Voilà le chapitre 3 de la fic, l'intrigue avant doucement mais sûrement =) Elle sera longue normalement (si l'inspiration vient en tout cas). Sur ce je vous laisse =) Enjoy !

Chapitre 3

Quelques jours avaient passé, et les différentes personnes vivant dans cette maison abandonnée faisaient plus ample connaissance. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer pour qu'il en arrive là, qu'il se retrouve entouré de personnages, en premier lieu fictif, et maintenant fait de chaire, d'os, de sang, de sentiments…

D'après ce que Mathieu en avait jugé, ses acolytes avait la personnalité qu'il leur avait donné, et un peu plus. Ce petit plus, c'était quelque chose qui leur était propre, inné, qu'ils avaient eux même contracté. Comme si leurs dires et faires lors de l'émission n'étaient qu'un jeu de rôle dans lequel ils devaient se donner à fond. Ces traits de personnalité qui leur était propre désormais, ne ressortaient vraiment que lors des situations de crise. L'homme en noir s'étant d'ailleurs calmé, était redevenu celui que l'ex-youtubeur avait créée.

Effectivement, le Patron était un pervers, répondant aux appelles de la luxure, une personne forte, aussi bien au niveau de sa personnalité que de son physique. Il était toujours en train de sortir des anecdotes (plus ou moins douteuses) qu'il, de toute évidence, n'avait vécu que dans une vie imaginé par Mathieu. Il avait été aussi un criminel, mais pas un violeur, pas un psychopathe, juste un mafieux renommé.

Le Geek était émotif, mais pas faible. Plus par mimétisme de ses camarades d'ailleurs que par volonté, surtout à la vue de leur situation actuelle, prouvant ainsi, une certaine intelligence. Mais son nom en disait long sur ses activités. Grand amateur de gaming, le « gamin » avait, durant son enfance, était le bouc émissaire de quelques tortionnaires des récrés, le plongeant ainsi dans une sorte de mutisme, duquel il s'échapper pour dire des choses pertinentes, du moins, autant qu'il le pouvait.

Le Hippie était, sans grandes surprises, un drogué. Il fumait joint sur joint durant sa « vie » avant d'être né, ces quelques semaines plus tôt. Ce qui devint vite un problème, durant les premiers jours de son existence, puisqu'il n'avait plus de came. Le manque se fit vite ressentir, durant la période où Mathieu était resté inconscient, mais avait réussit (par chance) à trouvé de quoi subsister, le temps de se sevrait. Ils avaient d'ailleurs tous omis de dire à Mathieu la dureté des premier jours passés en compagnie du junkie, ne voulant pas trop l'inquiété, et lui permettre de se recentrer sur lui-même avant d'attaquer les choses sérieuses. Le Hippie était, néanmoins, quelqu'un de très compréhensif, sans pour autant être subjectif aux faits et dires de ses camarades. Il prônait toujours la paix et la bonne entente, quand celle-ci valait la peine. Et c'est sans regret (et aussi par le manque de drogue présent lors de cet événement) que le camé avait aider les autres à défendre leurs bien, lorsque le Geek fut blesser. Il n'aimait pas s'en prendre à autrui, mais si quelqu'un s'avisait de toucher l'un de ses proches, c'était une autre paire de manche, surtout en état de manque.

Quant à Maître Panda, Mathieu ignorai beaucoup de lui. En effet, ce dernier étant le dernier personnage qu'il avait créée pour son émission, le youtuber n'avait, toutefois, pas eu l'occasion de trop potasser sa personnalité. L'ursidé se prenait pour un vrai Panda, rêvait de fondé une famille et participer à la reproduction de son espèce, savait chanter, mais, était quelqu'un de très calme. Il ne parlait pas beaucoup avec les autres, ce qui l'avait d'ailleurs rapproché du Geek, devenant ainsi son protecteur. Il savait se battre, et vraiment bien, contrairement à ce que l'on pourrait croire de cet « animal », semblable à une peluche.

Les jours avaient passé après le réveil de Mathieu, et des règles avaient étaient instaurées. Une personne devait garder la maison la nuit, afin de protéger le peu de bien qu'il avait. Les plus aptes à se défendre devait partir en reconnaissance, pour trouver de la nourriture, aussi bien dans les maisons abandonnées aux alentours, que dans la forêt qui s'étendait non loin de là. Ils trouvaient souvent des conserves, et les derniers congélateurs actifs étaient pour eux l'occasion de manger de la viande, les premiers temps qui suivirent le Grand Réveil (parce que c'est comme cela que les gens l'appelaient). Mais la nourriture congelée, à l'inverse des conserves, ne pouvait se garder trop longtemps, obligeant les cinq hommes à manger de la bouffe médiocre. Mais ils avaient à manger, et c'était déjà bien.

Les chambres (car il y en avait pour tous) avait était distribué, laissant au Patron la chambre la plus proche du salon, là où s'opérait les tours de garde, dans le but d'intervenir aussi vite que possible quand des personnes comme Mathieu ou le Geek surveillaient les lieux.

Mathieu vivait mal le fait d'être l'un des plus faibles de la maison. Mais il n'avait jamais appris à se battre, n'avait jamais été empêtré dans des règlements de comptes, et n'avait rien vécu dans sa vie lui permettant de se défendre face à une bande armée. Il s'en voulais un peu et, un jour, pris les devants, afin de pouvoir aider, tant qu'il le pouvait, ses amis, ses frères, ses enfants, puisque c'est un peu ce qu'ils étaient, ses enfants… ?

- « Patron ? Je peux te poser une question ? » Avait demander Mathieu, alors que tout le monde s'était endormi.

- « Tu viens de le faire gamin ! »

- « Je suis sérieux Patron… Un ange passa. Te braque pas s'il te plait »

Le Patron s'était raidit à l'entente de ses mots. Est-ce que Mathieu venait de lui dire « s'il te plat », comme une prière ? Il répondit après un soupir

- « Vas-y accouche. »

- « Tu sais te battre ? »

- « C'est maintenant que tu t'es rends compte ? Je te signale que c'est moi qui est dézingué ses p'tit connard lorsque tu faisais ta «belle au bois dormant» avait-il répondu, presque irrité dans son ego du fait que Mathieu ose ne serait-ce que de poser cette question. »

- « Je sais rassures-toi ! Mais est-ce que tu sais te battre au point de pouvoir m'apprendre ? J'me sens franchement inutile, je me sens aussi faible que le Geek. Vous n'arrêtez pas de me materner, et ça commence à me peser… Surtout qu'on va devoir bouger à un moment ou un autre pour essayer de trouver mes proches… et je ne veux pas vous voir risquer votre vie juste pour moi… » Il fut coupé par le Patron, presque sans s'en rendre compte.

- « Si tu pense que je fait ça uniquement pour toi gamin, tu te fourres le doigt dans le cul ! C'est aussi pour les autres, et avant tout pour moi. On vient tous de toi, et on a tous quelque chose qui nous lie : Toi ! On l'a tous ressentit devant Andréa ! On l'a tous ressentit quand tu t'es réveillé et que t'as gueulé. Et s'il t'arrive quelque chose à toi, ça se répercute sur nous, en cent fois pire, comme on partage chacun nos émotions avec les autres. Quatre fois plus de douleurs qu'une personne normale. Il laissa s'échapper un long soupir, comme pour contenir quelque chose en lui, qui voulait indéniablement sortir, et Mathieu le sentit. »

- « T'es en manque de clopes ? » Avait demander simplement Mathieu, essayant de voir le regard de l'homme en noir, malgré ses lunettes opaques. Mais l'autres ne répondit pas. « Sexe ? »

- « Ouais ! Mais ce n'est pas demain la vielle qu'une potentielle partenaire verra mon loup ! » Avait-il dit, une pointe d'amertume dans la voix, et un rictus de dégoût sur les lèvres. Puis il grogna, un grognement qui soulignait son impatience.

Mathieu décida alors de lui proposer quelque chose, quelque chose qu'il ne se serait jamais vu proposer à qui que ce soit auparavant.

- « Et si je te trouve de quoi te contenter ? Avait demander l'ex-youtubeur »

- « T'as raison, les putes, ça cours les rues en cette périodes de l'année ! Elles sont en pleine période de reproduction et on les retrouve un peu partout ! Qu'elle idée brillante Einstein ! Ce n'est pas que ça m'emmerde, mais jouer les macs ne te va pas trop gamin ! » Tout cela agrémenté d'une bonne dose de mépris dans sa voix

- « On peu vraiment pas discuter avec toi ! En même temps qu'en on a côtoyé des putes et des ordures une bonne partie de sa vie, faut pas en espérer autant de ta part ! Restes dans ta merde ! Pogne toi une ou de fois, tu verras ça ira mieux ! Enfin, si ce qui t'entoure arrive à t'inspirer, ce serai con que t'arrives pas à te mettre au garde à vous ! Mais bon, fais gaffe quand même, ça rend sourd ! Ce serai tellement bête que tu puisses plus nous entendre ! »

Plus Mathieu avait avancé dans sa tirade, plus le Patron fulminer aux propos du jeune homme, laissant largement sous-entendre son incapacité à se redresser. C'est alors que le plus fort des deux se lança sur l'autre, le maintenant d'une poigne de fer, sur le cou de son adversaire, serrant ses doigts autour de sa gorge à la peau fine. Le visage de Mathieu prit une autre teinte, et ce dernier de tordait dans tous les sens pour essayer tant bien que mal d'avoir accès à un peu d'air. C'est alors que le patron lança de sa voix la plus grave et effrayante :

- « Tu vois gamin, je tues pas juste pour tuer, mais lorsque j'en ai l'occasion, avoir un homme (ou une femme, la parité ça marche comme ça aussi) à sa merci, c'est autrement plus jouissif qu'un petit vidage de couilles maison avec giselle la fidèle. » Il avait prononcé cette dernière phrase avec un large sourire collé sur son visage d'une grande pâleur, tout en secouant sa main libre, devant les yeux d'un Mathieu d'une couleur tournant au violet, un violet signalant un danger imminent pour ses pauvres poumons en cruel manque d'oxygène.

C'est alors que le Patron relâcha sa prise autour du cou de du châtain, d'une expression devenu soudainement vide. Il le regarda longuement reprendre son souffle, par grande bouffé d'air, et dit tout en tournant les talons vers sa chambre :

- « Tout les mardis, entraînement à 15h ! Ca me donnera une bonne raison pour t'apprendre la vie, gamin ! Et essaye de te dégoter une arme, je suis dangereux comme mec ! Ce serai plus sûr pour toi»


Le mardi suivant arriva à une vitesse fulgurante, à tel point que Mathieu oublia, en se levant, quel jour il était. En effet, dans ce monde post-apocalyptique, on pourrait croire que personne ne connaissait la date. Mais c'était sans compter sur le Geek qui avait eu l'idée merveilleuse de compter les jours et les avait retranscrit pour en faire un calendrier, donnant alors une idée aux autres habitants de la maison des jours à venir. En arrivant dans la cuisine, Mathieu salua ses camarades d'un geste de main fatigué. Quand il vit le Patron, il se souvint alors de la date, vérifia d'un coup d'œil furtif, tout cela sans laissait paraître la moindre émotion à l'homme en noir. Il ne devait pas lui donner l'occasion de se réjouir de raclé qu'il allait lui infliger.

Il avait tous pour habitude de ne pas parler à Mathieu avant qu'il ai pris son premier café, sans quoi la journée aurait pu être faite de reproche et engueulade en tout genre avec le petit châtain. Le Patron n'avait jamais titiller son créateur dés le levé, mais aux vues du différent qu'ils avaient eu, il y a quelques jours de cela, il se sentait d'une humeur joueuse aujourd'hui. C'est alors qu'il pris la parole, un large sourire victorieux sur les lèvres.

- « J'espère pour toi que t'as réussis à te dégoté de la vaseline en plus de ton armes pour l'entraînement de cette après-midi gamin, parce qu'être enculé à sec, ça va te faire vraiment mal ! »

Mathieu manqua de s'étouffer avec son café et lança un regard mauvais à son interlocuteur, avant de dire d'une voix étouffée par les heures de récent sommeil.

- « Ca va pas ou quoi ? Je viens juste de me lever, t'es monstrueux… »

- « Hé mais attends y'a la peluche qui a trouvé de l'huile d'olive y'a quelque jours ça fera largement l'affaire ! LARGEMENT ! »

- « La peluche t'emmerde et te méprise tu le sais ça » Avait lancé Maître Panda, d'une façon tout à fait neutre, le regard perdu dans le vide.

C'est alors que Mathieu repris la parole, histoire qu'il n'y ait pas trop de débordement.

- « Patron ! Cette histoire de « cours » de combat, c'est du sérieux ! Avoir une personne en plus dans notre groupe pour se battre, c'est un avantage considérable et je veux y arriver ! Mais fallais pas me dire oui si c'est pour le prendre par-dessus la jambe comme tu le fais ! »

Le Patron regarda son créateur d'un air sérieux pour faire mine de comprendre la situation. Mais quand le Patron est d'une humeur joueuse…

- « Tu me tends la perche là gamin ! » dit-il, tout sourire, laissant apparaître de petite dents, qui, si elles avaient pu, aurai étaient aiguisée comme des couteaux.

- « Mais arrête ça ! »

Mathieu avait crié ces dernières paroles, donnant ainsi satisfaction à son interlocuteur. Il sentait la rage monter peu à peu en lui, lui donnant envie d'écraser son poing sur les lunettes de l'homme en noir.

- « Patron ! Dehors ! Maintenant ! »

Sur ce mot de Mathieu, le Patron le suivit, savant pertinemment qu'il allait aimer ce qui allait se passer.

On va s'marrer gamin

Il n'avait pas dit à voix haute ce qu'il pensait tout bas, sachant qu'il aller effectivement se marrer

Nous le savons tous.


Voilà pour ce chapitre qui est un peu plus long que les autres j'espère qu'il vous a plus =)

Desolée pour le léger cliffhanger mais j'étais obligée ;D

Bisous