Coucou à tous,
On recommence l'histoire mais avec la version d'Alec
Je ne vous en dis pas plus à part mon célèbre : ENJOY
PDV Alec partie 1
Je suis là, à me regarder dans ce miroir, comme si je ne m'étais jamais vu avant. Non mais quel idiot ! Faut vraiment que je sois vraiment timbré pour me parler à moi-même en me regardant dans le blanc des yeux de cette façon ! Si quelqu'un me voyait... Je n'ose même pas imaginer ce qu'il penserait ! Je pense qu'on se poserait pas mal de questions sur mon compte, surtout par le fait que certains pensent que mon homosexualité est une tare. Qu'est-ce que je les déteste ces imbéciles.
« Magnus... je commence, mais impossible pour moi d'en dire plus
Bon sang, comment fait-on pour annoncer ce genre de chose ? C'est ma toute première relation amoureuse et franchement moi qui ne suis déjà pas doué avec les relations humaines, là c'est le pompon. D'ailleurs tu as dû t'en rendre compte Magnus puisque tu en as joué tout du long pour me faire tomber dans tes filets. Je ne sais pas comment aller te voir et t'annoncer cela de but en blanc pour te blesser. C'est moi qui en temps normal me tait et écoute les autres, je ne suis pas celui qui dicte. Comment dois-je faire pour ne pas te blesser. J'ai beau chercher, je ne trouve aucune solution. Surtout ces paroles qui résonnent en moi « tu as débloqué quelque chose en moi Alec, cela fait un siècle que je n'ai plus rien éprouvé pour personne homme ou femme » comment vais-je lui dire, oui j'ai débloqué mais ce n'est pas avec moi que tu pourras continuer ta vie. J'ai beau passer ma main dans les cheveux, me triturer le visage, je ne sais pas comment faire
« Qu'est-ce que tu fais, Big brother ? » Demande une voix.
Je me tourne rapidement et croise le regard interrogateur ma chère Izzy. Mince. Elle m'a vu. Je ne voulais pas qu'elle sache, c'est une grande amie de Magnus, elle va m'en vouloir c'est certain... Je me gratte l'arrière de la tête avec un sourire surpris et gêné.
« Izzy Je ne pensais pas que tu rentrerais si tôt ! Tu es déjà revenue du conseil ?
« Oui, la réunion a été rapide, de plus comme papa et maman divorcent, je n'ai pas eu l'occasion d'aller leur parler donc je suis revenue directement. Tu fais quoi devant le miroir ? Et ton teint est vert, quelque chose ne va pas ?
Je me sens stupide devant le regard un peu moqueur de ma chère sœur. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? Je n'ai pas envie de discuter à nouveau de ça avec elle ! Pourtant, je sais que je ne peux pas, que je veux pas lui mentir. Je soupire, résigné. Je sais à quel point elle tient à Magnus mais tant pis.
« Je m'entraînais » annonçais je en sortant de ma chambre pour me rendre dans la cuisine. J'avais soif, comme si je venais de courir un marathon
Isabelle prépare, enfin dépose sur la table de quoi déjeuner, elle est interdite de cuisine depuis que maman a trouvé dans ses pâtes un boulon rouillé et surtout elle ne dit rien. Étrange. J'aurais cru qu'elle m'aurait fait une remarque, vu la morale que j'ai eu la dernière fois qu'on a abordé le sujet.
Ça y est, tu es décidé à lui parler » annonça-t-elle enfin en beurrant sa tartine
Super, j'entends à sa voix qu'elle va recommencer son sermon ! Quelle poisse et pourtant je ne peux pas lui mentir, pas à ma sœur.
« Oui ! et ? » lui dis-je sur un ton ennuyé
« Big brother... Tu as bien réfléchi ? Tu le regretteras peut-être ! C'est l'amour de ta vie !
« Non, je ne crois pas, il faut que je le fasse. Je ne peux pas ne pas lui dire ! Je ne veux pas qu'il souffre à cause de moi ! »
« Parce que tu crois que tu ne vas pas le faire souffrir si tu lui dis ça ? » Demanda-t-elle de façon ironique en avalant une bouchée de sa tartine.
Je ne réponds pas. Bien sûr, je ne suis pas stupide. Je sais bien que je vais te faire souffrir. Mais il vaut mieux que tu souffres maintenant plutôt que plus tard, lorsque je t'aurais trahi.
« Il souffrira moins si je lui dis maintenant que c'est fini, » je murmure enfin.
« Tu ne ressens plus d'amour pour Magnus ? » me demande Izzy en me regardant dans les yeux.
« Ce n'est pas la question, »
« Moi, je crois que si, Alec Si tu l'aimes toujours, tu ne dois pas détruire votre relation sur un coup de tête. »
« Ce n'est pas un coup de tête, Izzy. Il me tape sur le système, je ne supporte plus cette drôle de relation... Il me tape sur les nerfs. Lorsque je le vois, lorsqu'il me prend dans ses bras... je ne sais pas, ça m'énerve. En plus toutes ces créatures qui gravitent autour de lui. Je ne peux pas, je suis un chasseur d'ombre ! »
Je me lève, incapable de rester assis. Je commence à déambuler dans l'appartement.
« Je ne sais plus ce que je ressens pour lui. Parfois je suis hyper heureux qu'il m'ait poursuivi de la sorte afin que je prenne enfin confiance en moi et que je laisse notre amour s'épanouir. Et puis j'ai envie de ne pas être avec lui, d'être un chasseur d'ombre normal, d'avoir des amis de mon âge dont au moins je connaitrai le passé. J'ai envie d'être un jeune homme de 19 ans, pas coincé dans une relation définitive à mon âge. Je pense que c'était une erreur de m'être engagé aussi vite Et, du coup, j'ai l'impression d'être prisonnier. Et je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir.
Je m'arrête et je regarde Izzy dans les yeux
« J'ai besoin de vivre, je sais que je ne suis pas un terrestre mais je veux avoir l'impression d'être comme les autres. J'ai besoin de sentir que je peux faire tout ce que je veux, sans contrainte, et me dire que ça n'aura aucune conséquence. Enfin, aucune sur personne d'autre que moi. C'est pour ça qu'il faut que... que ça s'arrête. Déjà que ça me surprend qu'il ne m'ait encore rien dit sur le fait qu'on se voit moins. Si ça continue, je vais vraiment le faire souffrir et ça, je ne le veux pas. Il ne le mérite pas. »
Izzy soupira en me prenant dans ses bras
« Tu sais très bien que je ne te jugerai jamais et que je te soutiendrai toujours, quel que soit ta décision. Mais j'ai peur que tu ne regrettes de l'avoir quitté. Parce que je ne pense pas que tu pourras revenir en arrière. Magnus n'est pas quelqu'un qu'on quitte et qu'on essaie de récupérer plus tard. Si tu le quittes, ce sera définitif. »
« Je sais. Mais ça ne peut pas continuer comme ça. Je le regretterai peut-être mais, au moins, il n'en souffrira pas de trop. »
« Tu n'es qu'un idiot » m'annonce-t-elle avec tendresse
Je la regarde un instant, avant de sourire à mon tour. Depuis la mort de Max, j'aime voir Izzy heureuse. Cela me fait tellement de bien
« Big bro. J'aimerais que tu réfléchisses encore un peu. Ces nouveaux amis que tu t'es fait... Ils n'ont pas vécu ce que tu as vécu. Ils n'ont pas ton expérience de la vie. Ils n'ont pas ta maturité. Il y a une différence entre eux et toi. Et tu t'en rendras compte, un jour ou l'autre. Les néphilims qui n'ont pas connu la guerre contre valentin, ni connu les accords avec les créatures obscures ne savent rien. Ne fais pas un choix regrettable »
« J'ai pris ma décision. Inutile de revenir là-dessus »
OoOoO
Je suis là, devant toi. Magnus Bane le plus grand sorcier de Brooklyn. Comment vais-je bien pouvoir te dire ça ? Comment vais-je t'expliquer mes raisons ? J'ai peur que tu ne le prennes mal. Que t'imagines que je te crois trop vieux pour moi. Ce qui n'est absolument pas le cas ! Je baisse la tête, gêné, hésitant. Je ne sais pas. Je me sentais sûr de moi en venant ici. Mais t'avoir devant moi me fait douter. Je vais peut-être faire la deuxième pire connerie de ma vie. La première étant ne pas avoir avoué mon homosexualité depuis le début. Je relève la tête et croise ton regard. Il est... impénétrable. C'est bien la première fois que je vois tes ambres si sombres, en temps normal tu me regardes avec amour et passion, là c'est pas du tout la même chose.
« Alec...j'ai beaucoup réfléchis et je pense qu'il vaut mieux que nous en restions là. » dis-tu d'un ton très neutre
Je te regarde, surpris. Je ne m'attendais pas à ce que tu me dises ça. Je sens comme si je venais de recevoir une de mes propres flèches en plein cœur. Alors, toi aussi, tu voulais qu'on se sépare ?
« Magnus, Oui je crois aussi... » dans un simple murmure
Je n'aurais jamais cru que dire ces simples mots seraient si difficile. Je te vois sourire. Tu as l'air satisfait. Pourquoi ce sourire m'énerve-t-il autant ? On dirait que tu avais déjà tout planifié. Tu te lassais déjà de moi ? Tu n'avais plus de sentiments à mon égard ? C'est tellement étrange cette sensation de flottement.
« Notre relation a été amusante, certes agréable mais bon, nous sommes trop différents. Tu es un chasseur de démon et je suis un démon. J'ai besoin de retrouver le plaisir de côtoyer des gens des mondes obscurs, de papillonner et surtout j'en ai un peu marre d'être le sorcier de service. Tu vois, mes clients, ils me respectent eux. »
« Je ne comprends pas... expliques toi... »
Je n'en reviens pas de ce que tu viens de dire. Ce n'est pas possible. J'ai dû mal entendre. Comment peux-tu penser cela de nous, de moi !
« J'en ai marre de servir les forces du bien, je perds de ma crédibilité. Et puis sans oublier que tu es le fils d'une famille que je hais le plus au monde. J'en ai marre de toi, de nous, de notre vie. Tu es un magnifique amant, je dois reconnaitre que tu es très doué. Seulement tu es borné avec tes lois, tes engagements, ta vie, tes traditions, ton honneur. Je n'en peux plus d'être là à accourir dès que quelqu'un est blessé, je ne suis pas un jouet, un objet. Par contre j'ai bien réussi mon coup. La tête de tes parents en te voyant perverti par l'ennemi numéro un de ta famille. Quelle joie de voir Maryse et Robert enrager dès que je posais les mains sur toi. Tu as été l'objet de ma vengeance. Le meilleur plan jamais établi de la part d'un sorcier pour éliminer des chasseurs d'ombres et toi tu es tombé dedans, tête la première. Je ne dis pas que je n'ai pas pris mon pied en te faisant l'amour, mais vivre avec toi jusqu'à la fin de tes jours non merci »
Je sens la douleur s'approfondir à mesure que tu parles. Magnus. Comment peux-tu me dire ça ? Comment peux-tu prétendre que notre histoire n'était qu'un passe-temps amusant pour toi ? Comment peux-tu dire ces choses-là de moi ? Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas vrai ! Tu mens, Magnus, tu mens ! Tu dois forcément mentir ! Tu ne peux que mentir ! C'est toi qui m'a fait de la drague atroce, c'est toi qui t'es accroché à moi et là tu fais tout foirer ! Tu me mens ! J'ai besoin de vérifier. J'ai besoin d'être sûr.
« Magnus ? Tout ce que nous avons vécu, tout n'était que mensonges ? » Je me force à demander. J'ai envie de pleurer. Mon dieu qu'est-ce que je fais dans ce bureau, moi qui était si sûr de moi.
J'attends ta réponse. J'attends que tu me dises que ce n'est pas vrai. J'attends de voir apparaître sur ton visage ce sourire joueur, moqueur que tu m'offres si souvent. Mais rien ne vient. Tu te contentes de me regarder avec ce regard indéchiffrable.
« Tes 'je t'aimes' étaient faux ? »
J'ai mal à l'idée que tu aies pu me mentir là-dessus, Magnus. Je ne veux pas croire que tu aies pu me faire ça. Que tu m'aies joué la comédie, même dans nos moments les plus intimes. S'il te plaît. Dis-moi que ce n'est pas vrai. Je t'en prie, Magnus, dis-le-moi.
Mais tu restes silencieux. Ton silence insupportable. Ton attitude insupportable. Ton regard vide insupportable. Je me sens faiblir et pourtant je veux la vérité, alors je m'nerve. Je frappe sur ton bureau de rage, de désespoir, de colère, de chagrin.
« MAIS TU VAS REPONDRE, »
Je crie, espérant te faire réagir. Mais ce que je vois n'est pas ce que je m'attends. Tu baisses la tête. Pourquoi ? Parce que tu ne veux pas me dire que tu mentes ? Parce que tu ne veux pas que je puisse voir l'expression de ton visage ? Regarde-moi, bordel. Lève ta tête et regarde-moi. Et dis-moi que ce n'est pas vrai. Je t'en supplie, dis-moi que ce n'est pas possible !
« Oui, ce n'était que des mensonges », tu murmures doucement.
Tu relèves la tête, le regard déterminé.
« J'ai joué la comédie »
Non, Mon amour. Je ne peux pas croire ça. Je ne veux pas croire ça. Comment est-ce possible ? Comment as-tu pu me faire ça ?
Je sens en moi cette douleur, ce sentiment de trahison qui me brûle. Et je sens la colère que tu m'inspires désormais. Je te regarde et je vois cette expression que j'ai toujours détesté chez toi. Une expression suffisante. Une expression hautaine et méprisante. Celle du plus grand sorcier de Brooklyn qui se sert de la notoriété de son père pur avoir des clients. Celle du sorcier entouré de ces membres VIP qui lui font tous ces caprices. Qu'est-ce que j'aimerais pouvoir te la faire perdre d'un coup de poignard séraphique, cette maudite expression ! Je serre les poings de colère. Non. Je ne cèderai pas. Je ne te ferai pas le plaisir de te montrer à quel point tes mots affectés. Mon cœur est en miette, ma vie foutue mais je ne te donnerai pas satisfaction, j'ai encore un peu de prestance. D'ailleurs c'est toi qui me l'as apprise. Tu vois comme je suis bien tes conseils.
« Mes parents avaient raison, tu n'es qu'une créature obscure, un être des ténèbres j'aurais dû les écouter. Tu n'es qu'un don juan de bas étage. Tu ne mérites pas d'avoir ce titre de plus grand sorcier. Au moins Ragnor lui était quelqu'un de bien ! »
Je te regarde avec toute la haine que j'éprouve. Si je pouvais te faire souffrir, rien qu'avec ce regard... Il faut que je parte. Avant que je perde le contrôle. Avant que je ne me jette sur toi pour te faire regretter de m'avoir fait ça. Je sais que ça me ferait du bien. Mais je ne suis pas sûr de trouver la force d'arrêter de te cogner dessus. Et je ne veux pas gâcher ma vie pour une créature obscure comme toi. J'ai déjà perdu assez de temps. Tu m'as fait perdre mon temps. Tu t'es servi de moi pour faire tomber ma famille. J'aurais dû m'en douter.
Je ne claque même pas la porte en sortant du bureau. A quoi bon ? Tu me dégoutes à jamais.
Je sors rapidement de la boite de nuit. Je ne m'arrête pas. Plus je m'éloigne, et plus je sens ma colère se dissoudre.
Et moi ? Ne suis-je pas un peu pareil ? N'étais-je pas venu te voir dans le même but ? Pour profiter de la vie ? Est-ce que je peux vraiment te détester alors que je voulais vivre ma vie sans contrainte, comme toi ?
Je m'arrête, la tête baissée, et je m'appuie contre le mur. Je suis aussi détestable que toi. Je passais de moins en moins de temps avec toi. J'étais avec toi et pourtant, j'allais m'amuser sans toi. Je ne te trompais pas. Mais, quelque part, je t'étais infidèle. Comment pourrais-je t'en vouloir alors que j'ai sans doute été pire que toi ? Combien de fois n'aie je pas profité des plaisirs d'Idris sans que tu ne sois à mes côtés.
Je relève soudain la tête, de la colère plein les yeux. Je sais pourquoi je peux te détester. Je sais pourquoi je peux t'en vouloir. Pourquoi je ne suis pas comme toi. Je ne t'ai pas menti. Mes sentiments pour toi étaient sincères. Je t'ai vraiment aimé. Mais c'est terminé, maintenant. Je ne te permettrai plus de m'utiliser comme tu l'as fait. Plus jamais. C'est juste cela la différence, mon amour était sincère alors que le tien était faux. Plus jamais tu ne toucheras à ma famille et à mes amis, j'y veillerai au risque d'encocher une flèche et de tirer en plein cœur.
TBC
Que pensez-vous de ce premier changement de point de vue ?
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Bizzz
Ariane
