Hello tout le monde !

Alors cette histoire avait peut-être jusqu'ici une couleur bisounours... elle va devenir un peu plus sombre à présent, comme vous devriez vous rendre compte dans ce quatrième chapitre !

J'espère qu'il vous plaira, ainsi que la suite. Surtout n'hésitez pas à me faire part de votre avis (je vous assure, le clavier ne mord pas ! ;-)

Disclaimer : Harry Potter ne m'appartient pas ! Cet univers fascinant n'est né que de l'imagination de JK Rowling, la mienne ne fait qu'essayer de la suivre.


Le reste de la journée s'écoula tout doucement. Le temps passa sous les éclats de rire de Lily qui avait retrouvé toute sa bonne humeur, pourtant c'était au tour de Rose de s'inquiéter. Elle s'arracha finalement à sa famille, à ses amis dans la soirée. Le couvre-feu n'avait pas encore sonné, elle avait toujours deux heures devant elle pourtant la nuit était déjà tombée. Ses pas la menèrent par des escaliers, par les couloirs, les salles, les passages. Pour la première fois, Rose se laissa guider par le château vivant. Son corps ne lui demandait plus rien que de rester debout à marcher, et la laissait tranquille à ses pensées. Elle songea à Scorpius. Jamais son ami n'avait été si dur envers elle. Elle ne pouvait lui donner raison pourtant une cruelle petite voix lui répétait à l'infini les mots du Serpentard. Elle était peut-être solitaire, mais elle avait ses amis. Elle les connaissait depuis toujours, avait rencontré Fanny lors de leur tout premier soir à Poudlard, devenant presque inséparables. Et puis elle s'était mise à rire avec Thomas en cours de Botanique, et le meilleur ami du jeune garçon, Nicolas, les avait rejoints à son tour. Deux filles, deux garçons, il était inutile de chercher plus loin. Pourtant, à bien y réfléchir, plus jamais elle n'avait discuté en riant avec son voisin de table, qui qu'il soit. Cela ne l'aurait pas troublée plus que cela si elle ne s'était pas rappelée qu'elle le faisait toujours lorsqu'elle était à l'école moldue. Or tout s'était arrêté lorsqu'elle avait rencontré ses amis. Des amis pour la vie, songea-t-elle. Mais ses amis ne l'avaient jamais empêchée de parler avec les autres. Jamais. Eux-mêmes avaient leur vie, eux-mêmes vivaient en dehors du groupe, en-dehors de leur famille. Ils étaient tous les trois tombés amoureux de personne extérieurs, d'autres maisons par exemple, et ils avaient des amis en-dehors d'elle. En-dehors d'elle. Un étrange sentiment lui saisit le cœur. Ce n'était pas de la jalousie... simplement de la solitude. Car elle devait s'avouer qu'elle vivait enfermée. Elle vivait loin des autres, pourquoi ?

Elle s'arrêta soudain de marcher, s'appuya contre un pilier, s'y laissa glisser. Pourquoi ? Pourquoi s'était-elle refermée sur elle-même ? À quel moment s'était-elle coupée du monde ? À son entrée à Poudlard on l'avait pourtant laissée en paix quant à son nom et ses parents. Personne ne l'avait jamais considérée autrement que pour ce qu'elle était : Rose. Rose tout court. Weasley pour les autres, mais sur le même ton qu'on appelait les autres Smith ou Morgan. Ce n'étaient donc pas les autres qui l'y avaient poussée.

Mais quoi alors ? Elle n'avait rien vécu de traumatisant qui puisse...

Elle interrompit brusquement son raisonnement. Si. Si elle avait ressenti un déchirement. Un chagrin d'amour auquel elle avait donné tant d'importance ? Était-ce vraiment cela qui l'avait touchée ? Peut-être... Certainement même, songea-t-elle. Elle avait eu tellement peur de retomber amoureuse qu'elle avait évité tout ce qui pouvait lui en donner l'occasion. Les garçons d'abord... et puis les filles. Les filles qui étaient toutes amies avec les garçons.

Elle siffla de rage, furieuse contre elle-même. C'était si stupide ! Tellement ridicule ! Elle pouvait également maudire Scorpius. Après tout, c'était bel et bien lui qui l'avait forcée à ouvrir les yeux. Mais à présent ? Que faire à présent ? Comme revenir vers le monde, à quinze ans ? Comment faire comprendre aux autres que finalement on veut bien d'eux ?

Elle se remit en marche, courant cette fois. Ses pas résonnaient sur les dalles de marbres. Pourtant le château qui jusqu'ici avait accepté de la laisser errer dans les corridors décida de stopper sa course. Elle regarda autour d'elle et ressentit le froid qu'elle avait jusqu'ici ignoré. Son regard tomba sur une fenêtre brisée. La cassure était en forme d'homme. C'est en voyant ces brisures de verre qu'elle comprit où elle se trouvait. La Tour d'Astronomie. Le professeur McGonagall n'avait jamais voulu qu'on remplace cette vitre. C'était comme une relique, un parfum du passé, Rose le savait. C'était ici que Snape avait tué Albus Dumbledore sous les yeux de son oncle. Dumbledore et Snape. Albus et Severus. Albus. Comme les prénoms pouvaient être durs à porter ! Elle sentit comme l'ombre de son cousin passer près d'elle, pour la rassurer, et elle fut heureuse de n'être que Rose.

Elle se retourna encore, observant les lieux, et elle s'allongea sur le sol, contemplant le ciel qui s'offrait à elle. Rassemblant ses connaissances en Astronomie, elle se mit à chercher les constellations, à identifier les planètes. Puis bien vite cet exercice l'agaça, elle laissa simplement ses yeux bleus vagabonder d'une étincelle à l'autres, avec la fascination d'un enfant.

Tout à sa contemplation, elle ne remarqua pas les deux étudiants assis non-loin d'elle. Ils conversaient à voix basse, mais elle ne les entendait pas. Jusqu'à ce que l'un d'eux l'appelle doucement par son nom. Elle se redressa comme un enfant pris en faute et sentit sur son visage les regards des frères Scamander. Ils étaient adossés à un muret et regardaient eux-aussi le ciel. Lorcan lui fit signe d'approcher, elle se leva et s'assit prudemment à côté d'eux. Cette fois, elle écouta ce qu'ils disaient. Lysander décrivait les constellations, racontait des histoires qu'elle avait apprises étant enfant.

- Il y a aussi Persée, à côté de la Grande Ourse. C'était un héros grec, un fils de Zeus et d'une mortelle... Un peu comme le fils d'un sorcier et d'une moldue, ajouta-t-il plus bas. Un... devin... avait prédit... qu'il devait tuer son grand père. Alors, ledit grand-père s'est mit en tête d'enfermer sa fille unique, de la dérober aux yeux de tous. Il pouvait la cacher aux mortels, mais pas aux Dieux. Et Zeus en est tombé amoureux et s'est introduit chez la belle sous forme d'une pluie d'or. Quand le père de Danaé a réalisé qu'elle avait eu un enfant, il l'a mise dans une boîte qu'il a livré aux flots. C'est le roi d'une île qui l'a découvert. Et Persée grandissant, s'est apperçu que ce roi désirait sa mère qui s'était toujours refusée à lui. Pourtant cette fois il ne lui laissait pas le choix, alors Persée, par bravade ? Par désespoir ? Qui sait ce qui l'a animé à cet instant... Persée lui a promis de lui ramener en cadeau de noces la tête de la Gorgone Méduse. Il est alors parti, avec plus de désespoir que d'espoir...

Il s'interrompit, les regarda, et sourit. Pourtant ce n'était pas ce sourire solaire qui transportait Rose. C'était tellement triste...

- Je vous passe les détails, leur lança-t-il. Aidé des dieux, il a fini par trouver la Grotte des Gorgones. Le regard le Méduse pétrifiait quiconque le croisait... comme celui d'un Basilic, remarqua-t-il. Par chance, elles dormaient toutes les trois – Méduse avait deux sœurs mais elle était la plus dangereuse, et le seule mortelle - et grâce au reflet de son bouclier, il est parvenu à lui trancher la tête sans la regarder. Et il s'est envolé avec les sandales ailées que lui avait donné Hermès. Il a volé, volé dans les airs... jusqu'à ce qu'il aperçoive une jeune fille attachée sur un rocher. Elle était offerte en pâture à un monstre parce que son père avait offensé le dieu des Océans. Persée, fort de sa victoire contre Méduse, a combattu le serpent marin, l'a tué. Et je vous laisse deviné qu'il a ensuite épousé la belle. La belle Andromède. Certains disent que c'était un coup de foudre, d'autre que c'est plus par reconnaissance et lui par pitié qu'ils se sont mariés... C'est triste l'interprétation qu'on peut faire des mythes, murmura-t-il. Il est retourné avec elle sur l'île, juste pour le jour du mariage du mauvais roi avec sa mère. Et comme promis, il ramenait la tête de Méduse. L'autre, crédule et stupide, a demandé à la voir : lui et ses convives se sont trouvé transformés en pierre. Persée et sa mère étaient enfin vengés. Vous me demanderez : et son grand-père ? Il l'a bel et bien tué. Il s'est rendu à des jeux sportifs et par accident il a atteint quelqu'un dans le gradin, en lançant le disque... C'était son grand-père.

Il se tut, Rose vit Lorcan lui prendre doucement sa main tremblante. Elle ne dit rien. Les mots étaient simples, n'importe qui aurait eu les mêmes, pourtant il y avait quelque chose dans sa voix qui l'avait portée à voir ce mythe. Lysander remua doucement à côté d'elle, dégageant sa main de celle de son frère.

- Vous voyez le point plus large non-loin de Persée ? C'est Andromède... C'est la galaxie d'Andromède – il sourit encore. Il y a tellement de personnages réunis dans le ciel... Castor et Pollux, Persée et Andromède... – il se tourna vers son frère en souriant chaleureusement cette fois. J'espère qu'on aura nous aussi notre place quelque part dans le ciel ou sur la terre...

Lorcan ne répondit pas, lui rendant son sourire. Et Rose les observa, fascinée. Ils paraissaient soudain tellement semblables ! Malgré leurs différences de cheveux, de silhouettes, de traits, ils avaient l'air étonnamment semblables. Finalement le blondinet releva son visage vers les étoiles, une ombre désespérée semblait y être imprimée.

- Et toi Rose, murmura-t-il. Je suis certain que tu vas arriver à faire éclater ta bulle. Mais il se tourna vers elle pour planter ses yeux dans les siens – Ne change pas trop, pense à rester toi-même. Ou tu te perdras dans un personnage que tu auras toi-même créé et que tu ne comprendras plus toi-même.

Elle ne sut si elle devait ou non apprécier cette remarque. Ça ne semblait pas sonner comme un reproche, ni comme la remarque qu'un grand frère ferait à sa sœur, la rabaissant au rang d'enfant. Pourtant ce ne fut pas à cela qu'elle songea d'abord.

- Comment sais-tu que...

- Tu as parlé à voix haute. Sans doute pensais-tu être seule, mais nous t'avons entendu, répondit Lorcan d'une voix douce, avant que son frère n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche.

Elle soupira en riant à moitié, et elle sentit Lysander se détendre sensiblement à côté d'elle. Il posa sur elle ses yeux, ils sont doux, ils sont beaux, et en cet instant ils sont tristes. Elle sent qu'il tremble encore, elle sent que si Lorcan est ici, ce n'est pas pour que son frère lui conte des histoires qu'il connaît déjà. Elle a déjà vu le regard que le brun porte sur l'autre, parce qu'elle l'a déjà senti sur elle. Elle l'a senti à cette époque qui lui semble maudite et lointaine, cette époque où elle courrait après ce fantôme de Hansen.

- Vous avez dû bien en rire, lança-t-elle d'un ton qu'elle prétendait léger.

À sa grande surprise, il l'est tellement qu'elle s'aperçoit que l'insouciance qu'elle voulait feindre est réelle. C'est étrange à ressentir, étrange à comprendre...

- Il n'y a pas de quoi en rire, répondit Lysander avec un sourire. Je suis certain que tu y arriveras, alors pourquoi te décourager en me moquant ?

- Et comment peux-tu en être si sûr ? lui répliqua-t-elle avec bonne humeur. Tu ne me connais presque pas...

- Pas besoin de te connaître ma belle pour comprendre ce que disent les étoiles, rétorqua-t-il en pointant son doigt vers le ciel.

Elle se tut, saisit par son air sérieux, avant que celui-ci ne se fendille et qu'il n'éclate franchement de rire.

- Je plaisante Rose : je ne suis pas devin ! Mais même si je te connais peu, je te connais assez pour savoir que tu as assez de volonté pour arriver à tes fins !

Son rire était sonore, pourtant l'air soucieux que Lorcan essayait tant bien que mal de dissimuler ne lui échappa pas. Elle se força à rire à son tour, et tous deux rirent en observant les étoiles. Ils rirent si longtemps qu'ils en oublièrent pourquoi ils riaient, tellement qu'ils se sentirent épuisés en se taisant, si fort qu'ils sentirent une sourde douleur leur tenailler le ventre. Et quand le silence revint, il y avait Lorcan. Lorcan et son air qui ne cherchait même plus à masquer son inquiétude. Alors seulement elle observa réellement le jumeau de Lysander.

Jusqu'ici, il avait été comme l'ombre du jeune homme, l'ombre d'une lumière. Lui brun, quand son frère était blond. Et pourtant, c'était bel et bien ce blond qui ressemblait à un spectre et non Lorcan. Ce dernier avait un air doux et fier gravé sur ses traits si semblables et si différent de ceux de Lysander. Mais contrairement à celui-ci, il avait cette étincelle, cet optimisme tout au fond des yeux. En un mot il semblait vivant quand son frère semblait éteint, il semblait fort quand l'autre semblait frêle, il semblait présent quand son jumeau semblait effacé. C'était Lysander le spectre, et non l'inverse. S'en apercevoir écorcha singulièrement le cœur de Rose.

- Il faudrait rentrer, souffla-t-elle en se relevant. Le couvre-feu va bientôt être sonné, et les escaliers de la tour ont tendance à n'en faire qu'à leur tête.

Les deux frères acquiescèrent en se redressant à leur tour. Ils s'étirèrent tous trois, engourdis d'être restés trop longtemps assis. Et ils se mirent en marche en silence. Rose sentit ce silence peser lourd entre eux, mal à l'aise face à ces deux êtres si étranges. Ils descendaient les marches sans faire attention à elle, sans même la regarder. L'instant de bonheur qu'elle avait ressenti avec eux lui semblait déjà si lointain qu'il lui semblait l'avoir rêvé.

Bientôt elle reconnut le couloir au bout duquel se trouvait leur salle. Elle allait s'éclipser en silence lorsqu'elle sentit une main lui saisir le poignet. Deux perles de jade lui firent face avant se sentir deux bras frêles autour d'elle. Deux bras doux, si doux qu'elle aurait pu se laisser noyer dans cette étreinte.

- Merci Rose, murmura simplement la voix de Lysander. Merci.

Et il la relâcha aussi vite qu'il l'avait prise, l'ombre de son soleil aux lèvres. Elle serra ses mains, perdue dans ses yeux, perdue dans ses mains. Elle s'y serait abandonnée si elle avait pu.


Le week-end s'était écoulé, tout doucement, dans cette ambiance tamisée et joyeuse de lendemain de fête. La première grande date de l'année ayant été dépassée, certains comptaient déjà les jours qui les séparaient de la seconde, à savoir les vacances Noël. Quarante-sept jours. Quarante-sept jours avant de connaître un nouveau lendemain de fête. Mais finalement il n'y avait que les quatrièmes années pour faire ce décompte : les trois première années les élèves étaient bien trop émerveillés par Poudlard pour penser à rentrer chez eux, et les trois dernières années ils craignaient trop les examens de fin d'année pour désirer que le temps passe plus vite. Ou bien, ils craignaient simplement la fin de l'année, la fin de Poudlard, la fin de l'adolescence, et leur grand saut dans l'inconnu.

C'était cela surtout qui animait les discussions des septièmes années. Louis et William jubilaient à l'idée de partir étudier, tout en tremblant chaque fois qu'ils y pensaient. Quant à James, il les écoutait parler de cet avenir à la fois si proche et si abstrait, il riait de les voir si exciter. Et, lui qui n'avait jamais spécialement apprécié les sortilèges, se prenait à rêver de ceux que jetaient les sorciers indiens, dont Louis parlait tant. Son blond cousin, malgré ses plaisanterie permanentes était tombé amoureux de cette magie, lorsqu'il était parti avec sa famille en Inde. Il en parlait toujours avec des étoiles pleins les yeux, dîtes-étoiles qui rappelaient à son interlocuteur que sous sa peau diaphane coulait du sang de Vélane.

Parfois, délaissant ses farces, le fils de l'aîné des Weasley faisait tourner sa baguette entre ses doigts, et soudain tous ceux qui l'entouraient sentaient une magie étrangère frôler la leur.

Et les autres rêvaient d'aurores, de créatures fantastiques, de sortilèges, de voyages vers un nouveau monde.

- Et toi James ? s'exclama un jour William. Que feras-tu l'année prochaine ?

- J'irai en botanique. Ça me permettra de réunir cette matière, les potions, les sortilèges...

- C'est drôle que tu finisses en Potion quand on pense que c'était la matière que ton père haïssait le plus, rit Louis.

Étrange peut-être, mais pas drôle : James ne voyait pas ce qu'il pouvait prêter à rire. Pourtant il ne répliqua pas, amusé par l'état d'émerveillement presque perpétuel dans lequel était plongé son cousin. Il savait que lorsqu'on parlait de l'année prochaine, le jeune homme était capable de rire de tout, même d'un bête trou dans sa chaussure (c'était arrivé). Alors il rit doucement jaune.

- Fais encore de ta magie Louis, murmura-t-il. Il fait gris aujourd'hui, il fait triste ! Et la magie que tu as appris en Inde semble chasser cette pensée qui attriste tout le monde...

- Sans me vanter, la magie n'y est pas pour grand-chose...

James ne répondit pas. Il savait. Il savait que ce qui charmait les âmes, ce n'était pas de voir son cousin réaliser les sorts indiens élémentaires, c'était de ressentir le mélange de magie qui s'affrontait en son cousin. Le sorcier. Le charmeur. Et le Véla. Il s'était aperçu que c'était lorsque Louis murmurait des sorts qui n'étaient pas gravé dans ses gènes, que son côté Véla ressortait.


PS : Je sais parfaitement que mon histoire n'est pas parfaite, mais si vous pouviez me dire ce que vous en pensez (même s'il est négatif), je pourrais l'améliorer. Je ne demande pas des avis pour me faire mousser, ou pour flatter mon ego, mais pour améliorer mon écriture.