Je fus réveillé par mon gsm, étonnement, je ne l'avais pas mis en vibreur avant d'aller me coucher. Sans doute avais-je été trop pré-occupé par Paul que pour m'en soucier. Je me dépêchais donc de le couper avant qu'il ne se réveille. Heureusement que je l'avais posé assez prêt de la table de nuit que pour pouvoir l'attraper d'un simple mouvement de bras. Je l'éteignais donc et le reposais. Si c'était un appel important, la personne me ré-sonnerai sûrement ou tout du moins, me laisserait un message vocal. Je me remis donc en position. La première chose que je vis, et que j'aurais dû voir en me réveillant, fut la façon dont était allongé Paul. De ses deux mains il me tenait l'avant-bras et déposais ma main droite sur ses cheveux et sa tempe, ses yeux reposant contre mon avant-bras. Cette position me fit immédiatement penser à un besoin urgent d'être rassuré. Sans doute avait-il encore rêvé de Rachel. Comment allais-je bien pouvoir m'y prendre pour la lui faire sortir de l'esprit. Heureusement pour lui, il ne s'était pas imprégné d'elle. Du moins, n'en avait-il jamais parlé ouvertement. J'espérais sincèrement que ce n'était pas le cas. Son cœur n'en aurait que plus souffert. Alors que je réfléchissais à une méthode pour lui changer les idées, je le sentis se blottir un petit peu plus contre mon bras, repliant les jambes sur son torse. Je me mis alors machinalement à lui caresser les cheveux. Lorsque je tournais la tête vers lui, je sentis quelque chose glisser le long de mon bras, quelque chose d'humide, une larme. Paul pleurait dans son sommeil. Je ne supportais pas de voir les gens pleurer, et d'autant plus lorsque ces personnes étaient des êtres cher à mon cœur. Le voir ainsi, faillit m'arracher une larme qui déjà se préparait au bord de mon oeil. Je rapprochais donc ma bouche de son oreille afin de lui murmurer quelques choses. On m'avait toujours dit que l'on rêve de ce que l'on entend. Il était temps de vérifier si cela était vrai. Je prenais donc ma voix la plus lente et la plus douce, accentuant chaque mots comme pour charmer un petit enfant qui ferait des cauchemars.

- Chut Paul, calme-toi, tout va bien. Je suis là. Toute la meute est là. Tu n'es pas seul et tu ne le seras jamais. Peut importe si tu chutes, peu importes si tu échoues. Nous serons toujours là pour t'aider à franchir les épreuves. Jamais nous ne t'abandonnerons. Tu le sais déjà, nous sommes tous liés d'une certaine façon et jamais personne ne pourra détruire ce lien. Peut importe ce que tu feras ou décideras, nous serons toujours là pour toi. N'aie pas peur. Même si tu ne nous vois pas, même si nous sommes séparés, nous aurons toujours un regard sur toi. Nous serons toujours là pour te soutenir et te protéger. Nous sommes une famille.

Plus je parlais et plus je sentais que ses larmes disparaissait. J'aurais même juré voir un sourire apparaître au coin de ses lèvres lorsque je finissais mon discours. D'où est-ce que je l'avais tiré, je n'en avais aucune idée. Mais il en est que parler à quelque qui rêve est efficace. Je me recouchais donc et restais à regarder le plafond. Il devait sans doute être dans les alentours de 10 heure puisque le soleil illuminait déjà bien la chambre. Alors que j'y repensais, je n'avais jamais vu cette fameuse Rachel. Jamais elle ne s'était présentée à une quelconque réunion. Du moins à aucune de celle où j'avais été présent. Alors que je laissais mon esprit voyager entre deux pensées, je sentis l'étreinte autour de mon bras s'alléger de plus en plus jusqu'à n'être qu'un contacte fébrile du bout des doigts. C'est à ce moment que j'en profitais pour me lever et enfiler un short. J'allais quitter la chambre lorsque je me retournais pour m'assurer que Paul dormait bien et sans peine, ce qui était le cas. Je franchissais donc la porte que je laissais entre-ouverte, au cas où l'idée de Rachel envahirait de nouveau ses esprits.

J'arrivais dans la cuisine et enclenchais à faible volume la radio. Encore une fois, la chanson qui passa sur les ondes correspondait parfaitement à la situation actuelle. À croire que j'avais un don pour l'allumer lorsque cela arrivait. Aujourd'hui, j'étais tombé sur : « All i need – within temptation ». Alors que je me laissais entraîner par la musique, je préparais le petit-déjeuner. Des jus de fruits fraîchement pressés, des pancakes et des céréales. Voilà de quoi démarrer une bonne journée. Je m'apprêtais à me diriger vers le salon pour attendre Paul avant de déjeuner, mais je fus surpris par celui-ci qui franchit la porte de la chambre. Ses yeux portaient encore les marques de ses pleurs nocturnes. Je changeais alors de direction et allais vers lui afin de lui faire la bise.

Malgré le fait que je connaissais déjà la réponse, je lui posais tout de même la question.

- Bien dormi ?

- Le début de nuit était horrible, dit-il d'une voix ensommeillée. En revanche le dernier rêve que j'ai fait était ... Magnifique.

Je souriais discrètement, pensant que son rêve avait été créé par mes paroles.

- Tu me racontes ? Enfin si ce n'est pas trop ...

Je ne sus quel mot utilisé pour terminé ma phrase et la laissais donc en suspend car je savais pertinemment qu'il savait ce que je voulais dire.

- Eh bien, j'étais plongé dans le noir, je n'y voyais absolument rien. Je ne pouvais entendre que des violons et trompettes jouant rapidement une musique assez triste. C'est alors que je l'ai vue, comme à chaque fois, elle est apparue et a fait mine de me tendre la main. Alors que j'allais l'attrapée, elle l'a retirée au dernier moment avec un rire sadique.

Je voyais bien qu'il peinait à raconter son histoire mais le laissait continuer. Si son rêve était aussi beau qu'il l'avait dit, la suite le ferait sûrement sourire, et ce fut le cas.

- Alors qu'elle riait et que je sentais les larmes me monter aux yeux, il y a eu une lumière derrière moi et quand je me suis retourné, tu étais là, sous ta forme de nakarian.

Je souris à cette idée. En voilà une pensée originale, mais pourquoi pas, après tout, c'était son rêve. Peut-être était-ce le ton de ma voix qui l'y avait fait songer.

- Tu m'as dépassé en me lançant un sourire et tu t'es rapproché d'elle. Je ne savais pas du tout ce que tu allais faire. Mais tu as simplement posé ta main sur son front et elle s'est mise à pleurer tout en tombant à genou.

Je ne pensais pas que ce que je lui avais dit aurait produit cet effet, mais si il s'en est senti soulagé alors tant mieux.

- Ensuite, ta tête a changé, c'est comme si tu devenais menaçant. Tu t'es reculé, l'a regardée et a brandit ton glaive pendant qu'une foule invisible chantait des paroles que je ne comprenais pas. C'est alors qu'elle a mis son visage face au sol et a disparut, comme si elle partait se réfugier quelque part. Après ça, tu t'es tourné vers moi en rangeant ton glaive.

J'étais vraiment impatient d'entendre la suite. Il avait vraiment l'imagination très fertile. Il est dingue de voir à quel point certaines paroles peuvent faire réagir.

- Tu t'es approché et tu m'as redressé avec beaucoup d'aisance. Je ne suis pas sûr que tu y serais parvenu aussi facilement dans la réalité.

Je pris une mine faussement offusqué, ce qui le fit légèrement rire. Il continua son récit.

- Tu m'a frotté les bras, les jambes et le torse pour en enlever de la poussière et puis tu as saisis le pendentif que tu m'avais offert. Tu m'as fait signe de regarder et en a dirigé la pointe vers l'obscurité.

« Attention, tu vas voir qu'il va me dire que j'en ai fait sortir un rayon laser ou un truc du style » Me dis-je.

- C'est alors qu'un énorme faisceau lumineux en est sorti, de la même couleur que ta flamme.

« Ah, j'y étais presque. »

- Et c'est là que j'ai vu la clairière au saule, avec toute la meute. Tout le monde était là, tout proche. Certains jouaient, d'autres chantaient à tue-tête. C'est à ce moment que tu m'as légèrement poussé dans le dos pour que j'avance vers eux. Et là, en entrant dans ce paysage, je m'y suis senti trop bien. J'avais chaud, l'air était doux et un son de rire résonnait continuellement sur la scène mais sans en être pour autant dérangeant.

J'essayais de me représenter la vue. En effet, cela devait être fortement plaisant et paisible.

- Ensuite, tu m'as rejoint. Tu as appelé Jake d'un signe de la main et tu t'es emparé de nos pendentifs. Tu les as accolés tout les trois.

Disant cela, il joignit le geste à la parole, s'emparant de son pendentif et de celui que la chamane m'avait offert.

- Et c'est à ce moment que je t'ai entendu me dire : « N'aie pas peur. Même si tu ne nous vois pas, même si nous sommes séparés, nous aurons toujours un regard sur toi. Nous serons toujours là pour te soutenir et te proté sommes une famille. »

Alors comme ça, certains de mes mots lui étaient parvenus tel quel. Plus il me racontait son rêve et plus je souriais. C'est alors que je commençais à ressentir une chaleur étrange. Je baissais les yeux et tombais en face de nos pendentifs. Tout deux étaient en feu. Mais apparemment, ce feu ne brûlait pas Paul qui tenait toujours les deux bijoux. Paul sembla également remarqué le phénomène et, surpris, lâcha les deux objets qui s'éteignirent une fois le contacte rompu.

- Qu'est ce que c'était ? Me demanda-t-il, les yeux équarquillés.

- Je n'en ai absolument aucune idée mais en tout cas, c'était agréable. Il faudra que je demande à la chamane, si elle en sait quelque chose.

Nous restions tout deux hagard un instant, puis nous ressaisissant, nous dirigeâmes vers la salle à manger pour déjeuner.

- Bon c'est quoi le programme pour aujourd'hui, demandais-je.

- Je ne sais pas, je n'ai absolument rien de prévu, hors mis la patrouille de ce soir.

- C'est vrai, j'avais oublié ça. J'allais te proposer de faire du sport, mais je ne sais pas si tu es assez résistant pour en faire maintenant et peut-être devoir courir après ce monstre plus tard dans la journée.

- Euh, pardon ? Tu crois que je ne suis pas résistant ?

- C'est bien ce que j'ai dit.

Une lueur de malice brillait dans ses yeux. J'adorais quand il avait ce regard. Il prouvait parfaitement qu'il allait pour le mieux et qu'aucune mauvais pensées ne viendrait obscurcir sa journée. Je décidais donc de marcher dans son jeu.

- Très bien, voilà ce que je te propose, on s'échauffe chacun dans son coin jusque midi, puis là on emporte un paquetage léger de nourriture et on fait la course jusque la falaise. Ça te convient ?

- Parfait, dit-il avec un grand sourire. Mais à la condition que chacun prépare le paquetage de l'autre mais sans coup vache, d'accord ?

- Comme si c'était mon genre, dis-je. On devrait préparer les sacs maintenant, comme ça on serait tranquille pour la suite.

- Bonne idée.

Nous terminions donc notre déjeuner et nous dirigions en direction de la cuisine où je me mis à préparer son sac sans qu'il ne puisse voir ce que j'y mettais. Je ne verrais rien de ce qu'il disposerait dans le mien également. C'est ici que nous allions voir si nous étions tout deux de bons joueurs. Je ne mettais dans son sac que le stricte nécessaire et ce qu'il aimait. À savoir : une bouteille d'eau de un litre. Ça devrait suffire, j'y déposais également trois demi baguette remplies de jambon, fromages et crudités. Il adorait ça et comme il était aussi gros mangeur que moi, trois serait sûrement assez. J'y déposais également une pomme, une banane et une poire que je glissait dans un tupperware afin d'éviter de le faire les exploser durant la course. En fin de compte, son sac n'était pas si lourd que ça. Il aurait même plutôt facile à le porter. J'hésitais tout de même à le lester un petit peu, chose que je ne fis pas, par pur esprit sportif. Lorsque je me retournais, il avait également achevé mon sac. Nous les déposions tout deux à l'entrée. Un rouge pour moi et un bleu pour lui. Après cela, nous nous séparâmes pour nous changer et nous échauffer. En effet, je savais parfaitement que si l'on l'avait fait face à l'autre, la compétition aurait commencé et l'on se serait fatigué avant l'affrontement. Je me dirigeais donc en direction du jardin et me plaçais sous un arbre afin de commencer l'échauffement. J'enchaînais les pompes, les abdos, les tractions et les exercices de corde à sauter. Je décidais également de me créer quelques haltère de quelques kilos à peine grâce à un rocher se trouvant à proximité. Cela peut vraiment être pratique de manipuler les éléments. Bien sûr, le design laissait encore à désirer, mais je m'améliorais.

Midi sonna enfin. Je rentrais alors dans la maison et retrouvais mon adversaire qui m'attendait déjà son sac sur le dos, le mien en main. Il me le lança lorsqu'il m'aperçut. Une fois que nous étions tout deux à l'extérieur nous nous mîmes en position de départ.

- À 3, dit-il.

- 1, dis-je.

- 2 , continua-t-il.

- 3, disions nous en chœur.

Nous courrions à notre rythme. Seulement, petit détail qu'il ignorait, c'est que j'avais pensé avant de le rejoindre à brancher mon ipod et mettre mon oreillette. Je courais donc en musique, ce qui me donnait du cœur à la tâche. Je faillis me sentir coupable lorsque je vis que lui aussi portait une oreillette. Ainsi nous étions à égalité. Nous évitions tout deux les racines et branches basses tout en courant au rythme de nos musiques respectives. Personnellement je trouvais que Moon trance de Lyndsey Stirling convenait parfaitement à l'effort et au paysage dans lequel nous progressions.

Alors que nous avions à peine débuter la course de dix minutes, chacun était déjà à son allure maximale, essayant de distancer l'autre. Mais aucun de nous ne parvenait à gagner un seul centimètre d'avance. Heureusement pour moi, il avait été assez bon joueur et n'avait pas lesté mon sac à dos. Nous ne parlions pas durant l'effort mais grâce à son pendentif qui heurtait son torse à un rythme régulier, je pouvais sentir toute l'envie qu'il avait de l'emporter et le soulagement que cela lui prodiguait de courrir. Au bout de 3 heures, nous parvenions finalement, à coup de marche programmée, au bord de la falaise. J'aimais assez cette idée de la marche programmée. Ainsi, nous courrions tout deux le même temps et grâce au repos occasionné par ces périodes, nous pouvions constamment fournir le meilleur de nous-même.

- Ex æquo, dit-il, les mains sur les cuisses, essayant de récupérer son souffle, une fois arrivé au bord de la falaise.

Pour ma part, je m'effondrai à terre, le pouce levé en signe d'accord. Il faut dire que nous nous étions bien acharnés sur le dernier kilomètre. Finalement, il n'y aurait pas encore de vainqueur aujourd'hui. Je m'asseyais donc après avoir récupéré mon souffle et me saisis de mon sac afin de découvrir ce qu'il y avait mis. Je me mis à rire. Il y avait exactement la même chose que ce que j'avais disposé dans le sien. Paul me rejoignit et nous mangeâmes durant une bonne heure tout en discutant d'entraînement possible et de comment améliorer nos performances pour enfin l'emporter un jour face à l'autre.

Je Jettais un oeil à ma montre.

- Il serait peut-être temps qu'on y aille si on veut pouvoir se doucher avant d'entamer la patrouille.

- Ok, j'envoie juste un sms à Jake, histoire qu'il ne s'inquiète pas si je suis quelques minutes en retard.

- Bonne idée, je vais faire de même avec Seth.

C'est alors que me revint en tête ce qu'il s'était passé la dernière fois que je l'avais laissé seul durant une patrouille. Je rangeais alors mon gsm sans envoyé le message.

- Il vaudrait mieux qu'on fasse vite, je n'ai pas envie qu'il arrive encore quelque chose à Seth parce que je ne suis pas là pour l'aider à surveiller.

- Tu n'as pas tort. On n'a qu'à muter, ce sera plus rapide.

Ce que nous fîmes. Nous portions juste un short, ce n'était pas bien grave si il était déchiré. Le trajet du retour fut sans encombres et ne dura qu'une heure. Il n'y a pas à dire, cette forme était vraiment très rapide. Retrouvant ma forme humaine juste en sortant de la foret, j'hésitais à parcourir les derniers mètres en étant nu, mais finalement ma pudeur l'emporta et je me décidais finalement à enfiler un jeans. Paul, fit de même. Sans doute cela ne le gênait-il pas de se retrouver ainsi devant quelqu'un de la meute mais qu'il n'apprécierait pas devant un inconnu. Personnellement, je le ressentais de la sorte. C'est ainsi que je rejoignit la salle de bain pendant qu'il allait se détendre devant la télévision. Après une douche de vingt minutes nous échangeâmes nos rôles et lorsque nous étions tout les deux prêt nous séparâmes afin de rejoindre nos lieux de patrouilles respectifs.

J'arrivais sur les lieux avec une heure d'avance. J'en profitais donc pour m'allonger sous ma forme animale, laissant mon museau reposer sur mes pattes. Je me contentais d'observer les reflets du crépuscule sur l'eau de la rivière, manquant par la même de m'endormir. Soudain une voix me parvint, c'était Jake.

- Logan ?

- Oui ?

- Je tenais juste à te remercier.

- Pourquoi ça ? Pensais-je intrigué tout en relevant la tête.

- Pour ce que tu as fait pour Paul. Tu n'imagines pas dans quel état il vient d'arriver, je ne l'ai jamais vu aussi motivé. Que lui as-tu fait ?

- Je lui ai juste parlé durant son sommeil . Il faisait un cauchemar alors je lui ai changé les idées. Et je l'ai emmené faire du sport en compétition, histoire qu'il se vide la tête et se défoule un petit peu.

- Bonne idée. Tu es déjà sur ton lieu de patrouille ?

- Oui, j'attends Seth.

- Tu devrais peut-être profiter de l'heure qu'il reste pour faire une sieste, parce qu'il est on ne peut plus motivé par vos retrouvailles, il risque d'être très énergique.

- Hahaha, merci de m'avoir prévenu. Je penses que je vais en profiter en effet.

- Repose toi bien.

- Merci. Juste pour savoir, qu'est ce que tu fais déjà là ?

- Je me tracassais pour Paul alors j'ai décidé de venir à l'avance. Et puis il m'a envoyé un message.

- Oui, pour dire qu'il serait en retard.

- Oui, il y a eu celui-là, mais aussi un autre pour m'avertir que vous étiez rentrer plus vite que prévu parce que tu ne voulais pas laisser Seth seul.

- Ah, euh, oui en effet, il a dut l'envoyer pendant que j'étais sous la douche.

- Allez, je te laisse dormir. Tu vas en avoir besoin. À dans une heure.

- Merci, occupe toi bien de Paul et à tantôt.

- Ne t'en fait pas.

Même si je ne pouvais pas le voir, j'étais sûr et certain qu'il venait de me faire un clin d'œil.

Je me redressais alors et me dirigeais sous un sapin aux branches tombantes afin de me plonger dans son ombre et dissimuler au maximum ma présence. Si Seth était aussi énergique que le pensais Jacob, alors j'avais intérêt à le voir venir avant qu'il ne me voit. Je me positionnais donc pour m'assoupir, ralentissant ma respiration au possible afin de m'apaiser. Le sport aidant, le sommeil vint très vite. Juste avant de sombrer, je perçus la voix de Paul résonner au sein de mon crâne. J'eus néanmoins l'impression qu'il s'agissait plus d'un soupir que d'une réelle pensée. Peut-être Jake avait-il réussis à le convaincre de dormir une petite heure également. Il en est que tout ce que je perçut fut : « Merci Logan ». Je soupirais d'aise et de contentement, glissant encore plus vite dans le sommeil. Cela fait tellement du bien de sentir que l'on a put sècher les pleurs d'un ami.