Encore merci pour vos reviews! Je tiens à répondre à une lectrice qui se nomme « abricot », (très mignon soit dit en passant): « Question: sais-tu déjà combien de chapitres aura ta fic en tout? » Je suis désolée, mais je suis incapable de te le dire, je verrais au fil du temps.
Donc voilà un nouveau tout petit chapitre (vraiment petit), qui vous expliquera un peu ou je veux en venir avec ma fiction. Voilà, bonne lecture à vous !
Le lendemain matin je me réveille bizarrement plus reposée que jamais. Ma joue me fait très mal et me rappelle les évènements de la veille. Monsieur Cullen est au téléphone et regarde par la fenêtre:
-Vous lui faîtes bien comprendre que s'il s'approche de mademoiselle Swan il n'aura pas autant de chance la prochaine fois. Oui. Occupez-vous de cet enfoiré!
Monsieur Cullen crie dans son portable, donne des ordres, et je comprends à peine. Lorsqu'il voit que je le regarde, perdue, il raccroche:
-Isabella...
Il semble inquiet et ne sait quoi dire. Je regarde autour de moi, cette chambre est très belle. J'ai du dormir ici, il fait jour dehors. Je pose la main sur ma tête, j'ai terriblement honte. Certaines images de la veille me reviennent à l'esprit. Il semble comprendre, s'approche et s'assoit sur le lit à côté de moi. Il touche délicatement ma tête et me regarde toujours inquiet:
-Comment vous sentez-vous?
Cette question est un peu idiote, non? Je hausse un sourcil pour le lui faire comprendre mais lui reste très sérieux:
-J'ai mal à la joue.
C'est tout ce que je réussis à dire. Monsieur Cullen resserre ses poings. Je remarque alors que je n'ai plus que mes sous-vêtements sur moi et rougis :
-Vous m'avez déshabillé?
Il sourit:
-Ca n'est pas la première fois que je vous vois en sous-vêtements Isabella.
Je resserre la couette sur moi, soudain vexée. J'aurai préféré qu'il ne me le rappelle pas:
-Cet ordure ne vous embêtera plus, m'assure-t-il.
Comment peut-il en être aussi sur? Après tout, ça a été tellement facile pour lui de connaître mon adresse:
-Vous m'avez suivie?
-Non.
-Comment avez-vous su que nous étions dans cet hôtel?
-Vous avez faim?
Je le regarde embêtée qu'il ne réponde pas à ma question. Je ne lui réponds pas, mon ventre s'en charge pour moi en gargouillant minablement. Monsieur Cullen sourit comme un petit garçon et sotte hors du lit:
-Venez déjeuner.
Je regarde autour de moi, je ne vais tout de même pas aller déjeuner en sous-vêtements:
-Vous pouvez m'emprunter des vêtements dans mon dressing, de toute façon votre robe n'est plus bonne en rien, si on peut appeler ça une robe.
J'attends qu'il sorte, mais il ne semble pas comprendre:
-Que se passe-t-il Isabella?
-J'attends que vous sortiez.
Il semble surpris, hausse un sourcil et rigole:
-Bien. Je vous attendrai dans la cuisine. Vous pouvez prendre une douche si vous le désirez.
Il sort de la chambre et je me décide enfin à sortir du lit. Lorsque mes pieds touchent le sol, je sens que mes jambes sont trop faibles et qu'elles menacent de me laisser tomber au sol, j'agrippe les meubles autour de moi afin de m'aider. Je ne me sens pas assez forte pour prendre une douche.
Je me dirige vers le placard de mon hôte et cherche quelque chose à me mettre à l'intérieur. Il a un dressing très rempli comparé au mien. Ces vêtements sont tous d'une extrême qualité, ils ont du être très couteux, mais j'imagine que c'est ça ,sa vie. J'attrape un t-chirt, bien trop grand pour moi et un jogging. J'en profite pour humer son odeur délicieuse et rougis comme une idiote. Ressaisis-toi Bella Swan!
Je rejoins monsieur Cullen dans la cuisine, il me regarde dans accoutrement ridicule et je le sens sourire lorsque je ne le regarde plus. Je dévore mon petit-déjeuner, il est préférable que je reprenne des forces si je souhaite arriver jusqu'à mon appartement. Monsieur Cullen ne mange pas, il se contente de me regarder:
-Un petit déjeuner à 14 heures...Je vous offrirai mieux la prochaine fois.
14 heures? J'écarquille les yeux et me lève subitement:
-Merde! Mon boulot, je lâche.
Je suis en retard pour aller au travail. Jills risque d'être très en colère:
-Rassurez-vous, j'ai appelé votre patronne. Vous avez votre journée.
-Vous avez appelé ma patronne, je répète plus qu'énervée.
Il ne semble pourtant pas s'en soucier, et ignore ma colère :
-Pour qui vous prenez-vous? Je crache.
-Asseyez-vous et mangez, Isabella.
Comment peut-il garder autant de calme? Je n'y crois pas, ce type s'immisce dans ma vie privée et pense que tout ceci est tout à fait normal. Je tourne les talons et me dirige vers la porte:
-Ou est mon sac?
Il se lève lentement, gardant son zen et s'approche de moi. Il se déplace d'une allure féline, il est si sexy ce matin, cet homme bouleverse tous mes sens, j'entends ma respiration qui s'accélère mais je reste solide et ne lâche pas son regard d'une manière très énervée:
-Venez manger.
-Ou est mon sac? Je répète.
-Isabella.
-Monsieur Cullen!
Il soutient mon regard lui aussi, nous sommes tous les deux déterminés. Il soupire bruyamment et prend sa tête dans ses mains:
-Etes-vous toujours aussi têtue?
-Vous avez appeler ma patronne!
Je dis ça d'un air scandalisé mais son regard a l'air de dire « et alors? »
-Vous n'avez aucun droit sur moi! C'est ma vie privée! Vous avez seulement été un client d'une nuit, monsieur Cullen.
-Je vous rappelle que si je ne m'en été pas mêlé, vous seriez dans un état bien pire que celui-ci à cette heure-là.
Je n'ose rien dire:
-Comment avez-vous su ou me trouver?
Il soupire:
-Revenez manger!
-A une seule condition.
-Laquelle?
-Que vous répondiez à toutes mes questions.
Il réfléchit mais accepte. Je le suis donc jusqu'à la table et commence mon interrogatoire:
-Je vous écoute, comment avez vous su?
-J'ai fait appel à Victoria, hier soir, je vous voulais pour moi. Elle m'a appris que vous étiez prise. J'ai donc proposé de payer le double mais elle m'a dit qu'elle ne pouvais pas m'accorder cette chance à tous les coups, qu'il faudrait simplement que j'attende mon tour.
Il s'arrête mais je lui fais signe de continuer:
-Mademoiselle Swan, j'ai su ou vous étiez, comme j'ai su ou vous habitiez, dans quel café vous alliez tous les matins, et ou vous travailliez.
Je hausse un sourcil, ça ne me plaît pas:
-Vous connaissez ma vie entière?
-Une grande partie, en effet.
-Pourquoi?
-Pourquoi est-ce que je connais votre vie?
-Non, pourquoi cela vous intéresse-t-il?
Il passe la main dans ses cheveux en bataille, fronce les sourcils visiblement contrarié et me regarde ensuite un ton très sérieux dans la voix:
-Avant que vous ne partiez, hier, j'allais vous faire une proposition.
-Une proposition?
-J'aimerais vous embaucher pour être mon escort-girl.
-Voyez ça avec Victoria.
Il sourit:
-Vous ne comprenez pas. Je ne veux pas d'une simple soirée avec vous, j'en veux plein d'autres.
-Encore une fois, voyez ça avec Victoria.
-Isabella, connaissez-vous réellement votre travail?
Je suis mal à l'aise, mais reste sûre de moi devant ses beaux yeux qui me regarde un peu trop intensément :
-Je suis là pour que mon client puisse passer du bon temps en ma compagnie.
Je récite cette phrase mais en réalité le mot « prostituée » me vient à l'esprit:
-C'est exact. Ce que je vous propose, Mademoiselle Swan, c'est de devenir mon escort-girl personnelle.
-Personnelle?
Il sourit devant ma surprise:
-Ma mère s'inquiète un peu trop. Elle pense que mon travail me prend trop de temps, et que c'est la raison pour laquelle je n'ai pas de petite-amie.
-Vous n'en avez pas? Je le coupe étonnée.
Comment un homme aussi beau, intelligent, riche et aussi sexy, peut-il être célibataire? Il rigole un peu et m'offre un sourire en coin:
-Les petites-amies, c'est pas mon truc, Isabella.
Oh! Oui, vous préférez les putes:
-Quoiqu'il en soit, je vous paierais généreusement bien sûr, vous ne manquerez de rien. Vous viendriez habiter chez moi, vous dépenserez mon argent dans ce que vous voudrez, vous m'accompagnerez à tous les dîners mondains auxquels j'assiste, vous vous présenterez au monde comme étant ma petite amie.
Je suis abasourdie par ce qu'il vient de me demander, mais je comprends enfin ce qu'il me demande:
-Vous me demandez d'être votre petite-amie?
Il sourit:
-C'est exact. »
La petite amie de Monsieur Cullen? Je ne le connais même pas, mais cet homme me demande de jouer la comédie devant tout le monde. Une petite amie qu'il payera...généreusement. J'imagine qu'il me paierait bien plus que j'en aurai besoin. En un mois, si j'accepte de travailler pour lui, je pourrais enfin accéder à ce que je souhaite. Un mois au service de Monsieur Cullen? Je regarde sa belle gueule, ça ne serait peut-être pas si pénible …
Que pensez-vous de ce (tout petit) chapitre ?
