Voici un nouveau chapitre pour cette fiction, j'espère qu'il vous plaira.

Merci à Hilaidora et Hermy-fanfiction pour vos commentaires et encouragements !

Une précision par rapport à votre impression de déjà-vu dans le chapitre précèdent. Il se trouve qu'à l'origine, les chapitres deux et trois ne formaient qu'un seul et même chapitre. Le trouvant trop long je l'ai séparé. Donc excusez moi pour ce manque de vigilance. ^^

Enjoy reading :

4. Une histoire d'attention.

- Ne fait pas cette tête Cornedrue. Ce n'était pas volontaire.

- Passe-moi les pancakes. Déclara James indifférent.

Sirius poussa un soupir exaspéré et lui tendit le plat en question.

- Tu ne vas quand même pas me bouder toute la journée ! S'exclama t-il excédé. Et puis, elle est plutôt chouette.

Le concerné ne dis rien, se contentant de laisser dégouliner un filet de miel sur son petit déjeuné.

C'était un fait, James n'avait jamais été du matin. Il était à ranger dans la catégorie 'humeur massacrante au réveil'. Catégorie qui regroupait les individus endormis, avec qui l'on ne pouvait faire le moindre bruit sans risquer de se retrouver étripé.

Aux aurores, les bavardages intempestifs avaient le don d'irriter le préfet. Et encore, s'il n'y avait que cela ! Non, le maraudeur était agacé par toutes sortes de bruits.

D'abord le rire.

Pourquoi ses foutus camarades se sentaient-ils obligés d'être joyeux ?

Ensuite, le raclement des couverts.

Personne ne savait donc manger correctement ?

Le pire était sans doute une personne sifflotant ou chantonnant pour acclamer les premiers rayons de soleil. À ce moment plus question d'étripé ou d'éventré, c'était l'exécution pure et simple. Bref, la tolérance n'était pas le maître mot d'un endormi, et le voisin de table idéal restait absent.

Malheureusement pour lui, Sirius n'avait jamais pris en compte sa règle d'or … le silence matinal … et malgré leurs amitié de longue date, le préfet était secoué par une furieuse envie de meurtre. 'Quand on n'est pas du matin, rien ne nous retient' Avait un jour philosophé le sage Lunard, alors que James venait d'écraser son gâteau dans la face d'une Griffondor.

'Cette dinde n'arrêtait pas de glousser' s'était-il justifié.

À ce souvenir, James esquissa un petit sourire, et Sirius qui lui parlait toujours y vit comme un encouragement.

Et merde …

'Pitié Circé, qu'il se taise !' implora mentalement le préfet au bout de quelques minutes. 'Promis, je transformerais tous les Serpentards en cochon ! … Oui je sais … tu peux le faire toute seule. Alors j'attendrais qu'ils engraissent et les feraient grillés à la boche ! Voit ça comme un gage de ma gratitude'.

À l'inverse de la plupart des sorciers qui ne juraient que par Merlin, James invoquait souvent Circé. Pourquoi ? La réponse est simple : c'était comme mettre en compétitions savoir et plaisir. Merlin était certes, le plus grand sorcier qu'on ait jamais connu. Ses exploits avaient beau traverser les siècles, et il était peu être le symbole de la justice. Cela n'en restait pas moins une personne enchaînée à ses devoirs, donc pas des plus enviables. Un peu comme Albus Dumbledore.

Alors que Circé … Circé vivait selon ses caprices. Merveilleux n'est-ce pas ? C'est l'avis de notre maraudeur. C'était une déesse, fille d'Hécate, elle-même déesse lunaire de la sorcellerie. Elle demeurait sur une île entouré de lions et de loups, donc pro-Giffondor selon James. Et quand on lui cherchait des noises, on se retrouvait avec une queue en tire bouchon. Quelqu'un se demande encore pourquoi il la vénère ?

La déesse resta toutefois sourde à ses supplications. Avait-il exagéré ? Impossible, les femmes n'en ont jamais assez. Ont leurs propose une balade, elles veulent un tour sur une barque, un dîné ? Il faut les chandelles. Bref ont leurs tend la main, elles nous prennent le bras et qui sait quoi d'autre.

'Circé pour tes beaux yeux je les présenteraient sur un plateaux en argent.' Promit-il en espérant qu'il se taise. Cela aurait pu être prit pour du chantage, cependant il s'agissait d'un cas de force majeure.

- Tu comprends Cornedrue, une nana comme ça on en rencontre pas tout les jours. Elle a …

'En or ?' Enchaîna t-il.

- … des manières, …

'En rubis peut être ?'

- … du répondant, …

'Très bien … céda James, en diamant. Mais je te préviens c'est ma dernière offre. Mon père me tuera si je surenchéris.'

- … et une bonne dose d'humour, elle est parfaite ! S'emporta Sirius, ravi de son raisonnement.

Arrrggg ! Jamais contentes !

Face à lui, le cabot continuait de déblatérer ses arguments, 'inutiles' selon James, pour lui faire réviser son jugement. Sa parole … il voulait l'adopté ! Bientôt il se mettra à la suivre dans le château en remuant la queue. Temps mort ... beurk censurons ses paroles. Mais l'idée y était. Lui vivant, jamais !

Inutile de mentir, sa mauvaise humeur n'était pas seulement due à ses habituelles sautes d'humeurs matinales. Cette fois ci, il y avait plus : James en voulait à son ami. Il lui en voulait d'avoir laissé, pardon … AIDÉ cette 'sorcière' à infiltré le dortoir. Quelques sourires, un peu d'audace et de répartie et pouf … son ami lui tombait dans les bras. Ajouté à cela son physique … 'Maudits yeux vairons !' pensa t-il avec colère. … et il la suivait à la trace, l'oubliant par la même occasion. C'était ça le fond du problème, il l'avait oublié. O-U-B-L-I-É ! Lui … son meilleur ami ! Un comble !

- Allez mon vieux, c'est une Griffondor ! Affirma le cabot en dernier recourt.

- Et Lucius et officiellement fou de moi. Répliqua t-il, l'œil noir, avant de retomber dans son mutisme.

- Accorde lui au moins une chance. Tenta t-il de nouveau.

Il avait osé !

Furieux, James posa brutalement ses couverts sur la table, faisant sursauté Peter, qui au passage, renversa son jus de fruit sur son uniforme. Le capitaine de Quidditch ne s'en aperçu pas, trop remonté pour cela, mais Remus, compatissant, lui tendit une serviette propre.

- Lui accorder une chance ! Mais je l'ai déjà fait ! S'écria t-il outré par une telle demande. Et puis, ce n'est pas le problème. Ajouta t-il dédaigneux.

- Non ? fit l'idiot étonné.

- Non ! Confirma sèchement le préfet. Le problème c'est que mon meilleur ami, quelqu'un que je côtoie depuis sept ans … Mon 'presque frère' ! Prends parti pour une fille, qu'il ne connaît pas !

- C'est vrai que c'est embêtant. Concéda l'homme en se grattent l'arrière du crâne. Si tu veux un bon conseil, tient le en laisse. Plaisanta t-il.

- Sirius ! s'exclama James furibond.

- Du calme. Je cherchais juste à détendre l'atmosphère.

- Raté. Répliqua t-il sarcastique.

Sirius soupira et James en profita pour ingurgiter une bouchée de pancakes, espérant ainsi, étouffé sa mauvaise humeur en même temps que sa rancoeur.

- Tu pourrais faire un effort, elle n'est là que depuis hier.

- C'est suffisant. Assura t-il obstiné.

Le brun implora silencieusement Remus du regard.

Lunard avait toujours eu sa manière de s'exprimer. Ses phrases étaient tellement claires et limpides, qu'on ne pouvait douter de leurs aspects véridiques. Lui seul pouvait faire ressentir à James, et aux autres maraudeurs, un semblant de culpabilité.

Enfin après coup, car, bien entendu, ils n'écoutaient jamais les conseils qu'on leurs donnaient ! Et puis, niveau farce, le loupiot n'était pas en reste. Personne n'a dit qu'il était un ange, c'était juste le rôle qu'il se donnait. (Sa passe mieux auprès des professeurs.)

Malgré tout, si James avait eu une conscience, son nom aurait été Remus.

Ladite conscience approuva, et Sirius ne pu retenir un petit cri face a son succès.

- Tu vois ! s'exclama t-il vainqueur.

- Très bien ... très bien. Le coupa t-il. Je passe l'éponge pour cette fois. Déclara le préfét, plus pour avoir la paix qu'autre chose. Mais je te préviens Patmol, si jamais cette garce me refait le coup de la morale, je la trucide.

Sirius pouffa.

- Elle t'a fait la morale ? Demanda t-il amusé.

James se renfrogna. Mince, il aurait mieux fait de se taire. Foutu caractère emporté !

- Eeee a ! S'exclama Peter la bouche pleine de bacon.

- Pardon ? Demanda Remus.

Il avala rapidement sa bouché avant de refaire une tentative.

- Elle est là ! Dit-il plus clairement.

En effet, la nouvelle était là. Zigzagant habilement entre les élèves des différentes promotion, a qui elle ne prêtait d'ailleurs, aucune attention. Elle semblait plutôt absorbée par le vieux parchemin jauni qu'elle tenait en main. James en frissonna de dégoût. Cette fille était terrifiante ! Quel individu pouvait paraître à ce point studieux et impeccable au réveil ? Personne à sa connaissance ! Lily et Remus, eux-mêmes … et nous parlons là des meilleurs … ne se réveillaient pas avant leurs première heure de cours. Sûrement voulait-elle faire 'impression' à ses professeur. 'Lèche botte' pensa t-il avec force.

Contrairement à lui, elle n'avait pas de cernes sur son visage, ni d'épis dans les cheveux. À cette pensée, et comme si sa coiffure pouvait le transformer en élève modèle, le maraudeur glissa sa main sur ses cheveux, espérant ainsi les aplatir. Evidement le résultat ne tenu qu'une demi seconde avant de reprendre sa forme originale. James soupira. Et dire que Lily lui reprochait de le faire exprès. C'est rageant.

La 'Miss parfaite' était maintenant toute proche. Sirius se redressa alors pour lui faire de grand signes, l'incitant par sa gestuelle à le rejoindre au plus vite. Le préfet se crispa, mais ne dit rien. Après tout, il était censé lui avoir pardonné. Il se reprit et fit donc, à l'instar de son ami, un magnifique sourire engagent dans sa direction. Cependant, cela ne servit à rien, puisque la nouvelle leur passa sous le nez sans les remarquer. James se demanda alors, s'il devait être ravi de sa bonne fortune, ou tout simplement outré par ce comportement.

Ne se rendait-elle donc pas compte ? Toutes les filles de Poudlard seraient prêtent à tuer pour les mêmes attentions !

C'est en apercevant l'expression incrédule de Sirius, (qui devait soit-dit-en-passant devait avoir eu la même réflexion que lui) qu'il opta pour sa première option et eu un petit air triomphant. Puis il tourna rapidement la page. Après tout, il n'avais que faire de la nouvelle. Il se concentra alors, sur ce qui méritait son attention : sa pile de pancakes.

°o0o°

- James dépêche-toi, on a pas que ça à faire ! S' écria Sirius avec empressement.

- On se détend mon cher, la vie est belle, les oiseaux chantent. Et puis franchement, tu crois que c'est une manière de parler à ton très estimé capitaine, super star de Quidditch ? répondit le susnommé moqueur.

- Si mon très estimé capitaine ne daigne pas bouger dans les prochaines minutes, Mus va nous rajouter à la collection d'animaux empaillés de son manoir, et je suis absolument sur que cette baraque va finir en musée. L'horreur !

Comme beaucoup d'anciennes familles de sorciers, les Lupins possédaient un manoir ainsi qu'une petite parcelle de terre. Leur propriété se situait dans un coin perdu, une forêt claire, mais sauvage, qu'Artemis déesses de la chasse affectionnait particulièrement.

L'endroit été rafraîchissant, et aurait pu paraître sympathique. Mais c'était sans compter sur Lupin père qui vouait une adorations casi-totale à la déesse, si bien que la maison avait finit par se transformer en cimetière animal.

James et Sirius, visitant ce manoir pour la première fois, n'avaient pu qu'êtres épouvantés devant le spectacle des têtes de leurs doubles accrochés au mur.

Rien qu'en y repensant James avait froid dans le dos, mais quitte à mourir, au temps que le physique ravageur des maraudeurs soit sauvegardé. N'avait-il pas raison ? Le plaisir des yeux avant tout !

Jugeant toutefois la menace sérieuse il accéléra le mouvement.

- J'ajoute la touche final, et on y va, bourreau de mon cœurs. Reprit James en couvant du regard la liste des joueurs de Quidditch.

Cette année allait être mémorable, l'équipe était du tonnerre ! Normale … c'était lui qui les avaient choisis. Il avait tenu à passer les sélections la semaine après la rentrée, car qui disait équipe formée, disait entraînements !

Et il ne comptait pas passer son semestre à somnoler sur l'herbe en attendant l'ennemi. Non ! Depuis qu'il jouait sur le terrain, Griffondor avait toujours gagné et ce n'est pas en devenant capitaine que cela devait changer !

À cet instant, un sourire diabolique fendit ses lèvres. Il ferait tout pour gagner !

Il allait être le capitaine pompant, rabacheur, et démoniaque propre a toute-bonne équipe. Il les ferait travailler jusqu'à épuisement, jusqu'à ce qu'ils regrettent l'ancien capitaine. James Potter ne faisait pas dans la dentelle, et il n'en avait jamais eu l'intention. Si malgré tout ses efforts, l'équipe n'atteignait pas le niveau voulu : il ferait pire !

'Prenez garde mes petits' menaça t-il tout bas.

- Cornedrue, tu sais que tu me fait de plus en plus peur. Déclara Sirius qui s'était approché. T'es en train de caresser une feuille avec un air de psychopathe. Tu fais des infidélités à Evans ? Si c'est le cas, j'ai peur pour ta nouvelle conquête !

Le Capitaine ne répondit pas, et se contenta de lui envoyer un regard lourd de sous-entendu.

- James ?

- Oui ?

- Je pense qu'on va souffrir cette année.

- Possible Patmol. Répliqua t-il amusé par le ton fataliste de son ami. Allez viens, je croyais que tu ne voulais pas faire attendre Remus.

- Remus ? Je l'avais oublié ! Vite-vite ! On va être en retard ! S'exclama l'Animagus, qui faisait de petits bonds épouvantés.

Il se précipita alors vers le trou de la salle commune, bousculant au passage une dinde qui lui faisait les yeux doux. Son presque frère ne prit d'ailleurs, pas la peine de la relever. Sûrement pas assez joli. 'Et l'art du paraître alors ?' Pensa James, narquois, en regardant son 'professeur' disparaître derrière le mur.

Il hésita, c'était le moment de surpasser le maître. Bah … Cas de force majeure, il ne s'arrêta pas ! Notre maraudeur fit tout de même un clin d'œil à la jeune fille, avant de s'élança joyeusement à la suite de son compère.

James était derrière. Il suivait avec peine, son ami, qui détalait à travers le couloir. 'vite, vite. Vite-vite !' Continuait à dire celui-ci. Vraiment, on aurait dit qu'il avait la mort aux trousses.

Deuxième porte de droite, raccourcit : passage de la salle de métamorphose, contournement de la statue d'Elliot le polit, caisse transporteuse va-et-viens (découverte tout récemment), quatrième étage, Quartier Générale en vue !

Notre capitaine de quidditch commençait à s'épuiser. Dans les airs, il était imbattable, mais a terre …

'Foutue clébard qui court trop vite' pensa t-il piqué dans sa fierté.

C'était une honte ! Lui, le magnifique cerf des bois, se faisait distancer par un chien. Son honneur était en jeu, il fallait qu'il arrive a la porte avant lui. Au diable la fatigue !

C'est ainsi qu'une course s'organisa dans les derniers mètres qui précédaient la porte, et quand James fit basculer la poignée, il regretta aussitôt d'avoir triché pour gagner. (Les sortilèges de rapidités font des merveilles)

- Stupéfix ! Pétrifus-totalus ! Entendit le maraudeur.

Trop prit dans la course, il n'avait pas pu réagir, James se sentit basculer vers l'avant. Impacte dans deux secondes… 1, 2 … BOUM ! Bon sang ce que le carrelage était dur… c'est décidé ! Il militerait pour avoir de la moquette partout dans le château ! Après tout, il était Préfet-en-chef, se serais dommage de ne pas profiter de son statue. Un bruit de percussion lui indiqua que Sirius l'avait rejoint sur le sol.

Et deux loques à terre ! Deux !

- Tient, tient. Voyez qui daigne enfin se montrer. Déclara une voie contrariée.

Magiquement le corps du garçon se retourna.

Oups, il c'était encore fourré dans le pétrin.

- Alors je ne vous avais pas dit que je détestais les gens en retards sur l'horaire ? susurra doucement Remus. Comment vous faire comprendre que l'attente a été insupportable ? Il fit une pause dans son discours puis sourit. Peter t'en pense quoi, on pardonne ou on punit ?

Surprise !La-voici, la-voilà la véritable personnalité de son Remus adoré.

James eu un frisson en regardant la silhouette de son ami le dominer de toute sa hauteur. Ses yeux luisaient, comme s'ils se trouvaient devant un morceaux de viande particulièrement appétissant. Enfin il ne pouvait pas lui reprocher … il restait un morceaux de premier choix !

Lunard avait toujours été intraitable sur certains points du règlement, et les retards en faisaient malheureusement partie. La poisse, lui qui n'était que rarement a l'heure !

Un grognement menaçant résonna dans la pièce, Sirius n'appréciait vraisemblablement pas sa position. James ressentit une pointe de culpabilité pour son frère allongé a ses côtés. N'étais-ce pas de sa faute s'ils étaient en retard ?

Quand on disait que Remus avait un effet positif sur le maraudeur.

La conscience des maraudeurs n'était donc pas des plus sages, ce côté 'vengeance impulsive' avait, d'ailleurs, contribuer au rapprochement des quatre amis. Tous le même foutue caractère ! C'est pour ça, qu'en son for intérieur, James ne protesta pas. 'J'aurais fait la même chose' s'avoua t-il à regret.

Il lui restait tout de même un espoir : Peter, celui-la n'avait jamais fait de mal à une mouche.

- Il me semble, qu'une petite punition ne leur ferait pas de mal. Déclara t-il faussement incertain.

Traître ! Comment pouvait-il se ranger du côté de cet aliéné qui attentait a sa vie ?

- Sortilège ? Excuse publique ou humiliations ? Questionna le lycanthrope en faisant tournoyer lentement sa baguette.

Saleté de question a la con !

James fit une rapide analyse de ses propositions.

1 Excuse public : Pour ça il pouvait se faire cuire un oeuf.

2 Humiliation : sa réputation avant tout , donc a éviter en toute circonstances !

3 Sortilège : pas des plus enviable non plus.

C'était une l'impression ou la punition avait quelque chose de rhétorique ?

Et c'est courageusement (enfin d'après ses dires) qu'il attendit le verdict.

- Je ne te trouve vraiment pas chaleureux avec tes amis lunard.

- Ta raison Queuedevert. On fait un feu ? proposa le susnommé sadique au possible.

- Pourquoi pas ? Maraudeurs grillés au menu. Renchérit l'autre amusé.

Remus pouffa.

- A toi l'honneur. Déclara le loup en s'écartant, pour faire entrer Peter dans le champ de vision de sa victime.

Il le remercia et leva son arme vers un James terrorisé. À cet instant, son esprit le ramena quelques années en arrière lors d'un mémorable incident …

- Regarde James, mais c'est lourdaud ! S'était exclamé Sirius. Il manquait encore de subtilité a l'époque, enfin encore plus qu'aujourd'hui ! Alors comment va ta maman ? Tu sais que je suis son plus grand fan ? Sa photo m'accompagne partout ! Assura t-il

Mme Petigrow, plus connu sous le nom de Lizzie, était une brune voluptueuse d'un mettre quatre-vingt, égérie du magasine 'Charnelle charmed' (lecteurs exclusivement masculin). Il n'était donc pas rare de trouver, dans les dortoirs une de ses photos accroché au mur. Pas facile pour ce pauvre Peter …

- Si elle a le temps dit lui de passer me voir, je lui ferais une place sous la couette. Avait continué son ami en lui lancent un clin d'œil suggestif.

- Ne parle pas comme ça de ma mère ! Sinon …

- Sinon quoi ? Tu me fait flamber ? L'avait-il coupé moqueur.

Peter l'avait prit au mot. Ni une, ni deux il avait dégainé sa baguette et lui envoyait un 'capeo inflamore' bien mérité. Instantanément la tête de Sirius avait pris feu, et sa magnifique chevelure brune fut réduite a néant. Pas la peine de préciser que la profession de la mère de Peter ne fut plus jamais mentionnée par l'animagus. Il n'avait pas envie de retenter l'expérience ! Un Sirius Black sans sa chevelure, c'est comme boire de l'eau à la place du fire-whisky : sa ne fait aucun effet.

'Non pas ça !' pensa James avec affolement. Comment pourrait-il se présenter en public sans un poil sur le caillou ? Il n'oserait même pas monter jusqu'à l'infirmerie, qui sait qui il pourrait croiser !

'Finité incantatem' formula Peter en gloussant. Je ne suis pas si cruel lui assura t-il.

… Blanc.

Quoi c'est tout ? Ses cheveux étaient intacts ?

James toucha son crâne avec appréhension. Oui ! Ils étaient toujours là ! Il poussa un soupir de soulagement … La star pourrait se passer des services d'un perruquier.

- Passons aux choses sérieuses. Déclara soudainement Lunard. Pourquoi tu voulais absolument que l'on se retrouve Sirius ? J'espère que c'est important parce que je devrait être en arithmancie !

- Ha bon ? Tu avais cours ? Répondit celui-ci d'un ton qui se voulait léger et innocent. Il fouilla dans les poches de sa robe et en sortie un carré de soie soigneusement pliée. L'autre soir, reprit-il innocemment, je faisais un petit tour prés de la salle commune des Serpentards quand, par un pur hasard, je suis tombé sur ça.

Il ouvrit délicatement les rebords du tissu, dévoilant une poignée de petites feuilles bleues aux reflets rouges.

'De la mâche fondante !' S'exclama Peter les yeux ronds.

C'était un ingrédient très rare que peu de personnes cultivaient. Les feuilles n'étaient lâchées qu'au compte-goutte, et elles avaient la particularité de fondre au contact des mains (d'où son nom et sa rareté). Cela faisait des semaines qu'ils en cherchaient ! Remus fronça les sourcils comme légèrement embêté.

- Tu la volé à Slugorn ? demanda t-il incertain.

- A Slugorn ? Merlin mais pour qui me prends-tu ? C'aurait été trop simple. Non, ça vient de la réserve personnelle de Servillus. Répondit-il fier comme un paon. Je suis sur que sa servira.

- Tu sais que tu es génial mon frère ! S'exclama James en lui sautant dessus. S'infiltré la nuit chez les serpents, fouiller dans leurs affaires. Pourquoi tu ne m'as pas emmené !

- J'étais avec heu … Samantha. C'est elle qui ma donner le mot de passe.

Samantha était un code. Une fille canon, un peu tarte sur les bords, voir complètement niaise, avec qui Sirius passait une nuit sans lendemain. Classique quoi.

- Tu me rejette pour une fille ! S'exclama James de manière théâtrale. Mon cœur va exploser de chagrin.

- N'empêche t'as pas honte, une Serpentarde ! Reprit Peter dégoûté.

- Seirdaigle ! S'exclama Sirius vexé. Disons qu'elle a récemment eu un petit ami chez les serpents.

- Je ne savais pas que tu faisais les restes. Le taquina James.

Alors que l'Animagus s'apprêtait à l'étrangler, Remus les agrippa et les entraîna à l'écart, sauvant par la même occasion, James, des griffes d'un chien enragé.

Sirius étonné lui jeta un regard d'incompréhension.

- Il y a du bruit. Murmura t-il comme désolé.

Pourquoi avait-il l'air désolé ? Au contraire il méritait une médaille ! James voyait d'ici la plaquette en or ou les lettres 'SAUVEUR DE L'HUMANITE' scintillaient vaillamment. Alors pourquoi cet air désolé ? Il avait accompli une bonne action.

C'est quand il vit Patmol ranger le petit trésor dans sa poche qu'il comprit. Le gougat ! Il voulait juste sauver sa peau !

Comme s'il l'avait entendu Remus lui fit un sourire amusé avant de murmurer qu'il fallait se cacher et rapidement.

Traduction = Dispersion !

- Quand je pose une question, j'aimerais qu'on me réponde !

Coincé entre Lunard et un balai-brosse particulièrement sale, James écoutait attentivement . La voix lui s'emblait familière.

- Ou étais-tu ? reprit la voix. JE TE PARLE !

Cette tonalité mélodieuse, pas de doute c'était sa Lily.

- Tu sors tous les soirs, et certaines fois tu ne rentre même pas ! Alors où étais-tu ? Tu pourrais t'arrêter au moins !

De plus en plus intéressé le préfet entrouvrît légèrement la porte, priant pour qu'elle ne grince pas. Gagné ! pensa t-il quand le trou fut suffisamment grand.

À ses cotés le lycanthrope lui lança un petit regard de reproche, avant de, lui aussi s'approcher de l'embrasure de la porte. Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Ô vision merveilleuse ! Lily était là, lui tournant de dos, semblant crier sur ce qui était une pauvre brune.

- Oh, tu es dans mon dortoir ? demanda celle-ci en se retournant.

Ses yeux ! La schizo ! Je retire ce que j'ai pensé, ce n'est pas une pauvre brune. Va-y Lily-chérie, remet la à sa place ! Tu as ma permission !

- Quoi ? s'exclama la rousse outrée. Non seulement je suis dans ton dortoir, mais en plus, je suis préfète ! J'exige que tu me répondes !

Elle lui fit un sourire, soudainement intéressé.

- Lily Evans ? questionna t-elle.

- Exactement. Maintenant réponds-moi, où étais-tu ?

- Je faisais des recherches. Déclara t-elle les yeux pétillants.

Sa douce semblait hésité sur le comportement a adopté, car qui mieux qui Lily pouvait comprendre cette inlassable soif de connaissance ?

Par la queue des cochons de Circé ! Fait la tourné en bourrique ! Si tu acceptes, je te jure mon amour éternel ! Tu entends ma belle ? Déclaration, cadeaux, mots doux seront ton pain quotidien!

- Étudier est tout a ton honneur… Fini t-elle par répondre adoucit … Malheureusement, je ne peux plus tolérer ce genre de sortie. Tu vas finir par nous faire perdre des points.

YES !

- Et si je te promettais, de tout rattraper en cour. Proposa t-elle malicieusement.

De son placard James émit un sifflement dédaigneux. En voilà un raisonnement à la Serpentard !

- La n'est pas la question, c'est interdit. On ne peut pas sortir des dortoir la nuit. Tu vas avoir des problèmes. Lui assura Lily.

-C'est gentil de me prévenir, mais je suis obliger de mettre tes conseils de côté, temps qu'ils ne verrouilleront pas les portes, je continuerais a sortir. Et puis, je ne finirais jamais mes recherches si je compte seulement sur mon temps libre. Lui répondit-elle aimablement.

- Pas si je t'en dissuade. Répliqua aussitôt la rousse furibonde.

- Et comment ? Je croyais que tu ne voulais pas nous faire perdre de points. Fit Dumbledore amusé.

De dos James pouvait voir Lily trembler de colère. Elle détestait être prise au piège.

- Bien. Déclara t-elle sèchement. Nous n'avons plus rien a nous dire Dumbledore. Si tu as un problème adresse-toi ailleurs.

Quelle froideur ! Lily était vraiment ce qu'on appelle un 'sang chaud' se dit ironiquement le préfet. Voilà une vraie Griffondor !

Et sans un regard, elle tourna les talons.

- C'était un plaisir, mademoiselle la préfète. Déclara la nouvelle en saluant sa sortie.

Elle resta un moment figer comme en pleine réflexion, et quand elle se décida finalement à sortir, on l'appela.

- Rouge ?

À peine se tourna t'elle que la femme-enfant lui sauta dans les bras.

Pourquoi devait-il assister a ça ? Une démonstration d'affection entre serpent ! DÉGOUTANT !

- Te voilà enfin ! Lucius et moi t'attendions, maintenant il est partit. Déclara t-elle boudeuse.

Lucius ? Ils sont déjà intimes ? Je me demande quel sorte de service elle lui rend pour prétendre au titre d'ami. Pensa t-il sournois.

- Désolé, je faisais la connaissance de ma préfète.

- Comment sa c'est passé ? demanda l'autre en balançant joyeusement ses clochettes.

Dumbledore eut l'air peiné.

- Mal. Je crois que j'ai un don pour l'amitié. Allons-y, je crois que j'ai eu assez de déception pour la journée.

Une fois hors de vue les maraudeurs sortirent de leurs cachettes.

- LILY TU ES MERVEILLEUSE ! JE SAVAIS QUE JE NE M'ÉTAIT PAS TROMPÉ ! cria James qui c'était retenu trop longtemps.

- Je ne pensais pas que tu la détestais a ce point. Rigola Patmol en reprenant forme humaine.

- Tu n'étais pas censé lui avoir pardonné le jour de la rentrée ? ajouta Peter déloyal.

Le préfet préféra ignora ses remarques, (mieux valait être prudent) et prit le lycanthrope à témoin.

- Tu as vu comme elle lui a rabattue le clapé a cette schizo ! Et quelle intransigeance, j'en ai des frissons ! continua celui-ci en se frictionnant le corps pour appuyer ses paroles.

Lunard sourit avant de répéter un 'schizo' amusé pour lui même.

- Tu es un masochiste de première mon frère. Déclara Sirius en lui tapotant l'épaule. Mais sans vouloir te vexer rien ne vaut une femme qui contourne le règlement ! Je crois qu'il est temps qu'on se rapproche, elle est moi ! conclut-il la voix devenue suave.

Une nouvelle cible ? Bon sang, il aurait du y penser plus tôt. Une fois qu'il l'aura eu … Il fit un sourire sadique. On en sera débarrassé !

Malgré son humeur joyeuse, il ne pu s'empêcher de déclaré avec humour, que personne n'était à l'abris du mauvais goût. Cela lui valu un chien a ses trousses.

Le soir en allant dans la grande salle James tenu sa promesse. Il se mit à genou devant la préfète avant de déclaré qu'elle était la plus magnifique et intelligente femme qu'il connaisse, le tout en métamorphosant une fleur dans la main de la jeune fille. Celle si rougit fortement avant de lui administrer une claque magistrale.

Que voulez-vous, certaines femmes ne savent comment réagir face à la perfection.