Hé oui c'est moi :D Je viens publier ce chapitre et je vous signale qu'il est assez long. Pas le plus long que j'ai écris mais pour cette histoire-ci jusqu'à présent alors oui. Je tiens aussi à vous dire que je n'en suis pas totalement satisfaite mais je ne voulais pas vous faire attendre x'$ Merci pour vos reviews ainsi qu'aux anonymes. On se retrouve en bas. Enjoy!
Tick Tock (Keisha)
J'étais incapable de faire le moindre mouvement ni de produire un seul son. Je me contentais juste de rester plantée là, encore et encore, immobile sous ton intense regard qui avait le don de bruler la moindre parcelle de ma peau. Bien sûr j'avais conscience du ridicule de la situation mais je ne m'en souciais guère. J'étais décidée à ne rien faire sauf que je finis par sentir Alice me pousser avec son petit corps gringalet et donc dépourvu d'une grande puissance vers la table. Je remarquais alors que tout le monde avait cessé leur activité et qu'ils étaient, à présent, tous entrains de nous regarder. Nous ? Cela faisait longtemps qu'il n'y avait plus de nous mais juste du toi et moi. Alice alla se rasseoir aux côtés de Jasper et je repris vite mes esprits. Evidemment, tu occupais ma place.
« - Hum … Ma place. » fut la seule chose que je réussis à dire et encore si faiblement que je fus surprise que tu m'aies entendu.
Tu te lèves alors non sans plonger tes magnifiques yeux verts dans mes banales prunelles brunes, ce qui me fit perdre pied. Je réussis tout de même à rejoindre ma place près de Jacob, ce qui m'obligeait à être assise entre vous deux. Tout le monde repris une conversation plus au moins normal avec son voisin après notre étrange échange.
Jake me raconta que les travaux pour son garage étaient en cours. Je lui avais plusieurs fois offert de lui prêter l'argent pour son projet d'ouverture d'un garage à son nom mais il avait toujours refusé. Il venait récemment de trouver une banque qui était d'accord avec le fait de lui prêter de l'argent pour l'inauguration de son plan. En effet, il n'était pas issu du même niveau social que le nôtre et se battait pour faire ses preuves, c'est quelque chose que j'admirais énormément chez lui. Je l'écoutais mais d'une oreille distraite.
Tu étais actuellement dans une grande conversation avec Emmett et Jasper sur un sport dont je ne me souciais guère. L'espace était restreint pour tout le monde autour de la table et je pouvais sentir ton souffle chaud près de mon visage et ton bras, ta jambe me frôler ce qui avait toujours le don de m'affoler.
(HS : Tu m'étonnes ! Qui ne serait pas affoler si on avait toutes droit à Edward assis à côté de nous ? Enfin on aurait plus chaud, très chaud qu'autre chose surtout. Bon je m'égare là…) Il y a des choses qui jamais ne changeront.
« - Oh Eddy Boy, Les Hamptons nous attendent pour Thanksgiving ! » s'écria, folle de bonheur ta sœur.
Je souris au surnom qu'elle avait employé pour t'appeler. Il lui arrivait de me raconter tes histoires avec ces filles d'un soir et d'après elle, elles adoraient t'appelé par des surnoms ridicule.
J'étais persuadée que tu devais détester ça vu la grimace que tu fis quand elle t'appela ainsi. J'avais fortement l'impression d'être masochiste en étant intéressée par ces histoires de toi et elles mais c'était un besoin pour moi de savoir ça, en tout cas cela avait été un besoin.
Je n'avais pas oublié ma promesse à Rose et Alice et j'étais décidé à tout faire pour la tenir dès maintenant.
« - C'est-à-dire que … » Tu devais sans doute avoir des plans de prévus mais c'est sans conter sur la persuasion d'Alice.
« - Peu importe, tu viens. »
Tu fronces les sourcils, sans doute contrarié par quelque chose.
« - Alice, ne crois-tu pas que peut-être ce ne serait pas de l'avis de tout le monde que je vienne ? » Répondis-tu en tournant ta tête dans ma direction.
« - Non, nous sommes tous ok avec ça, crois-moi. » lâcha Alice en me regardant.
Je sens ton regard se poser sur moi à ton tour et je tourne également la tête dans ta direction.
« - Vraiment ? »
Demandas-tu en parlant à ta sœur mais en me fixant ce qui me faisait penser que tu t'adressais plus spécialement à moi mais … Wow viens-tu vraiment de faire ça ? Viens-tu vraiment de t'adresser indirectement à moi comme si j'étais stupide et que mon monde ne tournait qu'autour de toi ? Comme si mon monde n'était rien sans toi et qu'évidemment cela ne dérangerait que moi ? Tu as tord.
« - Si je te le dis c'est que … »
Je coupais Alice.
« - Vraiment. » répondis-je à sa place ce qui eut l'air de te surprendre.
« - Cela ne dérange personne mais si tu n'as pas envie de venir alors ne viens pas et si tu en as envie alors la maison de Rosalie est assez grande pour nous tous, n'est-ce pas Rose ? » Poursuivis-je d'un ton serein, qui me surprit.
J'étais peu habituée à cette maitrise de moi qui parfois faisait surfasse mais peu souvent car je n'avais aucun problème à l'avouer : à ce jeu là tu gagnais facilement contre moi.
Mais j'étais lasse de toujours analyser tous tes gestes, tes paroles et de ne penser et faire qu'en fonction de toi. C'en était fini de tout ça.
« - Ouais, parfaitement. La maison est tellement grande qu'il y aurait même de la place pour quelques invités de plus enfin cela ne risque pas d'arriver sauf si tu acceptes enfin les avances de ce gars Bella, Stefan c'est ça ? » (HS : Je regarde trop The Vampire Diaries je crois mais identifier Stefan à Paul Wesley xD Notez que c'est à regarder absolument, c'est une série très prometteuse.)
Fit-elle en agissant ses sourcils de manière suggestive. Ugh, elle fréquentait bien trop Emmett !
« - Qui c'est lui, encore ? » En parlant d'Emmett …
Je soupirais et secouais la tête. Rosalie était bien trop excitée par tout ça et quand Emmett faisait son grand frère protecteur, cela avait tendance à me peser même si je trouvais ça mignon, parfois.
« - Personne, juste un gars. »
« - Oh allez, Bella ! Tu ne m'avais jamais rien dit sur un prénommé Stefan et après je suis censée être ta meilleure amie ? » Bouda Alice.
« - Vraiment, ce n'est rien. »
Encore une fois tous les visages se tournèrent vers moi. J'avais horreur d'être le centre de l'attention, comme à l'instant.
« - Je t'ignorais aussi cruelle, Bella. Depuis quand prends-tu plaisir à faire languir ma sœur ? » S'éleva ton doux ténor dans un sourire moqueur.
C'était si étrange que tu me parles simplement, comme si jamais ne s'était rien passé mais quelque part j'étais heureuse de ne plus me prendre la tête. J'étais définitivement indécise. Un jour je souhaitais revenir sur tout ça et le lendemain je voulais juste tout oublier.
« - Faire languir Alice ou te faire languir, toi ? »
Je fis abstraction des grands yeux que me faisait Angela, choquée par ma soudaine audace. J'avais remarqué que tu m'avais l'air intéressé par cette futile histoire de garçons mais tu voulais vraiment savoir ? Tu allais être servit.
« - Ok ok, comme vous voudrez ! Mais c'est vraiment sans intérêt. Tous les lundis j'ai l'habitude d'allé faire un jogging matinal enfin là tout est normal. Il y a quelques semaines Rose s'est subitement décidée à m'accompagner. »
Je me mordis la lèvre, essayant de réprimander mon rire qui menaçait de sortir à tout moment. Rosalie avait une définition bien particulière de la chose. Je me souviens encore de la tête que j'avais faite en la découvrant maquillée, parfaitement coiffée dans son minishort rose et son débardeur blanc et ses … petits talons mais talons quand même alors que nous étions en plein automne.
Au moins Alice avait une alliée si elle souhaitait dans un jour proche former un groupe contre les baskets. J'avais juste éclaté de rire et je n'avais rien dit. Il ne lui avait pourtant pas fallu longtemps avant de déclarer forfait. Elle s'en était tirée avec un énorme rhume et une cheville foulée.
Je rencontrais son regard et nous partions d'un énorme fou rire commun sans ne plus pouvoir nous arrêter sous les mines interloquées de nos amis. Notre équipe de choc était de retour et cette complicité retrouvée me faisait plus que plaisir.
« - Euhm … Une explication peut-être ? » S'impatienta une nouvelle fois Alice qui était totalement perdue et mise à l' écart.
« - Disons juste qu'elle a une définition particulière de la tenue à adopter pour ce genre de choses. » Réussis-je à dire entre deux coups de rire, je suppliais Rosalie de continuer alors que je me tordais de plus en plus de rire, tellement que j'en avais des douleurs au ventre.
« - Juste pour signaler qu'aller courir m'a coûté ma dignité et ma … cheville. » plaisanta-t-elle.
« - Un rapport avec ton handicap le jour de mes vingt ans ? » demanda interloqué Emmett puis en me lançant un regard peu amène.
« - Hey, pas ma faute ! » rigolais-je une nouvelle fois en levant mes mains en signe d'innocence.
Depuis cette histoire, nous avions jugée préférable de garder ça pour nous. Nous pensions que personnes n'auraient pu comprendre l'ironie de toute cette mésaventure et nous avions semble-t-il raison. Je priais Rose de continuer avant de faire une crise cardiaque.
« - Peu importe. Mon handicap ne m'a pas empêché de te fêter dignement ton anniversaire ce soir là si je m'en souviens bien, n'est-ce pas ? » Lui fit-elle remarquer d'une voix mielleuse en lui caressant le torse.
« - Nope, bébé. C'était une fête royale ! » Dit-il en agitant ses sourcils (HS : Mister Pervers is back, girls ! Haha :D) et en la prenant dans ses bras pour l'embrasser.
Merde, quels étaient leur problème avec tous ces sous-entendus ? Ils s'étaient vraiment bien trouvés, tous les deux.
« - Euw, pitié Em' ! Il y a des oreilles sensibles ici ! » Dit Jasper en riant avant de faire semblant de se boucher les oreilles.
« - Comme si tu ne faisais pas pareil avec Alice, mon pote ! » lui fit-il remarquer en s'esclaffant bruyamment.
« - Idiot ! » le frappa la concernée.
« - C'est de ma sœur qu'on parle là. Juste … j'aimerai ne plus jamais avoir cette image en tête. » Soufflas-tu en grimaçant.
Jasper fit mine de regarder ailleurs. Ils étaient ensemble depuis trop longtemps pour que tu te sentes concerné mais il y peu de temps, tu n'aurais pas réagit pareil. D'ailleurs à l'annonce du couple que formaient ta sœur et ton meilleur ami, je me souviens que tu l'avais très mal prit et que tu étais venue sonner à ma porte. C'était le début qui promettait déjà la fin. Notre fin.
Flashback
J'étais confortablement calée dans le fond du divan entrain de savourer un pot de Ben & Jerry's devant un épisode de Friends. J'adorais cette série totalement culte et il n'existait pas une fois où je n'aie pas rit en la regardant.
Les personnages étaient tous uniques et attachants. Ils se passaient toujours des rebondissements, ce qui faisait que jamais je ne m'ennuyais. Et puis il y avait Ross et Rachel. C'était de loin ce que je préférais.
Ok c'est une série et tout mais leur histoire est si belle et finalement le destin a fait que ça a été toujours eux, ensemble et personnes d'autres. Ils se sont aimés, séparés et puis chacun a eu ses millions d'aventures et à la fin ils sont réunis car ceux qui s'aiment vraiment finissent toujours par se retrouvés, pas vrai ?
Rosalie était de sortie avec Emmett ce soir. Ils fêtaient leurs deux ans. J'étais si heureuse pour eux. Jamais je n'aurai cru que mon frère aurait pu se poser un jour, avoir une relation sérieuse. Avant de la rencontrer, il était plutôt du style à papillonner d'une fille à l'autre. Bref, cela expliquait son absence et le pourquoi de mon visionnage de séries à l'eau de rose.
J'avais totalement conscience d'être trop sentimentale et surement ennuyeuse et pas assez délurée. C'est vendredi soir et au lieu de faire la fête, je me plains, seule, de mon absence de vie sociale et amoureuse en regardant des séries pour ado pré pubère.
Un coup de sonnette me sortit de mes réflexions Je consultais l'horloge suspendue au mur pour me rendre compte qu'il était incroyablement tard. J'ignorais l'identité de mon visiteur et quelle fut ma surprise en te découvrant au pas de ma porte, les traits tirés par la fatigue.
« - Edward ? Euh… Que fais-tu ici, chez moi ? » Wow quelle originalité Bella, vraiment, vraiment tu fais fort, ma fille !
Il fallait vraiment que j'arrête les voix conflictuelles qui résonnaient dans ma tête. Surtout quand il y avait l'homme de mes rêves qui me regardait étrangement.
« - Oh oh, Bella ? »
Il fallait définitivement que j'arrête ça. Je secouais la tête pour reprendre mes esprits et sourit.
« - Oui ? »
« - Je vois que tu es sortie de ta ' transe ' hein ? » dis-tu en me souriant. Mon dieu ce sourire allait vraiment finir par me tuer. « - Je te disais que je passais justement dans le coin et je me disais pourquoi pas dire 'bonjour ' . »
Je remarquais de suite la nervosité qui accompagnait tes gestes. Je fronçais les sourcils septiques
« - Hum … Ouais je vois. Tu t'es subitement retrouvé à 20minutes de chez toi et tu t'es dis ' Hey ! Pourquoi ne viendrais-je pas dire bonjour à Bella à…' » Je fis semblant de consulter une montre invisible sur mon poignet. . « - Deux heures du matin ? »
« - Tu sais quoi ? Je suis désolé de t'avoir dérangé je vais juste, m'en aller. Bye Bella. » Dis-tu froidement et je voyais clairement que je t'avais blessé.
« - Edward, non attends… Reste, s'il te plait ? »
Tu me regardes, peu convaincu.
« - Je suis désolée d'avoir dit ça, je…je ne voulais pas te blesser. Je suppose que les blagues totalement dépassées d'Emmett auront fini par déteindre sur moi. Je te promets de revoir mon humour douteux. » Ajoutais-je dans un petit sourire d'excuse.
Cela eut l'air de marcher puisque tu ris. Mon dieu, te rendais-tu au moins compte que tu étais, juste à l'instant, entrain de m'éblouir ? Je ne pus m'empêcher de t'admirer.
Jamais je n'avais vu quelqu'un d'aussi beau que toi et pourtant tu respirais la simplicité. Je te connaissais assez bien pour savoir que tu n'étais pas le genre d'homme à passer des heures devant son miroir à se croire le nombril du monde. Non, tu n'étais définivement pas de ce genre là.
« - Ne t'en fais pas. Tu es toute pardonnée. Et puis je t'ai mentit. Je ne passais pas dans le coin j'avais juste… envie de te voir, je crois. » Te confesses-tu en baissant la tête, un peu gêné.
Oh mon dieu, pincez-moi tout de suite ! Si tu n'étais pas là, j'aurai déjà sauté dans toute la pièce en hurlant mais je n'avais nullement besoin de t'effrayer encore plus.
« - Alors hum… est-ce que je peux entrer ? » Tu passes la main dans tes cheveux, comme à ta grande habitude et souvent, j'aime te le faire remarquer.
« - Oh oui, bien sûr. » C'était si étrange mais à chaque fois que tu te trouves près de moi je perds automatiquement mes moyens. Je me décale et tu entres en te dirigeant vers le salon ou je te suis sans un mot.
Aussi loin que je m'en souvienne, je te connaissais depuis presque toujours. Je ne devais pas mesurer plus haut que trois pommes quand Renée, Charlie, moi et Emmett avions déménagés de Phoenix pour Seattle. On avait proposé une promotion à Charlie pour un poste à pourvoir à New-York et Renée l'avait en quelque sorte forcé à accepter. Car autant le dire, c'est loin d'être un adepte des grandes villes, du bruit mais il l'avait fait pour l'amour de ma mère.
Elle aimait le soleil de Phoenix, tout comme moi, mais il lui fallait plus, toujours plus. Elle voulait que mon père gagne considérablement bien sa vie et elle y voyait aussi un bon moyen d'accéder à une classe supérieure. C'est comme ça que j'ai atterrie dans une grande ville et dans une école privée où je rencontrais plus tard Alice.
« - Fais comme chez toi. Tu as faim ou soif ? » Dis-je en allant dans la cuisine.
Alice fut ma première amie, la première personne à m'accepter. Le premier jour, je me souviens que de nombreux s'élèves se moquaient de moi mais ta sœur était là pour me défendre et depuis ce jour elle est ma meilleure amie, une de mes plus belles rencontres. Grâce à elle j'ai aussi découvert l'amour en la personne de son frère, de ta personne...
« - Je veux bien un remontant, si tu as ? » crias-tu de l'autre pièce.
Je me dirigeais vers le placard où Rose rangeait les bouteilles d'alcool et prit de la vodka puis deux verres de shoots.
Bien sûr tu ignores tout de mes sentiments. Nous ne sommes qu'amis et j'ai souvent voulu t'avouer ce que je ressentais ces derniers temps mais c'est difficile. Et si ce n'était pas réciproque ? Et si je n'étais pas assez bien pour toi ? Je te vois toujours avec des filles dignes d'être tops model et en comparaison j'aurai l'air d'une frêle et pathétique petite fille.
Je sais que tu me considères comme ta ' petite sœur', l'amie de toujours que se trimballe ta sœur mais j'ai tellement essayé de repousser tout ces sentiments mais c'était juste impossible. C'est comme si tout cela devait arriver un jour, quoique j'y pense et quoique j'y fasse. Depuis notre déménagement à tous de Seattle, nous nous sommes fort rapprochés pour mon plus grand plaisir. Enfin ce n'est pas comme si nous n'avions jamais été proches mais c'est juste différent. Mieux.
J'ai l'impression que tu vois enfin la vraie moi et pas une simple petite fille. Que tu essayes de me connaître. Ces dernières semaines, celles qui ont suivit le déménagement, nos rendez-vous amicaux se sont succédés ce que je trouve étrange mais si plaisant. Je repense alors à toutes nos confidences, notre complicité et je me dis que j'aimerais qu'il en soit ainsi pour toujours.
« - Vodka pour monsieur ! » annonçais-je en déposant la bouteille et les verres sur la table basse devant toi.
Je m'assieds à tes côtés tandis que tu verses le liquide dans les deux shoots et tu m'en tends un que j'accepte.
« - Rude journée ? » te demandais-je. J'essayais toujours d'être prudente dans mes questions. Après tout, j'ignorais ce que tu voulais bien me dévoiler mais j'étais preneuse dans tous les cas.
« - On peut dire ça comme ça…Santé ! » réponds-tu en levant ton verre et en l'avalant cul sec, ce que je fis aussi.
« - Awww … Sa réveille au moins. » rigolais-je. J'avais la gorge en feu.
Tu souris.
« - Il faut en boire plusieurs pour s'habituer. » Tu nous ressers sans rien dire.
« - Essaieriez-vous de me saouler Mr. Cullen? » demandais-je amusée.
« - Hum… Hé bien je ne le voyais pas comme ça mais maintenant que tu le dis ce serait un bon moyen pour te mettre dans mon lit. » Plaisantes-tu. Je te frappe, feignant d'être choquée.
« - De toute manière, tu n'as pas besoin de ça pour m'avoir. » Je pris la boisson de tes mains et l'avale encore une fois d'un trait alors que je te vois difficilement déglutir.
On disait que la consommation d'alcool nous embrouillait et c'était vrai. Nous continuions de boire alors qu'aucun de nous deux ne parlait, trop occuper à être plonger dans nos propres pensées. Tu fus le premier à le briser.
« - Rosalie n'est pas là ? »
J'hochais la tête.
« - Non, partie avec Em'. C'est leurs deux ans aujourd'hui. »
« - Wow. Qui aurait pu croire qu'Emmett resterait si longtemps avec la même fille hein ? » Tu hausses les épaules. « - Mais c'est une bonne chose. »
« - Je pensais la même chose mais ouais c'est une très bonne chose, lui et elle, tu sais. C'est partit pour duré, c'est certain. »
Rosalie était la personne qui correspondait le mieux à Emmett et moi comme mes parents ainsi que tous les amis de mon frère l'avions déjà adoptée. Et qui sait dans quelques temps peut-être serait-elle ma belle-sœur ? Bien que je la considérais déjà comme telle et encore plus même.
« - Tu sais quoi ? »
« - Hum… Non dis-moi. »
J'avais envie de m'amuser, d'oublier tout les tracas et me concentrer sur le moment présent. Ce moment avec toi.
« - Je trouve ça déprimant. »
Tu levas un sourcil, septique.
« - Quoi donc ? »
Je ris, je l'ignorais.
« - Je ne sais pas. La vie, nous, le monde, les gens. Cette bouteille finie.»
J'haussais les épaules et me levais pour aller chercher une bouteille de whisky que je ramenais. Je la posais devant toi et m'approchais de la chaîne hi-fi. J'appuyais sur Play et une chanson à voix féminine que je ne reconnaissais pas s'éleva des basses.
Wake up in the morning feeling like P-Diddy (Hey, what up girl?)
Put my glasses on, I'm out the door. I'm gonna hit this city. (Let's go!)
Before I leave, brush my teeth with a bottle of Jack.
Je me laissais entrainer par le rythme alors que tu levais la bouteille de Jacks Daniels à mon attention avant de boire une longue gorgée à même la bouteille.
'Cause when I leave for the night, I didn't coming back.
I'm talking pedicure on our toes, toes.
Trying on all our clothes, clothes.
Drop-toping, playing our favorite cds.
Pulling up to the parties.
Don't stop, make it pop
DJ, blow my speakers up
Tonight, Imma fight
Till we see the sunlight
Tick tock, on the clock
But the parties don't stop
Whoa-oh oh oh
Whoa-oh oh oh
Je revins vers toi en me déhanchant maladroitement et en déclenchant tes rires. Je devais avoir l'air ridicule. Pitié, enterrez-moi.
« - Pas si vite ivrogne, je pensais qu'on devait se saouler ensemble ?» te réprimandais-je en souriant.
Je me réinstallais à tes côtés et m'emparais de la bouteille.
« - Hé c'est pas juste ! »
Je bus une gorgée. C'était beaucoup plus fort que la vodka mais je ne trouvais pas ça si désagréable. Le liquide me procurait plus de chaleur.
« - Mec, la vie est injuste. Bon on va jouer à jeu.»
Je tapais bêtement dans mes mains comme si la chose m'excitait grandement. En réalité, ce n'était pas le jeu mais… Ok il fallait vraiment que j'arrête d'avoir un frère comme Emmett, cela salissait mon cerveau. (HS : MDRR !)
« - Laisses-moi deviner. » Tu fis mine de réfléchir. « - Je n'ai jamais fait*… juste ? »
J'ouvre la bouche puis la referme.
« - Hé ! Tu viens juste de pourrir mon jeu, là ! »
Tu te penches vers moi pour que ta bouche soit près de mon oreille si bien que je sens ton souffle fouetté mon visage.
« - Je me ferai pardonner une prochaine fois, je te promets. »
« - Ne dis pas ça si tu ne la tiendra pas. »
Tu pris mon visage en coupe et plonges tes yeux dans les miens.
« - Je tiens toujours mes promesses. »
« - Bon commençons ! » Je te fis un petit sourire et me dégageais de ton emprise, un peu mal à l'aise et le pire c'est que j'ignorais pourquoi. Bon sang, qu'est-ce qui clochait chez moi ?
« - Euh oui d'accord… Tu sais, j'ai hâte d'en savoir plus sur toi Bella Swan. »
Je te souris, si tu savais combien ce que tu me dis est important pour moi.
« - Même si je regrette de ne pas l'avoir fait avant. » murmures-tu.
Je dépose la paume de ma main sur ta joue et la caresse du bout des doigts en vrillant une nouvelle fois ton regard au mien. Tu lèves ta main et la dépose sur la mienne.
« - Ce n'est pas ta faute ok ? Je comprends, je t'assure. Et puis j'aurai pu venir te parler. Mais j'étais si timide, bizarre tel un boulet que ta sœur devait transporter partout. Je comprends, vraiment. »
Au fond j'espérais que tu me dises que c'était faux mais pouvais-je vraiment espérer ça ? Tu as l'air étonné et j'ai du mal à comprendre.
« - Pourquoi penses-tu ça ? »
« - Je… c'est juste… mon avis ? »
Bien joué Bella, si tu voulais être convaincante c'est sacrément raté !
« - Bella ? »
Bon ok, je m'avouais vaincue. Je baissais la tête et mordillais nerveusement ma lèvre.
« - C'est ce que tout le monde disait. »
« - QUOI ? »
Aie, j'aurai du garder ça pour moi. Ne pouvais-je pas juste me taire ?!
Tu lâches ma main qui retombe mollement sur le divan pour ensuite t'en saisir de nouveau mais en entrelaçant nos doigts cette fois-ci.
Était ce normal, ce sentiment de bonheur que je ressentais en comprenant que tout ce que j'avais toujours cru à propos de ton opinion de moi était fausse ?
« - Je n'en reviens pas que tu ais cru ces abrutis ! Jamais je n'ai pensé que tu étais bizarre ou un boulet, ok ? Enfaite je vais te dire un secret. »
Je prêtais une oreille attentive, avide de savoir.
« - Je te parlais très peu car j'étais… intimidé par toi. » Je remarquais la rougeur qui s'était installée sur ton visage.
« - Tu te fous de moi ? » riais-je.
J'avais du mal à croire que tu puisses être gêné de me parler. Toi… Edward Cullen !
« - Mais pourquoi ? Je ne comprends pas. »
« - Je ne sais pas … Je pensais que tu me trouverais inintéressant. Lourd. Je veux dire que tu es si cultivée, tu avais, toujours la tête dans tes bouquins et puis de quoi aurais-je pu te parler ? Et puis j'avais… j'avais l'impression que tu ne m'appréciais pas beaucoup, tu vois ? »
Quoi ? Moi, ne pas t'apprécier ? Si tu pouvais voir à quel point justement je t'appréciais…
« - Là tu … m'égares. »
Tu commenças à tracer des petits cercles avec ton pouce sur le dos de ma main tout en ne te détachant jamais de mes yeux et je n'avais aucun mal à soutenir ton regard ce qui me semblait une bien grande victoire.
« - A chaque fois que tu venais chez nous tu me jetais à peine un regard, un faible bonjour et tu montais, me montrant clairement ton faible intérêt. » marmonnas-tu faiblement.
Je n'en revenais pas que j'avais vraiment fait ça. Enfin si j'en avais conscience mais jamais je n'aurai pensé que tu aurais pu prendre ça pour de l'antipathie à ton égard.
« - Oh je vois … Je vais aussi te dire un secret mais promets moi de ne pas rire et de ne jamais le dire. » dis-je sérieusement.
« - C'est le but des secrets, nan ? » Je te fis des gros yeux et tu rias mais j'y tenais.
« - Promets! »
« - Ok, ok je te le promets. »
« - Pas comme ça. »
Je levais mon petit doigt de mon autre main libre, y déposait un ' baiser' avant de le tendre, tu fis de même et croisa ton doigt au mien.
« - Promesse. » dis-je et tu répétas la même chose.
« - J'étais intimidée aussi. »
J'ignorais ton expression surprise et poursuivit sur ma lancée.
« - Tu étais le gars que toutes les filles voulaient, le plus populaire, le plus intelligent et j'en passe ! Que pouvais-je te dire aussi ? Je l'ignorais et j'avais peur de me lancer dans des conversations totalement banale par peur d'avoir l'air d'une parfaite idiote … »
« - Wouaw vraiment ? » demandas-tu, fière.
Comme si tu l'ignorais, entre nous. Je roulais mes yeux.
« - Sérieusement je suis loin d'être tout ça tu sais et j'ai la prétention de me moquer des idéaux que ce font les filles de moi. »
« - Alors tu es bien le premier. Je crois bien que tous les mecs aimeraient que les filles les décrivent comme leur idéal masculin. »
« - Est-ce que je suis ton idéal masculin ? »
Je ne pouvais décidément pas m'aventurer sur ce terrain là, c'était bien trop dangereux.
« - Là n'est pas la question. »
Je tournais la tête et le papier peint des murs devenu soudain très intéressant.
« - Bella ? » Tu poses ta main sous mon menton pour m'obliger à te regarder.
« - Hum… Hé bien quelque chose dans ce genre là. Comme toutes les autres filles. » Lâchais-je en soupirant.
Je priais intérieurement pour que tu oublies toute cette conversation demain mais pour l'instant tu n'avais pas l'air de vouloir l'oublier vu l'immense sourire que tu abordais.
« - Je me fiches des autres filles. »
Comme si tu te préoccupais de moi. J'avais clairement saisit le sens de ta réponse mais je l'ignorais. Il ne fallait pas que je me fasse de faux espoirs car c'était le genre de chose que je regretterai plus tard en te voyant avec quelqu'un d'autre. Je devais m'éloigner de toutes ces pensées d'un possible toi et moi.
« - Je n'ai jamais…été sur la grande roue. »
Tu me regardes silencieusement et je te supplie de faire le jeu avec moi. Ce n'était pas le moment pour la grande conversation. En tout cas je n'étais pas prête pour ça. Tu finis par te saisir de la bouteille et d'en boire une gorgée.
« - Vraiment ? Jamais ? »
« - Jamais, jamais. J'ai peur du vide. » Je souris devant ta mine ahurie. « - Tout le monde à peur de quelque chose. »
« - Ouais mais le vide ? Qu'est ce qu'il y a de terrifiant à cela ? Justement je trouve ça énorme, moi. Toutes ces sensations. »
« - L'immensité, la peur de l'inconnue tout ça me fait peur mais je suis une trouillarde, tu le sais ça. »
« - Je ne pense pas que tu sois comme ça. Tu as peut-être peur mais tu es quelqu'un de courageux et c'est le genre de chose qui te sert dans la vie. »
C'était totalement faux, j'étais loin de faire preuve de courage dans tous les cas.
« - Tu me surestime. Je suis loin d'être courageuse, je suis juste… ambitieuse. Quand je fais un truc je m'y tiens. Mais de quoi as-tu peur toi ? »
« - Moi ? C'est une bonne question. De décevoir les gens je suppose. »
Comment pouvais-tu avoir peur de ça ? Tu étais sûrement la personne la plus parfaite du monde et jamais tu n'échouais.
« - Depuis l'enfance je suis celui qui, sans me venter, excelle dans de nombreux domaines. La musique, les amis, l'école, … et mes parents ont toujours été fière de moi et tu sais je pense que c'est ça qui me permet d'être comme ça, de toujours vouloir être le meilleur. C'est de voir les yeux de mes parents qui brillent et parfois quand j'entreprends quelque chose je me dis toujours ' Tu dois le réussir, tu n'as pas le choix des gens comptent sur toi ' et j'y pense tellement que c'en est lassant. »
Je sentis mon cœur se serrer de te voir ainsi, je n'avais jamais soupçonné que tu pouvais ressentir ça.
« - La vérité c'est que j'ai peur d'être un raté. » Ajoutes-tu doucement en fixant un point au loin, perdu dans tes réflexions.
Je me rapproche de toi et pose ma tête sur ton épaule tandis que tu passes ton bras autour de mes épaules. Nos visages sont tout proches et je peux te regarder sous toutes les coutures. De tes lèvres roses et pleines à tes fossettes, à ton nez droit jusqu'à tes yeux émeraudes.
« - Quoi que tu fasses, quoi que tu décides jamais tu ne seras un raté. » murmurais-je.
La chanson s'était arrêtée pour faire place à une musique à la mélodie plus douce, moins rythmée. Je reconnus ' Everything ' de Lifehouse qui était une chanson de mes chansons favorites. Je ferme les yeux, me laissant bercée par les paroles.
What day is it? And in what month?
This clock never seemed so alive
I can't keep up and I can't back down
I've been losing so much time
« - Danse avec moi, Bella. »
J'ouvre les yeux et m'aperçois que tu m'observes avec un léger sourire sur les lèvres. Tout sauf la danse, pitié. J'étais une catastrophe ambulante incapable de tenir sur ses deux pieds alors si je devais danser, c'était un désastre assuré. Je me souvenais du bal de promo où Alice m'avait forcé à me rendre. Toute la soirée avait été un supplice pour moi.
J'avais du me trimballer Mike toute la soirée et je m'ennuyais fermement pendant qu'il me racontait sa pathétique vie. Finalement, en fin de soirée, il s'était retrouvé à l'hôpital avec un pied cassé. C'était le risque de danser avec moi. Mais très franchement, il l'avait mérité.
« - Tu sais que je danse aussi mal qu'un pingouin, pas vrai ? » On ne savait jamais au cas où tu aurais oublié mais cela m'aurait fort étonné. Alice et Emmett m'avaient ennuyée avec ça pendant des mois et des mois.
« - Bien sûrFlippy, mais je prends le risque. »
Je grimaçais à l'évocation du surnom que l'on m'avait attribuée après l'incident.
« - Comme tu voudras. C'est tes pieds, après tout. »
Tu te lèves et me tends ta main que j'accepte. Tu me soulèves et me places sur tes pieds alors que je place mes mains autour de ton cou et toi sur ma taille.
« - Crois-tu vraiment que je te laisserai te blesser ? »
Je ris et enfouis mon visage dans ton cou alors que tu nous fais tourner et respire ton odeur. Je suis heureuse et je ferme les yeux pour graver ce moment à jamais dans ma tête. Juste toi et moi et personne d'autres.
« - Bella ? » Je me détache légèrement de toi et te regarde en acquiesçant la tête. « - Qu'est- ce qui se passe entre toi et … Jacob ? » dis-tu tout bas.
Mon cœur bat la chamade, je trace de mon doigt les cernes qui se dessinent tous les yeux en me demandant les raisons de tous tes tourments. Je te souris mais ne te répond pas et verrouille mon regard au tien en espérant que tu me comprendras sans un mot. Que tu arriveras à déchiffrer ce que te disent mes yeux. A quel point je t'aime, a quel point à chaque fois que je suis loin de toi tu me manques, que je ne peux vivre sans toi et que je ne serai jamais capable de m'éloigner de toi car c'est … ma raison d'exister.
« - Je crois qu'on a trop bu. » me contentais-je de dire, détournant la question encore une fois. Serais-je même un jour capable de voir la vérité en face ?
En réalité il ne s'agit même pas de moi et de ma vérité mais de voir si nous serons capable de la voir et d'en faire quelque chose de stupéfiant et de ne pas tout gâcher car on rêve d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette. Et puis le jour où il pointe le bout de son nez, on découvre la peur de le vivre. Celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle de ne pas savoir guérir ses désirs. C'est tellement moins fatiguant de se lamenter et d'ignorer les faits.
'Cause it's you and me and all of the people with nothing to do
Nothing to lose
And it's you and me and all of the people
And I don't know why, I can't keep my eyes off of you
Doucement tu rapproches ton visage et appuyes ton front contre le mien. Combien je t'aime, combien je t'aime ! Combien je t'aime tu ne le sauras jamais.
Tu finis par déposer tes lèvres sur les miennes dans un baiser qui en dit long et qui a le gout d'amour, de peur, de regret et de tant d'autres choses indescriptibles.
Fin du Flash-back
POV Edward
Je posais mes yeux sur elle et j'eus du mal à la lâcher. Cela faisait si longtemps et en la revoyant je revoyais tout ce j'avais raté et cela me rendait fou. Qu'avais-je fait ? J'avais inconstablement merdé, comme d'habitude. J'avais fini par décevoir quelqu'un. Et il avait fallu que ce soit elle. Mais peut-être qu'ainsi elle avait eu fini de croire en moi et au moins elle avait pu se rendre compte que porter ses espoirs sur quelqu'un qui de lâche qui ne la méritait nullement était une grande erreur.
Elle était magnifique, elle l'avait toujours été. Je la trouvais particulièrement rayonnante et je pouvais dire qu'elle était heureuse. Tant qu'elle l'était, c'était tout ce qui comptait. Quelque part cela me fit mal de me rendre compte que mon absence ne l'avait jamais pesé, qu'elle avait continué sa vie. Mais à quoi devais-je m'attendre ? J'avais fait de même ou en tout cas je m'étais persuadé que j'en étais capable. J'étais débile de m'attendre à ce qu'elle m'aime encore. Ce n'était pas comme si elle allait revenir vers moi en me suppliant et en pleurant alors que c'est moi qui l'avais quittée.
J'étais un idiot, ma sœur avait raison.
« - Je t'ignorais aussi cruelle, Bella. Depuis quand prends-tu plaisir à faire languir ma sœur ? » Dis-je dans un sourire moqueur.
En effet, Alice la suppliait de lui raconter son histoire avec un dénommé Stefan. Je me tendis à l'évocation possible d'un autre homme avec qui elle aurait pu être d'autre que moi. J'étais si égoïste. Si elle était heureuse avec lui ne devrais-je pas me contenter d'être heureux pour elle ? C'était juste au dessus de mes forces.
« - Faire languir Alice ou te faire languir, toi ? » répondit-elle ignorant ce que me provoquaient ses paroles.
Je la regarde et je ne sais quoi dire. Je sais qu'il me faut lui répondre, avoir le dernier mot comme j'ai l'habitude de l'avoir mais j'en suis incapable, étonnamment. Elle me regarde, se disant certainement qu'elle a gagné, pour une fois, que je ne vaux pas plus que ça et elle a sans doute raison.
Mes yeux la supplient silencieusement de me comprendre, de comprendre mes actes et surtout comprendre ce que je ressentais. Mais les siens restent de marbre, ne laissant place à aucune compréhension. Pourtant, je refusais d'abandonner. Pas cette fois, non, je ne voulais pas la laisser partir. Pas aussi facilement. Si elle savait combien je l'avais aimé mais elle voulait me l'entendre dire, du moins si elle en était consciente. Mais ces mots restaient coincés dans ma gorge, je ne parvenais pas à les faire sortir. Je sentais mon cœur battre à tout rompre, il occultait tous les autres sons. Je ne voyais plus que son visage impassible et cela me blessait. Moi-même j'étais étonne d'être blessé par quelque chose, surtout par elle.
N'étais-je pas censé être celui qui blesse et elle, celle qui subit ? J'étais en colère contre elle, elle aussi m'avait fait du mal. J'avais mal de ressentir tous ces sentiments qui me paraissaient complètement inconnus. J'aurais voulu lui crier comme avant
« Moi aussi, j'ai une vie. Moi aussi je n'ai pas besoin de toi ! Moi aussi je peux très bien vivre sans toi ! Pars, vas-y. Je ne ferai pas un seul geste pour t'obliger à rester. Vas-y. Je n'attends rien de toi et plus rien ne te retient ici, je survivrai bien sans toi. Après tout tu ne m'es pas indispensable.» Mais je n'ai rien dit car cela aurait été faux. En tout cas maintenant. Peut-être m'aurait-elle cru et je savais que j'étais capable d'être un bon dans mes mensonges mais je n'en avais plus envie.
J'avais envie qu'elle reste, qu'elle me rejette mes fautes et qu'elle soit là, pour moi. Mais pouvais-je réellement lui en demander tant après tout ce que je lui avais fait subir ? La vérité est et avait toujours été que j'avais besoin d'elle pour changer et l'aimer correctement mais le savait-elle ? Elle semblait si bornée à me prouver quelque chose, mais pas la bonne et j'ignorais pourquoi.
« - Euw, pitié Em' ! Il y a des oreilles sensibles ici ! » Dit Jasper en riant avant de faire semblant de se boucher les oreilles suite à une remarque salace de mon ami.
« - Comme si tu ne faisais pas pareil avec Alice, mon pote ! » lui fit-il remarquer riant de toutes ses dents.
« - Idiot ! » le frappa ma sœur bien qu'elle n'ait pas une très grande force mais je savais qu'elle était capable de faire mal quand elle voulait et j'étais bien placé pour en parler.
« - C'est de ma sœur qu'on parle là. Juste … j'aimerai ne plus jamais avoir cette image en tête. » Soufflais-je en grimaçant.
Cela avait été particulièrement dur pour moi d'accepter la relation qu'entretenaient ma sœur et mon meilleur ami. J'avais longtemps rejeté l'idée, ne voulant pas y penser mais j'avais fini par voir l'évidence qu'ils s'aiment sincèrement et je n'avais pas eu d'autre choix que de l'accepter. Je me souviens qu'à cette période là je ne leur parlais plus et je me sentais parfois très seul et en colère mais elle avait toujours été là pour moi et j'avais tout gâché. Je l'avais tellement trahit que je ne serais pas surpris qu'elle ne me pardonne jamais et qu'elle ne m'adresse plus la parole.
« - Ouais donc pour se faire pardonner de m'avoir entrainé là elle… » Continua Rosalie.
« - Je te rappelle que c'est toi qui a voulu venir ! » ajouta la fille de mes rêves, outrée.
Elle l'ignora pourtant et continua sa petite histoire sur laquelle je prêtais une attention particulière. J'en savais très peu sur la vie de Bella ces temps-ci. Quand je demandais à Alice, elle refusait toujours de m'en parler car elle pensait que c'était ma faute si j'étais éloignée de sa vie et elle avait sûrement raison encore une fois.
« - M'a emmenée au Starbucks et quand on s'apprêtait à quitter les lieux, un type complètement canon de chez canon (Emmett fit le contrarier) dans le genre grand mec ténébreux, musclé et tout, qui était assis un peu plus loin est venu aborder Bella et lui a donné son numéro et chaque fois, maintenant, quand elle revient de son jogging il l'attend et il est au café ! »
« - Tu exagères, il n'était pas si musclé que ça. » soupira-t-elle lassée, en levant les yeux au ciel.
« - Ah donc tu as regardée ! » Je fermais les yeux, sentant la colère m'emporter et me pinçais l'arrête du nez.
Ce qui ne m'empêchais pas d'entendre ma sœur questionner Bella sur ce gars.
« - Oh mon dieu ! Tu dois absolument me le montrer ! Pourquoi ne lui téléphones-tu pas ? Il te plait ? »
Elle ne connaissait absolument rien de lui, c'était peut-être un psychopathe complètement détraqué ! Ou un salaud. J'ouvris les yeux prêts à répliquer mais Emmett me devança.
« - Absolument pas ! Elle ne fera rien du tout, elle ne connaît rien de lui ! Et si il était fou et qu'il l'entraînait dans une ruelle pour la tuer, hein ?! »
Il se reçut un coup de Rosalie mais je le remerciais intérieurement pour avoir pensé la même chose que moi.
« - N'importe quoi, ce genre de chose n'arrive plus et sa m'étonnerait puisqu'ils se verront en plein jour ! » répliqua Alice.
« - Qui te dis que je vais aller le voir ? » demanda Bella.
« - Ne te poses même pas la question, tu n'iras pas Bell's. » déclara Emmett.
Elle n'eut pas l'air contente car elle fronça les sourcils. Elle était encore plus belle en colère. J'étais vraiment un pauvre type il fallait que j'arrête de penser de cette manière là.
« - Et je peux savoir depuis quand sa te concerne ? Si j'ai envie d'y aller, j'irai ! »
Elle n'avait jamais aimé l'autorité, elle avait toujours eu un problème contre ça. Et même si cela me contrariait qu'elle envisage de voir cet imbécile qu'elle ne connaissait même pas depuis 3jours, je l'admirais pour sa force de caractère.
« - Hé Bella, je ne prendrais pas tout ça à la légère si j'étais toi. L'autre jour, au bureau, un gars à raconté que sa sœur s'était fait agressée en allant à un rendez-vous. » Dit calmement Ben qui depuis le début écoutait d'une oreille attentive sans forcément parler.
Il faudrait que je pense à sérieusement offrir quelque chose à Ben dans les prochains jours.
« - Sa pourrait être dangereux. » Tentais-je d'ajouter.
Je sentis toutes les têtes se tournés vers moi et j'haussais les épaules. Je ne voulais pas qu'il lui arrive malheur était-ce si mal que ça ? En tout cas pas plus que le malheur que je lui avais déjà tant causé.
« - Je te dis quelque chose moi quand tu vas voir des filles ? » répliqua-t-elle.
Je fus surpris. Je ne connaissais pas ce côté d'elle, il m'était inconnu et j'étais intrigué. Je l'avais toujours connue vulnérable même si je savais parfaitement que jamais elle ne se laisserait marcher sur les pieds mais c'était différent quand c'était à moi qu'elle s'adressait.
Je vrillais mes yeux dans les siens et lui souris faiblement.
« - Je m'inquiète juste pour toi, Bella. »
« - Tu t'inquiètes juste pour moi ? C'était avant qu'il fallait s'inquiéter Edward. » Dit-elle en colère, elle cracha presque mon nom comme si je la degoutait.
Je manquais vraiment de tact, je le savais mais ce qu'elle me disait me blessait même si elle l'ignorait. Comment pouvait-elle dire une chose pareille ? Je m'étais toujours inquiétée pour elle. Car la vérité est que je me suis menti. Je l'aimais toujours et j'en avais eu la preuve ces derniers mois. Ces derniers moi sans elle. Je l'aimais mais je ne pouvais pas être avec elle.
Deux possibilités se présentaient à moi : me battre pour elle ou renoncer pour elle.
Je ne voulais plus lui causer des ennuis et même si j'avais envie d'être avec elle je ne pouvais pas car qui me garantissait qu'elle le voudrait ?
Un grand silence s'installa sur la table et comme d'habitude Emmett sut détendre l'atmosphère ou en tout cas il essaya.
« - Bon on devait pas aller danser ce soir ? »
* Je n'ai jamais fait : Chacun a un verre généralement remplit d'alcool, le premier qui joue dit quelque chose qu'il n'a jamais fait et ceux qui l'ont fait doivent boire cul sec leur verre. Celui qui a bu le plus de verre , perd.
Donc ... votre avis? (aa) J'ai conscience que le flashback prend quasi la totalité du chapitre mais bon au moins vous êtes gâtées avec du Edward/Bella xD Et encore je vous en réserve encore pour le prochain chapitre ! C'était une petite introduction sur leur passé avant de venir au choses sérieuses ^^' Je ne vous en dis pas plus... J'igniore quand je posterai le prochain chapitre mais je vais essayé de faire au plus vite mais ça ne dépendra que de vous car ... Vous voulez la suite? Moi des reviews :p Donc vous savez ce qu'il vous reste à faire ! A la semaine, prochaine.
