Kikou le monde !

Voici la suite, tant attendus ou pas, de Adieu le camps Sanga. Aprés avoir bravé pour vous, lecteur, l'immense vague des devoirs maisons et des professeurs avaricieux... c'est méchant ce que je viens de dire, mérite pas qu'on leur disent ça... bon, aprés avoir bravé ce qui fait la vie difficile d'un éléve de Terminal, je poste enfin le chapitre 3. En espérant que l'histoire vous interésse encore.

Bonne lecture


Titre: Adieu le camp Sanga

Résumé: Début octobre en cette année 3960 de l'Anguna. De nouveaux prisonniers, de simple vagabond aux tueurs en série, débarquent sur les quais de la haute prison gouvernementale, Sanga, au vue de grossir les rangs déjà plein de ce camps de détention. Parmi eux se trouve trois jeune à qui la vie n'a pas fait de cadeau et qui par les aléa du destin vont se retrouver à faire route ensemble: Naruto, un jeune orphelin de naissance, Tenten, talentueuse voleuse au comportement de garçon, et Shikamaru Nara, un génie du type feignant, aube d'un nouvelle ère

Disclaimers: les personnages appartienne à Masashi Kishimoto, l'histoire à moi

Avertissement: Si vous n'aimez pas l'idée de deux personne du même genre qui s'aiment, vous pouvez passer vôtre route. Vous êtes prévenus.

Pairing: varié et variable.

Note 1: pour des raison de pratique l'histoire sera sous le personnage de Naruto Uzumaki seulement, même si elle prend aussi pour personnage important Tenten et Shikamaru

Note 2: Je n'assure pas le non OCC des personnage principaux en point de vue interne. Allez-y vous d'essayer de vous mettre dans la peau d'un personnage sans être sur que vôtre vision de celui-ci soit valable.


Chapitre 3: Compagnons de route

De toute son existence de nomade, il n'avait jamais vu d'endroit aussi poussiéreux que ce train. Chaque interstices, meubles, objets, tissus, était imprégné de cette matière grisâtre et le moindre mouvement venait irrémédiable la soulever et le faire tousser. Pourtant, il en avait vu de la poussière après laquelle sa mère courait comme une folle en hurlant sur son père qui, en bonne mauviette, s'écrasait platement, et peut-être était-ce pour ça qu'il ne l'aimait pas. Mais là, elle dépassait l'entendement

Il soupira, baya aux corneilles et joua de sa mâchoire un instant. Outre la poussière qu'il retrouvait partout, même dans ses vêtements en toile, deux autres paramètres extrêmement chiants le gênaient. Le premier était un adolescent blond qui se jetait contre la porte depuis une dizaine de minutes en faisant un bruit pas possible, et le second une brune qui, si elle se tenait silencieuse, dégageait une aura colérique déplaisante. Et dire qu'il avait fallu que les gardes le tirent de la tranquille retraite qu'était le wagon marchandise et dans lequel il aurait pu dormir tout son saoul.

Bon ok, espérer trouver le repos dans ce train était utopique, mais il n'aurait pas pensé que ne pas pouvoir le trouver était à ce point quand le compartiment vibra une nouvelle fois et qu'un long gémissement s'ensuivit, poussé par le blond entrain de se laisser glisser contre la porte. Comme quoi, on en apprenait tous les jours et pas forcément en cherchant comme aimait le dire sa mère.

La brune en face de lui serra les dents, carra la mâchoire, et lui fit preuve d'un self-contrôle qui, à défaut de le surprendre, lui fut appréciable. Lorsqu'elle prit la parole, ce fut sur un ton maîtrisé, mais suintant de colère, dans une remarque qui se voulait sarcastique. Qui se voulait, hein, parce qu'elle ne sembla pas porter plus que ça atteinte au blond.

Celui-ci se redressait en massant son épaule endolorie, grimaçant de manière comique, et il émit une expiration amusée en souriant légèrement. Ce mouvement lui attira un regard noir de la part de la brune. Celle-ci se leva pour rejoindre, d'un pas vif, le blond repartit charger. Non, il n'était visiblement pas prêt d'avoir la paix.

Il la regarda agripper le blond d'une manière presque professionnelle, le coupant dans son élan et bloquant toute tentative d'essor. Il vit aussi son léger mouvement de recul, comme une répulsion à toucher l'adolescent, et les tremblements incoercibles de sa main. Tout comme il remarqua un éclat fugace d'horreur dans son regard noisette.

- ça suffit. » ordonna-t-elle d'une voix inflexible. « Retourne t'asseoir. »

Il haussa un sourcil perplexe. La vague de colère s'était comme dissipée, comme si la brune c'était refroidie au contact du blond. Visiblement inconscient de l'ex-colère de leur camarade de compartiment, ce dernier refusa de la tête, le faisant soupirer. Il n'aurait pas fait ce choix parce que, quand une femme se mettait en colère, il n'y avait aucun moyen d'éviter ses foudres. Et si la colère était retombée, elle couvait encore.

- Galère » souffla-t-il. « On ne t'as pas appris à être courtois envers les femmes ? »

- Qu'Est-ce t'a dit ? » siffla la brune en pivotant vers lui.

Ses tympans, agressés par les propos de sa vis-à-vis, se mirent à bourdonner désagréablement et lui tirèrent une grimace douloureuse. Non, vraiment, mettre une femme en colère n'était pas une idée des plus intelligentes. Mieux valait éviter.

- Rien de plus ni rien de moins que ce que j'ai dit. » répondit-il posément en se cirant l'oreille. « et évite de te mettre en colère, c'est mauvais pour les nerfs. Surtout pour les femmes »

Il y eut un instant de flottement, comme ci son interlocutrice analysait ses propos paisibles. Il s'attendait à ce qu'elle réplique vertement. Elle ne le fit pas

- Non, mais j'y crois pas. » souffla-t-elle en repoussant une mèche qui s'était égarée sur son front. « J'y crois pas. »

Il haussa un sourcil, perplexe, puis, considérant que ça n'avait rien à faire avec lui, retourna à l'observation dérisoire de sa main. La brune se remit à parler au blond, reprenant l'engueulade là où il l'avait interrompue. Il soupira. Il avait réussi à éviter la crise, c'était bien ça de gagné. La crise, pas les propos agressifs qu'il entendait.

- Mais putain ! » explosa le blond. « Qu'est-ce que t'en as battre que je cogne cette porte ? J'fais ce que je veux merde ! »

- J'te ferais remarquer que t'es pas seul dans ce compartiment ! » répliqua la brune. « Alors tu fermes ta gueule et tu retournes t'asseoir ! »

Il soupira, abandonna l'étude de sa main et fixa d'un air dépité les deux énergumènes qui, ignares de sa présence, continuaient à se chercher des poux. L'idée de les interrompre une nouvelle fois le prit, mais disparut aussitôt. Ouvrir la bouche pour débattre, même pour avoir la paix, était bien trop fatiguant pour qu'il le fasse. Donc, plutôt que de le faire, il se retourna pour se mettre dos aux deux autres et faire abstraction de leur présence. Puis il ferma les yeux et se laissa somnoler, écoutant vaguement l'avancement de cette discussion qui n'en était pas une et qui ne réglait rien du tout.

- Mais elle est en quoi cette porte? » Entendit-il dans sa léthargie

Il ouvrit un œil, rencontra le dossier de la banquette et lâcha un soupir qui le fit éternuer. C'était quoi cette question ? À un moment pareil ? Une curiosité déplacée ou une phrase dite sous le besoin de parler ? Tss.

- Cette porte » répliqua l'autre « est en…en…euh ? »

Il pivota pour jeter un regard par-dessus son épaule et fixa d'un œil éteint les deux adolescents aux prises avec la porte. C'était la brune qui venait de parler, et ça ne l'étonnait pas. S'il elle ne savait pas, autant qu'elle reste silencieuse. Mais c'était si typique des femmes, parler pour ne rien dire. Typique et extrêmement chiant. Même lui était incapable de le dire.

Il se tourna en soupirant et se laissa aller sur la banquette. Un moment de silence les engloba, comme si chacun d'entre eux réfléchissait à la question. Puis la brune détourna la tête l'air passable agacée, les sourcils légèrement plissés.

- Qu'Est-ce que t'en à foutre ? » cingla-t-elle. « C'est pas comme si tu pouvais l'enfoncer ! »

Il haussa un sourcil semi réprobateur. En bon scientifique peu informé, il remettait en cause cette certitude. Et avec le sourire en prime. Le blond pour sa part fusilla la brune en grommelant quelque chose qu'il n'entendit pas. Un quelque chose qui ne dut pas lui plaire puisqu'elle attaqua aussitôt sur le ton de la menace. Ils repartirent pour un round de pique illogique. Malgré lui un soupir amusé, lui échappa volontairement.

Au bout d'une dizaine de minutes d'échanges sonores et insultants à souhait, il se redressa en marmonnant des propos sans senset ramena une de ses jambes sous lui en massant sa nuque. Ses deux compagnons ne semblèrent pas le voir, visiblement très occupés à se crier dessus, et il se demanda ce qui pouvait bien l'amener à donner lui aussi son avis. Ce fut néanmoins d'une voix traînante qu'il attira leur attention.

- En plus » continua-t-il subtilement, et en mâchant à moitié ses mots. « Si vous continuez d'hurler comme ça, les gardes dans le coin vont débarquer, vont nous museler et on va… »

Son intervention fut coupée par la brune, qui déclara que ce n'était pas ses affaires, aussitôt renchéri par le blond. Ce qui était en partie faux puisque, même s'il n'était pas mêlé à la dispute, il se trouvait être au milieu. Il préféra tout de même ne rien répliquer. Les femmes s'étaient têtues, et le soupirant pouvait, lui aussi, l'être pour le bien de sa dame.

Il haussa les épaules pour quand même répondre, puis se désintéressa d'eux pour regarder à la fenêtre. Depuis qu'ils avaient quitté la gare, le paysage s'était transformé, laissant place à une forêt luxuriante et humide qui le changeait grandement des plaines du pays de la terre ou de l'étendue sablée du pays du vent. Mais nul doute que celle-ci céderait à une lande désertique puisque Sanga se trouvait être sur la plaine du feu. En faite, il ne voulait même pas y penser.

Derrière lui, ses deux compagnons de wagon s'étaient remis à se chiquer et ne semblaient pas décider à cesser. Il lâcha un soupir en revenant sur eux. Il n'aurait sû dire s'il était énervé, amusé, agacé, heureux, de les voir se crier dessus, mais une chose était sûre, ils étaient bruyants. Pas assez pour l'empêcher de retourner somnoler, mais trop pour ne pas les ignorer. Ennuyant en faite. Il était ennuyé.

En entrant, ou plutôt lorsque les gardes l'avaient, délicatement, déposés dans la cabine, il les avait à peine regardés, notant rapidement les caractéristiques physiques les plus flagrantes de ceux qui allaient l'accompagner. Il avait était particulièrement dépité lorsqu'il c'était rendu compte qu'il s'agissait de jeunes de son âge. Et il n'avait pas eu tort de l'avoir été.

Bref, il leur avait à peine accordé son attention, gardant en tête la tenue orange du blond et les deux espèces de chignons qui servaient de coiffure à la brune. Ce qui ne l'avait pas empêché de rester ouvert à chaque détail en leur provenance. Une observation à la dérobée qui lui était propre et dont son père vantait si souvent les vertus. Son observation d'espion, même s'il ne voyait pas pourquoi…

Il soupira en fixa le blond. Des deux énergumènes qui lui tenaient compagnie, il s'agissait du plus surexcité, et sûrement du plus impulsif de leur trio, malgré son air mal en point. Ses cheveux, d'un blond assez rare il fallait l'admettre, était du fréquent décoiffé du saut du lit, et encadrait de manière sauvage un visage plutôt carré dans lequel ressortaient deux billes d'un bleu très lumineux. Le tout complété par plusieurs marques sur les joues qui ressemblaient à s'y méprendre à des moustaches. Vivacité, curiosité et… joyeuseté ? Haut en couleur.

Au niveau de sa stature sinon, l'adolescent était petit; du moins si on considérait qu'avec son un mètre soixante-dix il était dans la norme, mais d'une constitution moins frêle que lui, ce qui laissait deviner un corps musclé. Sa tenue quant à elle reflétait pas mal le genre de personnes qu'il pouvait être, c'est-à-dire, une grande gueule qui arborait un air rebelle avec ses épis. Tonicité, dynamisme et luminosité. Peu commun.

Il enchaîna avec son amie de joute orale qui faisait un peu prés sa taille. Celle-ci n'avait rien de bien remarquable. Ses cheveux bruns lissés et tirés en arrière, avaient étaient relevé en deux simples chignons, laissant une raie indéfinie au centre de son cuir chevelu. Ses vêtements de couleur pastel, rose pour le haut et vert pour le bas, étaient assez excentrique par leur forme, mais allaient plutôt bien ensemble et étaient un peu prêts corrects. Ce qui était étrange. Maîtrise, douceur et discrétion. Typiquement féminin

Il remonta au visage, aussi anguleux et fin que le corps de sa propriétaire, bien que nerveux et expressif, que ce soit dans ses traits, actuellement tirés, ou la paire de yeux chocolat qui luisait fortement. C'était le genre de fille qui n'attirait pas vraiment le regard car trop tendue et qui s'effaçait sans mal. Vivacité, méfiance et silence. Âme de fauve

Deux personnes extrêmement différentes à vraie dire au niveau du comportement et pourtant quelques peu semblables. Sûrement une question de normes et de valeurs. Donc, une grande gueule énervante et une panthère raffinée ayant pour point commun le même rapport au monde: celui de cache-cache, tu ne m'auras pas. Galère…

- Mais puisque je te dis que la porte ne veut paaaaaaaaaaaahhhhh. »

Il regarda, avec un sourcil levé pour noter sa perplexité, la porte qui venait de s'ouvrir et le blond qui s'affala, sans classe, hors du compartiment qui aurait dû être verrouillé. Ils n'allaient pas tarder à avoir des ennuis avec le personnel eux. Enfin, les patrouilles de gardes. Il passa une main sur sa nuque en grimaçant.

Pour conclure, tout ce beau monde, qui continuait de se crier dessus dans le compartiment, devait avoir son âge. Physiquement du moins, parce que mentalement, à moins d'être inconscient, on se taisait et on attendait patiemment dans ce genre de situation. Et en paniquant sourdement pour les femmes. Il était cependant quelque peu surpris par leur agissement, qui n'avait, il en aurait mis sa main à couper sans le traiter comme une certitude, rien de décalé avec leur comportement. Mais la situation…

Une envie de ramener ses mains devant lui et de les coller ensemble pour réfléchir le démangea cruellement, mais il la repoussa. À la place, il étouffa un léger bâillement et soupira une nouvelle fois en se cirant l'oreille. Encore une fois ignare de sa présence, ses deux compagnons continuaient de dialoguer à coup de tirades et de remarques acides qui fusaient sur le théâtre de la porte baillant sur ses gonds.

- Et en plus elle était même pas fermée, mais quel crétin t'es ! » S'époumonait la brune.

Il leva les yeux au ciel, notant ainsi un certain agacement. La vanité féminine était vraiment la pire de toute les caractéristiques des femmes. Enfin bon, des suite de cette diatribe, pas plus acerbe que les précédentes, mais plus vexante, le niveau de décibels ne cessa pas de grimper.

- Elle était fermée y'a à peine deux minutes ! » Rétorqua le blond.

- Ouais c'est ça. T'as juste pas réussi à l'ouvrir, ça te tuerai de l'admettre ! » répliqua la première, les mains sur les hanches et les yeux fixés dans ceux bleu de son interlocuteur.

Le blond resta un moment silencieux, comme déstabilisé, puis lâcha un juron sonore et repartit de suite.

Il distingua entre les corps des deux surexcités de service un garde plié en deux, comme au prise d'un fou rire incompréhensif. Mais trés vite, ce dernier reprit de son professionalisme en portant rapidement la main à son arme et s'approcha silencieuse d'eux. Bon, ils avaient fait rire le patrouilleur, mais maintenant, ça allait être bon pour leurs poires.

Il détourna le regard et, quand il se concentra de nouveau sur la sortie, le garde était un peu plus proche, mais en recul, en train de parler dans un Talkie-walkie. Malheureusement, il était bien trop loin pour entendre se qu'il disait et de toute façon, même s'il avait était plus proche, ses deux camarades de cabine accaparaient déjà à eux seul toute l'attention de ses deux oreilles souffrantes. Cela ne l'empêchait néanmoins pas d'imaginer la discussion qui se tenait et qui consistait à dire au supérieur que le wagon x était pourvu de troubles fêtes passablement agités. En gros, ils n'allaient pas tarder à être dans les emmerdes jusqu'au cou.

- Galère » souffla-t-il en abandonnant avant même de penser à les faire se taire.

Les personnes qu'avaient dû mander l'adulte ne tardèrent pas à faire leur apparition et il s'étonna un peu de la différence entre les uniformes. Avant d'être choqué par l'apparence du chef, dont les ordres fusaient sans aucune hésitation. Une femme. Le chef était une femme. A grosse poitrine certes. Au visage angélique certes. Mais une femme. Une femme au regard sadique et à l'expression perverse qui souriait de ce qu'elle s'apprêtait à leur faire subir.

Lorsque le regard noisette de celle-ci attrapa le sien, un long frisson d'anticipation le parcourut. Quand elle lui adressa un autre sourire, plus inquiétant que le précédent il ne put s'empêcher de paraître blasé. Puis l'adulte se détourna, faisant sauter sa couette panache, pour s'adresser à un de ses subordonnés qui recula. L'instant d'après elle le fixait de nouveau, un air réjoui sur son visage clair. Le même que celui qu'aurait un chat en voyant une souris.

Il soutint son regard d'un air ennuyé et, au bout d'une moment, détourna son attention de la garde pour se poser sur le duo qui échangeait joyeusement. Visiblement, les deux adolescents n'avaient pas encore conscience de la présence, pourtant peut discrète, des gardes à moins de deux pas d'eux. Quoique la brune semblait les avoir détectés puisqu'elle avait baissé d'un ton et que, tout en jetant des regards un peu inquiet dehors, tenter de calmer le jeu. Il ferma les yeux.

L'instant d'après il se retrouvait à terre, quelque peu confus, à retenir un gémissement de douleur. Les gardes avaient investis le compartiment pendant le laps de temps durant lequel il avait rabattu ses paupières et les avaient plaqués à terre sans somation. Le sien pour sa part l'avait arraché de la banquette, jeté à terre, et le maintenait allongé en lui tordant le bras. Il s'était d'ailleurs aussi assis sur son dos.

Une série de grognements et de jurons lui apprit que les deux autres ne se laissaient pas faire aussi docilement, chacun semblant lutter avec force contre les assaillants. Néanmoins après plusieurs coups, assenaient de manière plus ou moins brutale, ceux-ci semblèrent cesser de se plaindre bien qu'ils continuaient de lancer des « politesses d'usages » à l'encontre des gardes et d'eux-mêmes. Galère comme situation.

Il se tortilla légèrement, s'arracha une vague de douleur, et lâcha un grognement quand son tortionnaire amena son bras à un angle pas vraiment commun avant de lui replaquer, avec force, la tête par terre. En se contorsionnant un peu, il parvint à modifier la zone d'appui, écrasant sans pitié sa joue gauche pour pouvoir respirer.

Son regard quelque peu flou, agrippa une veste de couleur belge, faite de cuir d'après ce qu'il en sentait, puis une masse violette de cheveux. Avec, au passage, une superbe vue sur le haut résille et ce qu'il ne cachait pas. Pendant un instant il geignit mentalement, se plaignant de sa situation avant qu'il ne cesse en se sentant quelque peu mal à l'aise. Enfin il protesta.

- J'ai rien fait moi. » soupira-t-il.

Ce qui était la stricte vérité. Il n'avait pas pris part à l'engueulade, se tenant en retrait tel un arbitre, bien qu'il avait était un des éléments déclencheurs. À moins que ce fût ça le problème. Qu'il n'ait rien fait pour les arrêter. Et de toute façon allez arrêter une femme quand elle se croyait en position de force.

- Dite vous pourriez pas vous déplacer ? Vous m'étouffez là. » ajouta-t-il.

Sa vision, qui commençait à lui faire sacrément défaut sans vraie raison, ne lui permit pas de voir l'expression de la garde, mais son corps lui, lui permit de prendre conscience qu'elle venait de lui tordre un peu plus le bras. Et ça, ça faisait mal. Il serra consciencieusement les dents, s'empêchant d'émettre le moindre son d'inconfort.

- Anko ! » hurla quelqu'un « On n'a pas de temps à perdre à jouer. »

Bien dit songea-t-il en remerciant mentalement l'homme qui venait de parler. Autant pour le fait de ne pas reconnaître une quelconque supériorité à la femme au-dessus de lui, que pour le fait que la prise sur ses membres se relâcha. Néanmoins la dite Anko semblait décidé à restée là où elle était, et ça, ça craignait grave pour son matricule. Bon, ce n'était pas que ça le gênait tant que ça d'être écrasé par une femme aussi plantureuse, mais ce n'était vraiment pas agréable. C'était inconfortable même grimaça-t-il.

- Allez me chercher des cordes et des baillons » ordonna celle-ci d'une voix forte. « on va calmer leur ardeur je dis. »

Il frémit, pas vraiment sûr du sens dans lequel il devait prendre la phrase. Surtout dans cette situation et avec ça. Insensible à son état, ou extrêmement sensible, la garde se passa une langue sur les lèvres, le captivant un instant. Les gardes s'exécutèrent, et il sut que deux d'entre eux s'éloignaient au bruit de leur pas sur le sol. Deux gardes en moins, et encore six dans la cabine en retirant celle dite Anko. Galère.

Il gigota légèrement, rendu inconfortable par sa position et la femme sur son dos, et fut soulagé lorsque celle-ci le fit s'asseoir. Elle maintint néanmoins ses bras dans le dos, les tordant un peu plus en venant murmurer à son oreille qu'il était un méchant garçon. Ce à quoi il répliqua le plus sérieusement du monde que c'était tout ce qu'il y avait de plus normal dans ce genre de situation.

Il sentit plus qu'il ne vit l'air étonné de sa tortionnaire, puis son sourire sarcastique avant qu'elle ne lui torde un peu plus le bras. Cela eut pour effet de refaire tomber une partie de sa tension et de lui faire échapper un léger grognement. Parfait pour lui.

Il se tortilla pour se mettre à l'aise et manqua de se déboîter une épaule dans la manœuvre. Surtout lorsque Anko s'amusa à augmenter la pression sur ses avants bras, tirant un peu plus sur ses membres. Son regard fit un tour d'horizon notant la position du duo qui semblait avoir subi la même chose que lui, mais à un degré un peu plus sportif.

Il regarda sans y croire le blond qui luttait et jurait contre les deux gardes qui le maintenaient avant que ce dernier ne soit réduit à l'immobilité par un coup de poing bien placé. À l'instant même ou le coup atteignit sa cible, son bras émit une plainte et il se crispa en réaction. Puis celui-ci fourmilla et il comprit que sa propre garde s'était raidie, affirmant sa prise dessus.

- Lâchez-moi bordel ! » s'écria peu de temps après le blond en se remettant à se débattre.

En réponse, l'adolescent se reçut une claque suffisamment violente pour lui couper le souffle et l'envoyer à terre, où il resta, comme en état de choc.

- C'est bon ? T'a fini de te plaindre le gosse ? » grogna l'adulte qui l'avait baffé en le relevant.

Il n'était pas en reste lui non plus, avec ses bras qui criaient au secours tant la pression qu'ils subissaient été au-dessus de lui. Pour sa part, la brune se tenait tranquille, l'air hagarde et la respiration assez rapide. Le garde qui la tenait s'était quelque peu écarté et au vu de son expression, il semblait assez secoué, ce qui ne l'empêchait pas pour autant de faire son boulot.

- Hiro ! » siffla sa garde « il me semble que nos supérieurs nous ont dit de faire le moins de dégât »

L'homme qui maintenait le blond assis de force en lui tordant les bras, cessa de fusiller son prisonnier et fixa Anko de ses yeux noirs.

- Tu prend leur défense ? » questionna-t-il.

- Bien sur que non » répondit trop vite sa tortionnaire en agitant une main devant elle. « Je ne faisais que te rappeler les remarques de nos supérieurs. »

Comme Hiro les fixait d'un air où se disputait l'abrutissement et la méfiance il comprit qu'il n'avait pas était dupé. Anko sembla elle aussi le comprendre et ce fut presque en anticipant, bien qu'il baillait, qu'il s'écrasa sur lui-même, évitant la violence du coup que sa garde avait voulu lui mettre.

Les gardes se mirent à discuter entre eux, parlant de tout et de rien. La tête dodelinant dans un mouvement balancier, il écoutait distraitement les propos dits, laissant son incroyable mémoire prendre en note toutes les informations relatives au train, aux prisonniers, au camp, que celle-ci soient intéressantes ou même futiles. Les grandes gueules quant à elles, se taisaient, l'une dans un état de panique folle, l'autre encore trop sonnée pour faire quoi que ce soit de constructif. Il prit son mal en patience.

Un bout d'étoffe bleue apparut au bout du couloir, puis une jambe et un corps. Les gardes réapparurent et furent accueillis par une volée de sarcasme et de menace de la part d'Anko, insatisfaite de leur retard. En les voyant ployer l'échine devant la femme il grimaça, vachement réprobateur.

- Bon. Qu'est-ce vous attendez ? » Gueula la chef de la troupe. « Mais attachez-les-moi bordel ! Pourquoi vous croyez que je vous ais demandé d'aller me chercher ça ? »

L'un des garde répondit en tremblotant un oui, et dut accuser un regard noir puisqu'il blanchit aussitôt. Les hommes se répartirent rapidement la tâche, chacun d'entre eux un rouleau de corde dans la main et il se laissa faire lorsqu'un roux l'attacha. Devant sa docilité, l'adulte ne chercha pas à serrer les cordes, et décolla aider son collègue qui ne parvenait pas à attacher le blond. Il fut aussi épargné du bâillon.

La brune quand à elle eut un mouvement de recul lorsque le garde à sa charge tenta de l'attacher et il la regarda essayer de se soustraire en paniquant. Elle fut néanmoins vite maîtrisée et enchaînée. Puis bâillonnée. Dans le cas du blond, les adultes eurent plus de mal étant donné qu'ils devaient le maintenir, mais parvinrent à lui lier les bras dans le dos. Tout en supportant ses attaques verbales. Il étouffa un bâillement.

Ce geste lui attira un regard noir d'Anko, dont la raison lui échappait totalement, et celle-ci se passa une langue suggestive sur ses lèvres en lui chantonnant que ce n'était pas l'heure de dormir. Ce à quoi il répondit par un haussement de sourcils très expressif.

- Rapport ! » ordonna-t-elle ensuite en reprenant un air neutre et professionnel.

Les gardes sursautèrent et l'un d'entre eux eut l'idée de faire remarquer, en tremblotant pathétiquement, que c'était plutôt à ses supérieurs qu'il devrait être transmis.

- Rapport. » répéta d'une voix froide Anko.

Cette fois-ci les gardes s'exécutèrent, détaillant l'intervention avec une précision qui aurait put lui paraître superflue s'il n'avait pas saisit une anormalité dans le discours. En outre, il nota qu'ils exagéraient certains points, mais ne dit rien, testant la solidité de ses liens dont le mou le blasait. Celui qui avait engagé les gardes ne devait pas être très frais.

- …et les faiseurs de trouble du wagon 3 on était mis hors d'état de nuire. » conclut celui qui devait être Hiro. « Sans violence. »

Il ne releva pas l'accentuation sur la dernière phrase, préférant l'ignorer. Il avait suivit toute la discussion, sans paraître intéressé, et personne ne semblait l'avoir remarqué. Tant de négligence était surprenant.

- Bien. » remercia Anko. « Hideki ? »

- Oui ? » répondit l'interpellé en se raidissant.

- On va commencer par là. Trouves-moi le chef de direction et dit lui qu'on va commencer la distribution. Et rapportes-les-moi. »

Il se retint de justesse d'hausser un sourcil interrogateur, et bougea légèrement ses bras avant de se mettre à l'aise. Il remarqua au passage qu'Anko le fixait à la dérobé, et ne mis pas longtemps à comprendre qu'elle avait dut remarquer son geste. L'instant d'après elle lui tombait dessus, le plaquait au sol, et revenait s'asseoir sur son dos. Il geignit.

- Dites. » S'enquit-il. « Cela vous dérangerez de cesser de me prendre pour un banc ? »

- Merci de t'y proposer » lui retourna la femme, une moue presque innocente au visage.

Il laissa retomber sa tête, profondément dépité par la réponse. Une femme. Une putain de femme. Le galère qu'il lâcha sembla amuser la femme au-dessus de lui. Comme il avait la flemme de chercher une réplique adapté, surtout si c'était pour être repris derrière, il soupira et ferma les yeux.

- oh oh oh ! » S'exclama Anko en lui redressant brutalement la tête grâce à ses cheveux. « On ne dort pas. »

Aucune grimace ne vint troubler la sérénité tranquille de son visage et le silence s'étendit. Puis un frottement de tissu le rompit, lui faisant lever la tête. Avant qu'il n'ait le temps de voir de quoi il en retournait, quelque chose claqua non loin de son cou, et une sorte de collier assez lourd se resserra autour. Il se raidit brutalement quand la sangle vint mordre sa peau et, une série de claquements plus tard, Anko le relâchait et le redressait en tirant sur ses bras.

La garde l'abandonna lorsqu'il fut assis et se dirigea vers le blond en récupérant un des colliers rouges que tenaient son collègue. Quand tout le compartiment en fut équipés, c'est-à-dire un quart d'heure plus tard à cause du surexcité, les adultes se retirèrent, non sans les saluer avec une pointe de moquerie.

Il attendit de ne plus rien entendre d'autre que la mécanique du train avant de commencer à libérer ses poignets. En l'espace de quelques mouvements brefs de bras, les cordes tombèrent, et il récupéra ses deux mains un peu endolories qu'il massa prestement.

- Galère. Pourraient y aller molo. » commenta-t-il.

Un regard azur pivota dans sa direction à ses mots et se posa sur lui tandis qu'il se massait la nuque. Il ignora l'admiration qui y luisait en se redressant et soupira. Il y avait néanmoins un avantage à ce qu'ils soient attachés et bâillonnés: il avait la paix. Pour un certain temps, certes, mais il avait la paix, et il partit retourner s'asseoir sur l'une des banquettes.

Sa main effleura volontairement la bande de cuir qui enserrait son cou, cherchant à l'étudier et le fit se raidir. Une légère vibration, plus proche du vrombissement, s'était propagée dans le tissu, comme un avertissement. En tâtonnant précautionneusement il détecta la présence d'un boîtier, relativement petit, et comprit de quoi il en retournait sans avoir à se poser de questions. Un système électrique si non explosif. Ce qui devait dire qu'ils ne se trouvait plus loin du point d'arrivée.

Il resta un instant immobile en songeant à ce que cela voulait dire. Au bout de quelques minutes d'égarement il lâcha un soupir et s'allongea. Il y resta, environ, une trentaine de secondes avant que des regards appuyés sur sa personne ne le forcent à pivoter la tête pour fixer ses compagnons.

- Et j'y gagne quoi ? » demanda-t-il honnêtement en sachant ce qu'ils voulaient.

Il n'eut pas de réponse. Enfin si, mais elles ressemblaient à un baragouinage d'onomatopées difficilement audibles. Il soupira, mais consentit à se lever pour s'approcher de la brune qu'il débarrassa rapidement de son bâillon.

- Oui ? Tu peux répéter ? »

- Ne retire pas le collier. Ne le retire surtout pas ! »

Il soupira et plaqua sa main sur sa bouche, ignorant le mouvement de recul et la lueur de panique que son mouvement engendra. D'un signe de la main il lui intima de ne rien dire tandis que le blond levait les yeux au ciel dans une mimique désespérée. L'adolescent pouvait bien s'imaginer ce qu'il voulait.

- C'est un peu tard pour ça » souffla-t-il. « autre chose ? »

Il accusa un regard noir et haussa les épaules. Puis il fit mine de se lever, captant aussitôt l'attention de la brune.

- Attends ! »

Il lui jeta un regard blasé.

- Détache-moi. »

Comme il ne faisait rien, elle le fixa longuement et ajouta un timide « s'il te plait ». Cette supplication le laissa de marbre, et elle plongea son regard noisette dans l'ébène des siens. Il finit par craquer par manque de volonté.

- Je suppose que de toute façon si je ne le fais pas, tu vas hurler comme un putois a mort, et j'aimerais dormir. Quoique je doute que je puisse encore le faire. »

La brune sembla confirmer par un sourire désolé et il leva les yeux au ciel. En à peine quelque mouvements, il la détacha et elle s'écarta rapidement de lui en massant ses poignets. Ceci fait, elle partit s'asseoir sur l'une des banquettes, lui laissant un désagréable arrière-goût. Elle ne lui avait même pas dit merci, songea-t-il. Comme toutes les femmes quoi.

Il jeta un regard neutre au blond qui, par il ne savait quel miracle, était parvenu à se mettre debout. Celui-ci le fixait de son regard bleu, quelque peu vaseux, attendant qu'il fasse un pas vers lui, et il s'en détourna en massant sa nuque. Lorsqu'il s'affala sur la banquette, l'adolescent sembla pester, mais il n'en était pas sûr puisqu'il étouffait sous la poussière.

Lorsque le nuage se fut décomposé il se retrouva en face de la brune qui le fixait étrangement. Il lui retourna un regard blasé puis cala sa tête contre la vitre et ferma les yeux, prêt à céder au sommeil. C'était compté sans le blond qui, même attaché et bâillonné, s'avérait toujours aussi bruyant pour ses sens engourdis.

Il rouvrit les yeux, croisa ceux de la femme en face de lui et soupira une nouvelle fois. La brillance du regard noisette ne lui plaisait pas.

- Et galère » le coupa-t-elle, ce qui fut loin de l'étonné. « Tu sais dire que ça ? »

- Non. »

Il y eu un moment de silence, ponctué de bruits étouffés qu'ils ignorèrent d'un commun accord. Néanmoins ils ne purent s'empêcher de tourner la tête quand ils entendirent un bruit de chute et il soupira une nouvelle fois alors que la brune levait les yeux au ciel. Ce ne fut pas pour autant qu'ils bougèrent.

- Je peux te poser une question ? » lui demanda finalement celle-ci.

- Vôtre curiosité déplacée va nous mener à notre perte. » se lamenta-t-il.

Son interlocutrice se crispa mais répondit néanmoins que cette curiosité leur était utile puisqu'elle leur servait. À eux. Il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire devant autant de style. C'Est-ce qui s'appelait être mouché. Dommage que son interlocuteur soit une femme.

- Je ne te vois pas en criminel. D'ailleurs j'ai dû mal à croire que la moitié des personnes ici le sont. » reprit la brune « Comment se fait-il que tu sois ici ? »

- Ah, ça. »

Il se cala dans son dossier et maugréa qu'il n'avait aucune envie de s'expliquer, et que c'était galère.

- Et puis tu vas me faire chiez avec ça ? Tss… Très bien. Ma fam… j'ai était accusé d'un crime que je n'ai pas commis voila »

Il avait abrégé, mais cela sembla, à son grand soulagement, suffire à la brune.

- Je suppose que la raison de ma présence ici, ne t'intéresse pas. »

- Tu supposes bien. » Renvoya-t-il tranquillement en s'allongeant sur sa banquette. « Mais j'ai m'a petite idée, et elle me suffit. »

Il croisa ses bras derrière sa nuque, mais aucune question ne pointa son nez, et il ne s'en plaignit pas. Visiblement, son interlocutrice était moins curieuse que la majorité des femmes. Un bien pour un mal comme dirait son père.

Un de ses bras se dégagea et il tritura son collier de cuir. Il finit par se redresser pour s'asseoir en tailleur et ses mains se joignirent inconsciemment dans un rond. Ses avant-bras vinrent glisser sur ses cuisses, lui permettant de prendre appui et de se pencher en avant. Sa tête bourdonnait, subissant l'afflux d'informations et les traitements qui leur faisait subir. Toutes donnés, sans aucune exception furent traitées.

Après cinq minutes de réflexion, il reprit une posture normale en notant au passage l'expression mi-figue mi-raisin de la brune. Ce ne fut que un peu plus tard, lorsqu'il eut retrouvé une activé cérébrale normale, qu'il se rallongea, les yeux fixé sur le plafond, occupé à faire face à un dilemme. Aucuns choix n'étaient meilleurs qu'un autres, et aucuns ne lui étaient plus favorable qu'un autres. Galère.

Il ferma les yeux, émit un soupir de lassitude et les rouvrit. De par ses déductions, de par ses observations, de par son raisonnement, il voulait accorder sa confiance au blond. Mais son instinct, qu'il ne parvenait pas à taire, le lui interdisait, inquiété par le phénomène paranormal que ce dernier était. Au final, il se redressa en passant une main lasse sur son visage. Sa réflexion valait qu'il lui rende tout du moins sa liberté.

Il chercha le blond du regard et le repéra appuyé contre la porte, le teint vachement pâle et le regard vide. Il n'était pas d'ailleurs le seul à le fixer puisque la brune en face de lui faisait de même. Et ce, les mains serrées sur le pantalon vert l'attestaient, depuis un certain moment. Un soupir lui échappa, accompagné de son mot favori et il se leva en glissant ses mains dans les poches de son pantalon. D'un pas lent il se dirigea vers le blond et le débâillonna nonchalamment.

- Je te libère » déclara-t-il sous le regard surpris. « Mais j'ai une condition, et elle n'est pas modifiable. Tu t'assois et tu ne bouges plus, compris ? »

Le blond hocha la tête, signant son accord et pivota pour lui offrir ses poignets rougis. Devant l'état du nœud il ne put s'empêcher de grimacer et de lui faire remarquer qu'il n'était pas vraiment intelligent. Il tenta néanmoins de défaire les liens et, bien qu'il eut envie d'abandonner, persévéra dans sa tâche, une promesse étant une promesse. De plus, la briser viendrait à porter atteinte à sa fierté et cela, il le refusait.

Un morceau de métal, d'apparence coupante, apparut dans son champ de vision. En remontant le long du bras qui le tenait, il se retrouva devant deux pupilles noisettes, moqueuses.

- Vu la façon dont il a serré le nœud, » entendit-il, « je crois que t'en aura besoin. »

Il se gratta l'arrière du crâne, vachement embêté de dépendre d'une fille. Celle-ci grimaça en ayant visiblement comprit ce qui le gênait.

- T'es vraiment pas possible » Lâcha-t-elle avec un air mi-dépité mi-mécontent. « Je ne fais que rembourser ma dette. Ni plus, ni moins »

Il lui renvoya un regard blasé. Devant sa détermination, il ne pût que lâcher un nouveau galère dépité et récupérer l'outil.

Cette fois, il jetait l'éponge.


Et voila. Je rappelle que si jamais vous avez des questions ou un commentaire à faire vous pouvez toujours vous exprimer avec le petit... encadré ? Machin de poste ? ci dessous, Ok ? Sinon le prochain chapitre viendra courant...euh... Novembre ?