Questionnaire
J'ai imaginé cette scène après avoir écrite la réponse dIchigo. J'étais dans le bus, il pleuvait et j'avais la chanson "Story" de Gackt (I love you!) dans les oreilles. Allez donc savoir pourquoi ce chapitre est triste...
Rukia avait parcouru les questions en répondant dabord à celles qui lui plaisaient le plus. Elle reprit donc sa feuille depuis le début, se promettant de répondre, dans l'ordre, à toutes les questions ignorées. Elle en arriva ainsi à la numéro 4.
Elle n'avait pas du la voire, celle-là.
Question 4:
"Avez-vous déja tué quelqu'un?"
Son coeur eu un raté.
Oui.
Telle était la vérité. Le flot d'images, de souvenirs cruels et douloureux qui se déversa en elle forma une énorme boule dans sa gorge.
Oui, elle avait déja tué, mais pouvait-elle seulement l'avouer à un professeur?
Ou bien mentir.
Elle était passée maîtresse dans l'art.
Mais mentir serait comme renier son acte.
Elle le revit, couvert de sang.
Elle ne pouvais pas faire comme s'il ne s'était jamais rien passé.
Elle le sentit encore une fois tomber dans ses bras, sans force...sans vie.
Elle devait répondre par l'affirmative, ne serait-ce que par respect pour Kaien-dono.
Elle se souvint qu'il l'avait prise dans ses bras.
Rukia essayait désespérement de trouver une échappatoire.
Elle se souvint avoir crié son nom.
Après tout, elle n'avait jamais commis de crimes en tant qu'humaine.
Mais en tant que Shinigami, si.
La pluie avait commencé à tomber.
Dire la vérité serait dévoiler son identité.
Mentir serait déshonorer l'âme de Kaien.
Le sang qui coulait sur elle était tellement chaud.
Elle devait prendre une décision.
Il fallait aussi que les images qui tourbillonaient dans son esprit cessent.
Rukia inspira à fond, ferma les yeux et saisit son stylo.
Les yeux toujours clos, elle inscrivit d'une main tremblante les trois lettres qui constituaient sa réponse, juste ou fausse.
Elle avait décidé de laisser son instinct guider sa main et elle se concentrait sur le bruit de la plume grattant le papier, priant pour ne pas deviner ce qui s'y formait.
Cette question, ne nécessitant pourtant que trois lettres (plus une justification pour ceux ayant répondu par l'affirmative), fût certainement la plus difficile pour la brune.
N'y tenant plus, elle rouvrit les yeux afin de savoir si elle devait se traiter d'imbécile ou de traîtresse.
Mais la larme qui coulait sur sa joue de puis un moment déja fut plus rapide et broilla, d'un coup, l'encre de sa réponse.
Rukia contempla un moment la tâche bleue qui s'était formée.
Ses trois misérables lettres reseraient donc anonymes.
Ce résultat ne déplut cependant pas à Rukia qui, songeant que sa réponse et ses sentiments tombés en plein dessus étaient sans doute contradictoires, considéra que cette réponse-là était la bonne. Ni totalement juste, ni totalement fausse. Juste pile au milieu.
Avec un petit sourire, Rukia essuya sa joue et passa à la suite.
