Bonjour à tou(te)s !

Nous sommes mercredi et il est donc temps que le chapitre 3 soit publié ! :)

Comme pour le précédent, je remercie mille fois mes revieweurs ainsi que les lecteurs qui ont fait des ajouts en favoris/alertes. Ça me fait très plaisir, donc merci beaucoup à vous :).

Et, de même, j'attends toujours la première review de tous ceux qui m'ont ajouté, moi ou bien ma fic' à leurs favoris ;).

Sinon, j'ai également déploré de ne recevoir que très peu d'avis en ce qui concernait les lemons. Je me suis donc rangée à la « majorité ». De ce fait, je vous préviens que je n'annoncerai PAS le(s) lemon(s) dans les notes de début de chapitre. Je vous annonce donc, ici, que cette fic' en contiendra (je ne vous en donne pas le nombre) et que, si vous n'appréciez pas ce genre de lecture, je pense que ma fic' n'est pas faite pour vous…

Par ailleurs, je remercie (encore et toujours) mille fois HesseS, mon petit fizwizbiz adoré, pour son travail de bêtatation de cette fic' ! :)

Voilà ! Je vous laisse à présent avec le nouveau chapitre et vous retrouve un peu plus bas :). J'espère qu'il vous plaira !

Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


Chapitre 3 : Le poids du passé

Après avoir doucement refermé la porte de la chambre de son fils, Drago refit le chemin inverse. Il s'allongea dans son lit mais garda les yeux grands ouverts. Cela faisait plusieurs semaines qu'il n'avait pas refait un de ces cauchemars. Ceux-ci n'avaient pas nécessairement pour protagoniste le Seigneur des Ténèbres mais on s'en prenait toujours aux personnes qu'il aimait. Comme il n'y en avait que deux, cela n'entretenait pas vraiment le suspense. Lorsqu'il se réveillait, soit il se précipitait dans la chambre de son fils, soit il transplanait chez sa mère et attendait, en jurant et en faisant les cent pas, qu'elle lui ouvre la porte. A chaque fois, qu'il aille voir Scorpius ou Narcissa, Drago constatait qu'aucun ne subissait les tortures inventées par son esprit.

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Incapable de se rendormir, le Serpentard se passa une main sur le visage alors qu'il ruminait ses pensées. Il se sentait affreusement faible. Ses cauchemars étaient là pour le lui rappeler. Il n'avait que deux faiblesses et on lui jetait sans cesse à la figure.

Après la Grande Guerre il s'était figuré qu'il pourrait enfin vivre tranquillement, loin de toutes les manigances et croyances de Voldemort et des Mangemorts auxquelles il n'adhérait finalement pas plus que ça. C'était surtout à cause de son père qu'il en était devenu un. A présent que tout était fini, il allait enfin pouvoir vivre sa vie et prendre ses propres décisions mais cela avait été sans compter sur les derniers arrangements de Lucius.

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Un soir, alors qu'il rentrait au Manoir après une soirée particulièrement arrosée, il avait trouvé quelqu'un qui l'attendait sur le seuil de la porte. C'était une femme. D'après ce dont il se souvenait de cette nuit, la femme était venue lui faire mention d'une certaine proposition de mariage que Lucius avait fait passer avant de se retrouver en prison. Il souhaitait que son fils épouse une femme de sang pur, et rapidement, afin de redorer le blason de la famille Malefoy.

Drago s'était d'abord esclaffé franchement devant les propos de cette femme. Lui, se marier à dix-neuf ans ? Son père était tombé sur la tête.

Après avoir eu un fou rire pendant de longues minutes, l'alcool aidant, il avait fini par se retourner vers la jeune femme qui se tenait devant lui. Elle avait semblé très blessée qu'il se paye sa tête et qu'il ne soit pas flatté qu'elle accepte la demande. Alors qu'elle affichait une moue boudeuse, Drago s'était mis à la détailler ouvertement de la tête aux pieds, comme on aurait pu examiner une pièce de viande. Il fallait avouer qu'elle était très belle. Sentant une vague de désir monter en lui, Drago se dit qu'après tout, il pouvait bien profiter de la situation. Après lui avoir rapidement demandé son prénom, il avait entraîné la jeune femme dans sa chambre où ils avaient couché ensemble toute la nuit. Le lendemain, tandis qu'Astoria était blottie dans les bras de Drago et dormait paisiblement, celui-ci l'avait réveillée sans ménagement et l'avait mise dehors. Il avait alors été très clair quant à ses intentions, il ne souhaitait nullement se marier avec elle. Astoria avait donc fait part à Drago de tout le mépris qu'il lui inspirait, mais ce dernier n'en avait cure et lui avait refermé la porte au nez.

Cependant, environ deux mois plus tard, elle était revenue vers lui, apportant avec elle une « surprise » très désagréable pour le jeune homme.

Il était attablé devant son petit déjeuner quand son elfe de maison l'avait prévenu qu'une certaine Astoria Greengrass souhaitait s'entretenir avec lui. Il grogna contre cette femme qui n'avait apparemment pas compris qu'il n'accéderait pas à sa requête, il l'avait finalement laissée entrer. Ils avaient échangé quelques formules de politesse puis Drago était retourné à son petit déjeuner, attendant que son invitée daigne lui expliquer le pourquoi de sa visite.

- Je suis enceinte Malefoy, tu dois donc m'épouser au plus vite, avait alors lâché la jeune femme d'une voix neutre et sans autre préambule.

Drago crut qu'il allait s'étouffer avec sa tartine. Il lui fallut bien deux minutes et un grand verre de jus de citrouille pour pouvoir reprendre la parole.

- Tu... Tu mens, articula-t-il entre deux toussotements.

- Malheureusement non.

Elle semblait s'ennuyer profondément et n'était absolument pas touchée par l'attitude de Malefoy.

- Avorte ! beugla ce dernier.

- Tu crois que je n'ai pas essayé ?! Ma mère l'a découvert et m'a empêché de le faire. Elle m'a dit que c'était ma chance de faire partie d'une grande famille sorcière et que je ne devais pas la laisser passer.

- Mais je ne veux ni de toi ni de ce môme, brailla le blond au bord de la crise d'hystérie.

- Moi non plus, mais c'est comme ça, tu aurais dû prendre plus de précautions.

Drago fulminait mais ne pipa mot tant il était choqué.

- Bon je dois repartir pour commencer les préparatifs du mariage, je t'attends dans quelques jours afin de faire les essayages, continua-t-elle comme s'ils parlaient d'organiser une fête quelconque.

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Après son départ, Drago fit tout ce qui était en son pouvoir pour qu'elle revienne sur sa décision. Il parla évidemment avec sa mère du projet de Lucius et de la situation dans laquelle il se retrouvait. Narcissa, qui, bien qu'elle supporte tous les choix de son fils, trouvait qu'il aurait pu tomber bien plus mal et se félicitait de bientôt devenir une grand-mère. Après tout, disait-elle, les mariages d'amour dans les familles telles que la leur, étaient aussi rares qu'un loup garou sociable.

Il devint donc le mari d'Astoria Greengrass Malefoy et quelques mois plus tard le père de Scorpius Hyperion Malefoy.

Il avait tout d'abord totalement délaissé son enfant. Toutefois, il se rendit bien vite compte que sa chère épouse faisait de même, préférant organiser de grandes réceptions afin de montrer à toute la communauté magique son nouveau statut. Drago avait alors demandé à Narcissa de venir de temps en temps pour s'occuper de l'enfant, lui-même étant bien trop occupé à sombrer dans l'alcool.

Avec le temps, il s'était tout de même rapproché un peu de son fils. Seulement, il peinait à le comprendre. Scorpius s'était avéré être un petit garçon calme, très mature pour son âge et qui aimait plus que tout se plonger dans les livres de la bibliothèque du manoir, même s'ils étaient remplis de magie noire et d'illustrations effrayantes. Cependant, ses parents ne l'empêchaient jamais de rester des heures dans la pièce, car cela leur permettait de vaquer à leurs occupations individuelles sans avoir à se soucier du bambin.

Drago haïssait sa femme et elle le lui rendait bien. Pour lui, elle n'était qu'une potiche superficielle. Ah ça oui elle était belle, de l'extérieure, mais complètement pourrie de l'intérieur. Son père se serait sûrement bien entendu avec elle. D'autant plus qu'elle soutenait toutes sortes de principes propres aux sangs purs datant du siècle dernier.

Après la chute de Voldemort, Drago avait appris à se détacher de tout ceci et ne portait plus vraiment de jugement sur les autres sangs, bien que, quand il parlait avec des nés moldus il ressentait toujours le besoin de mettre insidieusement en avant la pureté de son sang. Après tout, on ne pouvait pas renier des années d'endoctrinement en si peu de temps. De plus, ses opinions sur les nés moldus étaient surtout liées à une certaine Gryffondor qu'il avait toujours détestée pour ses manières de Miss-je-sais-tout et son air supérieur.

Malgré ceci, il s'était sentit très mal à l'aise quand il avait entendu le précepteur de Scorpius, engagé par Astoria, lui expliquer la différence entre les sangs en mettant bien évidemment en avant la supériorité du sang pur et le fait que les « Sangs de Bourbe » étaient des erreurs de la nature. Le précepteur était d'ailleurs en train de tenir un discours peu élogieux sur ces derniers lorsque Drago entendit la petite voix de son fils affirmer qu'il pouvait bien lui dire tout ce qu'il voulait à ce sujet, il ne le croirait jamais. Où avait-il apprit à avoir une telle assurance et de telles opinions ? Son père l'ignorait mais il ressentit tout de même une certaine fierté à entendre les propos de son fils.

Ceci le conforta alors dans l'idée que Scorpius se débrouillait très bien sans lui et les relations entre les deux ne se renforcèrent pas. Pourtant, Drago avait conscience que l'enfant réclamait sa présence. Cependant, il s'éloignait tout de même. Il aimait son fils mais n'avait aucune idée de comment être un bon parent, l'exemple que lui avait laissé son propre père n'était pas des plus éclairant… Il le laissait donc se débrouiller seul mais insistait tout de même pour que Narcissa passe le voir le plus souvent possible. Celle-ci ne se faisait d'ailleurs pas prier. Un lien fort s'était créé entre eux et à défaut d'avoir une quelconque relation avec sa mère, Scorpius avait tout de même une présence féminine à ses côtés.

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Drago en voulait énormément à Astoria de ne pas prendre soin de leur fils et ne comprenait pas pourquoi elle se montrait aussi distante avec lui. Drago doutait même qu'elle aimât l'enfant un jour. Ce sentiment avait été renforcé quand le Serpentard avait intercepté la correspondance que sa femme entretenait avec Lucius, qui était en prison. Il avait bien vite compris que cette dernière tenterait de l'en faire sortir ainsi que d'autres Mangemorts. Pourquoi ? Drago l'ignorait et n'en parla pas avec Astoria.

Le jour où elle devait mettre son plan à exécution, il prit la plus grande décision de sa vie. S'agenouillant devant son fils il l'enjoignit de rassembler quelques effets ainsi que ce à quoi il tenait le plus. Il savait qu'il l'inquiétait à agir avec tant d'empressement mais le gamin ne posa pas de question. Alors qu'il regroupait rapidement plusieurs vêtements, des accessoires provenant de sa salle de bain et qu'il ajoutait de gros livres dans un grand sac, Drago transplana. Une heure plus tard, Scorpius, Narcissa et lui étaient rassemblés dans le hall d'entrée du manoir. Le gamin avait agrippé la main de sa grand-mère et semblait réellement perdu. Cette dernière n'en menait pas large non plus. Se retournant vers les deux personnes qui comptaient dans sa vie, Drago demanda :

- Vous avez tous les deux pris tout ce dont vous aviez besoin ?

- Oui, répondirent-ils en cœur.

Drago attrapa la main de sa mère de même que celle de son fils et les fit alors transplaner.

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Etant tout de même connectés au monde magique, ils apprirent que le plan d'Astoria avait été un succès. Ils ne reçurent cependant aucune missive d'elle ou de Lucius. Drago ne s'en plaignait pas, au moins, ils avaient eu la présence d'esprit de ne pas les associer à leurs funestes desseins quels qu'ils puissent être. Bien sûr, il fallut expliquer à Scorpius la raison pour laquelle ils avaient dû se réfugier en France en quittant Astoria. Narcissa s'était alors proposée et Drago l'avait laissé faire. Elle possédait un lien plus fort avec son petit-fils et surtout beaucoup plus de tact que lui-même. Scorpius était déjà plus ou moins au courant du passé sombre de sa famille, mais en apprenant ce que sa mère avait fait, il n'avait pu retenir un sanglot. Toutefois, il comprenait que son père eut voulu les éloigner afin de les protéger. A partir de ce moment-là, le bambin vit cet homme sombre d'une nouvelle façon.

Pendant près de deux années, ils étaient restés en France où ils avaient fini par se construire une petite maison, personne ne sachant combien de temps ils devraient rester cachés. Heureusement, Drago avait vidé sa chambre forte de Gringotts avant le départ et ils ne manquèrent de rien.

Durant cette période, de nouveaux liens se créèrent entre les trois sorciers. Drago laissait tomber ses murs, petit à petit vis-à-vis de son fils et de sa mère. Il avait appris que cette dernière n'avait jamais souhaité l'associer d'une quelconque façon à Voldemort mais qu'elle n'avait pas eu le choix, Lucius la menaçant d'emporter Drago loin d'elle dès qu'elle abordait le sujet. Il comprit également que c'était Narcissa qui avait enseigné à son petit-fils à ne pas faire de différence entre les sangs.

Drago ne connaissait pas cette nouvelle femme qui se trouvait devant lui. Pour lui, sa mère avait toujours suivi son père car elle partageait ses opinions. Il n'aurait jamais envisagé que c'était car elle avait peur qu'il lui retire son enfant. Savoir qu'il était aimé par sa mère avait redonné à Drago un nouveau souffle et il tenta de se rapprocher de son fils.

Malheureusement, ce fut beaucoup plus difficile qu'il ne l'avait d'abord imaginé. Lui et Scorpius n'avaient absolument rien en commun et Drago se demandait comment il pouvait être leur fils à Astoria et lui. Il aimait lire et s'instruire, s'assoir au milieu du jardin où il faisait pousser, à l'aide de sa magie précaire d'enfant, de grandes plantes ou encore regarder la télévision moldue.

Drago avait acheté cette dernière quand, revenant du cinéma où Narcissa l'avait emmené, Scorpius alors âgé de neuf ans avait supplié son père de lui acheter un des « petits écrans noirs dans lequel on voyait des personnes vivre ». Drago n'avait évidemment rien compris à ce qu'il racontait. « Les moldus ne savent pas faire vivre des personnes dans des boîtes » avait-il rétorqué à l'enfant. Narcissa était alors venu en aide à son petit-fils, expliquant avec des mots plus concis, ce qu'était une télévision. Le lendemain, le blond s'était donc rendu dans un magasin moldu – il avait encore des frissons en se revoyant en train de déambuler dans les allées et demander conseil à un des vendeurs moldus – et avait exigé un de ces « écrans où les images bougeaient ».

Deux heures plus tard, il franchissait le seuil de la maison avec sa trouvaille. Il lui sembla que son fils n'avait jamais paru aussi heureux. Il s'était même jeté au cou de son père. Ce dernier, tellement étonné par son geste, fut déstabilisé et tomba par terre sous les rires de son fils. Quand il se releva, les lèvres pincées, son regard jetant des éclairs, il remarqua que même Narcissa se retenait de s'esclaffer. Lui jetant un regard noir il tourna les talons.

Finalement, il revint quelques heures plus tard et voyant grand-mère et petit-fils devant sa nouvelle acquisition, il finit par s'installer avec eux sur le large canapé. Il ne trouvait pas réel intérêt à cet objet moldu mais sa présence sembla faire plaisir à son fils.

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Au fil du temps, Drago et Scorpius finirent peu à peu par s'apprivoiser et firent de plus en plus d'activités ensemble ce qui leur permis de communiquer et d'apprendre à se connaître.

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Un jour, alors qu'ils revenaient tous les deux de la forêt où Malefoy avait découvert une petite clairière et où il apprenait maintenant à son fils l'art du vol sur un balai, Narcissa les accueillit sur le seuil de la maison. Drago comprit rapidement que quelque chose était arrivé. Elle était blanche comme un linge et il lui semblait que des larmes avaient coulées sur ses joues.

Le bambin ne remarquant rien d'anormal couru, après avoir demandé l'autorisation à son père, se vautrer devant la télévision.

- C'est père n'est-ce pas ? interrogea Drago d'une voix morte.

- Oui, répondit sa mère dans un souffle.

- Dis-moi, exigea-t-il.

Après un silence entrecoupé d'un léger reniflement qui, pour Drago, sembla durer des heures, Narcissa repris doucement la parole.

- Il est mort, ta femme aussi.

Après un nouveau silence permettant à Drago d'assimiler la nouvelle, elle reprit la parole.

- Ils ont attaqué Ronald Weasley. Ils l'ont tué alors qu'il rentrait chez lui avec sa fille.

- La gamine est morte ? s'enquit Drago de plus en plus pâle.

- Oui mais pas comme tu le crois. Après qu'ils aient tué le fils Weasley, ils ont enlevé la petite fille. Ils voulaient que Granger, la femme de Weasley, vienne la récupérer au manoir. Je pense qu'ils voulaient faire d'une pierre deux coups et tuer la née moldue. Quand elle est arrivée, - Narcissa émit un bruit de dégoût – ta femme torturait la gamine. La petite avait le même âge que Scorp'. Te rends-tu compte ?! Enfin bref, sa mère est arrivée et ensuite tout est assez flou. On sait que la gamine, ta femme et ton père sont morts. Il semblerait que Granger soit venue accompagnée de nombreux Aurors, mais il y aurait eu un problème. Nous savons tous qu'ils n'ont pas le droit de tuer, sauf dans des cas exceptionnels, et apparemment ils l'ont fait alors que ça n'en était pas un.

Elle avait dit tout cela très rapidement, sa voix montant dans les aigus à certains moments, comme lorsqu'elle avait mentionné la torture de la gamine Weasley. Drago, lui, resta interdit pendant de longues secondes. Finalement, il demanda :

- Comment tu sais tout ça ?

- Une amie qui travaille au ministère, expliqua sa mère d'une voix rauque.

- Qu'est-ce qu'on fait ?

- Je... Je pense que nous devrions rentrer. On voudra nécessairement nous interroger et il ne faudrait pas qu'on attire plus l'attention sur nous en ne coopérant pas.

- Je suis d'accord.

- Et puis, commença Narcissa, il va falloir organiser les enterrements.

Drago ne répondit pas. Il ne savait pas trop quoi penser de la mort de son père et de sa femme. Il devrait sûrement se sentir triste, mais ce ne fut pas ce sentiment qui l'envahit. Il ressentait plutôt du soulagement. Il n'aurait plus à supporter cette horrible bonne femme et surtout, il n'aurait plus peur que son père refasse surface dans sa vie.

Alors qu'un léger sourire commençait à étirer doucement ses lèvres, deux autres sentiments – qui ne lui étaient pas familier - s'insinuèrent sournoisement en lui. La culpabilité et l'angoisse. Comment allait-il annoncer à son fils que sa mère et son grand père – bien qu'il n'ait jamais rencontré ce dernier – avaient péri ? L'enfant serait forcément bouleversé, et même si cette femme n'avait jamais été très maternelle, elle restait tout de même sa mère. Il se sentait aussi coupable vis-à-vis de Narcissa qui semblait réellement attristée par la mort de son époux. Même si Drago savait qu'elle n'avait jamais été vraiment amoureuse de lui. Et elle s'attendait sûrement à ce qu'il se sente triste d'apprendre la mort de son père. Cependant, lorsqu'elle reprit la parole, sa mère dit quelque chose qui le surpris :

- Je ne sais pas ce que tu en penses Drago, mais si on me le demande, je ne ferais pas ouvrir d'enquête concernant la façon dont ils sont morts. Après tout, cas exceptionnel ou non, ils sont morts et ça ne les ramènera pas à la vie.

Avait-elle bien dit ce qu'il pensait avoir entendu ? Sa mère ne voulait pas que l'on sache s'ils avaient été abattus de sang-froid ou non. Elle se fichait de savoir si une bévue avait été commise.

Et lui, qu'en pensait-il ?

Après une réflexion qui ne dura pas plus de quelques secondes, le blond répondit :

- Je ne pense pas non plus, mieux vaut ne pas faire de remous.

- Tu veux que j'aille prévenir Scorp ? demanda Narcissa d'une voix tendue.

- Non, va préparer tes affaires, on part dans une heure.

Son fils, lui non plus, n'avait pas réagi comme Drago l'avait imaginé. Avec son tact légendaire et ne tenant pas compte de l'âge du garçon, il lui avait tout expliqué de but en blanc et de la même façon que l'avait fait sa mère. Scorpius n'avait prononcé aucun son jusqu'à la fin du récit de son père. Alors que le blond commençait à s'inquiéter du mutisme de son fils, celui-ci avait seulement dit d'une toute petite voix :

- Tu sais papa, je pense qu'il faudrait envoyer une carte à la mère de cette petite fille, tu sais, pour s'excuser.

Rah ! L'innocence des enfants. Drago sentit une vague de colère monter en lui.

- Regarde-moi Scorpius.

Il attendit que son fils lève les yeux vers lui et reprit :

- Nous n'avons pas à nous excuser, nous n'avons rien fait. C'est ta mère et Lucius qui ont commis ces crimes, nous, nous n'avons rien à voir là-dedans. Est-ce que c'est clair ?

Après avoir reçu la confirmation que l'enfant avait compris, Drago ajouta :

- Et il faut dire aussi que cette Sang de Bourbe mérite un peu ce qui lui arrive, railla le Serpentard.

Scorpius ne répondit rien mais des larmes coulèrent sur ses petites joues. Drago sut qu'il était allé trop loin dans ses propos mais ne se reprit pas. Il ajouta simplement :

- Prépare tes affaires, nous rentrons dans une heure.

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Ils avaient à peine transplané devant les grilles du manoir que de nombreux Aurors s'étaient précipités sur eux. Ils avaient donc dû passer des heures au ministère afin d'être interrogés. Tous les trois avaient accepté de se livrer au Veritaserum et devant l'absence de connaissances qu'ils avaient quant aux crimes de Lucius ou d'Astoria, ils avaient été relâchés. Heureusement, on ne demanda pas à Drago, sous la contrainte de la potion, s'il savait que sa femme avait l'intention de faire échapper son père de prison et il put expliquer qu'ils avaient fui uniquement en apprenant la nouvelle. Le Serpentard avait alors compris que le fait d'avoir quitté le pays les avait sauvés lui, sa mère et son enfant. Car si on leur avait trouvé, à lui et à Narcissa, un quelconque lien avec la magie noire, personne n'aurait été là pour leur éviter de finir leurs jours à Azkaban.

Scorpius était ressorti du ministère visiblement très ébranlé. Drago comprit que les Aurors n'avaient pas tenu compte de son âge et lui avait posé les mêmes questions avec les mêmes termes crus, que celles qui avaient été réservées aux adultes. Narcissa avait alors réconforté son petit-fils du mieux qu'elle le put avant de transplaner.

Arrivés au manoir, Scorpius avait refusé d'y pénétrer en repensant aux atrocités qui y avaient été commises. Ils avaient donc tous élu domicile chez Narcissa, qui possédait sa propre demeure depuis que son fils s'était marié, le temps que le manoir soit complètement rénové. C'était l'unique solution qu'avait trouvé Drago pour que son fils accepte d'y remettre les pieds.

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Deux mois après que les travaux eurent commencés, il se retrouva donc dans une nouvelle maison, à l'emplacement de son ancien Manoir qui n'y ressemblait plus du tout.

OoOoOoO

En ce matin du premier juillet, Drago était perdu dans ses pensées. Il n'entendit donc pas les petits pas précipités devant sa porte. Néanmoins, il reconnut très bien la voix fluette de son fils derrière le panneau de bois qui le ramena à la réalité.

- Papa ? ... Papa ?! ... PAPA ! s'égosillait le gamin d'une voix enjouée.

Malefoy, sur les conseils de sa mère, avait fini par accepter que ce dernier l'appel « papa » et non « père » comme lui-même avait dû le faire avec Lucius.

- Pourquoi tu cries si tôt le matin ? bougonna son père en enfouissant sa tête dans son oreiller.

- Laisse-moi entrer et tu le sauras, rétorqua Scorpius visiblement énervé que son père ne lui prête pas plus d'attention que cela.

Drago étouffa un rire, parfois Scorpius lui rappelait son propre comportement quand les choses n'allaient pas assez vite à son goût. La petite tête blonde manquait cruellement de patience, mais la mère de Drago lui avait expliqué que c'était une caractéristique plutôt commune à tous les enfants de cet âge.

- C'est bon, entre.

Scorpius poussa un cri de joie et s'engouffra comme un petit ouragan dans la pièce, mais il ne monta pas sur le lit pour rejoindre son père. Même s'ils s'étaient rapprochés ces dernières années, Drago imposait tout de même une certaine distance entre eux.

- Regarde ! ordonna l'enfant en brandissant un bout de parchemin sous le nez de son père.

Celui-ci l'attrapa et le déroula. Il reconnut immédiatement la couleur vert émeraude de l'encre et le sceau, caractéristiques de Poudlard.

- J'ai enfin reçu ma LETTRE ! hurla Scorpius surexcité.

- C'est normal Scorp', tu es un sorcier et tous reçoivent leur lettre, annonça son père d'une voix neutre.

- Pff, je suis sûr que toi aussi tu étais super content quand tu l'as reçu, rétorqua le gamin en reprenant sa lettre des mains de Drago.

- Mouais, je ne m'en souviens pas, mentit ce dernier.

- Dis, on pourra inviter grand-mère ce soir ? Pour que je lui montre ma lettre. Et demain on pourra aller sur le chemin de Travers pour acheter mes fournitures ?

- Je ne sais pas Scorp', tu sais bien que ça dépendra de l'état de santé de Narcissa. Concernant tes fournitures, je n'aurai pas le temps avant ce week-end, je te rappelle que maintenant j'ai un travail, sans compter les réunions du Conseil d'Administration qui débutent aujourd'hui.

A dire vrai, il avait dégoté un travail depuis leur retour mais l'enfant avait tendance à l'oublier étant donné que durant les deux dernières années, son père n'avait rien fait d'autre que de rester avec lui à la maison.

- OK, génial, commenta le gamin visiblement très déçu. Bon je vais envoyer un hibou à grand-mère et montrer ma lettre à Micky. A plus.

Drago tiqua en entendant le nom de l'elfe de maison. Le fait que son fils puisse entretenir une autre relation que celle de maître-esclave avec cette créature dépassait le père. Mais depuis que le gamin avait boudé pendant une semaine après qu'il lui ait interdit de parler à l'elfe comme s'il s'adressait à une vieille amie, Drago restait silencieux et le laissait faire. Si Lucius pouvait le voir...

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Après avoir pris une douche bien fraiche, Drago revêtit son éternel costume noir et se coiffa. Satisfait de son apparence, il descendit rejoindre son fils dans la cuisine. Ce dernier était attablé devant un somptueux petit déjeuner et relisait une énième fois la lettre.

- Bonjour maître, couina une petite voix. Le petit maître Scorpius a appris à Micky qu'il avait reçu sa lettre de Poudlard. Micky est très contente. Micky a proposé au petit maître Scorpius de lui préparer tout ce qu'il aimait afin de célébrer la nouvelle.

Drago ne répondit pas, s'asseyant à son tour à la table. Micky déposa un plateau devant lui et disparut dans un nuage de fumée afin d'accomplir ses autres tâches.

Après avoir pris le petit déjeuner en silence, Drago s'éclaircit la gorge et expliqua :

- Je pars pour le ministère. Comme d'habitude, ton précepteur arrivera à dix heures alors tiens-toi prêt. Je ne vais pas rentrer tôt ce soir, à cause de la réunion, donc si Narcissa vient ne m'attendez pas pour le dîner.

Sans rien ajouter il se leva et quitta la cuisine. Il entendit tout de même un léger :

- A ce soir Papa, passe une bonne journée.

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Il prit sa veste abandonnée sur le dossier d'une chaise et transplana. Après être entré au ministère par les toilettes publiques aménagées, il se dirigea vers un des ascenseurs. Il n'eut pas à patienter, il était neuf heures et l'heure de pointe était passée. La voix doucereuse emplit alors l'étroite cabine indiquant qu'il se trouvait au « niveau 2 : Département de la justice magique ». Il avança alors dans le long couloir et s'arrêta devant la porte portant l'écriteau « Service administratif du Magenmagot ».

Quelques jours seulement après qu'ils soient rentrés de France, Drago avait commencé à chercher un emploi. Il commençait à trouver le temps très long dans la demeure de sa mère et ils avaient utilisés beaucoup des économies que Drago avait retirées de son coffre-fort. Il se dit alors qu'il était grand temps de faire quelque chose de sa misérable vie, ne serait-ce que pour continuer à vivre aisément.

Un jour, une des amies de sa mère, Mrs Marsh, venue dîner chez elle, avait expliqué à Drago qu'une place s'était libérée pour une formation de juré au sein du service administratif du Magenmagot. Drago, qui n'avait reçu aucune autre proposition accepta rapidement.

On lui avait expliqué que la formation durerait deux ans aux termes desquels il devrait passer un examen. Ceci déplu fortement à Drago. Il allait avoir trente-et-un ans et il ne voulait pas perdre deux années supplémentaires à faire le larbin tout ça pour échouer à la fin.

Il se rendit rapidement compte que Mrs Marsh, qui lui avait d'ailleurs demandé de l'appeler Hélène, n'était pas insensible à son charme. Et bien qu'elle fût de près de vingt ans son aînée, le Serpentard en joua fortement – sans pour autant se mettre dans des situations trop extrêmes – et finit par obtenir de sa patronne qu'elle le dispense purement et simplement l'examen de fin de formation. Quelques semaines plus tard, elle lui annonça que finalement deux années de formation seraient un peu exagérées pour Drago qui, selon elle, avait un talent inné pour comprendre et interpréter la justice magique ainsi que l'esprit des délinquants. Lorsqu'elle lui avait exprimé son opinion, Malefoy s'était abstenu de tout commentaire mais avait eu un fou rire intérieur. Il était évident qu'il savait « comprendre et interpréter les cerveaux des délinquants » comme avait dit cette vieille bique, il avait été un Mangemort ! Niveau délinquance, on ne fait pas mieux.

Cinq mois après le début de la formation, on lui confiait donc beaucoup d'affaires relativement complexes et il avait déjà de nombreuses responsabilités. Cela lui plaisait, il pouvait se consacrer totalement à son travail, ce qui l'empêchait de penser. Il avait également recontacté le précepteur qu'avait Scorpius lorsqu'ils étaient en France et qui avait une bonne complicité avec l'enfant. Il venait tous les jours, par Portoloin, lui donner des leçons d'histoire, de langue, d'initiation à la magie et autres afin de le préparer à Poudlard.

Lorsqu'il l'avait recruté, Drago avait pris certaines précautions afin de ne pas se retrouver avec une personne enfermée dans des principes d'avant-guerre, comme l'était l'ancien précepteur choisi par Astoria. Et le Serpentard savait que son fils s'empresserait de montrer à Mr Baron sa lettre de Poudlard.

Lui-même avait ressenti de la fierté quand Scorpius lui avait montré sa lettre d'admission ce matin. Même s'il aimait profondément l'enfant, Drago répugnait viscéralement à devoir montrer ses sentiments et n'avait rien exprimé.

Toutefois, il comprenait ce que ressentait Scorpius. Lui aussi avait crié de joie quand il avait reçu sa lettre vingt ans auparavant. Il se souvenait très bien avoir couru dans tout le manoir à la recherche de ses parents afin de leur montrer ce que le hibou grand-duc lui avait apporté. Son père l'avait immédiatement réprimandé en expliquant qu'un « Malefoy ne courrait pas partout comme un dératé et que de toute façon il n'y avait aucun doute sur le fait qu'il recevrait sa lettre ». Après tout il était un Malefoy et Poudlard ne se passerait jamais d'un enfant d'une famille si puissante et que Drago ne devait donc pas paraître si surpris. Narcissa, quant à elle, avait adressé un petit sourire timide à son fils et lui avait brièvement caressé le dos. Pas vraiment maternelle. Mais après avoir reçu les explications de sa mère, deux ans plus tôt, concernant son comportement, Drago comprenait à présent que c'était les seuls gestes tendres que Lucius lui accordait d'avoir envers son fils.

Chassant cette image de sa tête et constatant qu'il n'avait guère fait mieux le matin même, il se promit de faire preuve de plus de tendresse envers son fils et de lui montrer sa fierté lorsqu'il rentrerait le soir.

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La journée de Drago passa relativement vite. À midi, il resta dans son bureau comme tous les autres jours, ne voulant pas se joindre aux autres. Il faisait alors apparaître un des plats que Micky préparait pour lui.

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A six heures moins le quart, il quitta finalement son bureau pour se rendre à la réunion du Conseil d'administration de Poudlard. Il avait postulé après avoir appris que Percy Weasley cherchait encore deux parents d'élève de première année. Que ce conseil soit dirigé par ce pédant de Weasley l'irritait au plus haut point. Néanmoins, après la tragédie qui s'était produite et les soupçons qu'avaient encore certaines personnes sur sa complicité avec son père et sa femme, il avait décidé que faire partie de ce genre de rassemblement pourrait être bénéfique. En plus, il pourrait passer ses nerfs sur le fils Weasley et exposer les nombreuses idées qu'il avait pour améliorer l'école.

Il franchit la porte de son département et se dirigea vers celle du bureau des Aurors où le roux leur avait donné rendez-vous. Pourquoi devant cette porte ? Drago l'ignorait. Weasley n'était même pas un Auror. « Encore la preuve de son idiotie », pensa le blond.

Se redressant afin de paraître le plus Malfoyen possible, Drago arriva en vue du petit attroupement de sorcier réuni devant la porte.

Il vit alors une chose à laquelle il ne s'attendait pas. Ou plutôt quelqu'un.

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Granger.

Que faisait-elle ici ? Il n'en savait rien. Après tout, elle n'était plus un parent d'élève.

Pourtant, elle était là, devant la fille Weasley – il y en avait définitivement à tous les coins de rue – qui semblait bavasser comme une pie. Bien que Granger ne le vit pas arriver, camouflé par d'autres sorciers devant lui, Drago eu largement le temps de la détailler.

Elle était de profil et bien que Weasley (il savait qu'elle s'était mariée à Potter, mais pour lui tous les roux étaient des Weasley) semblait s'adresser à elle, Granger ne répondait pas. À vrai dire, elle paraissait totalement perdue dans ses pensées et Drago nota même qu'elle avait les yeux embués. Peut-être pensait-elle à sa gamine morte. Cette pensée fit sourire le Serpentard et il se promit de lui poser la question de sorte que même si elle n'y pensait pas avant, elle n'aurait maintenant plus le choix.

Cependant, avant de lui signaler sa présence, il continua son inspection. Elle avait perdu du poids depuis Poudlard. Elle était maintenant relativement mince et semblait avoir pris des centimètres. Quoique, finalement non, elle était toujours une naine mais avait triché avec de hauts talons.

Ce qui surprit le plus Drago, hormis ses cheveux, qu'elle semblait avoir visiblement fini par domestiquer, fut que Granger était vêtue complètement de noir. Des chaussures noires, une jupe noire, un chemisier noir et une veste de la même couleur qu'elle tenait à la main. Toutefois, cela ne déplut au Serpentard qui trouvait que le noir était la seule couleur dans laquelle une personne pouvait paraître élégante et respectable.

Même de profil on pouvait apprécier toutes les formes de la Gryffondor, et même si elle était mince, on distinguait nettement la courbe de ses seins mis en valeur par son décolleté, sa fine taille et l'arrondi de ses hanches qui n'étaient plus aussi prononcé qu'à Poudlard. Ce qui attira le plus l'œil expert de Drago furent ses longues jambes fines et blanches comme de l'albâtre. En fait, il semblait qu'elle n'avait pas vu le soleil depuis plusieurs semaines. Toute la peau que percevait le blond était pâle.

Il remonta son regard vers son visage encadré par deux mèches brunes qui s'échappaient de son chignon et qui étaient de la même couleur que ses yeux. Elle avait toujours la même expression autoritaire mais ses traits s'étaient nettement affinés lui donnant un air totalement adulte à présent.

La seule pensée qui vint à l'esprit du Serpentard fut une interrogation. Depuis quand Granger était-elle devenue aussi séduisante ? Décidément, le deuil lui allait au teint. Rigolant intérieurement une nouvelle fois, Drago se promit de lui ressortir cette petite phrase qui, il le savait, ferait son petit effet. Une chose était sûre, si elle n'avait pas été Granger, ni une née moldue, – il avait peut-être arrêté de croire à toutes ces conneries sur le sang mais il n'était pas non plus tombé assez bas pour ça – il l'aurait bien invitée à visiter son nouveau manoir et surtout sa nouvelle chambre.

Se giflant mentalement pour avoir eu une telle idée, il s'avança alors vers elle et ne se gêna pas pour la mettre mal à l'aise.

- Tiens, tiens, Granger est ici, railla-t-il d'une voix assez forte pour que tout le monde l'entende.


Je suis certaine que vous m'en voulez beaucoup d'avoir coupé au même moment que dans le dernier chapitre ^^. Mais si j'avais poursuivi, celui-ci aurait été vraiment trop long ! Il faudra donc patienter encore quelques petits jours avant d'être (enfin) témoins de la rencontre au sommet entre nos deux protagonistes adorés. ;)

Ce chapitre regorge tout de même de beaucoup de détails clés et personne n'est (certainement) passé à côté du fait que Drago trouvait Hermione très (je le cite ^^) « séduisante ». ;)

A dimanche donc, pour leur première confrontation !

Je remercie tous ceux qui me laisseront une review (votre point de vue est très important pour moi et laisser une review ne prend pas (forcément) très longtemps mais fait toujours très plaisir (mêmes les critiques) ! Alors, à vos claviers :)

Chalusse