L'univers et les perso ne son pas de moi sauf aurore. Et je remercie mon Béta testeur Aquarius Gold Saint
Passé mouvmenté
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-Trouve les Clés !
-Non, attends !
-Adieu, Aurore !
-NOOOOOOOOOON !
Le Serpentaire se leva brusquement, tentant de se calmer. Elle regarda autour d'elle, constatant qu'elle n'était plus au Sanctuaire. Le feu qui brûlait à côté d'elle était un simple feu de camp.
-Tu es enfin réveillée ?
Elle tourna la tête pour voir qui avait parlé, mais une douleur lui vrilla les côtes et son bras droit.
-Doucement. Tu as quelques côtes cassés et le bras brûlé.
Aurore regarda son interlocuteur. Son visage était caché par une capuche et son corps par une cape.
-Qui êtes-vous ? Où suis-je ?
-Doucement. D'abord, tu es dans une vallée se situant près du Sanctuaire. Et ... Mais qu'est-ce que tu fais ?
Aurore s'était vite relevé.
–Il faut que je retourne au Sanctuaire, ils ont besoin de moi !
L'inconnu lui attrapa l'épaule.
–Désolé de te dire ça, mais je pense qu'il y a de fortes chances qu'ils soient tous morts.
Nullement impressionnée, Aurore ôta la main de son épaule d'un geste brusque.
–Comment vous pourriez le savoir ?
L'homme encapuchonné lui montra la lettre de Shion, ce qui fit blêmir Aurore.
-Ceci m'appartient.
-Calme-toi et regarde.
Il enleva sa capuche, et Aurore put enfin voir son visage.
–SHION ?!
Car oui, c'était lui. Mais il semblait bien différent.
–C'est bien moi, mais je ne suis sans doute pas la personne à laquelle tu penses.
-Comment ça ?
Il mit sa box sur son dos.
–Je pense que tu auras toutes tes réponses au Sanctuaire. Il ne reste qu'un jour de marche, tu penses pouvoir y arriver ?
Posant un regard sur la Box de son Armure, Aurore la prit sur ses épaules. Ses côtes lui piquaient un peu, mais ça restait supportable. Ils se mirent en route et arrivèrent le soir même au Sanctuaire. À la grande surprise de la fille de Saga, il était intact. Ils commencèrent à grimper les marches, avant qu'Aurore ne brise le silence.
-Il n'y a personne ?
-J'ai prévenu le Grand Pope de notre arrivé. Il a dû convoquer les Chevaliers d'Or et nous attendre au treizième.
Ils continuèrent leur ascension, et au bout ce qui parut des heures à Aurore en raison de la douleur qui lui transperçait les côtes, ils arrivèrent devant la porte de la chambre du Grand Pope. Shion enfila son armure et ouvrit la porte.
-Shion ! Ravi que tu sois de retour.
Le Serpentaire s'avança à son tour pour voir deux rangs de Chevalier rangés de chaque côté. Elle eut un pincement au cœur. Ils leur ressemblaient comme deux gouttes d'eau… Shion s'agenouilla devant un homme assis sur un trône.
-Shion, Chevalier d'Or du Bélier, au rapport.
-Comment s'est passé ta mission ? demanda celui qui devait être le Pope.
-Vous avez eu raison, je n'ai rencontré que de simples soldats des Enfers, mais...
-Ça prouve qu'Hadès est sur le point de se réveiller.
Puis, il tourna son regard vers la nouvelle arrivante.
–Qui est-ce ?
-Je l'ai trouvé inconsciente et blessée dans une vallée pas loin d'ici.
-Par l'armée d'Hadès ?
-Aucune idée.
Shion donna la lettre au Grand Pope et leva ses yeux sur Aurore.
-Qui es-tu, jeune fille ?
-Je suis Aurore, Chevalier d'Or du Serpentaire.
Des murmures s'élève derrière elle à cette annonce.
-Du Serpentaire ?! S'exclama-t-il.
-Oui. Mais excusez-moi, mais qui êtes-vous ? Comment ça se fait que le Sanctuaire est intact ?
-Doucement. En quelle année sommes-nous, jeune fille ?
Surprise, Aurore répondit ce qui lui semblait évident.
–En 2017, pourquoi ?
L'homme en face d'elle soupira.
–Navré de te contredire, mais nous sommes en 1741.
-Quoi, mais, comment ?
Les murmures reprirent de plus belle.
–Je ne sais pas comment mais une chose est sûre : quelle que soit l'époque, un Chevalier reste un Chevalier, et tu es la bienvenue.
Aurore cogitait à la vitesse de la lumière, essayant de comprendre le pourquoi du comment. Le Grand Pope se leva.
-Écoute, je me doute que tout ceci doit être difficile pour toi, et je te laisse une chambre pour pouvoir te reposer. Sur ce, la séance est levée. Vous pouvez retourner à vos temples. Sauf toi, Dégel, j'ai à te parler.
Les Chevaliers retournèrent en leur temple, et Aurore suivit une servante qui l'amena à une chambre où elle pourrait se reposer.
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La nuit était tombée, et pour plusieurs raisons, Aurore n'arrivait pas à dormir. Déjà, comment avait-elle pu arriver là ? Elle avait fait un bond de plus de 200 ans en arrière. Et puis à chaque fois que le sommeil semblait la gagner, elle entendait leurs cris… Au bout d'un moment, exaspérée, elle décida d'aller prendre l'air. Elle descendit les marches en direction des arènes avant de sentir un Cosmos phénoménal. Elle se précipita à sa source et vit un homme seul au milieu de l'arène. Un instant, elle crut défaillir. Pendant un cours instant, elle avait pris cet individu pour Kanon…
-Salu... EH ! s'exclama-t-elle en évitant un coup de poing.
-Qui es-tu ?
-Je suis... EH MAIS LAISSE-MOI FINIR !
Elle avait dû esquiver un coup de pied. Aurore fit un bond en arrière pour mettre de la distance entre elle et lui afin de pouvoir l'observer. Elle remarqua qu'il portait un masque lui cachant le bas du visage.
-Tu es… Deuteros ?
Kanon lui en avait parlé, et elle se rappelait que Shion lui disait que le démon de l'île de Kanon mangeait les enfants turbulents.
-C'est le Grand Pope qui t'envoie ?
-Pourquoi m'aurait-il envoyée ?
-Par ce qu'il veut m'éliminer. Ils le veulent tous.
Aurore ne savait pas ce qu'il avait pris, mais c'était de la bonne.
–Bon, tu vas te calmer et m'écouter.
-Pourquoi je t'écouterai, gamine ?
Alors là, il n'aurait pas dû dire ça !
–Tu t'es vu, le clodo ?
Il eut un petit rire.
–Mais c'est qu'elle mordrait, la petite !
-Tu sais ce qu'elle te dit, la petite ?!
-Non, mais je suis tout ouïe !
-La petite te dit que si tu avais ce qu'il faut là où il faut, tu ne serais pas dans l'ombre de ton frère.
C'était bas, mais elle n'était plus une gamine, et pas petite non plus.
–Bon ça suffit maintenant ! Koltso !
Des cercles de glace nous immobilisèrent tous les deux et c'est à ce moment qu'Aurore remarqua l'arrivée de Dégel, le Chevalier d'Or du Verseau.
-Excusez-moi de vous déranger, mais…
-Libère nous toute suite le pingouin !
Là, elle avait signé son arrêt de mort. Deuteros la regardait, et même si elle ne pouvait pas le voir, elle devinait à ses épaules tremblantes qu'il se retenait de rire. Quant à Dégel, si l'on pouvait geler d'un regard, nul doute qu'Aurore et Deuteros ne seraient plus que des glaçons.
-Bref. Si je vous ai interrompu, c'est que j'ai des questions à propos des Pythies.
Deuteros se figea, c'était d'ailleurs lui que Dégel regardait.
-Je ne sais pas de quoi tu parles. Répondit le bleu.
Le Verseau plissa les yeux. –Ah bon ? Alors dis-moi comment les corps ont bien pus disparaître sans laisser de trace ?
Deuteros se raidissait de plus en plus.
–Qui plus est, je sais qu'Aspros était le premier sur les lieux.
Le deuxième Gemini le regarda, comme une bête sauvage acculée.
–Je ne vais pas tourner autour du pot alors je vais être franc. Aspros a dit que les Pythies avaient déjà disparu quand il est arrivé. Est-ce vrai ou pas ?
Aurore vit Deuteros hésiter.
–Je ne sais rien.
-Et Aspros ?
Le Gémeaux commença a paniquer et donné un début de réponse sans qu'il le sache. Aspros était bien impliqué dans cette affaire, mais jusqu'où ? N'était-il responsable que de leur disparition, ou bien avait-il fait pire ?
-Je respecte énormément Aspros. Aussi bien sa force que son intelligence. Et crois-moi, je prie pour me tromper... Mais je ne connais que lui pour faire disparaître un corps aussi facilement.
-Jusqu'à que tu saches que j'existe.
Aurore fit un petit sourire made in Scorpion.
–Tu sais Recto…
-Recto ? Me coupa Deuteros.
-Bah oui. Recto verseau.
L'air se refroidit légèrement à ce calembour de folie.
–Bref. Désolée de te contredire, mais si Deuteros a pu faire disparaître les corps, moi aussi.
-Comment ça ? Demanda Dégel.
-Je peux aussi ouvrir une autre dimension.
Elle venait tout juste de débarquer, mais le Verseau l'énervait déjà. Tout ça parce que Deuteros est le deuxième et qu'il est donc forcément coupable. Soudain, elle entendit le Gémeaux faire une sorte de petit rire.
-Vous êtes tous les mêmes, au Sanctuaire…
-Gné ?
-Que veux-tu dire ?
Soudain Deuteros écarta les bras et se libéra des cercles de glace.
-Mais comment ?... S'exclame le verseau surprit.
Aurore fit de même et se libéra.
–Attends, je ne veux pas te faire du mal ! S'exclama Dégel.
-C'est ce qu'ils disent tous !
Deuteros envoya son poing sur Dégel qui l'évita. Quand le Gémeaux retenta son attaque, Dégel l'emprisonna dans la glace. Celui-ci était tombé sous l'impact.
-Pas mal, mais il faudra faire plus pour m'avoir.
La glace remonta bien vite sur le bras de Deuteros.
–Mais qu'est-ce que ?...
-Débat toi autant que tu peux, tu ne pourras pas briser la glace cette fois-ci.
Deuteros se débattait encore un peu, mais renonça et souffla.
–Alors, tue-moi.
Dégel leva un sourcil.
–Pourquoi ?
-C'est moi qui a tué les pythies.
-C'est donc toi qui...
-Menteur.
Ils se retournèrent vers Aurore qui venait de parler.
–Tu ne les a pas tuées.
-Comment tu peux le savoir ? Me demanda le gémeau.
-Par ce que je le sais. Et l'iceberg aussi. Fit-elle en regardant Dégel.
Celui-ci lui retourna son regard, puis soupira et libéra Deuteros.
–Mais qu'est-ce que tu fais ?
-Il te libère, andouille.
-Mais pourquoi ?
Le Verseau haussa les épaules.
–Car le lézard a raison.
-He ! Le serpent n'est pas un lézard !
Dégel la regarda d'un air blasé puis reprit.
–Et puisque tu ne veux pas me dire la vérité, je me vois obligé de te laisser aux gardes du Sanctuaire.
-Pas ça ! Paniqua le bleu.
-Et pourquoi pas ? Car ça tâcherait la réputation de ton frère ?
-Bien évidement.
Le Serpentaire s'approcha de lui avant de lui décocher une droite qui le mit à terre.
–Non mais tu ne peux pas penser un peu à toi plutôt ?!
Il garda le silence sous la surprise et Dégel était dans le même état de stupeur.
–Tu crois que monsieur qui pète plus haut que son cul s'intéresse à sa réputation ? Il en a rien à foutre tellement il pue l'estime.
Le Gémeau regarda l'adolescente droit dans les yeux.
–Je ne sais quoi penser de vous deux…
-Et tu crois que nous c'est mieux ?
-Vous n'avez pas peur de moi ?
Aurore eut une crise de fou rire.
–Pourquoi ? Je croyais que le démon de l'île de Kanon ne mangeait que les enfants pas sages !
Le concerné la regarda sans comprendre.
–Laisse. Tu comprendras un jour.
Elle lui tendit la main pour l'aider à se relever. Mais au moment où il allait la prendre, le centre de l'arène explosa.
