Au petit matin, Booth se réveilla, Bones couchée sur son torse. Il la regarda dormir et décida qu'il était temps de lui avouer son amour, quand le moment sera venu.
Bones : Mmmmh.
Booth : Bien dormi ?
Bones réalisa la posture dans laquelle elle était et se releva précipitamment.
Bones : Très bien merci. Et vous ?
Booth : J'ai eu un peu de mal à m'endormir.
Bones : Première à la salle de bain !
Booth : Je vais faire un footing, on se retrouve à la salle à manger pour le petit déjeuner ?
Bones : Ok, à tout à l'heure !
Bones pris une douche brûlante et se remémora son réveil .Malgré elle, un sourire éclaira son visage.
DANS LA SALLE A MANGER DE L'HOTEL
Bones attendait Booth depuis 30 minutes et commençait à s'inquiéter. De plus, il n'avait pas pris son portable. « Très intelligent pour un agent du FBI ! » pensait-elle.
Son téléphone sonna.
Bones : Tempérance Brennan.
Parker (en pleurs) : Bones !
Bones : Parker ! Parker que ce passe-t-il ?
Parker : C'est l'ancienne chérie de papa …
Elena (reprenant le téléphone) : Brennan, c'est ça ?
Bones : Pourquoi avez-vous Parker ?
Elena : Passe-moi Booth.
Bones : Il n'est pas là. Passez-moi Parker ! Je veux lui parler !
Elena : Bon écoute moi bien sale chienne ! Tu vas dire à Seeley, que je détiens son morveux et que s'il veut le récupérer, je veux qu'il revienne vers moi.
Bones : Je lui dirais, mais ne touchez pas au petit !
Elena : S'il fait ce que je lui dirais de faire, le gosse n'aura rien, en revanche s'il dit non, il peut d'ores et déjà s'inscrire sur la liste des parents qui ont perdu leurs gamins !
Bones : Que veux-tu qu'il fasse ?
Elena : Je lui dirais en temps voulu, je ne veux pas discuter avec toi.
Elle raccrocha.
Bones éclata en larmes. Mais ce n'était pas le moment de pleurnicher, pensa-t-elle, et partit à la recherche de Booth.
Elle l'aperçu au détour d'un chemin.
Bones : Booth ! Booth !
Elle se jeta dans ses bras en sanglots et lui expliqua la situation.
Booth : Je dois aller chercher mon portable.
Bones : C'est bon, je suis allé le prendre dans la chambre avant de partir.
Booth : Elle va rappeler.
Bones : On va trouver un moyen de sauver Parker, je vous le promets.
Booth (pas vraiment convaincu) : Merci Bones.
Le téléphone sonna.
Booth mit le haut-parleur.
Booth : Elena, je veux entendre Parker !
Elena : Quelle politesse ! Oui moi aussi je suis heureuse de t'entendre bébé.
Booth : Elena … Qu'est ce que tu veux de moi ?
Elena : Ta salope est avec toi ?
Booth regarda Bones et répondit : « Non, elle n'est pas avec moi. »
Le regard de Tempérance se voila.
Elena : Tu vois qu'elle n'est pas fiable ! Moi je ne t'aurais jamais laissé seul dans un instant critique comme celui-ci !
Booth : Qu'est-ce que tu veux de moi ?
Elena : Ma vengeance.
Booth : Tu peux être plus précise ?
Elena : Je te rends ton fils sans égratignures si tu m'amènes Tempérance Brennan.
Booth : Pourquoi ?
Elena : Tu n'as pas du comprendre à quel point je me suis senti humiliée et blessée à cause d'elle. Je veux qu'elle comprenne vraiment que tu m'appartiens.
Booth : Et si je te l'amène, que vas-tu lui faire ?
Elena : Je ne sais pas encore… Mais si je voulais la tuer, tu dirais quoi ?
Booth : Que tu n'es qu'une garce et que jamais, jamais je ne te laisserais faire.
Elena : Attention mon chou, tu ne devrais pas trop t'y attacher ! Amène-la moi et ton fils n'aura rien sinon …
Un cri du petit garçon résonna dans le combiné.
Bones, les larmes aux yeux, opina de la tête pour signifier à Booth qu'elle devait se rendre à Elena.
Booth : Arrêtes Elena ! C'est d'accord, où dois-je t'amener Tempérance ?
Elena : Tu l'attacheras, tu la mettras dans ton coffre – je ne veux pas que tu la vois, tu serais capable de la libérer-, et on fera l'échange dans le vieux hangar.
Booth : Où exactement ?
Elena : Le vieux hangar près du port, dans la zone industrielle. Sur le mur de droite, tu verras les initiales T.B. Tu as vu, j'ai choisi cet endroit juste pour elle ! Quelle charmante attention n'est-ce pas ?
Booth : A quelle heure ?
Elena : Dans 3 heures, et ne lui dis rien de notre plan, je veux qu'elle pleure toutes les larmes de son corps parce qu'elle comprendra que tu l'auras trahie.
Booth : C'est ça !
Après avoir raccroché, un lourd silence s'installa entre eux.
Booth prit Bones dans ses bras, qui au contact du corps chaud de Seeley, se mit à sangloter.
Booth : Je ne la laisserais pas vous faire du mal, Bones, je ne sais pas comment je vais faire, mais je vous sortirais de là.
Il embrassa ses cheveux.
Bones (toujours blottie dans les bras de Booth) : Tout est de ma faute.
Booth (la regardant subitement) : Quoi ? Comment ça pourrait être votre faute ?
Bones : Si je n'étais pas venu chez vous la dernière fois, rien ne serait arrivé.
Booth : Non, Bones, rien de ce qui arrive n'est votre faute. C'est elle qui est complètement cinglée ! Je vous interdis de penser ça ! Vous m'entendez ? Ecoutez Bones, vous êtes des meilleures choses qui me soient jamais arrivées, et, avec Parker, l'une des personnes les plus importantes au monde pour moi. Alors, non ! Rien n'arrive à cause de vous.
A ces mots, Bones se serra encore plus contre lui et ses larmes s'arrêtèrent.
Bones (murmurant) : Merci.
Booth pensa qu'il serait peut être le moment de lui avouer ses sentiments mais se dit que quand le moment serait venu, il le saurait.
Bones : Je dois appeler l'équipe pour leur dire qu'il faut qu'ils se débrouillent tous seuls.
Booth : Très bien.
Au téléphone.
Angéla : Mais tout va bien ?
Bones : Oui oui c'est juste que je pense que vous pouvez vous en sortir sans moi, et je préfère prendre des vacances, c'est tout.
Angéla : Des vacances avec Booth ?
Bones : Entre autres, si tu savais comme la Nouvelle-Orléans est agréable !
Angéla : Oui, ma chérie. Ne t'inquiètes pas on va s'en sortir sans vous et profites de tes vacances pour … faire le point.
Bones : Merci Ange. (Après un silence) Je t'aime Angéla.
Angéla : Je t'aime aussi Tempe. Allez, amuses toi bien avec Booth.
Bones raccrocha et fixa le paysage. Le calme absolu se reflétait dans les eaux paisibles du Lac Pontchartrain, illuminées par le soleil encore timide du matin. Tout le contraire de ce qu'elle ressentait à ce moment là.
Elle sentit Booth se rapprocher d'elle. Il posa les mains sur ses frêles épaules et contempla en silence l'horizon. Il ferait tout pour récupérer son fils et sa partenaire, mais il avait peur des conséquences de ces actes. S'il arrivait malheur à Bones, il ne se le pardonnerait jamais.
Bones pleurait en silence.
Booth mit ses mains sur son ventre et l'amena à lui.
La chaleur de Booth sur son dos la rassura et elle comprit qu'il ne la laisserait pas tomber. Elle avait toujours eu une confiance aveugle en lui. Elle ne pleurait pas de peur en réalité, mais de culpabilité. Parker était prisonnier de cette femme jalouse. Tous les crimes commencent par de la jalousie exacerbée.
