Bonjour tout l'monde !
Nouvel os pour aujourd'hui, un peu plus long que les précédents. Cette fois encore, un thème qui m'est venu spontanément en pensant à Kougyoku, je pense que cela vous paraîtra à vous aussi évident. Bonne lecture !
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Bien que j'ai désormais accepté que le solitude ne soit pas mon fardeau mais ma force, je ne peux pas m'empêcher de vouloir plus de la vie. Si ceux qui m'entourent réussissent à avoir des compagnons en qui ils ont suffisamment confiance pour pouvoir les nommer amis pourquoi ne serait-ce pas mon cas à moi aussi ?
Il fut une époque où j'ai considéré Ka Koubun comme étant mon ami. J'étais encore jeune et naïve, je me suis accrochée à la seule personne qui était à mes côtés. Il avait été le seul à rester près de moi, à m'apprendre les règles d'usage, la politique, la géographie, l'histoire et tout ce qui s'en suivait... C'est aussi grâce à lui que j'ai pu m'entraîner auprès d'un maître d'arme, moi qui rêvais de manier une épée depuis que j'avais vu Kouen le faire. J'ai grandis, je me suis trouvée et j'ai compris qu'il n'était en réalité qu'un instructeur, un conseiller qui jamais ne pourrait être mon ami.
Même si je l'aime du fond de mon cœur, que je suis heureuse qu'il soit mon guerrier lige et un guérisseur de l'empire, je sais au fond de moi depuis des années qu'il ne me considère pas comme telle, qu'il sait que ma place peut lui permettre de franchir lui aussi des marches au sein de la court et qu'il veut en profiter autant que possible. Je ne lui en veux pas, je comprend son souhait... Moi aussi j'aurais aimé être bien plus, être une fille légitime de l'empereur, être l'égale de mes demis frères et sœurs...
Ou tout simplement avoir un ami.
Un ami est quelqu'un en qui vous pouvez avoir confiance en toutes circonstances n'est-ce pas ? Quelqu'un qui serait prêt à vous aider à n'importe quel prix et vive-versa... Quand j'y pense cela semble si compliqué et je jalouse parfois les enfants nés dans la rue qui passent leur temps à jouer ensemble et à s'entraider. Je peux les observer d'une fenêtre isolée dans le palais, eux qui s'amusent en bande sous le soleil. Ils sont peut-être moins riches et moins bien protégés que je ne le suis et pourtant ils ont toujours eut l'air plus heureux que moi... Du moins jusqu'à ce que je devienne une véritable guerrière pour l'empire.
A ce moment là, j'ai réussis à mettre mes envies de côté afin de me concentrer sur l'essentiel : être utile à ma famille. Car à défaut d'avoir des amis, j'ai à mes côtés des frères forts et indépendants que je souhaitais plus que tout réussir à rattraper.
Puis vint Sindoria.
Tout ne se passa pas comme prévu à commencer par la raison de ma venue, un malentendu honteux que je n'oublierais pas de sitôt... Puis il y a eut cette nouvelle rencontre avec le petit Magi et ses amis. Eux aussi semblaient liés par une amitié sincère que je jalousais sans pour autant le montrer, ayant appris à taire mes sentiments pour ne pas en souffrir. Je pensais que, encore une fois, cela s'arrêterait là. Nous étions opposés, rien ne pouvait nous réunir et je n'étais ici que pour le revoir...
Je me suis approché de Alibaba sans m'en rendre compte, lorsque nous nous sommes trouvés dans le jardin du palais. Il m'a expliqué avec gentillesse comment nouer une couronne de fleurs et nous avons parlé, sans tensions, en souriant. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pu me détendre de la sorte avec quelqu'un que je connaissais si peu... J'en ai oublié nos conditions respectives et j'ai simplement profité de l'instant jusqu'à ce que nous soyons obligés de nous séparer...
Jusqu'à ce que je me retrouve dans ce lit, vaincue par le roi de Sindoria. Il était là à mon réveil, visiblement inquiet de mon état. Me sentant en confiance à ses côtés, je lui ai avoué mes origines, gênée, espérant ne pas commettre une erreur... Et lorsque j'ai entendu son propre récit, j'ai aussitôt compris que j'avais trouvé quelqu'un qui me ressemblait et qui comprenait mes peines... Je lui ai alors ordonné de devenir mon ami, bien que honteuse de lui faire parvenir une telle requête... Et surtout terrifiée à l'idée de me ridiculiser, comme je l'avais déjà fait à de nombreuses reprises par le passé...
« Kougyoku. Toi et moi, on est amis maintenant ! »
Je ne pu m'empêcher de pleurer et je serrais sa main avec un sourire heureux.
J'avais un précieux ami à mes côtés désormais.
