Coucou ! Je vous ai manqué ? :D


Les semaines passèrent rapidement. En raison de l'absence exceptionnelle de Dumbledore toute la semaine, le cours de Magie Elementaire fut reporté, au grand agacement de Brunhilde. Alternant entre les entrainements de Quidditch, ses recherches de potentiels sympathisants de l'Ordre et ses séances de travail avec Hermione, la jeune fille n'avait plus un instant pour elle.

La serpentarde observa un instant sa partenaire forcée d'exposée. Finalement, la coopération n'était pas si difficile elles s'étaient répartie équitablement le travail et ne se parlaient pratiquement jamais. Ses yeux suivirent les boucles brunes de la jeune fille, suivant les arabesques souples avec attention. Elle finit par se concentrer sur le visage de la Née-Moldue tout en s'interrogeant sur comment une fille aussi intelligente pouvait être une impure, c'était un tel gachis de compétence.

- Un problème, Von Rosen ?

Surprise de s'être fait prendre en train de rêvasser, la jeune serpentarde répondit avec un air bien trop désintéressé

- Non, Granger.

- Mais bien sur… Si tu veux faire une pause, tu peux tu sais. Tu as des cernes…

Brunhilde renifla et se redressa sur sa chaise

- Je n'ai pas besoin de conseils, Granger.

- Oh vraiment ? En ce cas, tu pourras m'expliquer pourquoi tu es restée a me regarder durant plus de cinq minutes sans bouger ?

- Je me demandais juste comment quelqu'un comme toi pouvais être parmi les premières de Poudlard.

Les yeux de la jeune fille se plissèrent et elle se pencha en avant tout en susurrant

- Rassure moi…En disant cela, tu fais référence a ma maison et non a mon sang ?

La blonde eut un sourire moqueur et se pencha également au dessus de la table, le visage a quelques centimètres de celui d'Hermione.

- Qu'est-ce que ça ferait si c'était le cas ?

Le visage d'Hermione se ferma un peu plus.

- Tu préfères ne pas savoir.

- Oh, vraiment ?

Elle eut un ricanement moqueur avant de s'appuyer contre le dossier de la chaise

- Tu ferais presque peur, Granger. Et pour autre chose que tes cheveux pour une fois.

- C'est sur que vous, en apparence, vous vous y connaissez. Après tout, il n'y a que ça qui compte chez les serpents.

- N'insulte pas ma maison, tu ne sais rien des Serpentards.

- Tout comme tu ne sais rien des Griffondor, des Né-Moldu et des Moldus.

- J'en sais suffisamment pour dire que les premiers sont des imbéciles et les deux autres des êtres inférieurs aux sangs purs.

Brunhilde ne vit pas la claque venir mais elle la sentit, brulante, sur sa joue. Choquée, la jeune fille porta la main a sa joue tout en demandant

- Que viens tu de faire ?

- Je…

- QUE VIENS TU DE FAIRE ?

Brunhilde se leva d'un bond, abandonnant son flegme habituel, pour empoigner le col de la griffondor par-dessus la table. Ses mains se serrèrent compulsivement sur le col rouge et noir tandis qu'elle dit d'une voix dangereuse ;

- Refait ça, Née-Moldue. Ose ne serait-ce que tenter de lever la main sur moi et je te ferrais voir l'ampleur des connaissances des Von Rosen en matière de magie noire.

Elle sentait le cœur affolée d'Hermione pulser sous ses doigts et son corps trembler prés du sien et pourtant, la jeune fille soutenait son regard avec un air revêche

- Tente de faire ça, Von Rosen, et tu verras l'étendue de mes propres connaissances.

La jeune fille posa son front contre celui d'Hermione tout en tenant son col, respirant son odeur et soutenant son regard d'un air furieux

- Ne me tente pas, Granger. Tu t'en mordrais les doigts…

La rouge et or ne répondit rien, les yeux plantés dans ceux de Brunhilde et le souffle court. La serpentarde sent sa joue la bruler a l'endroit de l'impact, et sa colère ne fit que redoubler alors qu'elle prenait pleinement conscience de la situation. Elle finit par repousser Hermione avec violence, satisfaite d'entendre le souffle de la jeune fille se couper lorsque son dos frappa violement le dossier de s chaise. En silence, Brunhilde prit ses affaires et sortit de la bibliothèque.

- Qu'elle petite conne, cette sang de bourbe !

Brunhilde approuva à demi mot les injures de Silke. Evidemment qu'elle été dégoutée et indignée par ce qu'avait fait cette fille : la frapper comme une moldue ? Granger n'était vraiment qu'une sauvage. Bien sur, elle voulait se venger et lui faire la misère, qu'elle comprenne que l'on ne touche pas a la noble famille Von Rosen. Mais…Elle n'arrivait pas à être d'accord avec Silke. Enfin pas totalement. Cette fille…Hermione Jean Granger avait fait, quelque part, ce que énormément de personne rêvaient de faire. Elle avait oser lui dire ce qu'elle penser, lever la main sur elle lorsqu'elle était aller trop loin… Elle sait elle-même qu'elle est aller trop loin, ce qu'elle a dit était pitoyable et intolérable. Vraiment.

Brunhilde n'en pouvait plus qu'on lui fasse des courbettes. Mademoiselle Von Rosen par-ci, Miss Brunhilde par là…Tout cela pour quoi ? Parce que son sang était pur et parce que sa famille était riche. Elle ne sera jamais Brunhilde, elle sera toujours Brunhilde Von Rosen ou même seulement Von Rosen, pour ceux qui auront oublié son prénom ou l'auront confondue avec Silke. On ne connaissait d'elle que ce que la société voulait bien qu'elle montre : une parfaite Héritière. Qui la connaissait vraiment ? Autre que sa sœur…Alors oui, l'audace de cette fille l'impressionnait : elle avait osé la baffer malgré son nom, sa richesse, sa pureté, sa réputation. Elle n'était pas gryffondor pour rien. Ou alors seulement stupide.

Elle écoutait Silke éructer et cracher son venin, prendre Morgane a témoin de sa vengeance prochaine. A cause d'elle, ses considérations commencèrent à s'émietter. Elle avait soufflé sur son château de carte. Brunhilde admirait Hermione pour son intelligence, son audace et ses valeurs. Brunhilde méprisait les Nés-Moldus. Hermione était Née-Moldue. Et Brunhilde ne comprenait plus. Cette fille avait fait voler son petit monde parfait fait de livres et de masques.

Masque… Etrangement, Brunhilde avait l'impression que les griffondors, et plus précisement le trio, n'avait pas connaissance de ce mot. Hermione riait aux éclats, fronçait les sourcils, faisait la moue, rougissait, souriait, s'énervait… C'est peut être le fait qu'elle ne portait pas de masque qui l'avait poussé à l'observer ce matin.

Une main se posa sur son épaule et Brunhilde ne tourna pas la tête. Une voix autoritaire ordonna a Silke et les autres de quitter la Salle Commune. La personne s'assit alors a ses coté sur le canapé. Brunhilde ne fut pas surprise de croiser les grands yeux noirs de Parvanah, ni d'entendre sa voix murmurer a son oreille

- Qui t'as fais cette marque ?

Les doigts de la jeune iranienne parcoururent lentement le galbe de sa joue où une marque rouge été apparu. Brunhilde ferma un instant les yeux, appreciant le contact froid de sa main contre sa peau brulante avant qu'elle ne réponde

- Rien qui ne necessite ton intervention, Ishtar…Je reglerais cela moi-même.

Les doigts se crispèrent contre sa peau, Brunhilde sentit les ongles de la jeune femme glisser sur sa peau tandis que la voix veloutée de cette dernière murmura a nouveau, pleine d'une colère froide.

- J'ai décidé que cela me concernait. Répond a ma question.

Brunhilde rouvrit les yeux pour planter son regard dans celui de la dirigeante de sa maison. Les pupilles d'un noir d'encre luisait d'une colère sourde et d'inquiètude mélées tandis que sa main avait reprit ses legeres caresses sur la joue de la jeune fille.

- Ishtar, je…

- Répond moi Brunhilde…

La voix étonnement douce de Parvanah et le fait qu'elle utilise son prenom finit par décider Brunhilde a lui répondre

- Hermione Granger.

Parvanah se rapprocha d'elle tout en chuchottant

- Elle a osé lever la main sur toi… Sang impur, je lui montrerai ce qu'il en coute de s'en prendre a toi.

- Pourquoi ?

L'irannienne lui souri un peu

- Bien sur, je lui en voudrais si elle avait fait la même chose à un autre serpentard mais… -elle pose son front contre le sien- On ne touche pas a ce qui est a moi.

Brunhilde fronça les sourcils et repoussa la jeune femme en posant une main sur son épaule

- Je ne suis la propriété de personne Ishtar.

- Que tu crois.

La jeune blonde lui lança un regard courroucé tout en serrant les dents

- Je suis Brunhilde Von Rosen, je n'appartiens a rien ni personne si ce n'est a moi-même.

- Mais voyons, Brunhilde, tu appartiens au Seigneur des Ténèbres.

La brune attrapa impérieusement le bras de Brunhilde et le découvrit d'un geste sec, dévoilant la peau blanche de son avant bras. Elle se pencha, ignorant les tentatives de Brunhilde de se dégager, et posa ses lèvres sur son avant bras, a l'emplacement de la future marque des Ténèbres.

- Tant que ton bras est dépourvu de la marque, tu es à moi Brunhilde. Après tout, ne suis-je pas la dirigeante de Serpentard et chef des aspirants mangemorts ?

Elle retira son bras et lança un regard noir a Parvanah

- Ton titre, aussi honorable soit-il, ne te donne en aucun cas le droit de nous considérer comme a toi.

- Oh mais je ne considère pas les serpentards comme a moi. Seulement toi. Et crois moi, tu finiras par être d'accord avec moi.

Elle eut un sourire charmeur et pa,ssa une main sur les plis de sa robe tout en se levant.

- Eh bien, bon soir Brunhilde.

Elle ne répondit pas, se contentant d'un grognement bien peu distingué, ce qui fit rire Parvanah.

« Pour qui se prend-t-elle donc ? Elle ? Appartenir a quelqu'un ? Et puis quoi encore, son frère est un adorateur des moldus ?! » Fulminant, la jeune fille attrappa la nouvelle édition du Livre de Sortilège des Familles Noires par Adolf Lelouch et sorti de la Salle Commune de Serpentard afin de trouver un lieu où lire tranquillement.

Elle s'arrêta, perplexe, devant une porte qu'elle n'avais jamais vu avant. Se disant qu'elle ne risquait rien a exploré un peu, elle l'ouvrit et écarquilla les yeux. La salle était gigantesque, de taille comparable a la Grande Salle, ses murs étaient couvert de bibliothèques remplies, au centre il y avait des tatamis et des mannequins d'entrainements pour les sortilèges ainsi que divers objets pour s'entrainer au métamorphoses, plusieurs miroirs étaient disposé sur le coté droit, permettant de voir et d'ameliorer ses postures de duel. Impressionnée et ravie d'avoir trouvée cette salle, Brunhilde s'approcha des mannequins tout en ouvrant son grimoire de Magie.

- On va bien s'amuser…

Elle souri et chercha un des sortilèges de magie noire qu'elle n'avait pas encore essayer et entreprit de le perfectionner sur un des mannequins. Elle se défoula plusieurs heures sur les mannequins magiques, enchainant magie blanche et magie noire dans une danse mortelle. Sortilège de découpe, sort d'exsangue, Expelliarmus, Incendio. Tous se mêlaient et se bousculaient au bout de sa baguette. Brunhilde ne s'aretta ni lorsqu'un morceau du mannequin explosa et frappa son bras, ni lorsque la sueur se mit a perler a son front. Elle imagina tour a tour Dumbledore, Hermione, Potter, Parvanah a la place des mannequins. Mille fois elle les tua. Mille fois ils revinrent. Le vieux fou sénile, la née-moldue indigne, le survivant abruti, la future mangemorte égocentrique… Brunhilde finit par tomber de fatigue sur les tatamis.

Ses mains au sol et le souffle court, elle fixait le tatami bleu d'un air mauvais : elle voulait tous les tuer. Elle allait tous les tuer. Lorsqu'elle serait mangemorte, quand elle gravirait les échelons et ferait parti des favoris du Lord Noir. Dumbledore mourra de sa main, tout comme Hermione, elle lui doit bien cela…Potter et Parvana, elle ne les tuera pas : le premier est a son seigneur et la deuxième dans son camps. Elle, Brunhilde Von Rosen sera la femme mangemorte la plus puissante de toute ! Elle surpassera Bellatrix, cette vieille folle avait fait son temps, et elle dépassera Parvanah ou s'en débarrassera, un accident est malheureusement si vite arrivé lors des raids. Brunhilde souri. Oui, un accident est si vite arrivé…Pour l'heure, elle doit se contenter d'être la seconde, vu l'attachement qu'a la dirigeante pour elle, elle réussira a se faire nommer dirigeante pour l'année prochaine. Elle coiffera Malfoy au poteau, de même que Silke : Brunhilde adorait sa sœur mais elle n'était pas faite pour diriger. Silke était une gentille poupée que l'on expose, pas une leader capable de mener une bataille.

Brunhilde rit. Elle sera la meilleure. Elle deviendra la meilleure. Elle fera partie de l'élite et personne ne l'en empêchera.


J'espère que ce chapitre vous à plut, vous pouvez laisser une petite review si c'est le cas :3 et même si ce n'est pas le cas, vous pouvez me dire en quoi je peux m'améliorer ^-^