Hello tout le monde :) Je ne suis pas complètement satisfaite de ce chapitre (comme toujours!) mais il a au moins le mérite d'être plus long et d'amener enfin un peu de Tiva;)
Sur ce bonne lecture:)
Amy DiNozzo : Ravie que çà te plaise toujours autant et pour le problème des paragraphes, c'est noté. J'ai essayé de faire plus attention cette fois;)
Furieuse : Je t'avoue « shérif Gibbs » je trouve çà limite ridicule mais bon je le voyais pas épicier^^ En ce qui concerne McGee, lis ce chapitre tu auras une partie de ta réponse.
Chou05 : Tony/Ziva vont s'associer ? Il se pourrait en effet qu'il y est quelque chose comme çà;)
Sasha Richester : Tout d'abord merci pour tes reviews, çà fait vraiment plaisir et je suis enchantée que le style western te plaise. Sinon pour te répondre, oui c'est bien LA Kate et comme LA Kate dans la série, hé ben...elle est mourut ahahah !
Donnant-donnant
Encore abasourdi par la scène qui venait de se dérouler, Tony laissa s'écouler plusieurs secondes avant de pouvoir articuler un son audible.
- Tu peux m'expliquer ce qu'il vient de se passer, Tim ? Lança t-il alors que lui et Mcgee quittaient le bureau de Laurens.
A l'extérieur, il faisait un temps magnifique. Ebloui par le soleil, il cligna des paupières, et s'empressa d'ajuster son stetson beige sur le sommet de son crâne pour se protéger des rayons lumineux, tout en emboîtant le pas à son camarade.
De son côté, amusé par l'air effaré de son interlocuteur, l'interpellé ne prit pas la peine de répondre et se contenta d'hausser mystérieusement les sourcils.
Cependant, ayant retrouvé pleinement la possession de ses moyens, malgré la migraine persistante qui martelait sa tête depuis son réveil en cellule, DiNozzo insista.
- Oh je te parle, McEtrange ! Je me réveille dans une cellule avec une sacrée gueule de bois. Et là, je te vois arriver tranquillement, comme une fée, avec cette crapule de Laurens afin de me libérer. Je pense avoir droit à des explications, non ?
Son compagnon aquiesça silencieusement d'un hochement de tête et, se faufilant entre deux calèches stationnées devant l'épicerie, l'entraîna, en hâtant le pas, vers le bureau du journal qu'il tenait, un peu plus bas dans la rue. Il attendit d'avoir refermé la porte derrière eux pour s'adresser à l'ex-prisonnier.
- J'ai payé ta caution.
- Ma caution ? S'étonna DiNozzo.
- Oui oui. Thomas l'avait fixée à 10 000 dollars. Il voulait certainement s'assurer que tu moisirais quelques temps encore au trou avant que quelqu'un ne daigne verser une somme aussi faramineuse pour toi. Répondit d'un ton détaché le journaliste en s'installant derrière son bureau. Mais je t'en prie, assis toi...
Constatant le regard dépassé de son invité devant les piles de documents qui s'amoncelaient un peu partout dans la pièce, sur les meubles et les fauteuils usés, il rajouta.
- ...ou tu trouves une place.
Après avoir libéré un coin de chaise en renversant sans ménagement les journaux empilés dessus, sans tenir compte des protestations de McGee, DiNozzo prit place sur le siège et s'enquérit à nouveau.
- J'attends une explication. Déjà que tu te soucies de mes intérêts, c'est étonnant vu les relations quasiment inexistantes qu'on entretient toi et moi depuis plusieurs mois mais alors que tu prennes en plus la peine de débourser la moitié de tes économies pour me faire libérer, çà relève carrément du surnaturel. Il y a forcément un truc que je ne sais pas...
Il pointa un index accusateur vers lui.
- Tu as trouvé un trésor et tu veux que je t'aide à le déterrer ? Non...mieux encore. Tu veux que je t'apprennes à monter à cheval ? Bon là vu ton niveau, même avec tout l'argent du monde, rien ni personne n'arriverait à te faire glisser le pied dans l'étrier...
- C'est bon ? Tu en as fini avec tes élucubrations débiles ? L'interrompit le journaliste, visiblement peu soucieux d'en entendre plus sur ses faibles compétences de cavalier.
- Je...oui. Explique moi s'il te plait. Demanda DiNozzo, en esquissant un geste théâtrale de la main pour l'inviter à parler.
- En fait tu as raison. Je n'aurai jamais versé une telle somme à Laurens pour toi. Malgré nos différents, je t'apprécie toujours mais de là à me ruiner pour ta petite personne... En réalité je n'ai rien donné, je ne suis que l'intermédiaire.
- L'intermédiaire ? Répéta Tony tandis que la surprise se peignait sur son visage.
Son ami se contenta d' hocher la tête, en silence, tout en mordillant l'embout du stylo avec lequel il jouait depuis le début de leur conversation, prenant visiblement un malin plaisir à aiguiser l'impatience de son débiteur sans pour autant l'assouvir, ne serait-ce que par un renseignement ou deux. En fait, le voir s'agiter sur sa chaise en se grattant le crâne, était franchement plus divertissant
- Ce satané Thomas m'a confisqué mes armes depuis longtemps mais crois moi, je n'aurai pas de difficulté à m'en procurer de nouvelles, je n'aurai pas non plus de scrupules à te griller la rotule si tu continues de te taire. Rugit DiNozzo, en se redressant, agacé d'être ainsi mis sur le gril.
o0o
- Vous êtes une sorte de bon samaritain ou c'est juste votre truc de jeter votre argent par les fenêtres ? Aboya une voix grave derrière la jeune femme, qui, campée dos à la porte d'entrée de la grange, achevait d' harnacher Circée.
Elle hésita quelques secondes à se retourner et à répondre sèchement à l'importun mais se ravisa, et glissant ses doigts au niveau de la sangle de la selle, elle vérifia que les sanglons étaient bien attachés.
- Mcgee, n'a jamais précisé que vous étiez sourde, et encore moins muette. Poursuivit la voix agressive. Vous pourriez me répondre.
La jeune femme laissa retomber ses épaules dans un profond soupir et poursuivit son inspection en plissant à demi les yeux, feignant la concentration. Même s'il ne la voyait pas de face, elle préférait se donner bonne contenance et jouer l'indifférence totale, alors que ses mains fébriles trahissait sa nervosité.
- Vous m'écoutez quand je vous parle au moins ? Reprit son interlocuteur, en se radoucissant légèrement, conscient d'avoir été un peu trop brutal dans son entrée en matière.
- En même temps, je n'ai pas trop le choix. Vous me hurlez dans les oreilles ! Répliqua sèchement la cavalière en faisant volte-face, le regard sombre, les joues empourprées.
Lorsque Mcgee lui avait annoncé qu'une étrangère était venue lui poser des questions sur lui et avait proposé de solder sa caution à condition que cela ne s'ébruite pas, il avait d'abord été très étonné mais absolument pas satisfait.
Tony était de ce type d'homme dont la famille avait immigré sur le continent depuis des générations mais dont le sang d'origine bouillait encore dans les veines, dans le cas ici-présent, le sang chaud d'un italien, à tendance machiste.
Il aimait les femmes, il était même ce qu'on appelait communément « un homme à femmes » mais ce qu'il détestait véritablement c'était les femmes qui le mettaient à genoux. Celle-la commençait donc vraiment très mal.
Pourtant, le journaliste avait complètement omis de lui révéler à quel point sa créancière était charmante. Charmante et jeune.
Dissimulée sous un chapeau noir à longs bords et nouée négligemment en chignon au creux de sa nuque, il devinait une longue et épaisse chevelure ébène. L'absence de mèches rebelles lui permit d'observer les moindres détails de son visage. Les traits bien dessinés, un petit nez retroussé, des lèvres finement ourlées et deux grands yeux chocolats, il était magnifique et sa peau particulièrement bronzée lui donnait un charme exotique.
Pas particulièrement grande et pas véritablement mise en valeur, affublée de ce pantalon caramel et de cette chemise blanche qui camouflait ses formes, mais dotée d'une taille svelte et élancée qu'un ceinturon noir délimitait, elle était remarquablement séduisante.
La colère qui l'animait quelques minutes auparavant disparut instantanément, cédant la place à une sorte de malaise, surtout lorsqu'elle lui fit remarquer.
- Je me serai bien contenté d'un merci pour vous avoir sauvé la mise mais vu votre façon déplacée de me reluquer, je vous réclamerai aussi des excuses.
- Je...je... Bégaya l'italien, gêné, en rougissant.
Le petit sourire discret mais triomphant qu'elle afficha devant sa mine déconfite piqua sa fierté au vif et il se reprit rapidement.
- Il en est hors de question. Si quelqu'un a des excuses à présenter ici, je crois que c'est plus de votre ressort. Annonça le jeune homme d'un ton ferme qui se voulait plein d'assurance.
Son sourire s'effaça, elle battit des paupières, étonnée par sa réplique.
- Je vous demande pardon ?
- Ah ben voilà, c'est un bon début. Conclut l'italien tandis que ses lèvres s'étiraient malicieusement, soutenant le regard assassin qu'elle lui jetait.
- Vous êtes un comique ! Grinça t-elle entre ses dents, d'un ton méprisant, les sourcils arqués.
- Je suis sérieux. De quel droit vous venez vous immiscer ainsi dans mes histoires ? D'ou vous sortez pour vous permettre de vous incruster de la sorte dans la vie des gens ? Lança t-il, reprenant légèrement une partie de l'agressivité avec laquelle il l'avait abordée quelques minutes plus tôt.
La mystérieuse inconnue ignora superbement ses interrogations et se retournant vers Circée, elle arrangea son toupet, écrasé sous le frontal du filet .
Le rital, irrité par le comportement cabalistique de la jeune femme, laissa échapper un profond soupir et espérant vainement une réponse, entreprit de piétiner nerveusement les quelques graines d'avoine qui s'éparpillaient à ses pieds dans la paille, les yeux rivés sur la pointe élimée de ses santiags. Pourtant, seul, le silence lui répondit.
- Je sais que vous êtes arrivée hier après-midi en ville. Vous vous prénommez Sofia et vous voyagez seule mais, en vrai, je n'ai pas pu en apprendre plus de la part de Bella -ce qui est étonnant car elle est toujours très renseignée sur les clients de son hôtel - en fait, elle ignore tout de vous, excepté le fait que vous êtes, semble t-il, du genre taciturne et solitaire. Résuma alors DiNozzo en tapotant la croupe de Circée, cherchant désespérément à attirer l'attention de la jeune femme.
- Ecoutez, j'ai des choses à faire et vos bavardages m'importunent. Lança soudainement la jolie brune en détachant la bride de Circée de l'anneau de fer auquel elle était retenue, sidérant l'italien.
Elle s'apprêtait à s'éloigner avec sa jument, lorsque reprenant complètement possession de ses moyens, il agrippa les rênes du cheval et les tint fermement pour l'empêcher de quitter les lieux. Percevant la résistance qu'opposait désormais sa monture à avancer, la jeune femme se retourna et soupira bruyamment, exaspérée par le comportement de l'homme.
- Je commence sérieusement à regretter de vous avoir aidé.
- Pourquoi ?
- Pour...pourquoi ? Mais parce que vous êtes carrément ingrat, un remerciement semble vous écorcher les lèvres. Au lieu de venir me gratifier de votre reconnaissance, vous me manquez totalement de respect avant de me harceler par la suite avec des questions stupides.
- Je ne parle pas de çà. Pourquoi avoir payé cette caution ? La coupa l'italien en parcourant les quelques mètres qui les séparaient, tout en plongeant son regard clair dans celui de la jeune femme.
Ses lèvres s'entrouvrirent comme si elle allait lui répondre mais aucun son ne sortit de sa gorge. Juste un soupir.
- Tim...enfin Mcgee m'a dit que vous aviez ordonné expressément que personne ne sache que l'argent venait de vous et que votre nom avait été inscrit sur la liste. Poursuivit le jeune homme en lui tendant l'étrier pour qu'elle puisse grimper sur sa monture.
- La liste ? Demanda la brunette, ignorant complètement le sens du terme.
- Celle ou sont recensés tous les noms des participants au duel.
Inclinant légèrement la tête, il chercha à déceler des explications à ses questions sur la figure impassible de l'inconnue mais n'y parvenant pas, il demanda.
- Qu'est ce que vous me voulez ? Je sais que beaucoup de filles me courent après et sont prêtes à beaucoup pour avoir la chance de finir dans mon lit, mais aucune ne s'inscrit, même dans le seul et unique but de me plaire, à un tournoi mortel. Ces filles là ne portent pas de pantalons et encore moins un colt à leur ceinture, elles mettent des robes et se font belles comme toutes les femmes de leur génération.
- Oh de mieux en mieux. En plus d'un manque visible de courtoisie dont vous avez su faire preuve toute à l'heure, vous m'insultez avec vos répliques sexistes à présent. Remarqua la cavalière en se hissant sur sa selle avec une aisance toute particulière.
- Vous éludez ma question. Qu'est ce que vous me voulez, Sofia ? Insista l'italien en la dardant du regard.
Elle hésita, pivota sa tête de gauche à droite, s'assurant qu'aucune oreille indiscrète ne s'était glissée non loin d'eux, inspira une profonde bouffée d'air et se penchant vers lui, elle lui souffla.
- Il se pourrait que j'ai besoin de vous dans un futur proche.
