Oya,

Bon bha voilà, déjà un nouveau chapitre ! Et la véritable histoire commence MAINTENANT ! Héhé !

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Disclaimer : Bleach n'est pas à moi !

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Merci à Tsuki-neesan, Ayu, , Ellie, Kaita-chan, Guest, OMGWhereisthelight et shirosaki35 pour leur commentaire !

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Filament

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Chapitre 3 : Savoir, c'est important.

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« Nan sérieux comment est-ce que tu as fait ? »

Shirosaki lui sourit sadiquement.

« J'ai mes sources et tu le sais ! » Il rit fortement sous le regard blasé du blandinet et énervé du roux. « Enfin j'ai un petit cadeau pour toi ! Il vient à l'anniversaire de Rukia~ !

- Pardon ?! Mais elle le connaît même pas !

- Et alors ? Il est ton sauveur de portable non ?

- Mais comment tu sais ça ? »

Hitsugaya soupira. Lui était habitué à ce que son meilleur ami sache tout à un moment donné, même les secrets les plus profondément cachés, qu'il dénichait sans problème. Ichigo était le plus facile à comprendre de tous les proches de Shirosaki. Il était aussi la personne la plus chère à ses yeux après lui-même... Comme il ne le voyait pas autant que lui. Tôshirô n'imaginait pas le réseau mit en place afin de surveiller les moindres agissements de son frangin, incapable de réaliser que la vie privée existait.

« En plus il vient en tant que pote d'un pote alors c'est bon !

- Ah ouais et le pote de qui au juste ?

- De Kaien~ ! »

Ichigo ouvrit la bouche mais la referma immédiatement. Kaien ? KAIEN ? La super idole de tous les jeunes en ce moment ? Le mec sur qui Rukia avait craqué un jour dans la rue et sur lequel elle n'arrêtait pas de blatérer des âneries ? Comment est-ce que Shirosaki était rentré en contact avec cette star du J-rock ?

« Comment t'as fait ?

- Je l'ai rencontré en boîte alors que Il Forte voulait me présenter des potes. Et ses potes c'était le groupe de Kaien. Grimmjow et Mugetsu en plus. J'ai sympathisé puis lui ai parlé de Rukia~ ! Il a dit que son frère était son agent, tu imagines ? Et Rukia ne le sait même pas !

- Nan ? C'est vrai ? » lança ironiquement Ichigo. « Vu comment ils se parlent tous les deux !

- Ouais mais là on aborde autre chose ! »

Yuzu débarqua à ce moment dans le salon avec son grand sourire d'ange habituel. Elle attrapa la main d'Hitsugaya et d'Ichigo puis les tira vers la cuisine.

« Allez ! A table ! »

Shirosaki, voyant les deux autres, se mit d'un coup debout pour suivre le mouvement. Il avait faim lui aussi ! En plus, Yuzu cuisinait toujours mieux quand il y avait son jumeau à la maison. Peut-être parce qu'elle s'émerveillait toujours plus avec lui ? Shirosaki soupira. Hormis son homosexualité, Ichigo était le frère parfait de toute façon ! Il ne pouvait pas rivaliser avec ça. Lui, il resterait le mauvais jumeau, celui qu'on trouvait sympa et effrayant à la fois. C'était aussi pour ça qu'il avait décidé d'empoigner ce rôle à bras le corps jusqu'à créer sa propre mafia dans la ville... Il s'étonnait lui-même de savoir exactement le nombre de kilos de cocaïne qui avait passé les barrières de la cité aujourd'hui. En fait, il était devenu l'informateur de toute la ville.

Il coupa court à ses pensées en s'asseyant à table avec les autres. Yuzu commença à lancer la conversation sur le lycée. Elle n'était pas dans le même que sa sœur et Hitsugaya, et préparait un C.A.P. en jardinerie, puisque dans l'optique de ne pas réellement vouloir quitter la maison, s'y sentant très bien, elle pensait se trouver toujours mieux dans un métier qui lui permettrait de rester chez elle, que ce soit au ménage ou à la cuisine, que d'envisager un bac général, partir dans l'expectative, pour se diriger vers l'inconnu, à une date qui l'était tout autant. Quoique, si ses notes en science l'avait permis, comme à sa sœur, elle aurait voulu être infirmière. Finalement, elle était un peu comme Shirosaki, le boulet des deux jumeaux.

Karin enchaîna sur le match de football qu'elle allait disputer contre le lycée qui avait toujours était leur ennemi. Ichigo et Hichigo se raclèrent la gorge en même temps alors que les souvenirs de la bataille interminable leur revenaient.

Suivit le silence. Il n'était pas gênant, plutôt apaisant mais Shirosaki n'aimait pas le silence. En plus il avait une bonne idée pour ce qui animerait un peu la table.

Le portable d'Ichigo vibra en signe de sms. Immédiatement, comme tout bon adolescent ou jeune adulte, il l'alluma pour voir le contenu du message. Ses joues se tintèrent légèrement alors qu'il voyait Grimmjow apparaître sur l'écran. L'albinos le plus vieux se mit à sourire sadiquement.

« C'est de ton sucre d'orge ? »

Ichigo soupira, lassé par le surnom d'une débilité sans fond ni nom. Son frère pouvait être si peu mature dès fois... Il rajouta un soupir pour le coup. Puis soudain il se rendit compte d'une chose. Ses deux sœurs le fixaient. Elles ne lâchaient pas du retard. Il se leva et indiqua, gêné :

« Je vais chercher le sel... »

Karin juste à côté attrapa sa chemise et lui lança autoritairement.

« Pas la peine, il est sur la table. »

Okay... Il ne pouvait pas y échapper c'est ça ? Tout ça c'était la faute de Shirosaki ! Il savait que ça finirait comme ça ! Il le savait ! Cet enfoiré avait tout calculé c'était sûr…

Ichigo se tourna vers Hitsugaya qui essayait de s'enterrer depuis le début de la conversation. Pitié ! Il était son dernier espoir ! Il devait absolument changer de sujet ! Qu'on le laisse seul pour gérer ses amours ! Il n'était en aucun cas obligé d'en parler à tout le monde, hein ? En plus il était certain que Grimmjow aussi n'aimerait pas qu'on étale sa vie privée comme une feuille de route ou une carte d'état-major sur la table du diner. Il soupira en voyant le plus jeune blandinet détourner le regard alors que ses deux sœurs le fixaient toujours, et toujours plus intensément. Ça allait être long !

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« Le pauvre ! Pauvre Ichigo ! » s'amusa Vandlis en se roulant de rire sur le sol de sa caverne.

Le dieu fronça les sourcils. Cet extrait était encore plus gênant que celui d'avant, il ne restait plus qu'une chose pour que le petit blond gagne le pari et sa liberté. Quel idiot il faisait ! Si Vandlis sortait de sa prison et qu'on le déposait dans un monde quelconque, le temps était menacé. Il devait trouver un moyen de contrer l'avancée du jeune homme. Sachant que le vieux et la bête devraient lui obéir pour un moment, il serait trop puissant. Il devait trouver autre chose. Il devait trouver un moyen de l'empêcher de gagner ce défi.

« On va changer de domaine. »

Il attrapa la widget à sa droite et l'agrandit.

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« Allez Gin-san ! Seulement un petit bisou~

- Rangiku tu est complètement saoule, tu le sais au moins ? » s'amusa l'homme aux cheveux blancs alors qu'il la voyait se tenir à lui tout en essayant de marcher. Il se mit à rire gaiement.

La rousse gonfla ses joues pour faire une moue adorable. Non mais oh ! Elle n'était pas saoule ! Elle avait juste un peu trop bu, c'était pas pareil ! Et si elle tenait pas sur ses jambes c'est par ce que les foutus gens qui avaient fait cette route étaient des incapables qui ne savaient rien faire de droit ! On se croirait sur un de ces chemins de Corse sérieux ! Et en plus si elle avait une sale envie que Gin la prenne dans ses bras et l'embrasse c'était juste parce que ça faisait plusieurs années qu'elle l'aimait ! Fallait pas chercher loin ! Pour toutes ses raisons, elle n'était pas saou-

« Hic ! »

Gin sourit malicieusement. Ce qui était bien avec Rangiku c'était que tout ce qu'elle pensait quand elle était saoule, elle le disait à haute voix. Seulement, il sentit ses joues rougir alors que la déclaration de la jeune femme rousse résonnait en lui. Ce n'était pas la première fois qu'il l'entendait dire quelque chose de similaire. Mais soyons francs, elle était belle, adorable et avec une poitrine à en faire descendre les dieux eux-mêmes. Un certain dieu hocha la tête. Mais qu'est-ce qu'une si belle femme ferait avec lui, un renard ? Il se disait bien intérieurement qu'il ne la méritait pas et ne la mériterait jamais.

Rangiku s'accrocha encore plus à lui, pressant ainsi son imposante poitrine contre son torse.

« Giiiin ! Quand zest-ce que bu ba m'embasser ? Ze veux un bibou ! »

L'albinos se mit à rire franchement alors que la pauvre alcoolique n'arrivait même plus à parler. Il lui attrapa le bas des jambes et se mit à la porter comme une princesse. Oh moins comme ça elle ne tomberait pas.

« Oh Giiiininouuuu ! Comme z'un brince karmant ! »

Gin se mit à rougir à la fois du surnom et de la comparaison. Elle était pas sérieuse quand même ? Faites que ce surnom ne perdure pas quand elle serait sobre ! Faites-le ! Il ne voulait pas devenir politique et entendre la presse à scandale hurler sur tous les toits que son petit surnom affectif était « Gininou » ! En plus Grimmjow ne se retiendrait pas de le taquiner avec ça. Heureusement qu'il savait comment répliquer contre le bleuté et qu'en plus, il était exactement dans la même position que lui, c'est-à-dire la moins confortable pour se moquer !

« Giiiiiininouuu ! Z'ai boujours pas eu mon bibou ! »

Il soupira.

« Le jour où tu me le demanderas quand tu seras sobre j'y réfléchirai ! »

Le sourire goguenard de la demoiselle s'envola en un instant. Elle passa ses bras tendrement autour de son cou et plongea ses yeux dans les siens. Gin ouvrit les siens comme il ne l'avait jamais fait, choqué. Jamais les pupilles bleu clair ne lui avaient paru si triste. Le visage de la rousse sembla se décomposer. Les larmes commencèrent à titiller le coin de ses yeux, jusqu'à ce qu'elle les laisse couler. Elle eut un tout petit sourire triste et murmura :

« C'est vrai ce mensonge ? »

Elle plongea immédiatement après sa tête dans le coup de l'albinos et s'endormit. Il n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit mais l'image claire du visage à ce point accablé de la femme qu'il aimait resta bien gravée dans sa tête. Il en avait gardé les yeux ouverts et avait cessé d'avancer vers l'appartement de la demoiselle. Elle l'aimait vraiment ? Il sentait que ses membres tremblaient. Elle l'aimait vraiment ? Il retint sa jambe gauche de s'affaisser et préféra continuer d'avancer. Il n'en revenait pas, pourquoi lui avait-elle affiché cette mine là ? Et il ne voulait pas accepter la seule réponse qui lui venait elle ne pouvait pas l'aimer. C'était déjà trop beau qu'elle le désire, mais de là à l'aimer…

C'était quelque chose de dur l'amour. On avait peur de perdre l'autre, peur de le voir s'éloigner. On a envie de le voir. On a envie de l'embrasser. On veut être avec lui, elle. Toujours, le plus longtemps possible ensemble. C'est un amour partagé, un bonheur incroyable, indéfinissable. Quelque chose que le cerveau humain avait créé, une substance purement chimique mais que personne ne pouvait éviter.

Peut-être Ulquiorra Schiffer ?

Il serra Rangiku contre lui. Si en étant sobre elle lui demandait de l'embrasser, il ne saurait pas résister, et le pire c'est qu'il le savait.

Il regarda l'immeuble et se rendit compte qu'il était devant le bon. Il fouilla dans les poches du manteau brun de la demoiselle et en ressortit les clefs. Il mit le passe devant l'endroit indiqué et ouvrit la pote avec son épaule gauche. Il monta ensuite les trois étages et ouvrit la porte.

« Rangiku c'est toi ? » appela la voix grave et féminine de la petite Kuchiki.

Gin la vit arriver et lui fit signe de se taire. Il alla déposer le corps mou de la jeune femme rousse et déposa un léger baiser sur son front.

« Gin...Je...t'aime...achète-moi une pomme d'amouur... » sourit-elle dans son sommeil.

Il se mit à ricaner tandis qu'il la couvrait et allait dire au revoir à Rukia.

« Gin-san ? Appela la jeune brune.

- Qui y a-t'il Rukia-chan ?

- Est-ce que vous savez où se passe mon anniversaire ? »

Gin ouvrit grand les yeux, surpris pour la deuxième fois de la soirée. Elle ne le savait pas ? Oh ! Il venait de comprendre. Une bien belle surprise attendait la demoiselle alors. Il plaça son doigt devant sa bouche et l'agita en murmurant :

« Se-cret ! »

Il se retourna ensuite pour se diriger vers la porte en lançant :

« A ton anniversaire Rukia-chan ! Prends soin de Rangiku ! »

La porte claqua. La jeune brune fit la moue. Pourquoi est-ce que personne ne lui disait où allait se passer son anniversaire ? C'était un crime ou quoi ? En plus c'était SON anniversaire non ? Alors pourquoi ne savait-elle même pas où il allait être fêté ?! C'était incroyable ça ! Shirosaki allait l'entendre ! Vraiment elle commençait à en avoir mal de tous ses mystères autour de cette date... Elle s'assit sur le canapé et rouvrit son ordinateur portable. Voilà à quoi elle en était réduite pour se calmer. Elle détruisait son clavier en jouant au jeu multijoueur en ligne Elsword. En plus bête comme elle était, elle avait bien sûr prit le personnage le plus dur à manier, alias Aisha... Elle allait tous les tuer... Ils la poussaient à bout ! Shirosaki, Ichigo, Hisagi, Renji et tous les autres... Elle voulait savoir !

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« Alors Vandlis, tu préfères quel genre ? La version mignonne et fière ou grosse poitrine et indécence ?

- Et vous mon roi ?

- J'hésite... Niveau plaisir il ne fait aucun doute que l'indécence est à garder mais pour un couple très solide, je préférerai la petite Rukia... Hum... La petite Rukia plutôt.

- Vous me volez mon choix ! » s'offusqua le blond.

Le dieu se mit à rire.

« Je suis juste allé plus vite que toi~ ! »

Il se concentra à nouveau sur ses vidéos, laissant ses yeux surveiller Vandlis de temps en temps. Dans son crâne entre humain et machine commençait à se former un plan. Il avait une vague idée de comment contrecarrer le jeune blond.

Une icône clignota à sa droite, le faisant sursauter.

« Oh connard de dieu ! Tu nous dis même pas l'avancement du pari ! » hurla la voix de l'homme en costard.

« Ah oui c'est vrai qu'une petit réunion s'impose ! » remarqua le dieu.

Il soupira et agrandit la fenêtre de l'homme mûr pour la plaquer à côté du garçon au talisman.

« Yo ! » sourit Vandlis à l'homme qui tourna la tête avec un air franchement dégoûté, ne se souciant pas le moins du monde de la réaction de l'autre. Le garçon se leva pour s'approcher de ses barreaux. Il posa la main dessus et l'on put voir à l'œil nu une décharge électrique blanche le parcourir. Il mit son autre main sur le barreau à côté puis passa ses fines jambes à travers. Tout son corps semblait parcouru par de rapides flux. Mais contrairement à une personne normale, il ne mourrait pas sous la décharge. Non... Il semblait au contraire s'amuser à remuer ses jambes comme si de rien n'était. Un enfant au dessus d'une rivière.

Sauf qu'il n'y avait en dessous de ces pieds qu'un immense vide dont on ne voyait pas la fin.

Un adolescent qui savait naturellement pirater le cerveau d'un dieu, qui ne craignait et ne ressentait pas la douleur et qui n'avait en apparence aucune peur, voilà le monstre qu'avait créé la vie.

Le dieu n'avait jamais su quand il l'avait connu, quand il l'avait emprisonné, ni même pourquoi. Il l'avait juste vu, un jour, connecté à ses fichiers. Il connaissait son nom, son prénom et savait où il était enfermé mais absolument pas d'où il venait. Ce gosse qui partageait son humour et ses passions était rentré un beau jour dans sa vie sans aucune explication. Comme s'ils se connaissaient depuis toujours. C'était tellement étrange…mais pour quelqu'un qui depuis longtemps s'ennuyait comme lui, amusant. Il avait un peu peur, mais il lui semblait qu'il était plus impatient qu'autre chose. Est-ce qu'il voulait vraiment coincé Vandlis ?

Non.

Il voulait voir ce que cet enfant ferait en liberté, il voulait voir ses ambitions, quitte à se faire tuer.

S'il était capable de mourir ? Bonne question, tiens, pouvait-il mourir ? Est-ce que le dieu du temps pouvait mourir ?

« Vandlis ? Est-ce que tu crois qu'un dieu du temps peut mourir ? »

« Pendant un instant ou un siècle voir infiniment, toute chose meurt. » Le garçon avait dit ça d'un air rêveur, comme si tout cela l'importait peu. Pourtant, le regard qui dériva juste un instant vers le dieu prouvait le contraire : il voulait savoir.

Le dieu sourit. Il allait lui donner sa liberté.

« Oh ! Regardez mon roi ! C'est enfin son anniversaire ! C'est l'anniversaire de Rukia-chan ! » s'extasia le petit blond en se relevant.

L'homme en costard qui se léchait la patte regarda l'écran un peu plus intéressé.

« Regardons ! Regardons ! » s'amusa le dieu d'humeur joviale.

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Ichigo attrapa la main de Rukia alors qu'Hisagi prenait l'autre et que Renji l'éloignant en la poussant de la voiture pour se diriger vers la fête.

« Dites-moi où on va sinon je n'avance pas ! Et retirez-moi ce bandeau ! » grogna Rukia excédée par tant de mystère.

« Mais t'inquiète ! On t'emmènes pas dans un bar de streap-tease !

- Chut ! C'était un secret Renji ! » s'amusa Hisagi en répondant au rouge.

« Oups ! Oh bha mince alors !

- Vous êtes idiots ! » s'exclamèrent la jeune femme et le roux en même temps.

« Bha quoi c'est bien les bars à streap-tease ! » bouda le brun.

« Sérieux t'y es déjà allé ? » s'étonna Renji.

« Bha avec Ichigo ! Même si ça lui a fait plus d'effet qu'à moi !

- Hisagi ta gueule ! Ok ?! Ta gueule !

- Ichigo ! Nan ! » attaqua le rouge complètement ahuri que l'homme qu'il croyait être un saint parmi les saints puissent s'extasier devant ce genre de spectacle.

« Si ! Je t'assure !

- Rukia dis leur de se taire ! » supplia le roux.

« Jamais ! Je veux trop savoir la suite ! » ria-t-elle.

C'est dans cette bonne ambiance qu'ils arrivèrent finalement à destination. Le bâtiment était grand, gigantesque même. En fait, on aurait dit un petit manoir. On ne le voyait pas très bien à cause des arbres magnifiquement taillés à la façon d'Edward aux mains d'argent qui cachaient le château miniature. Entre deux arbres, une banderole était marquée d'un « Joyeux anniversaire Rukia ! ». Les garçons se firent signe.

Renji se précipita dans la salle pour faire sortir tout le monde. Il entra dans la grande salle qui ressemblait à celle de bal dans la Belle et la bête, puis appela Shirosaki. L'albinos se présenta devant lui. Il hocha la tête en comprenant que la demoiselle était arrivée puis il hurla que tout le monde aille dehors SILENCIEUSEMENT. Il attrapa Kaien avec Renji. Puis ils traversèrent ensemble la foule pour rejoindre Rukia.

Grimmjow qui tenait une guitare se précipita pour rattraper Kaien. Il lui plaça l'instrument dans la main et le poussa en avant. Au loin il vit Ichigo qui occupait toujours Rukia en lui parlant. Voyant que tout le monde avait fini de se rassembler. Il arrêta de parler et s'écarta. La jeune femme commença à s'affoler.

« Ichigo ? He ! Ichigo tu m'as pas laissée comme ça hein ?! Mince Ichigo ! Renji ! Hisagi ! Décrochez au moins ce bandeau ! »

Elle passa ses mains dans ses cheveux dans l'espoir de retirer le nœud du tissu mais sans aucun résultat. Elle commençait à rager quand soudain la voix de Kaien, qui s'était mis derrière elle, la fit sursauter :

« Tu veux de l'aide peut-être ? »

Kaien Shiba était la star la plus en vogue ces derniers mois. Il était monté en flèche et ses chansons se retrouvaient maintenant au top des ventes. Mais ce n'était pas comme ça que Rukia Kuchiki l'avait connu. En fait, il l'avait sauvé deux ans auparavant d'un accident de voiture qui avait failli la tuer. Il avait plongé sur elle, les faisant rouler plusieurs mètres plus loin et lui sauvant ainsi la vie. Elle était restée tremblante et choquée, ne sachant trop comment évacuer sa peur. Le brun s'était alors inquiété, avait essayé de la calmer et au final...réussit la seule chose qu'il savait faire : chanter. Il sourit en se souvenant du sourire survenu sur le visage de la jeune fille.

Il ne l'avait plus jamais revu après ça mais son image était restée gravée dans sa mémoire. Pendant tout ce temps il avait voulu revoir cette jeune femme. Finalement, en racontant l'anecdote à Shirosaki rencontré récemment en boite, il apprit qu'il la connaissait. Et à présent, il l'avait devant lui, et lui retirait en ce moment même son bandeau.

« Bonne anniversaire Rukia, » murmura-t'il alors que ses joues rougissaient.

La jeune femme se retourna. Il mit autour de lui la bandoulière de sa guitare. Elle le regarda, émue, tandis qu'il commençait à gratter les cordes de l'instrument, avant de se mettre à chanter doucement :

« Fushoku shiteku sekai no naka de
hanpa na seigi tachi ga ukareteru
muryoku na kami ni sugaru no nara
oroka na kono ryoute wo shinjitai »

Il ferma les yeux pour ne pas voir les larmes qui coulaient sur les joues de la jeune femme puis se concentra pour jouer et chanter du mieux possible.

« Ah kokoro no fukaku
ah chi wo nagasu shinjitsu ga »

Ichigo sourit en voyant sa meilleure amie aussi émue. Il s'assit sur une pierre et patienta. Son regard se posa sur une touffe turquoise. Il se mit à rougir. Sans vraiment savoir pourquoi, il se sentait complètement attiré par cet homme. Plusieurs fois depuis l'incident « portable », il lui avait reparlé en face. Ils s'étaient trouvé des points communs, ils s'entendaient et le courant passait magnifiquement bien. Il détourna les yeux. Il lui semblait que c'était plus qu'une petite attirance passagère. Quelque chose de plus fort. Il se mit à sourire. Peut-être qu'il commençait à l'aimer ?

Kaien entama le prochain couplet :

« Tama wo kome nerai na yo
okubyou na mayoi wo

uchinuite kowaseba ii

sabitsuku sono mae ni »

Grimmjow soupira. Il avait envie de le rejoindre. Il le voyait là sur son caillou. Il regardait doucement Kaien et Rukia. Les deux se perdaient dans leur monde alors que la foule écoutait la tendre voix du chanteur. Il avait une putain d'envie de rejoindre le roux un peu plus loin. Il voulait lui parler, rencontrer un peu plus de ce caractère fort qui ne cessait de l'intriguer. Cet homme était passionnant. Il pouvait être aussi doux que colérique. C'était incroyable. Le roux tourna son regard… Les prunelles brunes croisèrent les turquoises agrumes.

Kaien ouvrit les yeux pour les plonger dans ceux de Rukia.

« Kudaranai kirei goto kasane
uso ga todoki ten made katamuita

dareka no tame ni nante ore wa

jibun wo enjiteiru wake ja nai »

Finalement, le bleuté soupira et alla rejoindre Ichigo sur le rocher. Il s'assit à côté de lui et le fixa un moment. Il lui sourit et lança :

« Elle a l'air s'per heureuse ta pote...

- Elle attendait ça depuis un moment. Je suis sûr que depuis qu'il l'a sauvée, elle l'aimait.

- Ouais lui aussi, il parle s'vent d'elle.

- C'est beau qu'ils se retrouvent comme ça. »

Grimmjow jeta un coup d'œil à Ichigo. Il observait le couple qui se retrouvait et s'observait amoureusement. Ça lui donnait envie apparemment. Il les regarda. Oui, lui aussi avait envie de ça. Il voulait pouvoir partager son coup de foudre. Et il savait parfaitement avec qui.

Sa main se posa sur celle du roux qui sursauta en rougissant.

« Ah ikiteru itami
ah tsukisasaru genjitsu ga »
continua Kaien.

Leurs yeux se rencontrèrent. Ichigo déglutit. Il prit la main de l'homme bleuté dans la sienne, mêlant leurs doigts. Puis il lui sourit :

« Moi aussi j'aimerais bien qu'on se retrouve. »

Ils se rapprochèrent un peu plus, collant leurs épaules.

« Tss... Tu joues avec mon désir Fraisy~

- Ne m'appelle pas Fraisy Chaton ! »

Ils ricanèrent encore.

« Tama wo kome junbi shina hitomi wo sorasazu

kudakechiru "owari" kara mitsukaru MONO mo aru »

Hisagi fit un clin d'œil à Renji en lui désignant Grimmjow et Ichigo à deux doigts de s'embrasser. Hitsugaya se mit à rougir alors que Shirosaki souriait sadiquement. Le petit blandinet attrapa la main de son meilleur ami. Génial, il commençait à ressentir cette chaleur étrange qui le prenait à chaque fois qu'il s'imaginait dans ce genre de situation avec le grand albinos. Il se cala contre lui alors que Shirosaki commençait à rougir lui aussi du contact.

« Tama wo kome nerai na yo
okubyou na mayoi wo

uchinuite kowaseba ii

sabitsuku sono mae ni »

Soudain, une lumière traversa le ciel. Un homme apparut au milieu des deux arbres avec la banderole « Joyeux anniversaire Rukia ! ». Il était habillé en kimono, portait un bandeau noir sur l'œil droit et ses cheveux étirés en une étoile à branches multiples se terminaient par des clochettes. Soudain il descendit d'un seul coup, épée en main.

« Kudakechiru "owari" kara mitsukaru MONO mo aru » termina Kaien en même temps que l'épée de l'homme explosait au sol.

« KUROSAKI ICHIGO, SHINIGAMI REMPLACANT ! TU ES REQUISITIONNE AU SEIREITEI ! » hurla le professeur de physionomie.

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Dans sa cellule, Vandlis explosa de rire devant le regard choqué du dieu du temps et de l'homme en costard.

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Et l'histoire appelée vie continua...

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Musique : Toshihiko Seki - Preparation