Un gaijin dans mon monde chapitre 4

- Il me reste une part de gâteau à la fraise, t'as de la chance.

- Moi? Toujours!

Kurogane ressortit son nez du réfrigérateur, une petite assiette de gâteau à la main.

- Tiens!

Il l'a déposa près de la tasse de thé du blond.

- T'es parents rentrent quand?

- Tard...Ils dinent chez des amis.

- Oh...

- Quoi? Me dis pas que t'aurai peur de gêner, j'te croirais pas.

- Hinhin, merci Kuro.

- Sors tes devoirs. Coupa le brun.

- oh t'as pas oublié, constata tristement l'anglais.

- Bah nan boulet.

Fye avec une moue boudeuse lorgna du côté du brun.

- Et toi, tes devoirs?

- Déjà fait.

Un blanc.

- Oh Kurochan est un rebelle en plastique! Il gueule tout le temps mais obéit quand même! Kurotoutou! Il aboi plus qu'il ne mort! Se moqua le blond.

- Ferme la avec ta voix de crecelle! Gronda le kendoka.

Ce qui eut pour effet d'avorter son rire, sec.

- Hey c'est pas vrai!

D'accord.

Fye parlait beaucoup, énormément même, une vrai commère en fait.

Ok, il gesticulait sans arrêt, dandinait son popotin de temps en temps quand il était content dans...Un semblant de danse orientale.

Mais par contre...Il n'avait pas une voix de crécelle, alors ça non!

- J'ai une voix douce! On me l'a déjà dit plein de fois!

- Si tu veux, tes devoirs!

- Rhoo!

Le blond planta une cuillère vengeresse dans sa part de gâteau.

- J'ai pas envie, et pourquoi tu m'a invité d'abord?

- ...Hn...Je voulais te parler d'Ashura.

L'anglais soupira bruyamment.

- C'est bon Kurorin, je suis un grand garçon!

- Nan t'es loin d'être "un grand garçon!" Trancha sèchement Kurogane.

Ses yeux envoyaient des éclairs.

Impossible d'échapper au regard grenat.

La mâchoire du brun se crispa imperceptiblement.

- Comment peux-tu dire une chose pareil, alors que tu as un bleu gros comme ça sur la tronche!

Fye baissa les yeux.

Que pouvait t'il répliquer à ça?

- Je pensais qu'il allait finir par arrêter, dit t'il d'une voix basse.

- Il n'arrêtera pas tant que tu le laissera continuer.

- ...

Kurogane croisa les bras et regarda Fye très sérieusement, attendant patiemment une réaction.

- Mais qu'st-ce que je peux faire? J'ai déjà prévenu des profs, mais ils ne m'écoutent pas, ils disent que se sont des enfantillages.

- Pff, toi alors! Quand personne ne peux te rendre justice, tu te rends justice toi même.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là? Demanda le blond un peu sceptique, je ne peux même pas me battre.

Kurogane le fixa d'un regard entendu.

- T'es pas sérieux, t'as vu ma carrière par rapport à la sienne?

- Justement j'avais pensé à quelque chose, le brun se redressa sur sa chaise, J'ai quelques années d'aikido derrière moi, j'avais pensé t'enseigner les bases.

Fye demeura stupéfait quelques instants.

- Mais je...Je...C'est, sympa de ta part Kurorin mais ca va allez.

- C'est comme tu veux! On a un dojo familial derrière la maison, j'aurai pu t'inculquer les rudiment de cet art martial.

- Je sais pas trop si je suis fait pour ça! Et puis même, ca me gênerait un peu de t'accaparer Kurorin.

- Premièrement : Je ne m'appelle pas comme CA! Deuxièmement : Mon temps c'est pas un problème, si je te le propose c'est que ce n'est pas dérangeant. Troisièmement: Pas besoin d'être baraqué pour faire de l'aikido, c'est un art qui sers à retourner la force de ton adversaire contre lui-même. Quatrièmement: Arrête avec tes surnoms débiles ou tu vas finir dans un mur.

- Kurowanko est vraiment paradoxale, murmura le blond, il veut m'apprendre à me défendre mais il veut m'éclater la tronche en même temps.

- Oh ca va. Je te propose mon aide alors choisis...

- ...

- ...

- ...Hum...Bon c'est d'accord Kuro! Je ne vais quand même pas t'offenser en refusant ton offre, mais tu sais, j'ai jamais pratiqué de sport de combat avant.

- Je sais, ca se voit. Suis moi.

Le brun se leva de sa chaise haute, marchant en direction d'une immense double porte traditionnel au fond du séjour.

Il fit coulisser un shoji.

Et Fye resta bouche bée devant le spectacle.

La double porte s'ouvrait sur un immense jardin.

Un bâtiment ancien et un peu décrépit trônait dans le fond, vraisemblablement le dojo en question.

Des dalles de pierre y menait élégamment, un grand cerisier en fleur adoucissant le paysage légèrement austère.

- C'est notre dôjô, je t'entrainerai la-bàs, le calme et la sérénité qui en émane m'ont toujours aidé à me concentrer, j'espère qu'il en sera de même pour toi, dit le brun , un espoir non feint dans la voix.

- C'est jolie.

- Ouai, écoute, ce qu'on va faire c'est que tu me dis les jours qui t'arrange, comme ça, je t'attendrai devant le gymnase de l'école, après tes cours d'art plastique, on partira ensemble.

Kurogane qui s'était appuyé contre le shoji, hésita quelques instant puis:

- Si tu veux passer tout les jours, c'est pas dérangeant.

- Oh c'est gentil!...C'est pas la peine de rougir comme ça Kurorin!

- JE ROUGIS PAS!

- Hum...Bon, si tu le dis, ce doit être une réaction épidermique à l'insu de ton plein gré.

- OUAI, exactement! S'écria t'il en claquant le shoji, plus rouge que jamais.

- Ce qu'il peut être susceptible mon grand toutou.

- Grr, ferme là! On les fait ces putains devoirs?

- Naaaaaan, mais pourquoi t'es si sérieux?? Chouina le blond.

***

Quelques heures plus tard...

Ils avaient diné et étaient complètement repus.

Fye avait esquivé ces devoirs avec une facilité déconcertante.

Mais pour le moment il était seul dans le salon, Kurogane était monté, prétextant quelque chose à aller chercher.

Le blond laissa son regard cyan parcourir la pièce élégante et savamment décoré.

Il n'avait repéré qu'une seule photo, posée près du téléphone, dans un cadre au bois finement ciselé.

Une photo de famille, surement lors d'une randonnée, au vu des habits et du décors.

Les parents de Kurogane posaient fièrement, le père portant le fils âgé d'une demi-douzaine d'année sur les épaules.

La femme était belle, des yeux doux et d'onyx, les cheveux couleur eben, quand au père, il était incroyablement sexy, ne put s'empêcher de penser Fye.

Grand et musclé.

Kurogane était son portrait craché. Avec quelques années de différences évidemment et s'en était troublant.

Le petit Kurogane sur la photo était à croquer! Mignon comme tout avec un sourire énorme au visage, toute son espièglerie était lisible dans son regard grenat.

Comment un enfant qui avait l'air si enjoué et enthousiaste avait pu laisser place à un jeune pré-adulte complètement fermé.

Il s'était forcement passé quelque chose.

Mais Fye n'eut pas le temps de pousser la réfection plus loin que Kurogane redescendait déjà avec du linge dans les bras.

- Tiens, c'est pour toi! Dit t'il en les lui balançant sur les genoux.

- ?

- C'est un de mes vieux kimono, il ne me va plus.

Le blond déplia le tissu.

Effectivement, il y avait un haut et un bas de kimono blanc.

- Et ca c'est quoi?

- Un hakama, tu sera plus à l'aise.

- C'est une robe?

- MAIS NON! C'est un pantalon large!

- DOmmage! Plaisanta le blond.

- QUOI?!

Fye partit dans un rire pas du tout partagé.

- Merci beaucoup Kuro puuuu!! Hurla t'il en lui sautant dessus.

- VIRE DE LAAAA!!

- Kurorin est avare en câlin, mais faut paaaaaaaaaas!!!

- Ha mais lâche moi!!! Suffoqua le grand brun, finalement il n'avait peut-être pas besoin de l'entraîner.

Et quand enfin, il parvint à ce défaire de la prise Fyesque, la porte du salon s'ouvrit.

- Chéri, on est rentré, oh? Un invité? Bonsoir jeune homme, dit t'elle après avoir enlevé ses chaussures dans le vestibule.

Alors qu'elle s'approchait de l'anglais ce dernier exécuta une courbette respectueuse.

- Je suis la maman de Kurogane.

- Enchanté, je m'apelle Fye...

- Quel accent! C'est trop mignon...

- Maman.

- D'accord d'accord.

- Dit moi Fye, tu as diné j'espère, s'enquit t'elle après avoir jeté un oeil à sa montre.

- Oui oui madame!

- Bon tant mieux, Kurogane, est-ce que ton ami dors ici ce soir?

- Oh nan madame, je m'apprêtait à m'en allé.

- Et bien...Je vais vous laisser, je suis vraiment trop fatigué, bonne soirée. Sur ce elle s'inclina rapidement et disparut dans les escaliers.

Les deux jeunes hommes se dirigèrent vers la porte d'entrée, Fye avec son paquet de linge dans les mains.

- Tu te souviens du chemin pour rentrer?

- Oui pas de problème Kurokuro!

Et alors que le blond s'apprêtait a franchir le seuil de la porte, il se retrouva face à un homme d'une quarantaine d'année.

Ce dernier ne le remarqua même pas,tête basse et les épaules voutées il continua son chemin dans la maison en direction des escaliers.

- Laisse fait pas attention à lui, déclara Kurogane devant la moue interrogative de l'anglais.

- Mais c'est qui?

- Mon beau père.

- Mais ton...Non, rien.

- ...

Le blond fixa les rubis sombres face à lui.

- Merci pour ce que tu fais pour moi Kurotoutou.

Et sans lui laisser le temps de répondre, le blond s'en alla en quatrième vitesse.


Salut les gens!

Bon j'ai plein d'idée perverse pour la suite =_= Le dojo, les douches et tout le tralala lol

D'ailleurs, si vous connaissez le nom de la mère de Kuro je suis preneuse!!

Venez visiter mon blog les gens!! O_O

Gros bizouxes!