J'ai pas grand chose à dire, ( ma pauvre fille ça change pas de d'habitude). Merci d'être toujours la ( quoi que vu le temps que met l'histoire à avancer, je suis pas sure que vous soyez toujours en vie mes pauvre amis). J'ai était prise d'une furieuse envie d'élargir un peu mes horizon. Alors, pour bien comprendre, avant d'être des Shiki, ces derniers sont des humains ( ouais comme les hollows quoi, tu parles d'une originalitée)
Bonne lecture.
Chapitre 3: Ceux qui pactisent
Papillon voltige
Dans un monde
Sans espoir.
Kobayashi Issa
Bien des années auparavant...
La guerre. Omniprésente, omnipotente, la guerre. Simple rengaine de sa sombre vie, simple moyen de subsister un jour ou une heure de plus. La guerre était passée dans son sang, comme un venin sulfureux. Il respirait la sueur des champs de bataille, et sa langue avait oubliée la saveur d'un repas sans la poussière du combat la parsement. Il avait manqué de chance, il était nait dans une ville à la frontière de deux nations ennemis. De deux entités inversement proches unies par la même soif de territoire. Et lui? Simple rouage d'une machine qui marchait les hommes, déversait sa rage en semant le malheur autour de lui. Il tuait, volait, pillait, mais dans un monde ou la violence était plus commune de la compassion, ces crimes n'avaient rien de répréhensible.
Il combattait comme tous les appelés à la survie. Pour une pauvre frontière éphémère. Malheureusement, son coté de la barrière a lui, se vidait se son sang exsangue. Le roi précédent avait laissé un rejeton faiblard, même pas béni par Dieu aux affaires. On affublait la nation d'un bambin que le très haut ne regardait pas. Dieu ne soutenait pas son envoyé sur terre, il laissait l'ennemi barbare manger ses terres. Mais Dieu ne pouvait aider que son envoyé sur terre, pas ce despote illégitime. Comment le pourrait il? Dieu n'accordait sa puissance qu'au membre de sa sainte famille. Il ne soulevait les miracles que pour ses enfants bénis.
Cathare, ce prince incapable, ne l'avait pas été. Il ne le serait probablement jamais. La Capitale ne lui appartenait plus, la Capitale avait capitulé, elle se rendait après des mois de siège. L'adversaire avait volé le lieux le plus saint du royaume, la Capitale et sa Cathédrale. Cette Cathédrale ou reposait l 'unique relique de Dieu avait trahit son royaume et ralliée celui de l'Ennemi. Et Dieu ne reconnaissait que les enfant sacrés dans sa Cathédrale.
Le royaume grondait, la foule elle aussi dédaignait ce roi même pas sacré qui prétendait exercer sur eux son droit divin. Il n'avait aucun droit, Dieu n'avait pas poser son regard bienveillant sur lui. Pire, il le punissait. Dieu offrait sur un plateau sa Maison a l'envahisseur. Dieu faisait savoir son mécontentement, Dieu ne voulait plus de Cathare sur le trône et de sa maudite lignée. Une union illégitime avait produit Cathare, sa mère avait accouché de lui avant le mariage des époux. La malédiction divine s'abattait sur son sang impure! Il punissait l'accouplement infidèle de ses parents en maudissant leur progéniture impie !
Le peuple était comme une houle, son agitation, sa colère agitait le mère comme une tempête. Mais lui, lui avait que faire de ces politiques. Lui ne voyait qu'une chose : depuis sa naissance, la guerre gouvernait sa vie. Il n'avait rien fait pour, commit aucun péché. Sa naissance avait juste eu le malheur de se produire dans un village déchiré par les deux camps. Dans un village à la limite des deux empires.
Pour survivre, les épées tranchaient dans ses mains, ses muscles se bandaient dans les coups, l'estomac se vidait avant l'affrontement. Il avait appris la mort avant la pitié, et la faim avant la satiété. Au moins il ne pouvait accuser sa mère de lui avoir fait miroiter un autre destin. Elle aussi subissait la fatalité de leurs conditions. Celle d'une population prise en otage sur l'autel d'une guerre qui les indifféraient. Il ne comprenaient pas la portée; les enjeux de cette bataille permanente. Quel besoin avaient les Deux Grands de se battre pour leur misérable village ? Qu'ils s'arrangent leur deux lopins de champs et les vieux moulins! Qu'importe la préservation des frontières, ce n'étaient que des lignes imaginaires inventées par ceux qui se les disputaient.
Il soupesa son arme et la reposa mollement à côté de lui. La lassitude l'envahissait parfois, quand on ne tentait pas de l'égorger à son insu. Il fit peser tout son poids sur le mur dans son dos. La fatigue envahissait son bras peuplé de fourmis. Il en avait marre de ce battre tous les jours pour repousser soit l'armée de son pays, soit celle de l'autre pays. Son village changeait tant de fois de propriétaire, qu'il ne savait contre qui se prémunir.
Les villageois avait déserté, et les ruines d'une place gaie, quotidienne, peuplé s 'étaient transformé en terrain d'affrontement inutile entre deux groupes qui ne savaient plus ce qui les opposaient.
Il en avait assez, le pays sombrait car personne ne croyait plus en son monarque, si seulement ce fils de pute avait pu se faire sacrer avant de perdre sa putain de capital! Ou si au moins il acceptait de laisser son trône à une instance compétente qui repousserait l'ennemi. Il se releva, tant d'abandon ne lui ressemblait pas.
Il aurait dut partir, quitter son hameau miséreux, ce putain de village. Mais maintenant que l'armée avait ses griffes acérées sur lui, le seul moyen de s'échapper serait la mort. Ou la désertion qui comportait une part de risque fatal non négligeable. Il soupira. Les idéaux ne sauvaient rien, ils enlisaient l'esprit dans une ronde dévastatrice. Pour un être prisonnier de sa condition, imaginer un autre destin ne pouvait qu'amener à la désolation. Alors, pourquoi entre deux cauchemars, quelques rêves arrivaient encore à se glisser dans son esprit ?
Il se leva, donna un coup rageur dans le cadavre à ses pieds pour en voir le visage. Un camarade. Encore un. Même avec l'habitude, ces mort à répétitions l'affectaient. Enfin, son combat quotidien s'achevait là pour aujourd'hui. Sa garnison, la 22e avait tenu ses positions. Sa ville natale faisait un nouveau pied de nez à l'empire adverse! Quel chance ! Non mais quelle mauvaise blague, il se moquait lui même. Il sorti de la ruelle.
Ses camarades quadrillaient la zone, il fallait ramasser les morts et les enterrer dans cette fosse commune, véritable bouche d'ogre, qui infestait tout le camps. Il fallait creuser profondément la tombe des morts du jour pour éviter les infections. Puis ramener les blessés, achever les survivants ennemis. Au début il en avait épargné quelques un, mais agacé de les voir le lendemain au front a tenter de l'étriper, il était rodé à présent. Puis accueillir le ravitaillement, manger, dormir, boire, pisser, attendre, tuer...
Il se baissa, un gars respirait encore. Il s'approcha doucement en soufflant. Uniforme bleu. Un des leurs. Son pas s'accéléra inconsciemment, le râle de son camarade résonnait dans sa tête. Le supplicié arborait un regard absent, comme contemplant le sphinx éternel. Il se laissait porter par ses flots de l'autre monde. Le soldat valide se pencha vers l'agonisant. Une entaille profonde lui perforait le flan. Il ne survivrait pas. Le mourant s'agita de soubresaut muet, sa langue lapa l'air en quête d'oxygène. Le visage se déforma en une grimace figée et congestionnée.
Ce fut fini.
Résigné, il hissa le cadavre sur son épaule. Encore un de moins. Une ration de plus a ce partager. Et lui? Il avait fini par oublier la valeur d'une vie. Tous ces monticules de cadavre ne représentait plus rien. A 17 ans, il éprouvait déjà l'envie de mourir, il la subissait comme un étaux. Cette guerre qui ravageait le pays, ravageait aussi ses habitants. Cela ne le dérangeait pas la bête en lui, celle qui ronronnait de plaisir à chaque nouvelle bataille. Son coeur battait la mesure des esquives et des feintes, son souffle épousait les soupirs des morts...Cet ensemble de luttes farouches et revanchardes pour la survie constituaient son milieu naturel...
Mais tout cela lui semblait bien vain. Il aimait les combats, mais pas la bannière qui flottait au dessus de sa tête. Il ressentait au fond de lui le besoin impétueux de prendre des vies, sans pour autan épouser la cause des mercenaires. Malgré les épreuves de sa vie, ses idéaux restaient intact. Il ne voulait plus vivre l'enfer sur terre pour rien. Cela devait changer.
Lui Grimmjow Jaggerjack allait monter ses crocs au monde, le mordre, et le dévorer.
Ichigo avait observé sans broncher le départ de ses camarades. Et il s'avouait que ce dernier l'ennuyait. Qui aimerait être le dernier? L'ultime candidat à se présenter ? Son angoisse avait germé durant la cérémonie, durant chacun des passages de ses compagnons, elle avait pris de l'ampleur. Et à présent 2 minutes avant son tours, elle l'irradiait. Il s'efforçait occire la présence des capitaines, et du publique. Sans grand succès. Sa peau chauffait sous leurs regards convenus, il entendait parfaitement les murmures qui soufflait son nom.
Forcément, le premier Kurosaki sans don, quel évènement! Ichigo les foudroya. Les rumeurs qui lui portaient atteintes, malgré leur fond de vérité, avait dérivé. Il lui arrivait d'entendre sur son compte des choses improbables qui le laissait perplexe...
Le jeune homme se leva, les quelques pas qui le séparait de l'estrade lui semblait s'allonger. Misère. Il avait une conscience aiguë de tous les yeux avides braqués sur lui. Et il détestait ça. Vraiment. Il risqua un oeil vers les Capitaines. Mais à la vue de celui de la 12, considéra l'acte comme suicidaire et détourna la tête. Son pied se posa sur la première marche. Elle grinça. Prudemment, il gravit la seconde. Elle se plaignit. Et quand enfin il s'appuya sur la dernière, elle craqua. Sa jambe passa au travers du bois. Il glapit.
On lui en voulait las haut ou quoi ? Heureusement, le bois n'avait fait que l'érafler. La salle, elle semblait bien s'amuser sur son dos.
Quelle poisse.
Ok respire Ichigo, tout va bien se passer. Au pire, si tu n'invoque rien tu seras la honte de ta famille. Rien de bien méchant tu verras.
Une personne le hua, le priant d'accélérer la cadence, surtout si il ne comptait rien faire, et cela l'agaça terriblement. Inconsciemment, il chercha un soutient dans la salle, rien qu'une toute petite présence. Il remarqua l'hostilité du publique à son égard, la foule n'était jamais bienveillante, elle venait pour du spectacle, et le numéro du roux ne lui convenait absolument pas. Résolut à ne pas perdre la face, il scruta les Capitaines, en quête d'une mouvement encourageant. Un blond avec une frange lui mangeant le front étira ses lèvres pour lui, rapidement imité par un mec peinturluré qui se lécha littéralement les babines. Finalement, peut être qu'un soutient n'était pas nécessaire.
Et il tomba sur Kuchiki. Un visage froid, hivernal, lunaire détaché qui se tourna vers lui. Son coeur manqua un battement, si Kuchiki le reconnaissait, alors il avancerait. Ichigo était dans un état nerveux tel, que le moindre prétexte lui servirait d'excuse pour changer de décision. Ses jambes jouaient aux claquettes, sans son consentement, il venait de casser l'escalier de l'estrade, la salle s'impatientait, aucun de ses amis ne faisaient acte de présence...Personne n'attendait rien de lui, son père ne l'avait initié à l'exorcisme que par tradition, ses soeurs, et non lui, représenteront le clan. Lui? On le destinait à de la figuration ! Mais, si Kuchiki le témoignait un peu attention, ou même n'importe qui, ce serait suffisant, sa paranoïa, accentuée par la pression présente, se chargerait bien de le motiver. Juste un signe et...
Ichigo manqua de perdre son sang froid, une veine d'irritation gonflant sur son front. Il rêvait, ou ce prétentieux...Non, son cerveau ne délirait pas, ce bâtard l'avait intentionnellement ignoré! Et ce type louche la, blanc comme un linge en voie de décomposition trouvait cela si amusant qu'il ricanait de bon coeur.
Ils venait de briser ses belles résolutions. Ils venait de se foutre ouvertement de sa gueule. A fleur de peau, des idées de mises à mort douloureuses, lentes, jubilaires foisonnant dans sa tête, le rouquin repris sa route. Hors de question que ce bâtard pédant, affable, arrogant et sois disant « supérieur » l'évince de sa destinée! Que tout ces nobles péteux le regardent bien, foie Ichigo, il allait faire un malheur ! Il ne serait pas la honte de la famille Kurosaki!
Si il avait sut, il aurait préféré être la honte de la famille.
Aizen ne perdait pas de vue l'ultime candidat. Il lui trouvait les airs fragiles d'une jeune fille et la témérité audacieuse des grands généraux. Dans sa manière un peu gauche, mais déterminé de marcher, il décryptait un comportement intéressant. Oui, ce môme l'intriguait. Non, en faite, il présentait que ce môme lui causerait des ennuis. Il avait la tête du fouineur loyal, les pires, et le profils du justicier naïf. En clair, le portait de l'empêcheur de tourner en rond. Et pour ne rien gâcher, il était un membre du clan Kurosaki.
Ichimaru, lui, loin des sentiment de son collègue fronçait les sourcils. Il ne le sentait pas trop ce coup la, et il remarqua que Shinji non plus. Ajoutait à cela la jubilation lisible sur les traits Mayuri, et vous obteniez l'antichambre de l'apocalypse. Le gamin monta sur l'estrade en escaladant le rebord. Malgré son appréhension, le capitaine s'autorisa une divagation distraite. Les mésaventures précédentes du roux méritaient le titre de meilleurs blague de l'année. Sans rire, d'abord la marche puis le dédain de Kuchiki.
Ses rétine savouraient encore les expressions du gamin. D'abord pleine d'espoir, quémandeuses, comme la représentation caricaturale d'un chien devant la porte de son appartement, geignant pour attirer l'attention de son maitre avant sa promenade. Puis interdite, il réalisait avec une mimique de carpe le dénie de Kuchiki. Et enfin, la plus savoureuse, houleuse, sauvage, revancharde ! Ce petit avait chercher en Kuchiki la main qui le pousserait en avant. Cependant Gin savait que la vengeance, motorisait bien plus que l'envie de satisfaire.
J'aime bien ce gamin.
Sa sympathie envers le mioche n'obstruait en rien son jugement. Il prédisait une calamité. Et malheureusement pour lui, il ne se trompait, pour ainsi dire, jamais.
C'était lui ou l'air devenait plus chargé? Chaud? Abrasif? Aizen passa un doigt sous son kimono pour s'éventer. Visiblement l'argentait n'inventait rien. Il déglutit, le gamin venait de pénétrer le cercle. Non décidément quelques chose clochait. Même le publique s'agitait frénétiquement en bas. Gin repéra la tension qui envahissait le commandant. entrouvrit les yeux. Très mauvais.
Le doyen se jeta sur le gamin, comme pour le pousser du cercle.
C'est quoi cette lumière ? Oh bordel de merde ! Il n'eut que le temps d'invoquer un bouclier protecteur avant l'explosion. Putain il en avait marre d'avoir raison...
Des cris. Noir. Chaud. Choc.
«Merci Gin, sans toi nous aurions tous sauté » la voie du Vieux Yamamoto? Ichigo ne savait pas très bien. Il entendait des sons diffus.« C'est quoi ce gamin Bordel » « Tu parles d'une plaie » En faite non, la il entendait PARFAITEMENT bien! Que venait il de se passer au juste. Le garçon plissa le nez, une odeur de braise désagréable lui agressant les narines. Il ouvrit les yeux.
Ola.
Il les referma, convaincue ne nager en plain rêve. Il les rouvrit, comme le paysage restait identique, il reproduisit son manège plusieurs fois avant d'accepter l'évidence. Le choc avait du être lui violent qu'estimé. Il y voyait tout à l'envers. Enfin, même à l'envers il comprenait sans mal la pagaille qui régnait. Ichigo aurait dut le prévoir. Oui, franchement, avec sa chance légendaire, il aurait parfaitement put prédire cette catastrophe.
On pouvait remercier Ichimaru, dont les réflexes avaient sauvé la salle, et ses occupants. Le jeune roux secoua la tête et s'ébroua lentement. Son cou le piquait, et de fait, sa position n'avait rien de naturel. La projection de l'explosion l'avait éjecté contre un mur, tête en bas et pied en l'air. Il se redressa avec une galipette grotesque. Au diable sa fierté.
Yamamota époussetait noblement son ensemble brulé par endroits, les spectateurs incrédules, se remettaient de leur panique tout en quittant les lieux sous la supervision de Kuchiki.
Les rideaux brulaient, le parquet grésillait, la salle prenait lentement feu, et la fumée commençait doucement à enliser l'atmosphère. Cependant, avec professionnalisme, Toshiro géra toute cette pagaille. Sans blague, il invoque la pluie avec une facilité sidérante pour un nabot.
« Eh bien Monsieur Kurosaki, vous êtes un garçon surprenant » déclara posément le Commanda, une main fourrageant son reste de barbe rescapée d'une braise volante.
Quoi? Surprenant ? Il venait de foutre le feu, mais à part ça rien de bien anormal... Le vieux le prenait plutôt bien tout compte fait. Ichigo tu réfléchit un peu ? La c'est sur tu viens de te faire railler le l'ordre !Pas faux. Encore un peu sonné, le gamin tituba sur quelques mètres, avant de tomber à genoux, vidé. Depuis l'estrade, et avec la dissipation de la fumée, il pouvait à présent constater la désertion de la salle. Le Capitaine Kuchiki évacuait les derniers curieux encore attardés dans un calme olympien. L'évènement ne provoquait qu'un petit remous, pas bien difficile a gérer pour des hommes habitués aux combats contre des esprits.
Une vrai petit fête pensa ironiquement le garçon.
Sa main l'avertit qu'un stimulus douloureux devenait intolérable. Il l'ouvrit? Un charbon? Une pierre de charbon encore brulante venait de lui laisser une cloque virulente dans la paume. Ca voulait dire...Il avait invoqué un Shiki? Pas très sympas d'ailleurs. Putain j'ai pas encore rencontré mon esprit qu'il a déjà faillit me tuer ! Car il avait la certitude que cette explosion, sans l'intervention de Gin lui aurait couté la vie. Il se perdit dans l'écume rougeoyante de cette petite pierre rocailleuse.
Les Shiki choisissait leur hôte...Pourquoi le sien avait il tenter de l'assassiner ?
Ichigo se senti soulevé par le col. Il reconnu le visage haineux de Son Fong. Cette dernière avait dispensé quelques cour à l'Académie, et réussi à inspirer la crainte a l'école dans son effectif le plus complet. Même les techniciennes de surfaces se courbaient humblement devant elle, terrorisées. La femme Yokai continuait de le confondre avec un prunier en resserrant sa prise de ses serres tranchants.
« Petit Bâtard, on peut savoir ce qui t'a pris ? »
Le rouquin cligna des yeux. Mais il en savait rien lui? Il était la victime dans cette affaire. Son Shiki venait d'attenter à sa vie. Elle comprenait ou pas cette greluche ? Le récent Invocateur lui aurait bien refait le portait de l'espionne, mais Yamamoto se chargea à sa place de mettre fin à toutes initiatives belliqueuses.
« Allons Capitaine Son Fong, ayez la courtoisie de relâcher ce pauvre enfant voulez vous?
- Mais Commandant
- Capitaine, je ne me répéterai pas une fois de plus »
La pauvre femme écarquilla les yeux, vaincue, et s'exécuta avec aigreur. Ichigo retomba lourdement à genoux sur le sol. Son énergie l'avait déserté. Et son courage prenait la fuite à présent que les 13 Capitaines, et leur Commandant, l'encerclaient. Le Commandant pointa de sa canne le charbon échoué. Les expressions aggravèrent. Ichigo jura même entrapercevoir une moue réellement surprise envahir le visage de Kuchiki, un exploit.
Le jeune homme secoua sa tête dans un taffetas de tissus, son vêtement était bon pour la poubelle...A quoi pensait il ? Son esprit ne réalisait il pas? Son corps entier se tendait, crispé par l'atmosphère encombrée de bois fumés, d'agitation, et présentement de stress. Ce dernier s'élevait en grandes volutes lourdes et pressantes. Le garçon se ramassa sur lui même, bien décidé à ce que ses pieds retrouvent le sol, et que sa tête s'éloigne du parquet dont la compagnie répétée commençait à l'agacer.
« Mais alors... »Commença Shinji
Ichigo eu toutes les peines du monde à renouer avec sa condition bipède. Il vacillait dans son entreprise, et une fois debout, un haut le coeur manqua de le faire chuter. Il récupéra son pauvre charbon calciné, preuve de son contrat et le regarda plus en détaille. étrangement, de près, la pierre éther ne ressemblait pas à un charbon. Onyx, granuleuse et tranchante, elle dégageait comme une odeur de souffre et de luxure ondulée...Elle absorbait la lumière faible de la pièce...
Son Fong dans un excès de rage, manifestant son dégout, feula comme un chat sauvage. Ce putain de cailloux l'effrayait. Contrairement aux autres membres de quartier général, elle ignorait tout de la signification de vulgaire morceau de rocher! Mais la puissance qu'il recelait était un appel à la prudence. Ses muscles bandaient n'attendaisent que son signal pour bondir, courir, se tordre...Pour fuir. Cette sensation étranglante distordrait son ventre.
A côté d'elle, Mayuri se léchait bruyamment les lèvres avec des déglutissons d'extase. Tout bonnement répugnant. Et inquiétant, peu de phénomène provoquait une réaction si intense chez le scientifique de mauvaise augure. Et Shinji éternel dédramatisateur grimaçait anxiété. La préoccupation avait infiltrée, imprimée sa présence morbide, sur tout les Capitaines. Seul Gin, le sourire élargie, s'amusait de ce dénouement.
Le retour sur terre de sa plus grande menace ! Que de divertissement !
La panique lui tournait la tête, pour cette jeune femme réceptive, toutes ces réactions semaient dans son âme des brins de tempête. Son souffle s'accéléré. Et quand ses yeux se posèrent sur ce rouquin, benêt au possible, qui regardait stupidement son espèce de détritus noir la respiration sifflante, elle craqua.
« Mais que ce passa t il? » Elle retenu à grand peine le « Bordel »
« Oui confirma » le Commanda, faisant abstraction de la question, la voie grave. « Je le crains. Il est de retour »
Comment ça, Il?
Voyant l'état de fébrilité du garçon, Aizen, bienveillant comme toujours, le prit par les épaule pour le stabiliser. Le pauvre gamin risquait de tomber à force de tanguer comme cela. Il ne paraissait pas très bien non plus, son corps tremblait de fatigue. Aussi il fut surpris quand ce petit être misérable, faible, exsangue le repoussa violemment comme pris d'une hystérie soudaine. Il haussa les sourcils.
Ichigo se senti nauséeux. Le soulagement premier de se sentir épaulé avait laissé place à une horreur galopante. Dès que ce type avait posé ses mains sales, dégoutantes sur lui, une répugnance incontrôlable l'avait poussé a l'éloigner. Il reconnu le capitaine Aizen. Leurs regards ce croisèrent et il lui sembla entendre le bruit d'une vitre se fracassant sur le sol. Il devait sortir. Tout de suite. Il avait un besoin urgent d'air. Ce type allait le tuer. Ce type était dangereux. Non était le Danger.
Il se mit à courir vers la porte. Il trébucha sur ses pieds mais continua quand même. Le capitaine Ichimaru s'écarta pour le laisser passer alors que Toshiro, qui venait d'en finir avec les dernières flammes, l'appelait par son prénom. Il ignorait le pourquoi de cette panique soudaine. Les cris des capitaines ne l'arrêtèrent pas. Il devait sortir tout de suite. Pour ôter cet odeur rance d'enfermement, et la sensation de fer entravant sa peau. Pour que son agonie cesse. Il devait s'assurer que le monde extérieur existait encore, qu'il était pas un animal acculé au fond d'une cellule en pierres froides. Car sous ses yeux, la salle ressemblait à une vaste prison dont les barreaux sanglant dansaient autour de lui.
Une cage.
La lumière du soleil l'aveugla. Le vent violenta férocement ses poumons. Boum Boum Boum. Etait ce son coeur qui explosait ? Aveuglé il chercha un appui et s'affaissa sur le mur de la baisse. Boum Boum Boum. Sa tête martelait dans son cerveau une longue plainte assommante. Il leva ses mains vers le ciel, de quel couleur? Un monde monochrome grignotait le sien. Lentement, il glissa et fut soulagé de sentir le sol. Il avait envie de vomir.
Un flash. Un cris. Du sang qui éclabousse deux mains abîmés. Un tissus qui échoue sur le sol. Un couteau qui tombe en cinglant. Un sourire carnassier, deux yeux mauvais. Boum Boum. Douleur. Ca déchire, ça brule, ça lacèrent...Boum Boum Boum Boum Boum. Destruction.
Il tomba évanouit.
Isshin tenait son ménage aussi bien qu'un homme peu habitué à cette fonction pouvait le faire. Il connaissait ses enfants, leurs emplois du temps, leurs peurs secrètes, leurs goûts alimentaires quand tant d'autre père se contentaient d'en retenir le prénom. Il considérait leurs personnalités, les laissaient maitre de leur destinée, les conseillaient, certes de manière fantasque et enfantine, et les soutenaient dans leur projet de vie. Depuis la mort de sa femme, la plus parfaite de cette terre, il avait promis que jamais il n'userait de son autorité pour contraindre sa progéniture. Il privilégiait le dialogue, la pédagogie. Il leur laissait le choix, toujours...
Mais ce jour la, il ne pouvait simplement pas se taire. Pas quand son ami, et haut gradé Urahaha lui annonçait ce genre de nouvelle, preuve à l'appuis.
« C'est non! » Il éleva suffisamment la voie pour imposer le silence. Il se leva et ses mains frappèrent avec forces la table en bois, faisant trembler les verres posés. Le Capitaine blond roula des yeux. Il savait que ce ne serait pas une partie de plaisir, à l'instant ou il avait posé le pied dans la demeure de son plus vieil ami, au moment ou ce dernier l'avait convié à boire à l'intérieur, dès qu'il avait devinait son trouble de le voir lui, et surtout seul... Urahaha but une gorgé de plus, le breuvage était médiocre, mais il s'en contenta.
Le blond perdi son sourire, il posa sur la table son éventail qui d'ordinaire lui voilait le bas du visage, et abandonna son attitude guillerette, devenu inconvenante.
Pour fréquenter Isshin depuis leur bac à sable, il savait son amour pour ses enfants, son désir de les protéger du monde, désir exacerbé depuis la perte tragique de sa femme. Ischion redoutait l'enrôlement de ses descendants dans le corps militaire. Il les aurait bien enfermé dans une tour doré, ou parqué dans un monastère, ou une ferme, plutôt que de les envoyer au front. Si il avait put choisir, tous ses bébés auraient eu la faculté de Yuzu, un pouvoir curatif uniquement, ainsi, la première ligne ne se serrait jamais rapprochée d'eux. Cependant Karin avait évoqué, affirmé, imposé son envie de combat, il avait cédé. Sa fille faisait montre d'un talent digne de sa mère, sa puissance la préservait du danger.
Mais Ichigo...
Ichigo n'avait ni Don, ni Vue exceptionnelle. Il suivait les cours par devoir et pour rester avec ses amis. A son examen, il avait faillit perdre, sa naïveté, la candeur de sa technique lui faisant commettre des erreurs. Son fils n'était pas mur, pas prêt pour ça. Et maintenant, on voulait qu'il lie un contrat avec lui? Pourquoi de tout les Shikis de la terre devait il s'unir avec les seul qui pourrait le tuer ? Lui ne suivait pas des lois, Lui avait déjà trahit et tué son précédant maitre, Lui se dictait ses propres règle, Lui avait plongé le monde dans un chaos qui aujourd'hui encore était la raison de nombreux massacre...Lui pourrait bien se débarrasser de son fils s'il encombrait sa route! Ichigo devrait mobiliser toutes ses forces pour évincer les Yokai. Il ne pourrait pas en plus se protéger de celui qui devait être son allié.
Il était trop faible pour cela.
« Isshin » souffla doucement Urahaha. « Assis toi »
Confus, le grand brin obéit, penaud il baissa son regard, s'intéressant davantage a ses larges mains, posées à plat sur ses cuisses, qu'à son amis. La honte de son emportement colorait ses joues. Il s'excusa.
« Sache que nous avons avertis Ichigo des risques qu'il encourait, et des avantages qu'il pourrait obtenir »
Le père eu un sursaut d'espoir. Le bon sens voulait qu'on rejette cette offre. La balance des risques pesant bien plus lourds que les avantages proposés. Ichigo avait toujours manifesté un bon sens logique. C'était un gamin sensé ! Il avait surement...
« Il a accepté Isshin »
L'ancien noble hoqueta. Son étique de vie, qui dictait ses actions voulait qu'il se soumette à elle. Elle devait se plier aux décisions de ses enfants. Ne pas leur imposer ses choix, ne pas les brusquer. Mais son sentiment paternelle se rebellait, mourrait de choisir cette option. Si Ichigo s'engageait sur cette voie, l'insécurité constante de sa situation finirait par tuer son père.
« Je ne peux pas approuver ce choix la. Si tu veux imposer ça à Ichigo, je serait sans pitié. »
Urahaha haussa les sourcils. Isshin avait toujours épauler sa progéniture, même dans leur tord. Se bruler les ailes, disait il, c'est aussi apprendre. Il ne pensait pas qu'il serait ravie de cette tournure, mais pas qu'il serait retissant au point de le menacer lui. Se souvenait il de qui était dans son salon misérable au moins ?
« Même si tu es empereur aujourd'hui, je trouverait un moyen de te faire tomber »
Ah visiblement, sa colère n'effaçait pas sa mémoire, mais juste sa prudence. Le signeur soupira, dégageant par son souffle la fumée de son thé. Les menaces extérieurs, et les pressions sur ses frontières s'accentuait. Urahaha craignait une invasion qu'il se savait incapable de repousser. Son royaume, le plus petit du continent, était une plaque tournante encerclée par les trois grands, une place stratégique que tous voulaient s'approprier. Depuis le début de la guerre des trois grands, sa nation vivait au rythme de leurs affrontements, priant pour qu'aucune de ces super-puissances ne s'attaque à elle. Mais son pays possédait une ressource rare. Les omoyjis deviendraient ses armes pour défendre cette patrie en danger.
Dans cette optique, et dans la continuité de la politique de son père, il avait valorisé ce travail perçus comme inutile, et en 20 ans, avait quintuplé les effectifs. Les treize divisions de la cours constituaient son chef d'oeuvre. Parallèlement, il avait développé l'armée de métier, et encouragé les fiels à prévoir des plan défensifs en cas de siège. Il avait également imposé un service militaire obligatoire. Et pour se prémunir des semences belliqueuses qui pourraient germer dans ses esprits avides des Nobles, un de leur enfant, l'Héritier, devait suivre un cursus scolaire dans la Capital.
Chance d'instruction pour certains, prise d'otage pour d'autre, moyen de garder le contrôle certainement.
Quoi qu'il en soit, la raison première de cette formation de masse d'Omoyiji était de trouver des éléments dotés de dons, ou de capacités invocatoires. Ces personnes la surpassaient aisément la condition humaine...Contrairement à sa nation ou la Vue était relativement courante, peu des nations étrangères pouvaient se vanter d'en engendrer pléthore. Et Urahaha comptait bien jouir de cette formidable chance.
Il expira une nouvelle fois. Comment expliquer cela à son ami? Il ne partageait pas les mêmes responsabilités. Quand lui avait comme priorité la nation, l'autre ne désirait que la sauvegarde de trois pauvres gamins. Pour Urahaha, le sacrifice d'une âme, même celle du fils de son meilleurs amis, ne pesait rien sur la balance de ses priorités. Pour Isshin, la nation ne justifiait en rien qu'on lui ôte ses enfants. Bien sur lui aussi aurait préféré que ce ne soit pas à Ichigo qu'incombe cette tache. Il allait ouvrir la bouche, quand Isshin le surpris.
« La situation est elle si grave? »
Urahaha reconnu là l'ancien chef de guerre. Même s'être rangé suite à la mort de sa femme pour se consacrer à ses enfants, il restait un ancien militaire. Il hésitait entre sincérité et mensonge. Les relations internationales se dégradaient, il marchait littéralement sur des oeufs. Chaque réunion de UCN (Unité de Coopération des Nations) tournaient au vinaigre. Les Nations n'aboutissaient à aucun accord par la négociation. Mais si tous montraient les crocs, aucun de mordaient. Ils ressemblaient à des chiens de faïences s'inspectant mutuellement.
Depuis la Tragédie de Merveille, le monde avait basculé dans la folie.
« Suffisamment pour que je t'impose cette décision Isshin »
L'homme baissa juste la tête.
Ichigo avança à pas férue dans cette atmosphère sombre. La lumière infiltrée le feuillage odorant créant sur le sol, parsemé d'herbes sèches, un vitrail obscur. Aucun chemin ne serpentait entre les rochers pointus et les racines mousseuses. Les grands piliers de la terres s'ancraient dans le sol, et leurs branches couvraient le ciel invisible. Il régnait un chaos fascinant. Un enchevêtrement de pousses verdâtres, de fleurs, petites comme des touches timides de pinceau, et de racines noueuses créaient une tapisserie intimidante. Les larges troncs couverts d'une écorce, épaisse et brune, semblant les colonnes d'un temple. Un vent étouffé, tiède alourdissait le paysage surchargé de végétaux. Les odeurs d'humus humide, de parfums verts, ayant la légèreté d'un printemps sous la neige, de sèves languissantes et de bois fumés embrumaient un air prostré.
Le roux tâta de ses pieds nues l'onctuosité du parterre. Ses orteils s'enfoncaient d'un pousse dans la mousse douce. Il n'osait trop respirer, calquant sa respiration sur les bruissements de feuilles, les crissements des fourrages, le ruissèlement d'une eau invisible et muette, et l'ombre de la vie. Aucun animal ne provoquaient des craquements de branches, des sifflements de parade, ou des remous dans le courant. Aucun œil indiscret, mouvement furtifs n'en trahissaient la présence. Aucune odeur de bête fraîchement tuée, de sang gouttant sur le sol duveteux... Rien qu'un silence respectueux, propre au monument dédié à dieux.
Ce silence avertis ichigo. Quelque chose n'allait pas. Définitivement. Un souffle chaud lui caressa le coup. Une haleine musqué s'échoua sur sa joue, savant mélange de fraîcheur,...mais pas comme celle des jonquilles ou de la lavande, pas comme celle des vierges ou des brises d'hivers...et d'incandescence...mais pas l'incandescence des feux de carnaval, pas celle de la cuisine enfumée...une odeur surnaturel.
Il se retourna lentement. Son cœur battait avec le fracas du tonnerre dans sa poitrine oppressée. Leur regard s'unir. Ichigo cessa de respirer et s'éloigna de la racine qui, haute, formait un pond élancé, derrière lui.
Un grand félin le contemplait de toute sa hauteur. La lumière filtrée par les arbres l'illuminait d' un halo de seigneur. Sa posture assurée, campée, fine, dévoilait une musculature animale souple et solide. Sa forme ressemblait à une arabesque élégante faite au pinceau de la nuit. Ses pattes fuselées légèrement fléchit en posture menaçante, l'animal ripait ses griffes rutilantes sur l'écorce dru. Son flan se soulevait calmement, elle exaltait un souffle mate qui se perdait en nuage de fumée. La bête gardait entrouverte sa gueule béante, ses canines reluisantes réfléchissaient la lumière tamisé par la verdure. Sa mâchoire forte se crispait légèrement, ses yeux, surnaturelles, d'un profond turquoise pourfendait l'air.
C'était un bleu étrange, un bleu qui n'appartenait à aucune palette de bleu. C'était le Bleu. Un bleu de glace incandescent, qui dégageait une chaleur infernale. Son pelage blanc était parcourut de courbe voluptueuse de cette même couleur. Ichigo crut se noyer dans ce Bleu la.
Les oreilles ras, à la forme trop élancés et fines pour un félin, se collaient sur sa nuque. Cette dernière puissante trouvait sa source sur un poitrail développé, mais pas anguleux comme sur les autres bêtes. Une queue tranchante fendait l'espace.
Ichigo déglutit difficilement. Soufflé par cette prestance sauvage. Un réflexe primaire le suppliait de fuir le roi de la forêt. D'échapper à ses babines cruelles qui inhalaient son odeur, et ses deux puits turquoises qui le noyaient dans une mer de flammes couleur du ciel. Mais sa fascination, son appréhension, et sa peur le maintenait en place. Face au monstre. Face au destin.
Instinctivement, le roux posa ses genoux à terre, la mousse l'accueillant comme un coussin. Il inclina son buste avec humilité, son front adhéra la surface molle, ses mains se posèrent à plat au dessus de sa tête. Il adopta une position prostrée, celle qu'on prend devant son souverain. Ses yeux se fermèrent, son cœur tambourinait fort, mais il ne respirait pas. Portant il sentait sa sueur imbiber ses vêtements, ses aisselles qui mouillaient, son front qui collait, et son cœur qui surchauffait. Ses membres s'agitaient de protestations, il tremblait d'inconfort et de crainte. Il se sentait dans il état proche de l'évanouissement, rester proche de cette bête lui était intolérable, et pourtant sa transe lui susurrait qu'il n'avait rien de mieux que de rester la. Que sa place sur terre se résumait à côtoyer cette être irréel.
Ichigo cessa tout à fait de réfléchir quand il sentit la mousse prêt de lui s'aplatir sous l'effet d'un nouveau poids, une truffe humide flaira ses jambes, puis remonta minutieusement le long de son flan, son dos, sa nuque. Elle s'arrêta sur cette dernière qu'elle lécha goulûment. Le roux crut décéder.
- Humain, grogna une voie calleuse comme une crevasse en terre aride. Qu'est ce qu'tu fous ici?
Le jeune homme vacilla. Une boule d'angoisse avait saisit sa gorge. Ok il était dans la merde. Un monstre de deux mètre qui parlait, lui posait une putain de question... Et il était persuadé que sa réponse ne lui plairait assurément pas. On l'avait prévenus après tout. Passer un pacte avec un esprit n'était pas donné à tout le monde. Et à lui qui avait un si piètre pouvoir encore moins. La preuve, ce bâtard n'avait même pas compris qu'il était Omoyji. Le rouquin releva la tête, il fit face avec effronterie à cette gueule ouverte. Il regretta cette bravache quand son nez cogna la truffe de la bête, qui avait baissé la tête pour l'inspecter.
Ses babines se retroussèrent légèrement. Ichigo nota dans un coin que la température de l'atmosphère augmentait, que le bois crépitait soudain, que la mousse perdait de sa douceurs humide et s'asséchait, que l'air devenait cendre dans ses narines et étouffait ses poumons serrés... Il nota tout cela dans un coin sombre et cotonneux de sa cervelle. Tout son être était focalisé sur une chose autrement plus intéressante que l'incendie azur qui se propageait dans le paysage idyllique. Les yeux de cet animal s'abreuvaient de lui, il l'aspirant dans une spirale tourmentée infinie.
Ichigo était un simple d'esprit, mais pourtant il pût lire ces yeux comme un conte tragique. La douleur qu'il y percevait terrassait son âme, la souffrance le tuait, l'espoir le déchirait, la colère... La colère... Elle envahissait tout ses pores et incrustait son corps. Elle tendait ses muscles, enflammait son esprit, broyait son ventre, liquéfiait ses entrailles... Elle surpassait tout le reste.
Autour de lui les flammes léchaient les géants de verdure, dévoraient goulûment le tapis d'herbe et l'air respirable. Mais plus que l'asphyxie, que la chaleur, que la peur, ichigo sentait la colère. Elle envahissait ses propres sentiments, et transformait ses perceptions physique. Le feu pouvait gronder au loin dans cette forêt factice, mais le pas mordre, pas l'atteindre. La colère le pouvait, le faisait, le devait.
« Qui es tu? »
A peine eu t il posé cette question, qu'ichigo la regretta. Il en mesurait l'inutilité. Cette bête était son tout, son unique, sa multitude, son lien, son néant, sa colère, sa peine, son univers, son promis, son cauchemars, sa fierté, sa joie...son élue. Ses doigts bouffis par la température volcanique serrèrent le lambeaux de mousse encore verdoyant sous lui. Le feu avait tout détruit, il servait à présent d'unique décor à leur scène.
Grimmjow: le faiseur de malheur.
Ichigo savait le nom de cette créature avant même que ce dernier, au sonorités roulantes, agressives, gutturales ne franchisse les crocs de l'animal. Et pourtant l'entendre lui apporta une jouissante sourde. Les autres titres et surnom n'avaient aucune importance.
« Sale impertinent. Je suis le signe maudit. Le souffle infernale. Grimmjow l'enragé. »
Ichigo raffermi sa posture bancale, il redressa son dos, leva le regard, figea son menton, posa également ses mains sur ses cuisses, ramena ses genoux l'un contre l'autre. Ichigo, étrangement, avait balayé la peur, disloqué la crainte, tordu son cou à la timidité. Il se sentait en confiance face à Grimmjow. Il avait perçus sa souffrance et sa haine. Il pouvait à présent palper l'être devant lui. Cette bête si belle, époustouflante d'audace et de témérité. Grimmjow devait être à lui, ou disparaître à jamais.
« Fils du chaos » s'étrangla l'humain. « Je suis ton maitre »
Automatiquement, dès que les premières notes de l'incantation du gamin résonnèrent, Grimmjow dégagea ses canines, semblable à des sabres à cette entente. Il refusait qu'on lui passe les fers, qu'on l'asservisse une nouvelle fois, son cœur se rebellait face à ce constat. Il avait eu des maîtres, de nombreux maîtres, mais tous l'avaient utilisé, manipulé, traité comme une bétail récalcitrant, trahit ou mutilé. Les humains les sacrifiaient sans vergogne. Pour tous ceux portant le nom de shikigami, le destin réservait une vie de soumission et d'esclavage. Grimmjow avait trop éprouvé sa condition pour accepter une nouvelle fois un maître. Et certainement pas ce rouquin prétentieux !
« Je n'ai pas de maitre humain »
Il voulut fermer ses mâchoires sur la tête impertinente, la réduire en bouillit difforme dont s'échapperait, à gros bouillon, un sang noirâtre. Il rapprocha sa gueule. Ses crocs encadraient le visage humain face à lui, effleurant la peau du cou et du front. A chaque inspiration il inhalé l'haleine, odeur, la consistance de l'humain. Il humait son parfum, qui emplissait sa bouche comme une fragrance de fumé étouffante. Il infiltra sa gorge et l'obstrua. Il s'insinua dans ses poumons et les boucha. Ce n'était pas son odeur! Mais un putain de sortilège! La panthère recula de trois bond. Essoufflée. Le petit avait de la ressource ! Ce n'était pas pour lui déplaire, il savait apprécié la valeur d'un caractère formé.
Mais ce ne fut pas cette constatation alléchante qui le surpris le plus chez cet humain.
Un fantôme inconsistant surplombait le garçon, ses cheveux défaits ondulaient comme des vagues clapotantes. Son visage gracile s'inclinait vers l'être qu'elle couvait. Ses traits avaient la beauté moite d'un rêve de satin. Elle flottait littéralement, ses deux bras enserrant tendrement le gamin sous lui. Ce dernier ne semblait pas l'avoir remarqué. Elle le maintenait dans un cocon de sérénités.
Depuis quand cette femme était la? Qui était elle? Elle entourait le môme d'une aura protectrice. C'est elle qui l'avait repoussé. Cette salope. Par sa faute, ce bâtard Roux aller achever son incantation, et la plus moyen de s'en débarrasser. Il jeta un regard plein de haine, qui assombrit ses yeux. Certainement pas ! Tant qu'il repousserait l'esprit du mioche ce dernier ne pourrait pas apposer sa marque. Il suffisait qu'il tienne jusqu'à l'épuisement du gamin. Chose qui ne tarderait probablement pas. Rester fort. Concentré. Imperturbable. Tout ça par la faute de cette salope.
Un éclair pourfendit son esprit. Cette femme...Elle ressemblait à... Mais ce n'était pas possible. Cette femme avait cessé hanter le monde des vivants. Elle...son esprit flancha un court instant. Rien qu'une faction de seconde tardive.
Mais cela signa sa défaite.
Ichigo continuait son chant. Calmement. Il n'avait jamais était aussi serein. Jamais. Il se sentait comme enveloppé dans une bulle infaillible de pérennité. Rien ne pouvait lui arriver. Son corps lui soufflait sa supériorité. Il sentait une présence à ses côté, un pilier, une aide infaillible le maintenir hors de l'eau. C'était comme retrouver la sécurité du vente maternelle. C'était chaud, douillet, confortable et rassurant. Il ne voyait plus rien, il avait clos ses yeux pour se concentrer, mais il savait que quelqu'un le protégait. Ça lui réchauffait les entrailles, et revigorait son esprit gaillard.
Ichigo avait appris ses cours, il pouvait aisément réciter ses leçons, du moins certaine d'entres elles. Les étapes d'un pacte ne lui était pas inconnu. Il devait sortir vainqueur de cet affrontement là. L'urgence d'apposer sa marque pressait le rouquin. Il mesurait la résistance que lui opposait le shikigami. Pour achever son mantrat, et finaliser l'incantation il lui fallait un point d'ancrage. Et malheureusement, cet imbécile de panthère ne laissait aucune ouverture. Il ignorait qu'il était sous la protection d'une femme mystérieuse, mais sentait que ses réserves de magie diminuer. Bientôt elle arriveraient à leurs limites, sans qu'il eut pût poser sa marque sur la panthère, et ainsi certifier le pacte.
D'un coup, l'esprit si sur de lui de l'animal flancha. Putain, il était temps ! Ichigo n'attendit pas pour agir. Un sourire plein de joie étira ses lèvres fatiguées.
"Merde ! " rugit Grimmjow dans le lointain tandis que le rouquin perdait conscience.
Ichigo prit une grande bouffée d'air, hagard il chercha des yeux cette panthère terrifiante, et fut soulagé en ne la percevant pas. A la place, il tomba sur le visage grave d'un homme. Un qui lui semblait cruellement familier d'ailleurs. Son visage avenant, doux, arborait une paire de lunette sérieuses et une coupe de cheveux sage. En réfléchissant avec son peu de neurones, il déduisit l'identité de cet inconnu.
Aizen. Le type qui l'avait fait hyperventiler sans raison. Chouette.
L'homme lui adressa un sourire aimable, presque maternel en l'aidant à se redresser. Ichigo grimaça, putain ça tête bourdonnait. Il vit le Capitaine détourner la tête, un instant il envisagea même qu'il se désintéresse de lui et s'en aille. Il ne sut classer la chose comme bonne ou mauvaise. Après avoir totalement perdu son froid et fuie comme un lâche, il ressentait de la honte à ce tenir à ses côtés. D'un autre côté, il dépréciait l'idée de ce retrouver seul. Allez savoir pourquoi, l'image d'un fauve azur, gravé dans sa rétine, le faisait trembler.
Une femme tressé arriva le pas pressé, elle parla un peu au Capitaine, et celui ci lui laissa sa place. Quand est ce qu'il retrouvait le son ? Parce que la il devait avouer qu'il commençait à flipper.
« Monsieur Kurosaki » Tient il entendait de nouveau! Curieux phénomène. « Monsieur Kurosaki m'entendez vous? » Comme il hochait la tête, en se réprimant pour sa conduite déphasé, elle continua « Vous êtes dans les quartiers mes quartiers personnels. Vous avez dormit deux bonnes heures, mais à présent votre état est stable. Le Capitaine Aizen attendait votre réveil afin de vous conduire à votre Shiki assigné. » Elle parut un instant embarrassée mais chassa vite cet faiblesse furtive. « Comme vous le savez vous avait invoqué un Shiki, Monsieur Kurosaki et...
-Il serait de bon ton que vous refusiez cet honneur »
Ichigo se tourna vers son deuxième interlocuteur, surpris. Comment ça refuser cet honneur? Après tout le mal qu'il avait eu à invoquer cette sale bête, et ensuite à lier contrat avec ! La blague sonnait affreusement mal à ses oreilles, et malheureusement réel aussi. Et c'était qui ce putain Aizen d'abord ! Un petit capitaine de merde jaloux voila! En plus il le sentait pas ce mec, il faisait flipper avec son aspect mielleux. Ichigo mais tu t'entends ?! Ce mec t'a rien fait...Son débat intérieur s'arrêta la. C'est vrai ça, pourquoi détestait il autan Aizen? Le bougre n'avait rien d'antipathique au contraire, les échos le concernant excellaient.
Plus calmement, il reconsidéra sa proposition. Grimmjow. Le nom de ce Shiki n'apparaissait dans aucun registre. Pourtant, son évocation provoquait un véritable émois, de plus son invocation, réellement dangereuse, ne présageait rien de bénéfique. Le rouquin commençait lui même à redouter cette créature. « Je n'ai pas de maitre humain » Quel réponse improbable de la part d'un Shiki, un être destiné à servir des Hommes...Malgré tout, malgré cette menace qui crispait sa peau, il ne désirait pas se séparer de cette bête.
Il ne pouvait pas non plus ignorer les avantages à posséder un Shiki. Surtout, à un juger par les réactions des Capitaines, un de cette trempe. Si cet esprit inspirait tant de crainte, il pourrait certainement restaurer son statut de noble, et lui assurer une position stable. Depuis leur disgrâce, les affaires Kurosaki avaient chuté, pour preuve, Isshin avait renvoyé tous les domestiques. Même si leur père avait des soutients haut placé, ont ne pouvait obliger la foule à acheter, et avec la perte de leur titre, leur réputation, et leur image de qualité avaient volé en éclat. C'était la dur loi du commerce.
Pour redorer son blason souiller, pour regagner sa place dans ce monde, pour assurer un destin à sa famille, il garderait ce Shiki providentiel dont on ne cessait implicitement de lui louer la puissance.
Il devait garder cette créature, ce Grimmjow, coûte que coûte!
« Je ne vous obéirait pas »
