Auteur : Ju'

Résumé : Comme chaque matin, Harry se promène seul dans les couloirs et comme chaque matin, Draco en profite pour l'insulter. Mais ce matin, justement, le brun n'arrive pas, n'arrive plus à le supporter.

Rating : M ! Et là, c'est (enfin ? ) justifié ! J'espère que le "truc" que j'ai la prétention d'appeler un lemon ne vous décevra pas trop ... C'est mon premier et je n'ai pas réussi à le faire plus ... détaillé ! Navrée, réellement !

Disclaimer : Comme d'hab' quoi ... C'est trop cruel de toujours nous faire dire que rien ne nous appartient, que tout est à JK Rowling, l'autre pleine aux as d'anglaise et que nous, tout ce qu'on a, c'est cette gentille histoire. Je ne reçois pas d'argent (quoi que, si certains se sentent généreux, je ne peux pas refuser hein !) mais je ne suis pas contre quelques reviews !

Note de l'auteur : De mouaaaaaaah donc ;D (ou quand la pauvre fille vient de griller son dernier neurone ! hé hé !) Voili, voilou, cette charmante histoire touche à sa fin et j'espère que vous aurez pris autant de plaisir à la lire que moi à l'écrire ! N'hésitez surtout pas à me laisser des reviews, je me fais toujours un devoir d'y répondre (par contre, là je serais en retard car je pars demain pour trois semaines en Ecosse ... Désolée ! mais c'est pour cela que je poste aujourd'hui, dans ma grande mensuétude !)

Alors, bonne lecture et surtout, profitez bien de vos vacances ! ;)

Deuxième partie

3. Et maintenant …

« Potter ?

- Oui ?

- Les nuages ne sont pas vraiment passés, je me trompe ?

- Ils sont partis … Mais ils n'ont laissé qu'un grand vide derrière eux… »

HPDMHPDM

« Je me suis toujours demandé … Et si tu avais pris ma main en première année ?

- Je ne sais pas ce qu'il se serait passé et nous ne le saurons jamais de toute façon. J'avoue m'être souvent posé la question et je peux t'assurer que je suis parti dans des élucubrations plus invraisemblables les unes que les autres … Mais je pense que nous n'aurions pas pu être amis. Tu étais alors trop imbu, stupide et bourré de préjugés, j'étais trop naïf et perdu. Sais-tu que c'est en grande partie toi qui as influencé ma répartition ? Je devais aller chez les Slytherins.

- Je n'en suis même plus étonné, il a toujours fallu s'attendre à tout, venant de toi.

- Et si on se serrait la main maintenant ? Si nous devenions amis ? Nous avons changé et nous discutons même ensemble depuis un long moment. Je crois que je commence réellement à … t'apprécier.

- Moi aussi, je crois. Ta compagnie est réellement agréable et j'aime te parler.

- Alors amis ?

- Oui … »

HPDMHPDM

« Harry ?

- Hum ?

- Je suis bien là.

- Moi aussi, Draco … Moi aussi … »

HPDMHPDM

« Harry, pourquoi as-tu refusé la médaille qu'ils t'offraient ?

- Parce que ce sont des gens comme toi qui devaient la recevoir.

- Comment ça ?

- Je n'ai pas fait cette guerre seul, je ne l'ai tué que grâce à vos informations, aux sacrifices de personnes comme Ron, au soutient d'Hermione … J'ai juste eu à lui lancer le sort mortel. Alors pourquoi devrais-je recevoir une félicitation que je ne mérite pas ?

- Tu ne fais que te rabaisser.

- Il faut bien que quelqu'un soit objectif.

- Tu as tort, tu es une personne exceptionnelle.

- Non, tu n'as pas le droit de me le dire … Pas toi …

- Pardon ?

- Non, rien … »

HPDMHPDM

« Pourquoi as-tu fait tout cela pour la guerre ? Pourquoi t'être autant impliqué ?

Les yeux du blond le fuyaient, il n'arriver pas à y ancrer les siens.

« Je t'ai dis, je voulais qu'elle cesse.

- Il y a plus que cela, n'est ce pas ?

- Pourquoi ?

- Tu n'aurais pas fait tant de sacrifices, pas commis tant d'horreurs uniquement pour cette raison. Il y avait quelque chose d'autre, tu avais un but plus précis, plus important.

- …

- Je me trompe ?

- Tais-toi ! Tu ne sais rien, ne parle pas de ce que tu ne connais pas.

- J'ai raison alors.

- Bien sûr que tu as raison. Je m'en foutais de cette putain de guerre, je voulais juste que l'autre pourri crève et qu'il soit en sécurité.

- Qui devait être en sécurité ?

- Oublie ça … Personne ne sait, personne ne doit savoir.

- C'était donc pour une personne, un garçon qui plus est … Mais pourquoi ne pas avoir fui avec lui ? C'est toujours la même question : Pourquoi ces sacrifices ?

- Tu m'emmerdes Potter, tu le sais ça ?

- Mais tu vas me répondre, non ?

- Bah … Après tout, je ne suis plus à une confidence près … »

Il n'avait plus vraiment une attitude défensive, les souvenirs qu'il allait évoquer n'étaient plus réellement douloureux. Un petit sourire nostalgique se dessina sur ses lèvres délicates.

« J'étais amoureux de lui. Non, en fait, je le suis toujours, mais il ne savait pas, il n'aurait jamais pu deviner, il ne le pourra jamais. C'est ridicule n'est ce pas ? Je me suis souvent dit qu'il fallait que je lui avoue mais ... eh bien, je ne suis pas Gryffindor, je n'en ai jamais eu le courage.

- Tu m'as dit de ne pas me cacher derrière ces préceptes dépassés, tu es courageux.

- Oui, peut-être … Mais pas dans ce domaine. Toujours est-il qu'il était une … Figure importante de la guerre. Il ne pouvait pas fuir, surtout pas avec moi. En fait, je ne lui ai jamais demandé, mais je sais que si je l'avais fait, il ne m'aurait jamais suivi.

Moi qui pensais ne jamais éprouver ce sentiment, niant même jusqu' à son existence, je me suis retrouvé prisonnier et je n'ai pas pu m'en échapper. Et puis, je ne me savais pas homosexuel. Je ne me considère toujours pas comme tel d'ailleurs. Je n'aime pas les hommes, je l'aime juste lui. Les autres importent peu.

Après la prise de conscience de mes sentiments, j'ai regardé la vérité en face : je n'avais aucune chance.

Alors … Alors j'ai décidé que je devais le protéger du mieux que je pouvais, je voulais le voir heureux même si pour cela je devais jouer mon rôle et rester dans l'ombre, même si je devais le voir dans d'autres bras que les miens.

La suite, tu la connais …Mais tu sais le pire ? Le pire c'est qu'il n'est même pas heureux maintenant que tout est fini … Et ça me tue, parce que je ne sais plus quoi faire. »

HPDMHPDM

« Harry … Pourquoi tu pleures ? »

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Draco n'aimait définitivement pas quand Harry était à ce point triste, surtout quand il n'arrivait pas à en connaître la cause. Il lui avait juste dit qu'il était amoureux, il n'y avait pas de quoi verser autant de larmes … A moins que … Non, impossible. Il refusait d'espérer, c'était ridicule.

« Harry ? »

Il se leva souplement malgré son mal de tête, il avait ressassé trop de souvenirs en trop peu de temps, il n'aimait pas, mais alors pas du tout cela. Il s'approcha doucement du brun sanglotant à même le sol, prudemment.

« Hé … »

Il s'agenouilla lentement et attira le Gryffindor contre lui, presque tendrement. Ses mains se perdirent inconsciemment dans les cheveux de jais indisciplinés mais pourtant incroyablement doux et soyeux.

« Explique-moi, Harry …

- Cette personne … C'est qui ? »

Le brun se détendit complètement, appuyant son dos contre le torse de celui qu'il aimait. Peu importait finalement que le Slytherin aime un autre garçon. En cet instant, il était dans ses bras et il était bien, alors il comptait en profiter.

Il renversa sa tête vers l'arrière pour la placer sur la clavicule du blond dont les cheveux longs lui chatouillèrent le nez lorsqu'il tourna encore sa tête afin de capter l'effluve capiteuse qui se dégageait du corps chaud contre lequel il était en train de se lover.

Il aurait voulu que le temps s'arrête, mais il était plus conscient que jamais des secondes qui s'égrainaient inexorablement.

« Et toi, Harry, as-tu déjà été amoureux ?

- … Oui. Je le suis toujours. »

La prise autour de lui se resserra possessivement. Ou bien avait-il rêvé ?

« Draco, dis-moi comment il s'appelle s'il te plaît. J'en ai besoin.

- Il est brun et ses cheveux sont totalement impossibles à coiffer. »

Disant cela, il caressa lentement sa chevelure rebelle. Et au fur et à mesure de sa tirade, sa main se déplaçait langoureusement sur les parties du corps d'Harry qu'il nommait, ce geste se transformant vite en caresses voluptueuses.

« Ses yeux sont d'un vert intense presque insoutenable lorsqu'ils me fixent. Ils sont recouverts par de petites lunettes rondes qui lui donnent un air studieux irrésistible. Son nez semble tout petit et se plisse de façon adorable lorsqu'il sourit, ses joues se colorent très facilement d'un beau rouge éclatant sous le coup de la colère ou de la gène et parfois de petites fossettes se forment autour de sa bouche quand il rit. Son cou est fin et délicat et j'ai souvent envie de l'embrasser. Son torse et son ventre, plats et musclés, feraient pâlir d'envie le plus beau des mannequins, tout simplement parce qu'ils sont parfaits. Ses jambes sont longues et sveltes, ses fesses fermes et appétissantes. Son dos est chaleureux et m'attire inexplicablement alors que sa chute de rein, accentué par sa cambrure naturelle, attire de nombreux regards envieux et intéressés. Ses épaules sont larges et fragiles à la fois, fatiguées d'avoir du supporter une trop lourde charge.

La main continua sa découverte avec délectation puis s'arrêta sur la poitrine, quelque part vers la gauche.

« Mais tu vois son cœur, il ne m'appartiendra jamais. »

Harry se retourna lentement, une larme unique roulant sur sa joue alors qu'un sourire éblouissant se dessinait sur ses lèvres. Il approcha ces-dernières de celles de Draco et les effleura délicatement en un baiser papillon tendre et amoureux.

« C'est faux. Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

Draco eut un mouvement de recul et de la peur se refléta dans ses beaux yeux gris, mêlée à beaucoup de douleur … et un soupçon d'espoir.

« Ne te moque pas, Potter, tu n'as pas le droit.

- Je ne me moque pas Draco, jamais. Sais-tu pourquoi je pleurais dans le Hall ce matin ? Parce que je ne supportais pas tes insultes, oui. Elles me blessaient profondément, bien sûr, mais surtout car tu étais celui qui les prononçait alors que les mots que je voulais entendre de ta bouche étaient tout autre … Tu comprends ? »

Il passa ses bras autour de cou du blond, entremêlant des doigts halés aux cheveux fins et doux qui glissèrent comme de la soie entre ses mains. Il rapprocha leurs corps, de façon à se retrouver assis sur les cuisses de Draco et celui-ci allongea ses jambes afin d'être plus à l'aise. Ses yeux reflétaient son incompréhension.

« Tu ne comprends pas, n'est ce pas ? Tu sais, je t'ai dis que j'étais amoureux tout à l'heure, tu te rappelles ? Et bien, chez celui que j'aime, j'admire particulièrement ses yeux, gris, uniques. C'était la seule partie de son corps qui me montrait vraiment ses sentiments, un peu d'attention, même si ce n'était que du mépris haineux. Ce n'était pas de l'indifférence, alors c'était bien. J'aime ses longs cheveux pâles aussi, ils m'ont toujours fascinés, j'ai toujours eu envie de les coiffer, d'y plonger mes mains, de respirer leur odeur. Tu comprends maintenant, non ? »

Oui, Draco comprenant, mais n'arrivait pas à y croire, ce n'était pas possible, pas réel. Combien de fois avait-il rêvé ce moment ? Combien de fois s'était-il réveillé la nuit en refoulant rageusement ses larmes parce qu'il était persuadé que cet instant n'arriverait jamais ? Il avait peur, incroyablement peur de rêver une fois de plus.

Il avait besoin …

« Dis-le, Harry dis-le.

- Je t'aime … »

Incroyable comme trois petits mots à l'apparence anodine peuvent avoir un tel pouvoir, un tel sens. Draco ne répondit pas. Que pouvait-il dire ? Rien, tout avait été prononcé, les mots étaient maintenant superflus, ils n'avaient plus aucun sens, discuter plus aurait été inutile. Alors il captura les lèvres de son vis à vis en un baiser vertigineux afin de lui communiquer tout ce qu'il ne pouvait pas exprimer : sa joie, son espoir, son amour, son amour …

Il força tendrement Harry à ouvrir la bouche et le baiser devint passionné alors que leurs langues se rencontraient, se découvraient, s'exploraient, s'entremêlaient, se caressaient. Harry continuait à décoiffer méticuleusement le blond alors que les mains de ce-dernier se posaient dans le bas du dos du brun et rapprochaient leurs corps de façon désespérée. Ils avaient trop attendu ce moment, ils étaient emportés dans un tourbillon de sensations inconnues qu'ils ne contrôlaient pas, qu'ils ne contrôlaient plus, et leurs gestes étaient fiévreux, fébriles mais restaient tout de même tendres et attentionnés.

« Harry … Ta robe… »

Il n'arrivait pas, ses doigts tremblaient trop, les boutons semblaient prendre un malin plaisir à lui résister.

Tout en l'embrassant, Harry retira leurs robes et leurs deux chemises et un frisson les parcourut simultanément lorsque leurs peaux entrèrent en contact. La bouche du Gryffindor déposa une multitude de baisers sur le visage du Slytherin, recouvrant ses paupières, retraçant sa mâchoire puis s'attaqua au cou délicat de ce dernier. Il eut un sourire satisfait lorsqu'un gémissement lui répondit.

Les mains de Draco découvraient le torse halé devant lui et il se repaissait de cette vue magnifique. Il se pencha pour prendre un téton rose entre ses dents et le mordilla jusqu'à ce qu'il se durcisse, avant de s'attaquer au second. Les gémissements de pur plaisir qu'il entendait lui prouvaient qu'il faisait cela très bien. Ses mains commencèrent alors doucement à ôter le pantalon devenu bien trop encombrant … et étroit.

« Draco … ah … attends.

- Pardon, je croyais que … excuse-moi.

- Idiot. Je pensais juste que le sol n'était pas très confortable. »

Il se leva rapidement, attrapa sa baguette et en l'espace de quelques secondes, et à l'aide de quelques sorts, métamorphosa un arbre en un lit à baldaquin spacieux que Draco trouva instantanément et définitivement trop rouge. Il remplaça le sol de l'endroit où ils se trouvaient, recouvert de racines et de plantes plus étranges les unes que les autres, par une moquette beige et moelleuse et créa ensuite une espèce de bulle chauffante autour de l'ersatz de chambre qu'il venait de créer, afin qu'ils n'attrapent pas froid mais qu'ils puissent tout de même contempler les étoiles. Il admira un instant son œuvre et claqua la langue pour montrer sa satisfaction.

« Tu sais que tu es toujours aussi impressionnant !? »

Seul un sourire énigmatique lui répondit. Harry s'approcha de son blond et l'aida à se relever. Il lui prit la main et, le regardant intensément droit dans les yeux, lui embrassa la paume de la tendrement. Les pupilles du slytherin se dilatèrent doucement … Il le voulait tellement …

« Draco, viens … »

Il le tira vers le lit et, avec un petit sourire goguenard, Draco changea les draps en vert d'un habile mouvement de baguette.

« C'est bien plus classe ainsi, très cher. »

Harry éclata d'un rire frais et communicatif, insouciant. Il s'assit lentement sur le bord des couvertures et attira à lui son futur amant, et cette seule pensée suffit à diffuser une agréable chaleur dans tout son corps, et particulièrement dans une région … basse.

« Tu sais Vol … Il m'a touché aussi … et si tu es dégoûté, je comprendrais …

- Idiot. »

Les gestes sont souvent bien plus importants que les mots, bien plus lourds de sens. Alors il lui prit délicatement le poignet et embrassa possessivement l'étrange cicatrice rose pâle, presque blanche en forme de tête de mort, vestige symbolique d'un passé bien trop douloureux et difficile à porter. Leurs yeux ne se quittaient pas et Harry embrassa cette marque autant de fois que nécessaire, jusqu'à ce que le blond soit détendu et rassuré.

Puis le désir revint fortement. Ils brûlaient, littéralement.

Ils s'embrassèrent à nouveau et ôtèrent les vêtements qui leur restaient, ne laissant tous deux que leurs boxers, noirs. Le brun détourna le regard, gêné. Il détestait son corps, il était trop petit, trop maigre, ses lunettes étaient vieilles et moches, ses cheveux trop indisciplinés. Il sentit une main saisir son menton et plongea dans deux orbes grises scintillantes.

« Regarde-moi. Tu es beau.

- Pas autant que toi.

- Bien plus que moi… »

Il allait répliquer mais Draco l'en empêcha de la plus agréable des manières. Le débat n'avait pas lieu d'être.

Alors à la place, il allongea Harry au milieu du lit et s'agenouilla au-dessus de lui. Il passa religieusement la main sur le torse finement sculpté et ferme sous lui. Puis sa bouche suivit le même trajet, s'arrêtant plus longuement sur les zones érogènes, arrachant ainsi au brun d'incessants gémissements qui sonnaient pour lui comme la plus douce des mélodies. Il frôla sadiquement l'érection de son amant et il entendit un râle de frustration avant de se retrouver à son tour allonger, sans trop savoir comment, avec un Gryffindor décidément très entreprenant assis nonchalamment entre son ventre et ses cuisses, sur un endroit assez sensible de son anatomie. Les fesses fermes prenaient un malin plaisir à se frotter contre son désir et les vagues de plaisir étaient tellement fortes qu'elles en devenaient douloureuses.

« Harry …

- Oui ? »

Le ton était trop innocent pour être réel. La position suggestive et affolante dans laquelle il se trouvait, la tête rejetée en arrière, le dos cambrée, un sourire charmeur aux lèvres et les yeux assombris de désir ancrés à ceux de Draco contrastaient réellement avec sa voix.

« Tu es le Diable. »

La phrase était murmurée entre deux gémissements, admirative.

« Et je compte bien t'emmener brûler en Enfer avec moi. »

Promesse tout à fait alléchante pour Draco qui sentit son érection vibrer sous ses paroles. Alors il prépara Harry avec toute la patience et la douceur qui l'habitaient. Il le pénétra tout aussi tendrement et son visage était si expressif que son amant en fut émerveillé. Ils prirent leur temps, parce que maintenant la précipitation aurait gâché le moment, il se prouvèrent avec le corps ce que leurs cœurs ne pouvaient pas exprimer. Ils s'aimèrent toute la nuit, ils apprirent dans les moindres détails les formes de l'autre, jusqu'à en être totalement imprégné. Ils apprirent la signification de l'expression « ne faire qu'un ».

Ils étaient beaux. Séparément, ils avaient un charisme et une prestance impressionnants, mais ensemble, unis, ils dégageaient un magnétisme presque étouffant pour un potentiel observateur. Leurs corps étaient faits pour s'épouser, leurs mains pour s'enlacer, ils se perdaient l'un dans l'autre et ils se sentaient bien, à leur place. Il leur semblait confusément qu'ils avaient attendus cet instant toute leur vie et cela décupla leur plaisir, leur complicité aussi.

Il y avait encore beaucoup de non-dits ils devaient apprendre à se connaître d'une façon différente, surmonter des années d'amour masqué en haine, cohabiter. Le couple ne serait pas facilement accepté par la communauté, peut-être même par leurs amis, alors ils allaient devoir se battre, encore une fois. Mais ils avaient la vie devant eux, alors ils y arriveraient, parce qu'ils étaient à deux.

« Tu ne trouves pas que l'Enfer à un petit goût de Paradis ?

- Hum … Tais-toi, et embrasse-moi ! »