Nouveau chapitre ! J'espère vraiment que vous aimerez ! Merci pour toutes vos reviews adorables ! je vous laisse à votre lecture avec un chapitre un peu plus long que d'ordinaire ! Bisous =)

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Un petit matin alors que la sonnerie du réveil retentit dans un bruit assourdissant, j'ouvre les yeux avec un doux sentiment au creux du cœur. J'ai hâte de commencer l'entraînement et je suis très heureuse d'avoir des amies avec qui je peux parler, sans me faire réprimander par Marcus.

Triss et Christina me tirent un regard encore endormi alors que je suis déjà en tenue prête à aller me battre et apprendre pleins de choses. La voix de Quatre, notre instructeur tire les derniers retardataires du lit en clamant :

-Tout le monde dans la salle d'entraînement dans 5 minutes !

-Mais on ne prends pas de petit déjeuner avant ? Demande une fille à ma droite.

Le sourire du mentor n'inspire rien de bon, pourtant il se contente de répliquer :

-Puisque vous avez traînés au lit ce matin, non. Demain vous aurez le temps si vous vous levez plus tôt. Vous devez être tout les jours à 8h00 pile à l'entraînement. C'est la première et dernière fois que je viens vous chercher ! Dépêchez-vous maintenant !

Dans un haussement d'épaule je m'approche de l'instructeur puisque je suis déjà prête. Celui-ci me dévisage avec un regard étrange avant de me demander :

-On a hâte, Rebelle ?

-T'imagines même pas ! Je souris.

-On en reparlera après, une fois qu'Eric t'auras mise au tapis. Tu as vraiment été imprudente de le provoquer !

Je ne lui réponds pas, un peu indifférente à ses mises en garde. De toute façon, je ne suis pas douée avec les rapports humains, ça ne va pas commencer aujourd'hui. Je n'ai plus qu'à assumer mes paroles en espérant faire le bon choix.

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Nous arrivons dans une grande salle qui ressemble à un entrepôt, je dois avouer que je suis un peu perdue dans cet immense espace. La voix d'Eric clame alors que je sursaute en me demandant bien quand il nous a rejoint :

-Allez ! Pour commencer vous allez courir une demie heure ! On se dépêche !

Son ton est sans appel et traîner serait signer un arrêt de mort. Je m'empresse de partir au pas de course talonnée par Triss et Christina.

Quel bonheur, quel joie de courir ainsi libre. Je regrette de ne pas sentir le vent dans mes cheveux et l'air frais de l'extérieur entrer dans mes poumons. Triss remonte très essoufflée à mon niveau en me demandant :

-C'est pas possible, Rebelle ! Comment fais-tu pour courir sans efforts !

-Question d'entraînement ! Je ris. Quand Marcus me donnait quartiers libres ou que je réussissais à sortir en cachette de la maison, il fallait que je fasse mes affaires très rapidement ! Et aussi pour fuir ses corrections ! J'ajoute en me marrant.

-Il te frappais ? Demande la blonde en tentant de reprendre son souffle.

-Non. Je me suis prise quelques claques, rien de bien méchant. Mais encore fallait-il qu'il m'attrape pour me la mettre.

Triss rit à son tour en reconnaissant que si ses parents avaient voulus lui mettre une fessée , elle aurait sans doute décarpie à toute allure.

Une fois le footing achevé, je remarque qu'énormément de recrues sont complètement vidées et se massent le ventre. À côté d'eux, je me sens fraîche, pleine d'énergie et à peine échauffée. Ceci dit, je vais vite déchanter quand Eric dit avec dédain :

-Bande de mou du genoux ! Un petit footing est vous êtes déjà fatigués ! Bien, maintenant, nous allons passer aux exercices de combat. Voyons, qui de vous est encore assez en forme.. Toi ! La Rebelle !

Je sursaute quand il m'appelle avant de comprendre que je suis la seule, bras croisés à l'écouter. Je soupire discrètement avant de monter sur le ring. Je crois bien que Quatre avait raison et que je vais manger mon affront douloureusement.

Eric me montre les rudiments du combat au corps à corps avant de m'ordonner de l'attaquer :

-Et bien la rebelle ! Montre-nous ce que tu as dans le ventre !

-Tu sais mon prénom c'est simplement Rebelle et pas la rebelle ! Je réponds en me mettant en garde.

Sans prévenir, Eric fend sur la gauche en me laissant juste le temps de bondir sur le côté pour éviter son poing. Je remercie intérieurement les quelques bagarres de rue auxquelles j'ai participé avant de repenser à se que disait un de mes anciens amis : « la meilleure défense, c'est l'attaque ».

je bondis alors sur Eric qui me bloque sans un effort. Je remarque juste à temps son poings se frayer un chemin dans ma garde pour atteindre mon ventre. J'ai juste le temps de l'attraper pour le stopper mais je n'arrive pas à éviter celui qui s'enfonce dans mes côtes à gauche, là ou elles ont été cassées. Eric à l'air surpris de voir comme son poing rentre facilement dans le troue de mes os mal ressoudés et je m'écroule sur le ring, avec un regard de satisfaction. La douleur est telle que je crois que si je n'avais pas autant de rage, je me roulerais en boule pour pleurer toute les larmes de mon corps. Je me relève sous le regard consterné d'Eric qui dit :

-Arrête là, je t'ai cassé des côtes, il faut que je t'emmène à 'infirmerie.

-Dans tes rêves ! Je crache en me remettant en garde. Je suis encore fraîche comme un gardon et tu ne m'a pas encore mise au tapis, que je sache !

-J'aurais presque pitié de toi. Il sourit visiblement amusé. Mais j'essayerais de faire ça vite !

Je le vois à peine se jeter sur moi et m'envoyer son genou dans le ventre alors que je roule une nouvelle fois sur le tapis. Il est rapide, le bougre ! Je me relève, le souffle court et cette fois, je lui saute dessus la première. Directement, je cherche son point faible et je souris en pensant que ses bijoux de famille feront parfaitement l'affaire. Alors que je le feinte avec mon poing à droite de la tête, j'en profite pour lui assener un coup de genou dans l'entre-jambe. Si il a eu mal, il n'en a rien laissé paraître. Par contre, ça l'a terriblement énervé puisqu'en trois coups, il m'a mise K-O.

C'est allongée sur ce tapis froid, la respiration sifflante que je le vois se pencher vers moi avant de murmurer à mon oreille :

-Audacieux comme choix mais grandement stupide. Allez viens, ne bouge pas, je t'emmène à l'infirmerie.

Comme il fait mine de vouloir me porter, je lui gifle brutalement la main en grondant comme un animal blessé :

-Ne me touches pas !

Ensuite, je ne sais plus, le noir m'a happé, irrémédiablement...

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quand j'ouvre les yeux, je ne tombe que sur du blanc délavé. En tournant la tête, je ne reconnais rien dans le décor à part Triss et Christina. Je leur demande, un peu shootée :

-Où suis-je ?

-A l'infirmerie. Répond la brune.

-Comment j'ai atterris ici ?

-C'est Eric qui t'a porté jusque là, une fois que tu t 'es évanouie. Continue t-elle. On lui a bien dis que tu serais un rogne une fois que tu le saurais mais ça a eu l'air de l'amuser plus qu'autre chose.

-Pourquoi ça ne m'étonnes pas ! Je souffle sarcastique.

-Après ton départ, on a continué l'entraînement avec Quatre. Reprend Triss. Et puis à la fin de celui-ci on a appris une mauvaise nouvelle...

-Encore ! Je m'exclame. Allez-y, envoyez la sauce, je ne suis pas à ça près !

-Bah. Continue Triss. En gros c'est simple, si tu es en dessous de la ligne rouge pour le classement, tu es éjecté de chez les Audacieux pour un allé simple chez les sans-faction !

-Quoi ! Je m'écrie. Ils auraient put nous prévenir ! Vous en êtes où ? Et vous avez vu mon classement ?

-Oui. Répond Christina. Toi et moi sommes au dessus de la ligne. Par contre, Triss est en dessous. Mais elle va vitre progresser et rester avec nous !

Toutes les trois, nous hochons gravement la tête avant de sursauter sous l'exclamation joyeuse de Christina qui dit :

-Et si nous allions nous faire tatouer?

-Bonne idée ! Je souris.

-Tu ne peux pas Rebelle. Réplique Triss, visiblement embêtée. Tu dois rester encore aujourd'hui à l'infirmerie, ordre d'Eric.

-Tu sais quoi. Je souffle énervée. Pour la faire courte, Eric, je l'emmerde !

Sur ceux je me lève souplement de mon lit, en sortant de l'infirmerie sous les rires complices de mes deux amies.

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-Tu vas choisir quel modèle ? Me demande Christina.

-Je sais pas encore. Je réponds en fouillant dans les plaques de verre. En fait, ça m'embête d'avoir quelque chose de déjà existant. Et toi, Triss ?

Je me retourne car n'ayant pas de réponse de mon amie, je me demande ce qu'elle fait et je la vois plus loin en discussion avec une tatoueuse. Je souris avant de taper l'épaule de Christina et de lui pointer du doigts Triss. La brune s'esclaffe :

-Et bien, elle ne perd pas de temps !

Christina pars avec un autre tatoueur, me plantant toute seule car elle a trouvé son motif, une belle fleur de lotus qu'elle veut appliquer sur l'épaule.

Comme je flâne au milieu des modèles sans rien trouver qui ne me convienne, un mec vient à ma rencontre et demande :

-Laisse-moi deviner, tu veux te faire tatouer mais tu ne sais pas quoi ?

-Presque ! Je souris

-Alors. Il réfléchit. Tu veux te faire tatouer mais tu ne veux pas un modèle déjà tout fait, c'est ça ? Allez suis-moi !

Je souris avant d'emboîter le pas du grand bonhomme qui est encré sur chaque centimètre de peau.

-Comment tu t'appelles ? Il me demande en m'invitant à m'asseoir alors qu'il prépare son matériel.

-Rebelle ! Je réponds sans hésitation.

Cela fait sourire l'homme qui sort une feuille blanche et un stylo avant de s'installer en face de moi. Il me demande :

-Tu voudrais ton tatouage à quel endroit ?

-Je vois bien le haut du torse. J'aimerais quelque chose qui me défini vraiment !

-Je trouve que ton prénom en dit déjà long sur la question. Il réplique amusé. Mais j'ai une idée, donne-moi quelques instants.

Je le vois s'activer auprès de sa feuille pendant 20 longues minutes avant de me montrer mon futur tatouage qui représente deux chevaux aux regards fous, se faisant face en essayant de se mordre. La tête et l'encolure sont faites dans un style croquis que j'adore. Ce tatouage va vraiment sublimer l'imperfection d'un dessin fait main. Je lève le pousse en l'air avant de m'exclamer :

-Va pour ça ! C'est tout à fait cela !

-Heureux que ça te convienne ! Aller enlève ton haut, que je puisse l'appliquer !

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-Alors vous avez fait quoi ? Ça vous a fait mal ? Nous demande Christina en revenant de son tatoueur.

-ça ! Nous montre Triss. Et non ça brûle un peu, c'est tout !

Je regarde ses trois petits oiseaux qui volent sur l avant de sa clavicule et je trouve que ça la représente bien. Viens mon tour et je réponds simplement en tirant mon débardeur montant :

-ça et pareil que Triss pour la douleur.

-Whaou ! S'exclame la brune. Tu commences pas du gros !

-En effet, audacieux comme choix ! Nous coupe une voix masculine dans le dos.

Je me retourne vivement pour faire face à Eric qui aborde une expression moqueuse avant de le défier du regard. Celui-ci m'attrape le menton en sifflant :

-Je t'avais ordonné de rester à l'infirmerie pour cette nuit. Tu ne viendras pas te plaindre demain d'être mal en point.

Je détourne la tête pour me libérer de son étreinte alors qu'il tourne les talons. Jamais je n'ai ressentit autant de haine et de colère pour quelqu'un ! Jamais !