PDV : Antoine

Mes mains caressent sa tête, je plante mes ongles dans son crâne, ma respiration brisée se mêlant d'une litanie de mots murmurés sans fin. Sa langue caresse mon gland, tandis que ça caresse lentement la base de mon sexe en un mouvement de torture exquise. Ma main vient frapper le mur, incontrôlable. Il me prend tout entier dans sa bouche, ce carcan humide et chaud qui me fait chavirer. Ses ongles me griffent les fesses tandis que les miens me labourent le torse. Sa langue fait quelques allers-retours, enveloppant mon sexe dressé parfaitement, et je retiens difficilement quelques gémissements qui veulent franchir la barrière de mes lèvres. Ne pas lui montrer mon plaisir, ne pas lui montrer mon plaisir… Je me mords la lèvre, tête rejetée en arrière, yeux clos. Il se retire, sa main reprend le contrôle de mon membre. Son pouce caresse mon gland, étalant un peu plus le mélange de salive et de liquide pré-séminal. Il me donne un dernier coup de langue et remonte m'embrasser, nos torses brûlants collés l'un contre l'autre. Il m'embrasse, avec violence, nos dents s'entrechoquent, ses dents me dévorent, nos langues s'entremêlent. Je goûte l'âcre saveur de ma propre semence. Ma main vient, dans notre baiser déstructuré, masturber son sexe dressé au maximum. La peau est douce dans ma paume, mais je ne me pose pas la question. J'ai besoin de lui, de le sentir en moi, de me sentir comblé. Je mets fin au baiser, tremblant, les gouttes de sueur dévalant les creux de mon torse. Ses yeux sont plantés dans les miens, noir de désir. Un film de plaisir a recouvert les pupilles céruléennes de Mathieu, qui a l'air de divaguer. Je lui mords violemment le cou, laissant sur mon passage une marque de dents rougie sur la peau mouillée. Il me retourne contre le mur, laissant ma tête frapper douloureusement le papier peint. Je sens son érection pousser contre ma cuisse tandis que sa main gauche a retrouvé sa place à la base de la mienne. Un doigt vient me caresser, tandis que je me crispe. Sans pour autant s'arrêter, il me murmure quelques mots :

- Tu ne vas pas faiblir maintenant, gamin…

Sa voix est rauque. Sa voix est celle du Patron. Je m'écrase un peu plus contre le mur.

- Baise-moi putain.

Je sens un second doigt, puis un troisième, rejoindre le premier, déjà enfoui en moi. La douleur me fait grimacer, vite remplacée par le plaisir que son autre main m'offre. Je me cambre sous les ondes de plaisir qui m'envahissent. Putain putain putain. Je gémis, tellement fort, tellement puissant putain.

Il me mord l'oreille.

- J'y vais.

Je le sens s'enfoncer en moi. Je laisse échapper un grognement de douleur, alors qu'il s'arrête, me laissant s'habituer à sa présence. Puis, lorsque je me détends, il commence alors à donner de longs coups de rein, me faisant chavirer de plaisir. Mes mains frappent le mur, ses mains sont crochetées à ma poitrine, je n'ai plus conscience de rien, sauf de lui, au plus profond de moi. Ses dents sont plantées dans mon trapèze, la douleur se mêle au plaisir et putain qu'est-ce que j'aime ça. Il accélère ses mouvements, et je renonce à retenir mes cris de plaisir. Les gémissements montent en intensité, mon corps prend son indépendance, et je ne contrôle plus rien. Nos peaux sont brûlantes l'une contre l'autre et je n'arrive plus à déterminer où commence Mathieu et où s'arrête mon corps.


Avant-dernier épisode ! Cette mini-fic est presque terminée, j'espère que ça vous aura plu ! S'il vous plaît, j'ai vraiment besoin de vos avis c'est important. C'est la première que je travaille un Matoine de ce genre, alors je veux vos avis, vos critiques, tout. Merci beaucoup à celles qui prennent le temps de laisser des review, vous êtes les meilleures.

B'sous

Psycho'