Bonjour à tous !
Bienvenue aux nouveaux, merci pour les reviews, fav et follows ! Encore une fois, c'est génial de recevoir un petit mail nous disant qu'une nouvelle personne a aimé, donc continuez ainsi, vous me faites vachement plaisir et ça m'encourage pour écrire la suite :-)
Dans ce chapitre : une idée folle... je n'en dis pas plus pour celles qui ne connaissent pas le film !
Bonne lecture !
Chapitre 4 : Qui sommes-nous ?
« Whaa, tu peux répéter, s'il-te-plaît ? » Matthew, abasourdi par cette révélation, semblait maintenant complètement abattu. Sa mère lui avait donc toujours caché qu'il avait un frère jumeau, qu'elle n'avait pas accouché d'un fils mais de deux… Mais pourquoi n'en avait-elle jamais parlé ? Pourquoi se sentait-il exclu et surtout, pourquoi le passé de sa mère, qui lui revenait dans la figure de manière si violente, lui semblait maintenant tellement étranger ? Lui qui avait toujours vécu seul avec elle, se sentait maintenant trompé, d'une tromperie si grave qu'il pensait ne jamais pouvoir pardonner à sa mère de lui avoir caché ce passé…
- Matthew, nous sommes jumeaux et ta mère est la mienne aussi… Nous nous sommes retrouvés…
Les yeux d'Henry, remplis de larmes et prêts à déborder, fixaient ceux de son frère, attendant une réaction qui ne venait pas.
- Matt ? ça va ?
- Oui, ça va, ça va… C'est juste que tu as eu la nuit pour te faire à la simple idée que tu avais un jumeau. Moi, cela fait 45 secondes pour savoir que un, j'ai un jumeau, et deux, que ma mère avec qui je pensais tout partager m'a menti. C'est plus dur, tu vois…
Le ton de Matthew était sec, sarcastique, à la limite de la blessure.
- Je comprends, Matt. C'est vrai que c'est sans doute plus facile pour moi car j'ai toujours su que j'étais adopté. Ma mère ne me l'a jamais caché et dès que j'ai été en âge de comprendre, elle m'a expliqué d'où je venais. Toi, tu dois digérer tout cela d'un coup et cela ne doit pas être facile, je le conçois. Cependant, je pense que si elle ne te l'a pas dit, ce n'était en aucun cas pour te blesser et je crois qu'elle –
- Tais-toi, tu ne la connais pas. Tout ce que je vois, c'est qu'elle m'a menti en me faisant croire que j'étais son unique fils adoré et quand elle me disait tout partager avec moi.
Le regard de Matthew était noir et son visage fermé de colère.
- Matt, ne le prends pas comme ça, je suis sûr qu'elle et toi…
- Henry, sans vouloir te manquer de respect, ce n'est pas à toi qu'elle a menti pendant 11 ans. Alors, arrête de vouloir la comprendre, tu ne la connais pas…
Les paroles et le ton de Matthew étaient secs et ne laissaient planer aucune sorte de compréhension pour l'acte de sa mère. Aussitôt, un voile de tristesse s'abattit sur le visage d'Henry à l'entente de ces paroles. Matthew se sentit immédiatement fautif. Il ne voulait pas blesser son frère, mais le fait était là, il venait clairement d'exclure Henry de sa famille.
- Pardon, je ne voulais pas… Ce n'est pas ce que je voulais dire, Henry…
- En effet, je ne la connais pas, malheureusement… Tu sais, je pense souvent à elle, je me demande à quoi elle ressemble, si elle est grande ou petite, ce qu'elle fait dans la vie, si elle a d'autres enfants… et surtout pourquoi elle a dû m'abandonner. Mais à chaque fois, je me dis que si elle l'a fait, c'est qu'elle avait une raison et que ça n'a sûrement pas été de gaité de cœur. Mais maintenant, voir que tu es là, que toi, elle t'a gardé, ça me fait mal, tu vois… Pourquoi a-t-elle décidé de m'abandonner et te garder ? Pourquoi c'est tombé sur moi ? Pourquoi … ?
Henry avait dit tout cela très calmement, tandis que les larmes glissaient doucement sur ses joues. Puis il reprit :
- Bien sûr, je ne me plains pas de ma famille. Ma maman est merveilleuse, et je la remercierai toujours pour le geste qu'elle a eu en m'adoptant. Je suis élevé avec amour et elle me donne la meilleure éducation possible, mais j'aurais tellement voulu voir ma mère biologique juste une fois…
- Henry, je te demande pardon. Je ne voulais pas dire que moi je connaissais ma mère et pas toi, et remuer le couteau dans ta plaie. C'est juste que je comprends pas pourquoi elle a fait ça, et pourquoi elle m'a jamais rien dit…
- Matthew, tu as une photo de ta mère, là ? reprit subitement Henry, comme s'il n'avait même pas entendu les excuses que venait de lui faire Matthew.
- Heu, oui, toujours avec moi… Tu veux la voir ? lui proposa-t-il timidement.
- J'aimerais beaucoup, oui…
- Bon, ben, finalement, je crois que l'équitation sera remise à plus tard, hein ?
Un sourire se dessina sur les visages des deux frères qui prirent tranquillement la direction du chalet de Matthew, le cœur un peu plus léger.
oOoOoOo
- Tu es prêt ? demanda Matthew, la photo à la main.
- Oui, montre-moi… Le cœur de Henry battait à tout rompre. Il allait enfin voir le visage de sa mère, elle qu'il avait tant imaginée dans ses rêves.
Matthew lui tendit la photographie et Henry découvrit une jeune femme blonde, assise sur une nappe de pique-nique, dans ce qui lui semblait être un jardin public, un grand sourire lui dévorant le visage.
- C'est une des premières photos que j'ai faites d'elle, elle venait de m'offrir mon premier appareil photo et je l'ai mitraillée tout l'après-midi ! Et je la trouvais jolie sur cette photo alors je l'ai emportée ici pour penser à elle le soir !
- … Oh oui, elle est jolie ! Matthew, il faut que tu me dises tout sur elle, quel âge elle a, où elle travaille, ce qu'elle aime… Je veux tout savoir, s'il-te-plaît, Matthew… Henry était surexcité.
- Hé bien, d'accord ! Et toi, tu me raconteras comment tu vis à Storybrooke alors, d'accord ?
- C'est d'accord, marché conclu !
Les deux garçons passèrent ainsi la fin de l'après-midi à parler de leurs vies et de leurs mères respectives, en se promenant autour du lac du camp. Henry apprit ainsi qu'Emma raffolait des chocolats à la cannelle, des soirées télé et jeux vidéos et qu'elle était shérif à Boston. Matthew fut plus surpris d'apprendre que la mère d'Henry, Regina Mills, était une sommité de la ville et qu'elle avait un rôle très influent dans la communauté. Après quelques heures de discussion, parsemées de rires, de « oh » et « ah bon ? » surpris, la discussion arriva sur le père des enfants. Ce fut Henry qui lança le sujet.
- Matthew, et… que sais-tu à propos de notre père ? Je veux dire, tu le connais ? Comment est-il ?...
- Je ne le connais pas. Tout ce que maman m'a dit, c'est qu'elle est allée en prison par sa faute, qu'il l'a quittée quand elle était incarcérée et qu'il n'a même jamais su pour moi, pardon… pour nous. Je crois qu'on a juste hérité de lui ses cheveux bruns !
- C'est vrai que blonde comme elle est, on pourrait se demander d'où nous viennent ces cheveux !... Matt…
- Oui ?
- Elle a refait sa vie… Elle a un mari…? Henry était gêné de poser cette question, mais il devait savoir.
- Non. Elle a eu quelquefois des aventures, mais jamais rien de sérieux. Je crois qu'elle n'a jamais voulu refaire confiance à quelqu'un après le coup que lui a fait notre père. Et toi, ta mère a un amoureux ?
- Ouais, elle côtoie un certain Graham. Il est plutôt gentil, mais je ne pense pas qu'elle en soit amoureuse, c'est juste pour ne pas se sentir seule…
- Oui, maman me dit ça parfois. Quand elle vit quelque chose avec un homme, ou une femme remarque, c'est juste pour passer le temps, elle dit que…
- Attends, je te coupe, tu as dit quoi ?
- Ben, que c'était juste pour passer le temps ? ça te choque ?
- Non, pas cela… avant. Elle est sortie avec… des femmes ?
- Ben ouais, ça lui est arrivé. Pourquoi ?
- Non, pour rien. Disons que Storybrooke est une petite ville assez conventionnelle et je n'ai pas l'habitude. Mais ça va, hein, je ne vais pas m'évanouir, n'aie crainte !
- T'inquiète, je peux comprendre … Tu sais quoi ? J'aimerais bien voir ta ville, c'est sûr que ça me changerait de Boston !
Le regard de Matthew se perdit vers le lac et fixa le soleil qui commençait à disparaître à l'horizon. Il était plongé dans ses pensées, comme s'il essayait d'imaginer quelle pouvait être la vie de son frère dans une ville de province. Henry resta fixe un instant, semblant assimiler ce que venait de dire son frère. Une idée folle commençait à lui germer dans la tête…
- Matt, je viens d'avoir une idée.
- Vas-y, je t'écoute !
- Bien… on se ressemble, tu es d'accord ?
- Comme deux gouttes d'eau, je dois bien te l'admettre !
- Tu as bien dit que tu aimerais connaître Storybrooke ?
- Ben, oui, à l'occas, ça pourrait être sympa…
- Et moi, je meurs d'envie de connaître notre mère… Tu vois où je veux en venir ?
- Pas vraiment, mais j'ai peur de comprendre. Continue… Matthew commençait à être vraiment intrigué. Il fixait le visage d'Henry, essayant d'y lire un quelconque indice.
- Et si on échangeait nos places ? lança abruptement Henry, le visage radieux et vainqueur, comme s'il venait d'inventer la machine à téléportation. Matthew resta estomaqué quelques instants. Echanger leurs places ? Mais comment pourraient-ils ?
- Alors, qu'en dis-tu ? Bien sûr, nos mères n'en sauraient rien, on jouera le rôle de l'autre et quelques jours après, on fera à nouveau l'échange, et hop ni vu ni connu, chacun chez soi !
-…
- S'il-te-plaît, j'ai tellement envie de découvrir notre mère …
- Henry, tu te rends compte qu'il va falloir la jouer super fine pour ne pas se faire découvrir ? Et si jamais elles le découvrent, comment elles vont le prendre ? Elles ne nous connaissent pas, elles auront peur… surtout ta mère, qui ne sait même pas que j'existe… Elle va flipper…
- Mais justement, Matt, on a toute la semaine pour faire en sorte qu'elles ne nous découvrent pas. On pourra apprendre nos rôles par cœur et tout connaître de nos vies !
- Ecoute, Henry, oui, j'aimerais bien connaître Storybrooke, mais je disais ça comme ça, en pensant que peut-être un jour, tu me ferais visiter, mais pas en découvrant la ville en étant toi, tu vois…
-…
- Laisse-moi au moins la nuit pour y réfléchir, ok ?
- Bien sûr, on en reparlera demain, alors…
Le soleil était maintenant presque caché derrière la ligne d'horizon dessinée par le lac et le fond de l'air commençait à se rafraîchir. Il allait être temps de rentrer pour aller dîner. Sur le chemin, ils croisèrent les petits cavaliers qui rentraient de leur promenade. Liz, la jeune monitrice pressa le pas de son cheval et arriva à la hauteur des deux garçons.
- Hé bien, les garçons vous vous étiez inscrits et vous n'êtes pas venus. Pourquoi ?
- Désolée, Liz, on a eu un empêchement, répondit Matthew.
- Ok, Henry, mais la prochaine fois –
- Non, c'est moi Henry, répondit l'intéressé. Lui, c'est Matthew !
Liz ne savait plus où donner de la tête et qui regarder. Matthew, Henry ? Henry, Matthew ?... Elle reprit :
- Oui, bon, quoi qu'il en soit, si vous vous inscrivez pour une activité, prévenez au moins si vous ne venez plus, hein !
- Oui, promis, désolé encore ! Et la cavalière alla retrouver le groupe, afin de desseller et brosser les chevaux fatigués par cette longue balade.
- Tu vois, Matt, tout le monde s'y perd, personne ne nous reconnaît, ça peut être jouable !
- Ouais, enfin, entre une animatrice qui nous a vus deux jours et nos mères qui nous ont élevés pendant 11 ans, il y a une petite différence, quand même… De toute façon, c'est l'heure du dîner, et après cet après-midi éprouvant, j'ai faim !
Les deux frères dînèrent en compagnie de leurs copains de chalet qui ne tarissaient pas d'éloges sur les activités de la journée, tir à l'arc pour l'un, kayak pour l'autre… C'est sûr, pour tous les enfants, l'après-midi avait été fort en émotions. Mais demain le serait encore plus, si Matthew acceptait la proposition d'Henry.
oOoOoOo
La nuit fut agitée pour Matthew. Il n'avait cessé de repensé à ce que Henry lui avait demandé la veille. Bien sûr, c'était son frère et il n'avait pas le droit de lui refuser le droit de connaître celle qui était également sa mère à lui aussi, mais, et il n'aurait voulu l'avouer, il ressentait une pointe de jalousie au fond de son cœur. Sa chère maman, celle qui l'élevait depuis 11 ans, sa maman à lui, il ne voulait pas la partager, il ne voulait pas que son frère nouvellement arrivé prenne la place qu'il occupait dans le cœur de la jeune femme depuis plus d'une décennie.
Et même s'il acceptait, arriveraient-ils à ne pas se faire percer à jour ? Il ne faudrait pas longtemps à Emma pour s'apercevoir que ce jeune garçon qu'elle connaissait par cœur n'était pas son cher Matthew. Et en même temps, elle ne pouvait s'attendre à ce que ses deux enfants se soient retrouvés dans cette colonie de vacances… Et cette Regina, comment réagirait-elle quand elle découvrira un inconnu sous son toit ? Henry avait dit qu'elle pouvait être assez dure. Et s'il se faisait disputer comme jamais ? Les questions se développaient et se multipliaient dans la tête du garçon qui ne dormit pas beaucoup, cette nuit-là.
Le lendemain matin, sa décision était prise.
- Bonjour Matthew ! le salua d'un ton enjoué Henry quand il arriva à la table du petit-déjeuner.
- Hey, salut, frérot…, lui répondit un Matthew encore embrumé de la nuit mouvementée.
- Bien dormi ?
- Pas génial, et toi ?
- Non, moi non plus… J'ai beaucoup repensé à ce que je t'ai demandé, tu sais. Et finalement, je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Je ne peux pas t'imposer d'aller à Storybrooke dans une ville, une maison et une famille que tu ne connais pas.
- Attends, Henry, stop. Alors oui, ça va me faire bizarre de débarquer dans ta ville et de voir ta mère, mais je n'ai pas le droit de te le refuser…
- Je…
- Attends. J'y ai réfléchi toute la nuit. Je ne peux pas te refuser le droit de voir et de connaître notre maman. Alors, oui, je t'avoue que je suis un peu jaloux que tu viennes dans ma famille, avec ma maman, mais après tout, c'est la tienne aussi.
Un sourire s'était dessiné peu à peu sur les lèvres d'Henry, et une immense reconnaissance brillait dans ses yeux.
- Oh, Matthew, si tu savais comme je suis heureux d'entendre ça…
- Hey Henry, je viens d'avoir une idée ! Avec maman, on a une tradition : on donne des noms de mission à tout ce qu'on fait, ça rend les choses plus fun et ça donne un côté agent secret ! Ça te dit qu'on donne un nom à notre aventure ? Ce sera notre secret…
- Absolument, cela peut être amusant !
- Alors, je te propose l'opération … attends, heu… Bernard-l'hermite ! Ouais, l'Opération Bernard-l'hermite, tu sais comme le crustacé qui échange sa maison avec d'autres coquillages. On va dire qu'on est des bernard-l'hermites et on va échanger nos maisons !
- Allez, je te suis pour l'Opération Bernard-l'Hermite, avec une grande joie !
- Punaise, Henry, mais comment tu parles ? On dirait pas que tu as 11 ans, parfois !
Et Matthew éclata d'un rire sonore, devant le visage figé de son frère.
- Heu, quoi, le prends pas mal, hein… C'est juste que ton vocabulaire me fait marrer, quoi…
- On est bien d'accord qu'on ne doit pas se faire démasquer par nos mamans ?... On a donc du pain sur la planche… Il va falloir travailler notre façon de parler, de s'habiller, de marcher, de penser, même…
- Oh mais c'est vrai, ça… Et ben, punaise, va y avoir du boulot…
Les deux frères plongèrent la tête dans leur bot de lait, écrasés par l'ampleur de la tâche qui s'annonçait. Et il ne leur restait que quelques jours…
Alors, verdict ? Ce chapitre vous a plu ? Oui, j'ai décidé de faire d'Emma une bi décomplexée... C'est ainsi que je la vois. Quant à Regina, elle sort avec Graham (pour le moment...) car ma fic se situe au tout début de la saison 1.
Sinon, courage, encore un chapitre en colo, puis les garçons retourneront dans leurs maisons et on rencontrera (qui a dit "enfin" ? ;-) ) Emma et Regina !
Sinon, je ne sais pas si vous comptez suivre la diffusion de la saison 5 en direct, mais... c'est dimanche ! J'ai hâte de voir ce que les scénaristes vont faire de la Dark Emma !
A suivre dans le prochain épisode : Matt et Henry apprennent leurs rôles... et ce n'est pas facile. Bientôt la fin des vacances, vont-ils réussir à tout connaître de l'autre ?
A bientôt, en review ou en MP ! Bonne semaine !
