Bonjour tout le monde :)

J'espère que vous aller bien, et que la nuit vous portera conseil, genre "je dois laisser une review de temps en temps pour partager un peu la joie que j'éprouve à lire des fictions qui prolongent l'univers crée par le merveilleuse, la talentueuse, la sublime JKR, que j'aime temps depuis tellement d'année..." XD

Rating : M

Pairing : DM/HP

Genre : Dark romance (mais ça ne veut pas dire tragique hein ;) )

Disclaimer : Tout appartient à JKR, à part l'histoire de cette fiction et certains personnages (cf les aurors ):)

Sur ce, bonne lecture :)


4. Comment est-ce possible ?


Harry avait beau avoir abandonné l'idée d'aller se promener, il ne cessait pas moins d'y penser... Lorsque Ron commença à gémir dans son sommeil, ponctuant ses gémissements par le prénom d'Hermione, il se décida à risquer les foudres de Stan plutôt que de continuer à écouter Ron. Cette situation se produisait déjà bien trop souvent à son goût pour la supporter une fois de plus.

Il se leva et fouilla dans sa malle, ôta le sort de désillusion, et récupéra sa cape d'invisibilité. Dumbledore lui avait demandé de ne pas l'apporter afin qu'il ne soit pas tenté de fausser compagnie aux Aurors, et Harry s'était félicité de l'avoir camouflée quand Tom avait fouillé sa valise pour vérifier qu'il ne l'ait pas emportée.

Le plus dur maintenant était de réussir à passer devant Tom sans se faire prendre, mais surtout devant Stanislas, qui devait être en train de faire les cent pas dans la salle commune.

Harry se couvrit de sa cape, respira un bon coup, et ouvrit la porte. Comme il l'avait deviné, les ombres du feu de cheminée faisaient danser la silhouette de Stan qui se déplaçait dans la pièce.

Tout ce qu'il avait à faire, c'était de descendre les escaliers, traverser la salle commune, éviter une collision avec l'Auror et atteindre l'ouverture du tableau. Là, il aurait fait la moitié du travail…

Maintenant qu'il était là, il n'avait plus envie de faire demi-tour, alors le plus silencieusement qu'il put, il descendit les marches de l'escalier. Harry regardait l'homme tourner en rond dans la pièce, s'il continuait sur cette lancée, il serait aisé de l'éviter. De plus, le tapis moelleux au sol couvrirait le son de ses pas.

Évitant avec soin de respirer trop fort, il se lança et traversa la pièce sans problème. Une fois dans le renfoncement qui menait à l'ouverture, il se permit de souffler un bon coup. D'où il était, Stan ne pouvait pas le voir, même s'il ne portait pas de cape. Par contre, le tout était de sortir maintenant...

Le jeune homme priait Merlin pour que les gonds du tableau aient été graissés, afin d'éviter qu'ils ne craquent et grincent lorsqu'il s'ouvrirait. Et surtout, il pria pour que Tom soit ailleurs, ou endormi. Cependant, il pensait que vu l'attitude désinvolte de l'Auror et l'heure tardive, il ferait comme il avait fait dans le Poudlard Express, et serait en train de piquer un roupillon.

Le stress d'être découvert faisait perler la sueur sur son front. Il agrippa la poignée du tableau et la fit pivoter le plus lentement possible. Arrivée tout en bas, la poignée émit un faible cliquetis qui fit sursauter Harry, comme si une corne de brume venait de sonner ! D'ailleurs, Stan l'avait entendu aussi, le croyait-il, puisque l'homme avait soudainement arrêté de faire les cent pas, aux aguets du moindre bruit suspect.

Harry sentit son cœur s'emballer, et sa respiration s'accélérer. Il savait que s'il se faisait prendre, Dumbledore serait furieux, mais surtout très déçu qu'il lui ait désobéi consciemment.

Entendant que Stan avait repris sa ronde, le Gryffondor fit pivoter le tableau avec une extrême lenteur et jeta un œil à l'extérieur, prêt à courir au moindre problème. Il fut donc rassuré de voir que l'imposant Tom était assis par terre, adossé au mur, et semblait dormir comme un bien heureux.

Toujours en veillant à ne faire le moindre bruit, il sortit et repoussa le tableau de la Grosse Dame, qui ne se réveilla même pas !

Le problème serait ensuite de faire le chemin inverse, puisque la Grosse Dame n'apprécierait certainement pas d'être réveillée au milieu de la nuit, et elle risquait d'attirer la moitié de Poudlard avec ses mécontentements. Mais ça, il aurait le temps d'y réfléchir plus tard.

Harry s'éloigna rapidement et se permit de souffler une fois l'angle du couloir dépassé. Il faisait enfin ce qu'il voulait depuis des semaines ! Depuis son anniversaire, les surveillances constantes l'étouffaient. Il appréciait tellement de se sentir libre, d'autant plus que le château lui avait vraiment manqué.

Après avoir fait le tour de quelques étages, pris ses passages secrets préférés, et s'être rendu dans le couloir du cinquième étage, il s'installa à son endroit préféré. Au bout du couloir, un immense vitrail permettait de voir l'ensemble du parc, du lac, et de la Forêt interdite, ce que Harry trouvait magnifique.

Il s'accouda à la fenêtre et regarda le paysage paisible qu'il aimait tant. Le lac totalement lisse était troublé par moments par le calmar géant qui s'amusait à jeter des Pitiponks hors de l'eau. Le Saule cogneur s'agitait de temps à autre pour attraper une chauve-souris qui passait à proximité, et des gnomes de jardin, quant à eux, traversaient les pelouses en courant.

Une silhouette venant de la volière attira son attention. Il n'arrivait à distinguer qui que ce soit à cette distance, et il se demandait ce qu'elle faisait là. Après tout, c'était peut-être un Auror qui gardait l'extérieur du château ? Peut-être même Davis. Harry se demanda d'ailleurs ce qu'il était vraiment advenu de lui. Demain, il faudrait qu'il aille voir Dumbledore pour lui demander s'il était vraiment nécessaire que Stan et Tom restent au château.

Perdu dans ses pensées, il en avait oublié de regarder la silhouette, et elle avait maintenant disparu. Elle devait être rentrée au château, vu la direction qu'elle avait prise.

Il passa un bon moment à regarder la lune et les nuages qui la cachaient au gré du vent, profitant pleinement de sa fugue nocturne. Cependant, le sommeil commençait à le gagner, et il fallait bien qu'il réfléchisse au moyen de rentrer pendant le trajet du retour.

Il quitta la fenêtre à contrecœur, et commença à partir, lorsqu'il entendit des pas approcher. Il ne risquait rien car il était sous sa cape, mais il n'était pas rassuré pour autant puisqu'il ne pouvait pas rebrousser chemin.

La personne jusque-là invisible apparut comme étant Drago Malefoy.

Reconnaissant les habits, Harry sut que c'était lui qui venait de se rendre à la volière, et sans comprendre pourquoi, il retira sa cape d'invisibilité :

— Potter ! Qu'est-ce que tu fous là ? Tu as failli me faire mourir de peur ! s'exclama le blond avec colère.

— Et toi, qu'est-ce que tu fais loin des cachots ?

Le blond le regarda comme s'il était le dernier des crétins, ce dont il ne doutait pas un instant, hésitant entre le fait de ne rien lui dire, ou au contraire, de lui fermer son clapet. La seconde solution étant la plus agréable pour lui, c'est ce qu'il fit :

— Potty, tu ne sais pas peut-être que les préfets peuvent, s'ils le souhaitent, avoir une chambre privée ?! Peut-être que ta copine aux dents de lapin ne profite pas de ce privilège, mais ce n'est pas le cas de tout le monde !

En disant ça, il ouvrit la porte devant laquelle il se trouvait, et commença à entrer dans sa chambre. Mais Harry refusant de le laisser partir sans savoir pourquoi, essaya de le faire réagir :

— Qu'est-ce que tu fais en pleine nuit, tu envoies des lettres à ton père ? dit-il en s'approchant de Drago Malefoy avec provocation.

Il n'en fallut pas plus à Drago pour faire demi-tour et sortir sa baguette pour le menacer avec :

—Ferme-là Potter ! Tu ne sais rien de mon père, ou de ma vie, alors je te conseille de te barrer avant que je te jette un Sortilège Impardonnable, d'autant plus que j'en meurs d'envie !

— Qu'est-ce qui te retient alors ? susurra Harry qui se colla presque à lui.

Drago fronça les sourcils, trouvant l'attitude du brun plus qu'étrange, et se recula un peu, sans même trouver à répondre.

Néanmoins, ce silence ne satisfaisait pas Harry. Il ne comprenait pas les sensations qu'il éprouvait. Plus il était proche de Drago, plus son sang fourmillait dans ses veines, et plus les battements de son cœur se faisaient sourds. Une envie impétueuse le prit soudain, et il se jeta avec voracité sur les lèvres du Serpentard.

Une sorte d'onde les submergea et Drago répondit avec frénésie au baiser de Harry. Celui-ci le poussa dans la chambre, dont la porte était restée entrouverte, et le jeta presque sur le lit, tout en se déshabillant avec empressement.

Drago fit de même, déchirant même sa chemise tant il voulait se débarrasser de ses vêtements qui l'encombraient.

Moitié nu, Harry fondit sur lui tout en dévorant sa bouche affamée, qui le mordait de désir, leurs langues combattant fougueusement, sans aucune douceur. Drago poussa soudain Harry sur le côté afin de rouler sur lui, de coller son corps au sien, tout en ondulant du bassin. Harry gémissait de plaisir et s'agrippait au dos du blond, en essayant de l'approcher au plus près de son corps tremblant.

Drago, tout en lui mordant la clavicule, déboutonna le jean du Survivant et le mit entièrement nu d'un mouvement sec, puis fit de même, sous le regard enfiévré de Harry. Une fois libérés de leurs derniers vêtements, ils se collèrent de nouveau avec fougue, comme s'ils étaient l'un l'autre leur oxygène réciproque. Tout était précipité, comme s'ils attendaient ce moment depuis toujours, comme des amants qui se retrouvent après une trop longue absence.

Leurs sexes durcis frottaient délicieusement l'un contre l'autre, leur envoyant des décharges de plaisir, et n'y tenant plus, ils empoignèrent mutuellement la verge de l'autre en faisant des va-et-vient puissants, tout en continuant de se dévorer les lèvres, le cou, les épaules, insatiablement.

Se sentant proche de l'extase, Harry encercla Drago de ses jambes, et celui-ci ne se fit pas prier pour entrer en lui, provoquant une sourde douleur au brun, qui n'arrêta pas cependant d'onduler sous ses coups de reins, allant même jusqu'à lui griffer le dos à sang, emporté par des sensations inédites. Leurs corps ruisselants de sueur ne faisaient plus qu'un, et chaque éloignement l'un de l'autre était comme une suffocation pour eux.

Harry ne tint plus et jouit, répandant sa semence sur son ventre et celui de Drago, qui y était collé. Ce dernier ne mit pas longtemps à le rejoindre, et dans un puissant râle, il se déversa en Harry.

Les deux garçons, essoufflés et épuisés, ne parlèrent même pas. Drago, tremblant encore, se coucha sur le côté, et chacun sombra dans un profond sommeil.

oOo

Harry émergea peu à peu du sommeil, mais son esprit restait embrouillé. Il se sentait terriblement bien ! Il n'avait pas souvenir de s'être déjà senti si serein et heureux. Il avait l'impression de flotter sur un nuage, sans avoir aucune idée de la raison, c'est là qu'il essaya de la connaître.

Il tenta de faire le vide dans sa tête, et de se souvenir de la veille. Il se rappelait sa journée, somme toute banale, si l'on ne tenait pas compte des deux Aurors qui le suivaient comme son ombre. En pensant à eux, il se rappela son envie de liberté, et se souvint avoir utilisé sa cape pour sortir. Il se demanda même comment il avait fait pour rentrer dans son dortoir sans se faire prendre. Il essaya, mais il avait beau se forcer à se concentrer, cette partie-là restait cachée...

Ne pas réussir à s'en rappeler le tracassait, et il se sentit émerger totalement du sommeil. Harry ouvrit les yeux qui tombèrent directement sur Drago, debout, qui le regardait, blanc comme un linge.

Soudain, la lumière se fit dans son esprit ! Il revit toute la scène en accéléré, et il ne put empêcher le cri d'horreur de sortir de ses lèvres. Son recul violent le fit tomber par terre, et il se redressa, mortifié de se rendre compte qu'il était nu ! Par Merlin, tout ceci n'était donc pas un rêve ?! Ou un cauchemar plutôt !

Il osa regarder Drago, qui restait là, comme statufié, sous le choc, le visage plus blanc que la mort, la bouche pendant lamentablement, des traces de larmes séchées sur les joues.

Il fallait que Harry parle, cette situation était trop invraisemblable, il devait y avoir une raison, il fallait qu'il y ait une raison !

— Je... on a…

— La ferme Potter ! Il n'y a pas, et n'y aura jamais de « ON » ! C'est bien compris !

Drago semblait être sorti de sa catatonie, et sa réaction violente était légitime. Apparemment, lui aussi avait « subi » les événements de la veille, et bizarrement, ça rassurait encore moins Harry.

— Pars, dégage, vite ! lâcha Drago d'une voix blanche, n'osant pas regarder le Survivant. Et si tu le dis à quiconque, je te tue, je t'en fais la promesse !

Harry essayait de comprendre, il était tétanisé. Drago, qui semblait être reparti dans un état comateux recula lentement jusqu'à sa salle de bain, et s'y engouffra sans même se retourner.

Une fois seul dans sa salle de bain, il revit une fois de plus les images de la veille, et ce fut trop pour lui. Il eut à peine le temps de s'approcher de la cuvette des toilettes qu'il vomit de dégoût.

Cela fit sortir Harry de sa torpeur, et il en profita pour ramasser le reste de ses habits qu'il enfila à la hâte, et sortit presque en courant de la chambre du blond.

Une fois dans le couloir, que la lumière du jour éclairait de couleurs chatoyantes, il se recouvrit de sa cape d'invisibilité, le traversa, et s'effondra contre le mur, dans un renfoncement derrière une statue. Il resta un moment assis, comme dans un état second. Tout ce qu'il ressentait à cet instant précis était indescriptible ! Que s'était-il passé ? Qu'allait-il faire ? Des millions d'autres questions dont il n'avait pas la réponse tournaient en boucle dans sa tête, menaçant de le rendre fou. Mais peut-être l'était-il déjà ? Sans ça, comment expliquer ce qui s'était passé entre lui et Malefoy ? Cependant, dans ce cas-là, ça voudrait dire que le blond aussi était fou, et fou à lier vu la situation !


Alors ? Vous vous demandez certainement ce que j'ai fumé pour en arriver là ? mais rassurez-vous, je contrôle^^ N'hésitez pas à me dire ce que vous en penser avec une review ;)