais plus haut. On a donc essentiellement rasé les murs comme des crabes.
Stratégie qui avait fait ses preuves ...mais imaginer ses deux jeunes parents faire ça avait quelque chose d'assez absurde et improbable.
Quand on est enfin sortis de la ville on a suivi l'espèce de patrouille, et je dois dire que ...Roger est très nul à ça (surprise!). Je pense pas personnellement être DOUEE mais en comparaison ...si. Je passais donc mon temps à lui aplanir la tête pour pas qu'on se fasse voir, à le retenir de courir partout et j'ai fini par lui tenir la manche tout le long histoire de l'avoir à portée. Je ne veux pas être méchante mais mine de rien je crois que les habitants de cette ville étaient un peu sacrément bêtes (ça se dit ça?) pour ne nous avoir jamais remarqué. Mais donc que faisaient-il ces habitants ? A priori pas grand chose au début. En fait on aurait dit qu'ils chassaient, puisqu'ils avaient l'air d'être en traque. Je m'y connais un peu, chez la cousine de l'amie de ma tante on chassait pas mal. Mais bon là il n'y avait visiblement aucun animal et ce qui était bizarre aussi c'était toutes ces armes et les expressions un peu terrifiées des hommes de la patrouille. De plus, la forêt étaient très sombre alors que nous étions en pleine après-midi et ils avaient une batterie de torches. La végétation était très resserrée en fait tu vois ? Bref tout cela était déjà très bizarre quand Roger m'a dit un truc comme « en fait elle bouge », et j'ai répondu « qu'est-ce qui bouge ? » (bon on va pas s'en sortir comme ça alors voilà à peu près la reconstitution du dialogue)
-La forêt, elle bouge.
-Mais qu'est-ce que tu racontes ?! (je met un « ?! » pour bien souligner mon effet de stupeur)
-Tu n'as pas remarqué ?
-Remarqué quoi ?
-Elle bouge, les arbres bougent, y'a pas vraiment de chemin tracé.
J'arrête pas de le dire (ou de le sous entendre?) mais Roger est vraiment spécial. Vraiment. C'est pas forcément mal mais du coup je pensais qu'il délirait un peu avec son air d'enfant sérieux. Mais il m'a fait arrêter pendant un long moment (j'étais très stressée, j'avais peur qu'on perde la patrouille) et il m'a demandé de bien être « réceptive » (tu y crois toi, lui, dire ce mot?). Et quand j'ai pu un peu mettre le stress de côté j'ai réalisé …qu'il avait raison. La forêt bougeait. Non mais sérieusement ça paraît dingue dit comme ça mais elle bougeait vraiment ! Mais pas comme on pourrait l'imaginer. C'était pas des arbres qui rampaient avec leurs petites racines mais quelque chose de beaucoup plus subtil. En fait je ne sais pas vraiment comment décrire ça ...C'était très lent mais perceptible si on y faisait attention. Assez beau aussi. Avec Roger on se regardait un peu comme si n aurait pu rester là à observer ces mouvements.
Mais bon.
Il fallait rattraper la patrouille (on a réussi car il était encore moins discrets que nous, un comble!). En attendant avec cette forêt mouvante, pas étonnant qu'on se soit perdus. Mais c'est vrai que la patrouille avait l'air très hostile, ils pointaient leurs armes à droite à gauche, on avait pas vraiment envie de les approcher (enfin Roger si mais je ne le compte pas dans le « on » des personnes sensées). Et finalement, alors qu'ils avaient pas encore trouvé de gibier, c'est arrivé. Ils se sont fait attaquer. Par la forêt. Par la forêt ! Les branches s'étaient mises à bouger et essayaient d'attraper et de blesser la patrouille. Là c'était plus vraiment subtil. Mais ça restait beau (enfin j'imagine même si sur le coup je pensais plutôt à « aahhh on va tous mourir ! »). Roger lui avait les yeux très concentrés, je me suis dit qu'enfin il analysait intelligemment mais il s'est tourné vers moi pour dire très sérieusement : « je veux un arbre en bocal dans mon bateau ». J'ai pas vraiment eu le temps de lui crier dessus. Y'en a un qui a essayé de nous attaquer, j'ai hurlé, mais heureusement la patrouille était déjà trop occupée pour y faire attention. Et puis d'un seul coup, et ça non plus je m'y attendais pas, Roger m'a attrapé et m'a balancé sur son épaule comme si j'étais un pauvre sac de carottes pas lourdes. Et il s'est mis à courir, visiblement ravi. Il courrait très vite en fait ...Puis c'est là qu'il m'a dit ce truc incroyable : « Tu entends cette voix ? » Alors non moi j'entendais les espèces de sifflement des branches des arbres mais pas de voix. Mais il arrêtait pas de répéter : « J'entends une voix, elle est terrifiée ! » tandis qu'on fuyait vers la ville.
-Alors Ace commandant ! Depuis quand t'écourte les réunions pour lire ? C'est quoi ce truc ?
Le jeune homme sursauta en sortant de sa lecture et releva la tête, regardant un de ses hommes s'asseoir gentiment à ses côtés.
-Salut Teach.
-T'es bien concentré dis moi.
-Oh ...c'est rien.
Il s'entendait très bien avec le pirate à la carrure impressionnante mais n'avait pas cette confiance silencieuse qui l'avait fait se confier à Marco. Peut être plus tard. Après tout dans sa division c'était un de ses plus proches compagnon. Il ferma le journal sur ses genoux, réfléchissant.
-Dis moi ...tu as lu les livres qu'il y a dans le navire ?
-Zehahahahaha ! Je ne suis pas vraiment un grand lecteur, contrairement à toi visiblement !
-Je ne le suis pas non plus ...je me demandais juste s'il y avait des informations ...sur Gol D. Roger.
L'œil de son ami pétilla et il sourit d'avantage.
-Le roi des pirates ? Tu n'as pourtant pas l'air de l'apprécier.
Ace faillit grimacer. Était-il si transparent ?
-Je me posais juste ...une question.
-Ma foi on a écrit beaucoup de choses sur lui mais la plupart sont probablement fausses. Beaucoup de livres sur ses voyages ne sont que des suppositions inabouties et peu crédibles. Mais je pense que l'homme en tant que tel n'est pas si important.
-Comment ça ?
-C'est le symbole qui est important ...il représente un rêve, un idéal. Même si par ailleurs c'était sûrement un type très intéressant.
-Mouais …
Marshall D. Teach se releva et considéra son jeune commandant avec une certaine affection.
-Je ne sais pas ce que tu cherches Ace mais n'oublie pas de t'occuper de tes hommes, il faut toujours être très attentif à son équipage.
Sans vraiment enregistrer le conseil, Ace le regarda partir en se demandant pourquoi à la lecture il arrivait à supporter ce Roger de papier. Peut être parce qu'il était différent de ce qu'on lui en avait raconté ...
Laissez moi une review longue et argumentée si vous ne voulez pas que Teach vienne vous faire un bisou baveux avant de dormir ! (peut être que la menace est plus efficace ...)
